Feu, mon amour
Chapitre 1
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✦ Mandrakke Feu, mon amour XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Feu, mon amour — Chapitre 1

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Mandrakke
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Feu, mon amour

Chapitre 1

Depuis plusieurs jours ils avançaient, seuls dans la plaine brûlée par le soleil, à la recherche de l'endroit parfait pour y installer leur ferme. Malheureusement, ils ne trouvaient que de la pierre, de la poussière et quelques rares végétaux chétifs qui poussaient péniblement entre l'herbe sèche. Parfois, ils croisaient les restes d'un animal mort dont il ne restait que les os, méticuleusement nettoyés de chaque parcelle de chair, comme si la moindre once de nourriture était une ressource inestimable. Depuis qu'ils avaient pris la route, ils n'avaient rien trouvé qui leur aurait permis de faire fructifier les graines qu'ils transportaient dans leur chariot. Le soleil déclinait progressivement et bientôt, ils devraient penser à installer leur bivouac pour la nuit.
— Il faut nous arrêter, ma chérie. Penses-tu que cet endroit convienne pour cette nuit ? 
— Tant que tu es près de moi, Arthur, mon amour, cela me conviendra toujours.
— Mon Odile, tu es si merveilleuse… J'avais très peur que tu regrettes que nous nous soyons séparés du reste du convoi…
— Tous ces hommes qui me dévisageaient à longueur de journée me mettaient mal à l'aise. L'un d'eux aurait fini par faire une bêtise…
— Tu sais que je ne laisserai personne te faire du mal, ma chérie. Je t'aime plus que tout, plus que moi.
— Tu me l'as déjà prouvé et je ne voudrais pas que cela recommence, j'ai trop peur de te perdre.
— Je mesure toute la chance que j'ai de recevoir ton amour.
— Et moi, que tu sois aussi gentil avec moi… J'aimerais te donner cet enfant que tu désires, je t'assure que je le veux très fort.
— Il viendra, quand ce sera le bon moment, j'en suis certain. Je préfère même qu'il attende que nous soyons installés pour arriver. Je ne voudrais pas que la grossesse soit trop fatigante pour toi et pour lui, afin qu'il te ressemble, qu'il ait ta beauté, ta grâce, ta délicatesse…
— … ta force, tes réflexes et ton intelligence, mon amour…
— Oui, il aura le meilleur de nous deux, c'est le cadeau que nous lui ferons pour survivre dans des endroits comme celui-ci.
Arthur enlaça son épouse, lui baisa tendrement le front, puis installa le camp, soigna ses deux bœufs qui tiraient son chariot tandis qu'Odile s'occupait de préparer leur maigre repas composé d'un plat de haricots, d'un peu de fromage et de pain.
Le soir, sur leur couverture posée à même le sol, le couple s'embrassa longuement avant qu'Odile remonte ses jupons et permette ainsi à son homme de tenter une fois de plus de faire germer sa graine qu'il plantait régulièrement tout au fond de son être et ainsi de faire naître un nouveau feu en elle. 
Le lendemain matin, ils observèrent de nombreuses traces de sabots tout autour de leur campement. Ils regrettèrent la présence de Billy, leur fidèle gardien, happé par un alligator lors d'une escale en Louisiane. Avec son flair, son ouïe fine et ses crocs impressionnants, il les aurait avertis du moindre danger durant la nuit. Les amoureux décidèrent que l'un d'eux resterait éveillé lors des nuits prochaines afin de ne pas avoir de mauvaise surprise, car ils ne connaissaient qu'une infime partie des nombreux dangers de cette contrée sauvage. 
