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✦ sylbi Au fil du temps XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Au fil du temps — Chapitre 1 · Gilles (1)

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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sylbi
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Au fil du temps

Chapitre 1 · Gilles (1)

A la fin des années 90, j'ai connu Gilles en surfant sur le Net, sur un de ces tchats où l'on parle de tout avec tout le monde.
Lui venait draguer pour tuer son ennui, et moi, j'attendais que Valérie, ma copine du moment, rentre.
Au fil de la discussion, j'ai appris qu'il était bisexuel, ce qui n'était pas pour me déplaire, mais que sa femme était résolument hostile à toute pratique hors couple.
Nous avions deux fantasmes en commun : un trio avec une femme et deux hommes, et une séance de photo. Lui comme modèle et moi comme photographe.
A l'époque, pas de numérique, la difficulté était de faire développer les photos sans passer pour un obsédé chez le photographe.
Par chance, j'avais un petit labo de tirage amateur en noir et blanc et pouvais donc assurer le développement d'éventuelles prises de vues.
Nous avons donc rêvé à tout ce que nous pourrions faire ensemble et cette première discussion s'est achevée par un plaisir solitaire... partagé.
Restait le plus dur à faire : convaincre ma chère et tendre. Ce n'était pas une chose évidente. Valérie aimait beaucoup le sexe, mais était souvent prise dans des contradictions entre ce qu'elle pouvait souhaiter et ses inhibitions, assez nombreuses. Et il y avait cette peur de l'inconnu, la crainte que cela ne se passe pas bien.
Le soir même, je parlais de Gilles à Valérie. Nous étions au lit, couchés en chien de fusil l'un contre l'autre. Tout en racontant notre conversation à Valérie, je caressais ses seins opulents. J'essayais de lui faire imaginer le plaisir qu'elle pourrait tirer d'une telle expérience : deux hommes pour la caresser, l'embrasser, lui faire l'amour, les sensations dédoublées.
Elle pourrait aussi me voir avec un homme. Elle était parfaitement au courant de ma bisexualité et cela la tentait assez de jouer la voyeuse, surtout si elle pouvait ensuite se joindre à nos ébats.
Pendant que je lui racontais tout ce que nous pourrions faire, elle ne pouvait pas ignorer mon désir qui se faisait plus impérieux et mon excitation grandissante.
D'abord passive, elle commença à répondre à mes caresses, son corps ondulant sous mes mains et contre mon ventre.
Je lui parlais toujours, lui décrivant les mains de Gilles sur ses seins et les miennes effleurant son ventre et sa toison, je lui parlais de sa bouche mordillant ses tétons pendant que je couvrais son visage de baisers.
Je lui parlais aussi du plaisir que nous aurions à le caresser lui, tous les deux ensemble, à joindre nos deux bouches sur son sexe.
Moi d'habitude si impatient à la caresser et à partir à l'assaut de son sexe, je prenais mon temps. Je voulais faire croître son envie non pas par mes caresses, mais par mes mots, je voulais qu'elle imagine d'elle-même ces mains et cette bouche supplémentaires.
Je continuais donc mes descriptions, caressant le plus doucement possible ses seins. Et petit à petit, la magie opéra. Sa respiration se fît un peu plus courte, et c'est elle qui appuyait ses fesses contre mon sexe durci pour me faire part de son désir. Je m'écartais un peu d'elle, et lorsqu'elle se fut allongée sur le dos, une de mes mains prit les siennes, l'une après l'autre, les ramenant sur sa poitrine.
— Caresse-toi.
Elle resta d'abord immobile, puis lorsque je fis glisser mes mains vers son ventre, elle comprit mon intention : sentir quatre mains sur elle.
Lorsque je la vis faire rouler ses mamelons entre ses doigts, je savais que j'avais presque gagné. Jamais elle n'avait accepté que je la vois agir ainsi et cette première me montrait à quel point l'idée d'un trio lui plaisait.
Je continuais néanmoins à agir le plus lentement possible. Après tout, j'avais la nuit devant moi.
— Tu sens nos mains, comme elles sont douces, comme elles ont envie de te découvrir, d'explorer chaque parcelle de ton corps ?
