Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Au fil du temps — Chapitre 3 · Gilles (3)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Au fil du temps
Chapitre 3 · Gilles (3)
J'ai revu Gilles peu de temps après pour notre séance photos.
Je fis d'abord quelques portraits pour le mettre en confiance et parce que je voulais pouvoir saisir les émotions qu'afficherait son visage tout au long de l'après-midi que nous allions passer ensemble. Je lui donnais quelques instructions, lui disant comment positionner ses mains, ses bras, où tourner son regard. Il devint de moins en moins emprunté, se détendant petit à petit. Mais le but de cette visite n'était pas de lui faire un book, aussi ai-je fini par lui demander de se déshabiller, tranquillement, en prenant son temps. Il me fit un effeuillage dont je ne ratai rien. Il avait mis une musique d'ambiance assez feutrée et je me taisais, le laissant seul juge des poses qu'il devait adopter. Il s'en tirait plutôt bien et j'accumulais les clichés. J'ai adoré le voir se dévêtir lentement, faisant apparaître un corps plutôt musclé. Après notre séance à trois, je n'ignorais rien de son anatomie mais cette fois j'étais son public. Une fois nu, il entreprit de se masturber. Il était déjà bien dur avant même de se caresser, preuve s'il en était besoin que la situation l'excitait beaucoup. Pendant que je le prenais en photo, il se branlait lentement, décalottant son gland dont je fis quelques gros plans. Il se rasait le sexe et ses bourses semblaient gonflées. Il tourna sur lui-même et s'amusa à écarter ses fesses à deux mains, me dévoilant son anus qui, nous en avions convenu lors de nos échanges, serait bientôt l'objet de mon attention. J'en profitais pour photographier son cul. La photo n'avait rien d'artistique mais elle alimenterait mes fantasmes pendant quelque temps... Mais il ne voulait sans doute pas précipiter les choses, aussi reprit-il sa masturbation. Petit à petit, il donna plus d'ampleur à ses va-et-vient. Je prenais rapidement mes photos, essayant d'imprimer sur la pellicule tout le plaisir qu'il avait de se montrer ainsi.
Il avait fort belle allure et j'étais vraiment très à l'étroit dans mon pantalon. Son sexe d'une bonne vingtaine de centimètres me faisait très envie. Aussi ai-je fini par poser mon appareil pour me mettre à genoux et le sucer. D'abord du bout des lèvres puis en le prenant le plus possible dans ma bouche. Mes mains caressaient ses fesses, ses bourses. Après l'avoir avalé, je le faisais ressortir et ma langue parcourait sa hampe, ses bourses. Je commençais à planer, enivré par son odeur et son goût. C'était la première fois que je suçais un homme et j'y prenais beaucoup de plaisir.
Il me fit me relever pour me déshabiller. Ma queue jaillit de mon caleçon, il la prit dans sa main et la cajola quelques instants. J'étais debout devant lui qui était assis sur le bord du lit et c'est très naturellement qu'il me prit dans sa bouche. Je sursautai lorsque sa langue effleura mon gland. J'étais électrique de désir. Je le poussai doucement pour que l'on s'allonge tête-bêche. Aussi grand l'un que l'autre, un 69 ne posait pas de souci. Je le pompais goulûment, tout en le caressant et lui me rendait caresses pour caresses, coup de langue pour coup de langue. Sa langue me rendait fou et j'entrepris d'ouvrir son anus. Ma langue s'égara d'abord dans sa raie. Sa queue fut parcourue d'un spasme quand je titillai son anneau. Je crus qu'il allait exploser ainsi mais il gonfla juste un peu plus. J'entrepris de masser sa corolle et ses soupirs montrèrent sans équivoque que son plaisir grandissait. Un doigt força son petit trou. Visiblement Gilles aimait. J'enfonçai mon doigt plus avant, lentement pour qu'il profite bien de ce moment. Puis je commençai à le fouiller, donnant peu à peu plus d'ampleur à mon geste. Un deuxième doigt rejoignit le premier, sans difficulté. Après un petit moment passé à l'assouplir, je lui demandai de se mettre à quatre pattes sur le lit. D'une main je le branlais et deux doigts de mon autre main s'enfonçaient dans son cul. C'est lui qui au bout d'un moment me dit :
— Encule-moi.