Au petit matin, ils reprirent leur chemin sans autre incident durant plusieurs jours et plusieurs nuits jusqu'à la bourgade de Longfalls. En fait de bourgade, c'était tout au plus un regroupement d'une quinzaine de maisons dont la plupart n'étaient pas encore terminées, plantées de part et d'autre d'un ruisseau qui surgissait d'un petit monticule de pierres au pied d'une colline qui ne devait pas culminer à plus de cent cinquante ou cent quatre-vingt mètres plus haut. Ils se dirigèrent dès le lendemain vers une large zone que leur indiquèrent les habitants et que personne n'avait encore revendiquée à deux jours de chariot, soit environ trente kilomètres. Arthur et Odile explorèrent la zone, et la déclarèrent parfaite pour enfin se poser, construire une maison et y fonder leur famille au terme d'un voyage de plus d'un an, débuté au port de Nantes en novembre 1868. Ils avaient débarqué à l'embouchure du Mississippi qu'ils avaient ensuite remonté jusqu'au nord de Saint-Louis, à Guntown dans l'un de ces bateaux si reconnaissables avec leur grande roue à l'arrière. C'est là que des cowboys en manque de présence féminine avaient approché d'un peu trop près la jeune et jolie Odile. Aucun d'eux n'avait imaginé que son homme sache se servir si bien d'un de ces six coups. Ils étaient si nombreux à cet endroit qu'ils en avaient inspiré jusqu'au nom de cette ville dont la construction avait été lancée en hâte quelques mois auparavant. 
Dans ces contrées, pour la plupart pas complètement explorées, une femme de tout juste vingt-cinq ans, seule dans un chariot, n'avait pas besoin d'être jolie pour attiser les envies des mâles en manque d'amour charnel. Le très faible nombre de femmes par rapport au nombre d'explorateurs et d'aventuriers ne faisait qu'accroitre les sollicitations pas toujours très galantes. Mais la beauté solaire d'Odile leur avait fait perdre un peu plus que la tête et lorsqu'Arthur était sorti du magasin les bras chargés de provisions, ils n'avaient pas mesuré le danger que son époux représentait. Sa jeunesse et sa silhouette un peu moins musclée que la leur laissaient croire à une victoire facile, or c'est tout le contraire qui s'était produit. L'un d'eux était déjà assis à côté de la jeune femme et l'avait attirée contre lui en posant sa large main sur la poitrine d'Odile. Elle se débattait comme elle le pouvait pour le repousser sans y parvenir. Afin d'affirmer sa supériorité, il avait utilisé son arme pour tirer près des pieds d'Arthur pour qu'il « danse » pour sa femme. La réponse avait été aussi rapide que précise. Au moment même où les provisions d'Arthur touchaient le sol, le malotru s'était écroulé de toute sa masse, mortellement touché par un tir que personne n'avait anticipé. Le shérif et son adjoint, attirés par le bruit, étaient rapidement arrivés sur les lieux. À l'exception des trois amis du cowboy trop entreprenant, les témoignages des nombreux passants confirmèrent qu'Arthur n'avait fait que défendre sa femme. Le shérif avait alors demandé à tous les protagonistes de quitter la ville dans les plus brefs délais et dans des directions différentes. Pourtant, le lendemain matin, le couple avait été rattrapé par trois cavaliers qui souhaitaient venger la mort de leur camarade en prenant Odile chacun leur tour devant son jeune époux. Sous la menace des trois revolvers pointés sur lui, il avait obtempéré et était descendu de son chariot. Tout en faisant mine de trébucher, il dégaina et abattit le premier des trois lascars. Les chevaux des deux autres se cabrèrent sous la surprise, empêchant leurs occupants d'ajuster leurs tirs, ce qui permit à Arthur de les éliminer d'une seule balle chacun. Après avoir rassuré sa belle, il reprit la route sans se préoccuper des trois corps qui jonchaient le sol ni des chevaux qui erraient sans cavaliers pour les guider.
— Mais que vont penser les gens quand ils les trouveront ? avait demandé Odile.
— Qu'ils se sont entretués pour un motif quelconque. Il n'y a pas lieu de perdre du temps avec ce genre de brutes.
Ils avaient repris leur chemin et, une dizaine de jours plus tard, avaient croisé une caravane de chariots qui voyageait vers l'Ouest. Ils s'étaient joints à eux, pensant être en sécurité au milieu d'un groupe de voyageurs. Malheureusement, la beauté d'Odile avait à nouveau aiguisé les envies des convoyeurs qui escortaient les colons et après quelques jours, le couple avait décidé de poursuivre sa route séparément des autres pour éviter tout nouvel incident.
 