Je joignais le geste à la parole, la couvrant de caresses. J'aimais son corps, le grain de sa peau. Parfois seul un doigt restait en contact avec elle, dessinant d'étranges arabesques. Parfois au contraire, c'est toute ma main qui prenait possession de son corps.
Elle ne me répondait pas, fermant les yeux comme pour ne plus sentir mon regard interrogateur et ne pas devoir répondre à mes questions. Mais ses mains parlaient pour elle. Son corps entier parlait pour elle, car lorsque mes doigts glissèrent sur sa toison, elle ouvrit le compas de ses jambes en soupirant.
Malgré mes bonnes résolutions de patience, je commençais à avoir très faim d'elle et son abandon ne pouvait me pousser qu'à prendre possession de son corps. D'abord, ce fut sur ses mamelons dressés que ma bouche affamée se jeta.
Là encore, elle me surprit en appuyant sur ma tête de sa main devenue libre. Jamais elle n'avait manifesté aussi clairement son désir.
Je la mordillais, l'embrassais, la léchais tour à tour, pendant que mes doigts fourrageaient dans les poils de son pubis. Je luttais contre le désir d'explorer sa faille sans attendre.
Aussi, j'entrepris de caresser l'intérieur de ses cuisses. Valérie soupirait d'aise, se tendant à chaque fois que mes doigts s'approchaient de ses lèvres ou lorsque ma bouche se faisait trop pressante. Puis lentement, j'amorçais une descente qui me conduisit à lécher la peau de son ventre, à embrasser son nombril.
N'y tenant plus, je me décidais à franchir le Rubicon et ma langue s'empara de son bouton.
Rapidement, les soupirs firent place à des gémissements. Je m'attardais longuement sur ce petit bouton source de tant de plaisirs partagés. Car la sentir vibrer sous ma langue me faisait vibrer moi aussi.
Mon sexe n'était qu'une veine palpitante, presque douloureuse.
Il y avait bien longtemps que je n'avais éprouvé un tel désir.
Mais il n'était pas encore temps de céder. J'avais soif de plaisir et j'avais à portée de bouche la plus belle des sources pour étancher cette soif.
Abandonnant le bouton de Valérie, j'allais boire sa liqueur d'amour. Mes doigts voulurent bien sûr ne rien rater de ses festivités, et pendant que je me désaltérais, ils allèrent sonder le puits.
Là, les gémissements se transformèrent en cris, et sous l'emprise du plaisir, Valérie fut parcourue de soubresauts.
J'atténuais mes caresses, lui laissant reprendre son souffle et revint m'allonger à ses côtés pour l'embrasser. La nuit ne faisait que commencer.
Mes doigts glissaient doucement sur son corps, l'un virevoltant sur une aréole, d'autres fourrageant dans sa toison. Petit à petit, elle revint à la vie, me prit entre ses doigts, me caressant presque distraitement.
— Viens, me dit-elle.
Comment ne pas obéir à une telle demande ?
Je me plaçais sur elle sans qu'elle me lâche et c'est elle qui m'introduisit en elle.
Je me laissais guider, étonné qu'elle prenne autant d'initiatives, ce qui n'était pas dans ses habitudes.
Elle était brûlante, trempée. Je m'enfonçais lentement, pour ne pas briser ce moment de désir presque pur.
Rien ne comptait que ce plaisir que nous allions partager.
Je lui fis l'amour doucement, ne cessant de la caresser et de l'embrasser.
Elle avait posé ses mains dans mon dos, au creux de mes reins, m'invitant à rester en elle. Je donnais plus d'ampleur à mes mouvements, et ses mains se crispèrent dans mon dos.
Ma bouche se fixa sur un mamelon durci par le plaisir. Je le mordillais, le serrais entre mes lèvres.
Ses ongles m'égratignaient. Nos besoins de tendresse firent place à une envie de plaisir et nous ondulions en rythme, nos bassins s'unissant et se séparant de plus en plus vite. Ses ongles me griffèrent lorsque me reculant un peu, je fis mine de sortir, pour mieux replonger.
Je la regardais dans la pénombre, scrutant sur son visage la montée du plaisir. Ses lèvres se serraient, ne laissant échapper que quelques gémissements comme pour retarder l'inéluctable. Je ralentis un peu mes mouvements, me penchais dans son cou.
— Je t'aime et je te désire.
— Alors, viens, je suis à toi.