Je n'attendais que ça. J'enfilai un préservatif, mis un peu de gel et me plantai en lui. D'un seul coup, lentement, mais sans m'arrêter. Je continuais de le branler, ma main suivant le rythme de mon sexe qui allait et venait en lui. J'accélérais peu à peu pour profiter des sensations intenses que me procuraient son petit cul et sa belle queue. J'ai eu alors l'envie d'immortaliser tout ceci. Après être ressorti de son cul, je repris l'appareil photo et lui demandai de se mettre sur le dos. Un oreiller sous ses fesses et j'avais de nouveau accès à son œillet et à sa queue. Je me plantais de nouveau en lui, lentement, prenant en même temps quelques clichés pour bien détailler la pénétration. S'exhiber ainsi, en train de se faire enculer devait lui plaire car il ne débandait pas malgré l'absence de toute autre stimulation. Pendant un bref instant, je m'imaginais le faire jouir rien qu'en prenant des photos. Je finis malgré tout par lâcher l'appareil, pour profiter plus pleinement de cette première expérience entre mecs. Je le labourais, le pénétrant le plus loin possible. Ses soupirs de plaisir faisaient écho aux miens et il était clair que nous ne serions pas longs à jouir tous les deux. Sentant le plaisir qui allait me submerger, je le pris sans ménagement, accélérant les mouvements de ma queue dans son cul et de mes doigts autour de sa bite. Puis je me plantai en lui en explosant de plaisir pendant que lui éjaculait sur mes doigts. Je m'écroulais plus ou moins sur lui, nos deux corps tremblant de plaisir, l'un contre l'autre.
Il nous fallut un petit moment pour retrouver nos esprits.
Avec des années de recul, et après pas mal d'autres expériences en solo ou en couple, c'est cet après-midi de "photos" qui reste mon plus beau souvenir avec un homme.
Le weekend suivant ma rencontre avec Gilles, je développais les photos. Tâche en général fastidieuse pour un débutant comme moi mais là venait s'ajouter le plaisir de revoir et revivre certaines scènes vécues quelques jours auparavant. Valérie était sortie pour me laisser le champ libre et surtout parce qu'il n'est pas facile de rester enfermé dans neuf mètres carrés sans pouvoir ouvrir une porte ou allumer une lumière. Le soir venu, après avoir passé ma journée à barboter dans le révélateur et le fixateur, j'avais tiré presque deux pellicules de photos. Une bonne soixantaine de photos de Gilles séchaient sur un fil tendu en travers de la salle de bain. Je n'avais encore rien dit à Valérie de ce qui s'était passé.
— Tu verras les photos, avait été ma seule réponse à ses questions.
Et elle vit. Elle vit que Gilles était assez doué pour les strip-teases, elle vit qu'il manifestait très clairement son désir et elle vit sur les derniers clichés que son désir avait été satisfait. Bien sûr elle ne pouvait savoir ce que nous avions fait mais elle s'en doutait. De nouveau je fus soumis à un feu roulant de questions. J'esquivais encore une fois, m'amusant à retarder le plus possible mon récit et à contrarier sa curiosité. Pour retarder encore un peu plus mon récit je poussais le jeu jusqu'à l'emmener au restaurant, prétextant l'odeur tenace des produits chimiques pour ne pas manger à la maison. Valérie se prêta de bonne grâce au jeu et sans cesser de me questionner elle échafaudait mille hypothèses.
Mais une fois à table, elle dut cependant interrompre le flot de ses questions, nos voisins de table très proches auraient peut-être été choqués de l'entendre demander si Gilles suçait bien. Pendant le bref trajet du retour, Valérie se fit très câline et tendre, me couvrant de caresses et de baisers, autant qu'il lui était possible sans me gêner dans la conduite. Une fois à la maison, elle me poussa sans trop de ménagement vers la chambre puis sur le lit. Elle s'assit à califourchon sur moi et me dit avec un grand sourire :
— Raconte-moi tout maintenant.
L'attente avait assez duré et je m'exécutai cette fois. Valérie avait récupéré les photos en arrivant et je fus contraint de lui faire vivre en détails le début de l'après-midi passé avec Gilles. Contrainte assez plaisante il faut bien le reconnaître. D'autant plus plaisante que Valérie pour me récompenser de mon obéissance sans doute, me prodiguait toujours moult et moult caresses. Ce qui combiné à des souvenirs pour le moins agréables commençait à provoquer un certain émoi en moi. Toujours assise sur moi, Valérie avait entrepris de passer ses mains sous ma chemise et ses caresses n'en étaient que plus agréables. Je me laissais aller et mon récit devenait un peu décousu. Valérie me rappela à l'ordre en me griffant légèrement.
— Et oh tu restes avec moi ??
— Oui oui bien sûr.
— Alors arrête de rêver et continue ton histoire.
— Facile à dire pour toi...
— Oh, tu es troublé mon chéri ??