À présent, ils vivaient sereinement dans cette étendue et Arthur ne ménageait pas sa peine pour installer son amour dans une maison qu'il voulait la plus confortable possible. Odile l'aida dans toutes les tâches possibles et le soir venu, le couple exténué s'endormait souvent avant, et parfois même pendant l'acte d'amour, tant leur fatigue était grande. Leur envie mutuelle d'avoir un enfant était de plus en plus pressante et, malgré leurs tentatives aussi nombreuses que régulières, la bonne nouvelle se faisait toujours attendre. 
Cela faisait une année qu'ils s'étaient arrêtés ici, le champ péniblement travaillé par Arthur avec l'un de ses bœufs ne tarderait pas à donner sa première récolte qui s'annonçait prometteuse. Régulièrement, il partait à la chasse avec sa Winchester et revenait avec des cerfs dont il fumait la viande séchée pour la conserver et en vendre une partie à Longfalls. L'argent récolté avec la vente de la viande et des peaux lui avait suffisamment rapporté pour acheter un cheval, ce qui lui permit d'agrandir son terrain de chasse et de faire le trajet aller-retour dans la journée jusqu'à ce qu'ils appelaient ironiquement « la ville ». Un soir en rentrant de la chasse, une lueur intense qui se détachait nettement dans le crépuscule le terrorisa. Il abandonna la carcasse du cerf qu'il avait tué et poussa sa monture au maximum pour rentrer chez lui au plus vite. Ce qu'il redoutait se confirma au fur et à mesure de son avancée : sa maison était la proie des flammes. Il ne tenta même pas d'entrer et s'arrêta une cinquantaine de mètres avant. Son Odile adorée était quasiment nue, allongée sur le flanc, dans l'herbe, une flèche plantée dans le dos ressortait sous son sein droit dénudé. Elle était inconsciente et l'alcool qu'il déversa sur les plaies d'Odile la fit tressaillir, il retira la flèche qui la transperçait, jugula tant bien que mal l'hémorragie qui s'ensuivit. Si le whisky désinfectait les plaies, il devrait peut-être aussi pouvoir la soigner de l'intérieur. Aussi, il lui en versa régulièrement de petites quantités sur les lèvres pour la tenir éveillée en plus de l'eau qu'il lui donna à boire. Il essaya bien de la faire manger, toutefois, elle était si mal en point que ses efforts furent vains. Délaissant sa maison, il fit tout son possible pour sauver son épouse qui était si faible qu'elle ne put prononcer le moindre mot. Dans les regards qu'elle portait sur son homme durant ses rares moments de demi-conscience, se lisait toute sa détresse et sa douleur. Malheureusement, au terme de quatre jours de souffrances et de fièvre délirante, Odile succomba à l'infection généralisée consécutive à sa blessure sans pouvoir dire à son mari tout ce qu'elle avait envie. 
 