J'attrapais ses poignets et lui écartais les bras, en croix, en travers du lit. Nous étions presque désunis, et m'étant redressé, je la dominais. Son ventre cherchait le mien et je me dérobais.
Puis d'une seule poussée, je m'enfonçais en elle.
— Maintenant, tu es à moi.
Ce fut pourtant elle qui m'emprisonna avec ses jambes. Et ce fut elle aussi qui nous libéra en nous projetant dans le plaisir.
Le lendemain matin, après m'avoir embrassé au réveil, elle me dit, tout doucement :
— Tu lui demanderas une photo ?
Je ne pus m'empêcher de sourire.
— C'est déjà fait, on doit se retrouver sur soir sur le Net pour qu'il l'envoie.
La journée fut longue, je me demandais avec anxiété si Gilles nous plairait. Je m'interrogeais aussi sur ce qui se passerait une fois que nous serions tous les trois.
Ayant déjà fait quelques rencontres quelques années auparavant grâce au Minitel, je savais que rien ne se passait comme prévu.
Entre des fantasmes écrits et la réalité, il y a souvent un monde d'écart. Parce que l'on est tendu, parce qu'il reste délicat de sauter sur un parfait inconnu, parce qu’un brin d'appréhension n'est pas forcément un excellent aphrodisiaque. Et il y avait toujours le risque que Gilles se révèle être un gros rustre malgré la courtoisie qu'il affichait lors de notre premier bavardage.
Le soir lorsque Valérie rentra, nous évitâmes tous les deux de parler de ce qui nous turlupinait. Après s'être raconté nos journées, ce qui nous prit environ dix minutes, et après notre dîner, nous avions tué le temps en attendant que Gilles se manifeste.
Valérie était au moins aussi impatiente que moi. Ses réticences envolées, elle semblait prête à se lancer dans cette nouvelle expérience avec autant d'envie et d'entrain que moi, ce qui ne me surprenait qu'à demi.
Enfin, la musique signalant qu'un contact m'attendait retentit. Valérie et moi avions convenu que ce soir encore, je serais au clavier.
Gilles commença par me dire combien il avait apprécié notre premier contact et qu'il avait fantasmé sur une possible rencontre toute la nuit. Souhaitant nous ménager une porte de sortie, je me gardais de dire tout de suite que Valérie et moi étions partants nous aussi.
Gilles continuait à évoquer tout ce que nous pourrions faire à trois, écrivant qu'il avait vraiment très envie de caresser nos deux corps, tout comme il rêvait de pouvoir caresser une femme sous les yeux de son copain. Tout ceci était très évocateur et j'avais un peu de mal à garder les mains sur le clavier. Je voyais briller les yeux de Valérie, preuve qu'elle non plus n'était pas indifférente.
— Demande-lui sa photo. Je veux voir à quoi il ressemble.
Je relayais la demande. A l'époque, le numérique n'était pas aussi présent que maintenant, et Gilles avait dû scanner une de ses photos d'identité. Récupérer une photo même en 640*480 via un modem 56k prit du temps, puis finalement, un jeune homme roux et souriant nous apparut.
— Il est mignon. Et pour le reste ?
Je me fis de nouveau l'interprète de ma belle.
Gilles se décrivit comme assez sportif et aussi grand que moi, ce qui n'était pas pour déplaire à Valérie.
A son tour, il voulut savoir à quoi nous ressemblions. Je me décrivais assez sommairement, passant plus de temps à décrire la plastique de Valérie. Sa belle poitrine et ses fesses rebondies le firent beaucoup rêver et il entreprit de me raconter par le détail comment il souhaitait honorer ses rotondités.
Dans un bel élan de franchise, il ajouta qu'il bandait et se caressait en pensant à elle. J'étais sensiblement dans le même état, mais mes doigts restaient sur le clavier. Les lueurs dans les yeux de Valérie s'étaient transformées en brasier.
Elle fit pivoter le tabouret sur lequel j'étais assis et entrepris de libérer de sa prison mon sexe qui se trouvait fort à l'étroit.
Une fois l'oiseau libéré de sa cage, elle l'enserra entre ses doigts puis se pencha pour le remettre dans une autre cage, plus douce et cajoleuse. Après quelques agaceries du bout des lèvres, elle me dit avec un grand sourire :
— Raconte-lui.