Et avant que je puisse répondre, elle avait entrepris de vérifier mon niveau de trouble. Chose curieuse elle parut assez satisfaite de trouver ce niveau assez haut même si cela altérait la qualité de mon récit. Qualité qui n'allait guère s'améliorer si ma belle continuait ainsi. Même à travers un pantalon et un caleçon, ses doigts qui me massaient ne m'aidaient pas du tout à retrouver mes esprits. Je tentais malgré tout de poursuivre, lui parlant du plaisir que j'avais eu à prendre Gilles dans ma bouche pendant qu'il me prodiguait le même plaisir. Valérie avait entrepris d'ouvrir les boutons de mon pantalon, non sans mal vu sa position. Après pas mal de tâtonnements et n'y parvenant pas, elle se retourna. Toujours assise à califourchon sur moi, elle me tournait maintenant le dos. Mais l'accès à mes boutons se trouvant facilité, j'eus le plaisir de très rapidement sentir sa main si douce m'envelopper. Je me crus dispensé de poursuivre la narration de mes frasques mais il n'en fut rien.
— Je n'ai pas attendu toute la soirée pour que tu t'arrêtes en plein milieu de ton histoire.
Je n'eus donc d'autre choix que de continuer mais il ne m'était pas facile de rassembler mes idées et mes souvenirs. Je respirais à fond et repris mon récit. Je bâclais un peu, passant au moment où j'avais entrepris d'ouvrir la corolle de Gilles. Ma description dut néanmoins être précise car Valérie entreprit de me faire subir le même traitement.
— Comme ça ? minauda-t-elle, en posant un doigt sur mon anus qu'elle massa.
— Oui, bredouillais-je.
— Et ensuite ?
Et me revoilà parti à lui raconter ce qui s'était passé. Son doigt se faisait inquisiteur pour mon plus grand plaisir et de son autre main elle me caressait lentement. Nouvelle inspiration profonde pour ne pas perdre toute maîtrise de moi-même car il y avait belle lurette que je ne contrôlais plus les événements.
— Tu aimes on dirait mon chéri ?
Si j'aimais !! Je ne jugeais pas utile de répondre.
— Je suis sûr que Gilles a beaucoup aimé lui aussi et que te sentir en lui après ça a dû le faire jouir très fort. Vous le referez pour moi ?
Là encore je ne dis rien, les sensations que me procuraient ses doigts ayant quelque peu court-circuité ma capacité à parler.
— J'aimerais beaucoup vous voir tous les deux, j'aimerais te voir entrer en lui, te voir lui faire l'amour.
J'imaginais moi aussi très bien la scène.
— Vous le ferez dis ? Rien que pour moi.
Et au moment où je prononçais le « oui » fatidique, d'une caresse très douce, elle me libéra et fit fuser mon plaisir.
Le soir même je me connectais à la toile pour contacter Gilles. Hélas il n'était guère disponible et nous n'avions pu fixer de date de rendez-vous avant quinze jours. L'attente promettait d'être longue, une fois encore.
Durant ces deux semaines, Valérie ne me reparla pas une seule fois de son désir de me voir plonger dans le stupre avec Gilles. Par contre elle qui était plutôt réservée avant notre première rencontre ne manquait pas une occasion de m'échauffer les sens.
À la maison, ses tenues s'allégeaient et se raccourcissaient, des boutons n'étaient plus fermés, des pans de tissus baillaient. Et il n'était plus rare qu'elle reste en sous-vêtements pour mille et un prétextes plus ou moins futiles. Chose plus surprenante encore, même lorsque nous étions à l'extérieur, Valérie osait parfois des tenues légères qui mettaient beaucoup plus en évidence ses rondeurs. Et lorsque nous étions ensemble il n'était pas rare qu'un homme tourne la tête pour mieux la détailler. Je mentirais en disant que ces changements me déplaisaient. Je la désirais presque en permanence. Bien sûr (et heureusement) il ne s'agissait pas toujours d'un désir physique et sexuel mais je ne pouvais m'empêcher de la regarder, de la détailler, de vouloir deviner les courbes de son corps comme si je la croisais pour la première fois. Mes mains avaient du mal à quitter les siennes, mes bras s'enroulaient presque spontanément autour de ses épaules, mes lèvres cherchaient toujours les siennes. Bien sûr par moment ce désir prenait un aspect plus sexuel et je tentais souvent de profiter de ses bonnes dispositions. Et presque aussi souvent ma belle avait quelques broutilles qui ne lui permettaient pas de répondre à mes avances. Il me fallait donc attendre le soir pour qu'enfin elle me cède. Et chaque nuit elle tentait de me surprendre. Je l'attendais câline, elle se jetait sur moi, je la croyais avide et elle se faisait douce et patiente. Vraiment ce furent-là deux semaines très intenses.
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