Arthur resta prostré de longues heures, se refusant à lâcher son épouse tout en la pleurant à chaudes larmes.
— Mon amour, je te demande pardon de ne pas avoir su te protéger… Je te vengerai, je te le promets…
 
La mort dans l'âme, il se résolut finalement à préparer seul les funérailles de son épouse, ruminant sa souffrance et sa colère. Il devait fréquemment s'interrompre pour protéger la dépouille des coyotes qui, attirés par l'odeur, rôdaient autour des décombres de sa maison depuis plus d'une semaine. Et c'est la vue largement brouillée par ses larmes qu'il referma douloureusement la tombe qu'il avait eu tant de mal à creuser. Chaque pelletée de terre qu'il jetait sur le corps de son amour lui coûtait un prix considérable, semblait plus lourde que la précédente, plus difficile à jeter aussi. Lorsqu'il dut se résigner à ensevelir le visage de son amour, il hurla sa douleur si fortement que la horde de coyotes se dispersa à toute vitesse. Dans les deux jours qui suivirent, il se félicita de ne pas avoir stocké l'intégralité de ses ressources dans sa maison et prépara ce dont il aurait besoin, armes, munitions, nourriture, tout en se recueillant régulièrement sur la tombe dans laquelle reposait désormais son Odile adorée. Avant de partir, il planta une croix grossièrement assemblée avec des débris de sa maison calcinée près du monticule de terre recouvert de pierres et y déposa un gros bouquet de fleurs sauvages. Il rassembla ses affaires et sella son cheval. S'il n'y avait eu la promesse de venger son amour, il serait resté là, immobile, attendant patiemment que la mort réunisse à nouveau ce qu'elle avait séparé. Mais il devait tenir sa promesse, ensuite il reviendrait ici, pour nourrir les charognards… mais ce n'était pas le moment, il devait punir les auteurs de cette abomination.
Durant cinq jours consécutifs, il suivit les traces des chevaux qui avaient piétiné ses cultures en s'éloignant, ne prenant qu'un repos relatif la nuit, car il n'arrivait pas à trouver un sommeil réparateur. Il s'endormait seulement quand une fatigue trop lourde s'emparait subitement de lui et l'assommait. Il se réveillait toujours en sursaut, presque comme frappé par la foudre, c'est d'ailleurs ce qu'il pensait de sa vie, partie en vrille depuis qu'il n'avait plus son soleil pour le guider. Chaque fois qu'il fermait les yeux, il la voyait, plus belle à chaque fois, et souvent, un bébé dans ses bras, leur bébé. Oh ! Quelle joie il ressentait alors !
— Bordel ! jura-t-il en sortant d'un de ces rêves si douloureux qu'il en devenait un cauchemar. Je n'avais pas besoin de la pluie maintenant, elle va effacer toutes les traces qui n'étaient déjà plus très nettes !
Arthur sella son cheval, et se résolut à partir de nuit, cela valait encore mieux pour lui que de rêver à Odile et à cet enfant qu'il n'aurait jamais… Quelques éclairs illuminaient brièvement son environnement lui laissant parfois l'impression d'apercevoir des silhouettes humaines ou des groupes de coyotes.  La pluie d'orage, forte, lui fouettait le visage, il ne fit rien de particulier pour s'en protéger, il n'en sentait d'ailleurs que partiellement les effets, tant son esprit était occupé sur ce qu'il avait perdu. Ce déluge se mua progressivement en un crachin pernicieux qui s'infiltra au plus profond de lui, traversant la moindre barrière de tissu et ne cessant que le soir venu. Transi de froid, Arthur alluma un feu pour se sécher. Il réalisa alors qu'il avait avancé toute la journée sans même regarder où il allait, laissant son cheval décider du chemin à suivre tout en ajoutant ses larmes à l'eau du ciel, habituellement bienfaitrice pour ses cultures. Pour tromper son estomac qui le tiraillait de plus en plus, allongé sur le côté, il regarda fixement la danse des flammes et la fumée produite qui dessinait des formes éphémères montant dans les airs. Le rougeoiement des braises lui rappela les lèvres d'Odile cherchant à l'embrasser, le crépitement du bois, des mots d'amour murmurés rien que pour lui. Il ferma les yeux pour en chasser les larmes qui montaient, cependant au lieu de les bloquer cela les fit couler en abondance, il laissa sortir son chagrin longtemps, si longtemps qu'il s'endormit devant le feu qui se mourait doucement.
 
Il se réveilla brutalement, trempé, frigorifié, et le ventre tiraillé par la faim. Il raviva le feu et se résigna à manger un peu de viande accompagnée d'un morceau de pain si humide qu'il n'avait plus le moindre goût agréable. Il retira une partie de ses vêtements qu'il suspendit près des flammes. Leur danse si envoûtante attirait son regard, fixait toute son attention si intensément qu'il aurait été confondu avec une statue par un observateur quelque peu éloigné. La chaleur du feu eut tôt fait de sécher le devant de ses frusques et il se retourna pour que l'arrière de son caleçon long sèche à son tour. Devant lui, dans le ciel, les nuages se dissipaient progressivement et il s'arrêta de respirer en constatant qu'ils avaient nettement formé le visage d'Odile. Cette vision s'estompa lentement, mais il resta immobile, les yeux rivés dans les volutes de ces cumulus aux formes mouvantes, le cœur empli d'une mélancolie encore plus grande qu'eux. Quelques heures plus tard, enfin sec, il était sur le départ, s'apprêtant à étouffer le reste de son feu lorsqu'il vit une nouvelle fois le visage de son aimée, dansant au milieu des flammes. S'en fut trop pour lui, il craqua, tomba à genoux, releva la tête vers le ciel pour hurler longuement sa douleur...
 