J'obtempérais. Non sans mal d'ailleurs, car écrire pendant qu'une bouche vous prodigue mille caresses n'est pas chose facile.
-Valérie vient de me rejoindre et après avoir lu toutes nos petites idées, elle me suce.
-C'est vrai, tu me fais pas marcher ?? Que te fait-elle ? Raconte-moi !
-Elle vient de me décalotter pour pouvoir lécher mon gland.
J'essayais de garder un ton factuel, presque clinique. D'abord pour faire baisser ma température interne et conserver un minimum de sang-froid. Et je devinais que cela allait aussi aiguillonner la curiosité et le désir de Gilles.
-Alors raconte, me répéta Gilles
Perdu dans un tourbillon de sensations et de pensées, j'avais décroché quelques instants.
-Elle me lèche de bas en haut, embrasse mes bourses.
-Humm comme j'aimerais être à ta place.
-Maintenant, elle a posé ses lèvres sur mon gland et elle me caresse. Un vrai régal.
Ma main gauche abandonna le clavier pour venir caresser la nuque de Valérie. D'un regard, elle me renvoya pianoter. Puis trouvant sans doute que je ne réagissais pas assez vite, cessa tout mouvement. Je me résolus à obéir, frustré de ne pouvoir la toucher alors qu'elle jouait sans vergogne avec mes nerfs et mon désir.
Sa bouche se fît plus pressante et mille frissons me parcoururent. Je continuais tant bien que mal à décrire les agissements de Valérie à Gilles qui ne me répondait guère, ayant perdu, lui, toute envie d'écrire.
Valérie se redressa un instant le temps de lire. J'en profitai pour lui voler un baiser et pour caresser ses seins. Elle se recula un peu, et fit jouer la fermeture éclair de son pantalon qui se retrouva en boule à mes pieds.
— Continue d'écrire et ne me touche pas.
Elle replongea et de nouveau, je sentis l'écrin de ses lèvres m'enserrer. Mais ses mains m'avaient abandonné pour venir se nicher entre ses cuisses.
-Elle vient de me reprendre dans sa bouche et se caresse en même temps.
-Nooonnn ??
Ben si, je ne vois pas bien, mais je crois qu'elle effleure ses lèvres à travers sa culotte.
Il y eut un blanc.
-Gilles ??
-J'ai une trique monumentale, j'adorerai être à ta place !!
Pour rien au monde, je n'aurais cédé ma place. Valérie s'activait toujours et ses prouesses me conduisaient tout droit vers le paradis et tous ses anges. Mon sexe était animé de soubresauts de plus en plus rapprochés, signe d'un plaisir imminent. Valérie se caressait avec une ardeur que je ne lui connaissais pas et je savais que son plaisir coïnciderait avec le mien.
— Valérie, vendredi après-midi ?
Nul besoin de préciser pourquoi.
Elle leva les yeux, son regard accrocha le mien, sans même me libérer. Elle battit des paupières.
-Je peux te proposer mieux : ma bouche et mes doigts pour toi pendant que tu regarderas Valérie qui copiera chacun de mes gestes... Enfin si tu veux bien nous recevoir
-Sérieux, vous voulez venir ?
-On est libre vendredi après-midi...
-Euh OK.
Cet assentiment, et surtout l'idée d'une rencontre destinée au libertinage eurent raison de moi. Je m'abandonnais entre les lèvres de Valérie. Les spasmes qui m'agitaient furent communicatifs et tombant à genoux, Valérie cria à son tour sa joie.
Je mis un long moment avant de lire que Gilles nous avait quittés.
L'attente du week-end s'annonçait longue.
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Chapitre 2 · Gilles (2)
Sylvain et Valérie descendent du métro, la main dans la main, vers un rendez-vous qui les intimide autant qu'il les attire. Gilles les attend devant chez lui — grand, roux, légèrement crispé lui aussi. Dans le salon, installés sur le canapé, les trois adultes se toisent avec une politesse chargée de désir. Comment briser la glace quand les corps parlent plus vite que les mots ?
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Photo de profil de kiki78
kiki78
1 septembre 2026 à 08:00
hummmm superbe
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Photo de profil de Franck2776
Franck2776
1 septembre 2026 à 06:44
Jolie histoire où la liberté s'invite progressivement. Vivement le trio !
Soyez respectueux
Répondre

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