Arthur erra ainsi pendant presque un mois, poursuivant les traces des assassins fantômes sans avoir le moindre moyen de reconnaitre ceux qui avaient agressé sa femme et ruiné sa vie. Il ne croisa pas la moindre âme durant ce périple qui l'éloigna progressivement de ce qui avait été sa maison, pénétrant de plus en plus profondément dans les terres encore peu visitées par les colons. Très amaigri par le chagrin, le manque de nourriture, la chaleur et la fatigue, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Graduellement, il prenait lui aussi l'apparence d'un fantôme qui ne se préoccupait même plus des cris des animaux sauvages suivant sa trace. Une nuit, il s'éveilla de nouveau brutalement et constata que son cheval n'était plus là. Il entendit les groupes de coyotes gémir tout en s'approchant de lui. À la lueur du feu, il vit les premiers spécimens arriver presque timidement. Il sortit son arme de sa ceinture, mais trop affaibli, sa main trembla si fort qu'il aurait pu manquer sa cible pourtant proche. Résigné, il rangea son colt dans son étui et s'assit, attendant que les fossoyeurs de la nature fassent leur travail et lui permettent de retrouver son amour. Il n'avait même plus la force de vivre pour tenir sa promesse. Face à lui, il avait à présent une dizaine de coyotes, mais contrairement à ce qu'il avait imaginé, ils ne l'attaquèrent pas et restèrent très calmes, certains étaient même assis et l'observaient sagement.
— Vous attendez que je meure pour vous faciliter la tâche, hein ? leur jeta-t-il comme un ultime défi. Ne pensez pas que je vais vous aider aussi facilement, bande de pleutres ! 
En moins d'une heure, de nombreux coyotes s'agglutinèrent sans qu'un seul d'entre eux ne tente la moindre action contre Arthur. Il ne comprenait pas ce qu'ils attendaient pour le dévorer et abréger sa peine, aussi il les invectivait régulièrement pour les pousser à attaquer et abréger sa misérable vie.
— Approchez ! Venez me dévorer ! 
Pas un de ces animaux ne broncha, alors Arthur hurla le nom de sa défunte aimée en direction du ciel. Il n'avait plus qu'une envie : la rejoindre dans le firmament pour ne plus jamais être séparée d'elle. Après un long moment et plusieurs appels de la part du jeune homme, quelques coyotes répondirent à sa requête. Timidement dans un premier temps, leurs jappements se mêlèrent bientôt en nombre à la longue plainte d'Arthur, cependant aucun d'eux ne montra la moindre envie de faire de lui leur repas commun.
— Alors ? Qu'attendez-vous ? Je ne suis pas assez gros hein ? 
Tous les efforts d'Arthur pour rompre le calme des prédateurs qui l'entouraient ne produisirent rien d'autre qu'une frustration de plus en plus présente en lui. L'aube arriva pourtant, et les coyotes se dispersèrent progressivement sous le regard incrédule d'Arthur. Il tenta de se mettre debout, mais trop faible et trop perturbé par cette nuit blanche si particulière, il perdit connaissance. En s'affalant au sol, il bouscula un morceau de bois qui projeta une escarbille sur le pan de sa veste ouverte. En quelques secondes, la braise enflamma son vêtement.
 
Arthur ouvrit les yeux péniblement, il était paisible et détendu. Un éclat de voix sur sa droite attira son attention, il ne vit que le dos d'une silhouette sortir du tipi. Plusieurs Indiens entrèrent peu après et la jeune Indienne lui présenta une outre pour qu'il boive. Cette eau lui fit le plus grand bien, il but si avidement que les hommes esquissèrent un sourire avant de partir.
— Manger, bon, précisa la jeune squaw en lui présentant une écuelle de bois.
Quelques jours de soins indigènes plus tard, il put sortir en marchant seul, même si ses pas étaient parfois encore chancelants. Délesté de ses armes et d'une grande partie de ses vêtements depuis son réveil, les Indiens le conduisirent vers son cheval et lui firent comprendre qu'il devait le monter. Arthur fut escorté par un convoi composé d'une dizaine de guerriers vers un autre campement, bien plus grand que celui dans lequel il avait été soigné. Par gestes, ses accompagnateurs lui firent comprendre qu'il devait s'asseoir devant un vieil Indien qui semblait l'attendre, assis en tailleur à même le sol.
— Hugh !
— Hugh, répondit poliment l'invité.
Une jeune Indienne s'approcha alors et se positionna entre eux, légèrement en retrait sur un côté. Les guerriers restèrent debout, s'installant en arc de cercle autour des trois personnes assises.
— Ne craignez rien de nous, expliqua la nouvelle arrivante dans un phrasé parfait et sans le plus petit accent.
— Vous parlez notre langue ? s'étonna Arthur.
— Depuis peu de temps. Voici notre chef, Taureau rusé. Je suis Saganoend, sa fille. Je vais traduire vos paroles pour mon père et les siennes pour vous.
— Que me voulez-vous ?
— Aucun mal, vous êtes notre invité.
— Attendez, c'est vous que j'ai vu à mon réveil ?
— Non, vous avez vu ma sœur. Mon père me charge de vous dire toute l'admiration qu'il éprouve pour vous.
— Pour moi ? Mais pour quelle raison ?
— Nos guerriers vous ont observés depuis de nombreuses lunes. Et mon père veut que vous sachiez que nous ne sommes pour rien dans le malheur qui est arrivé à votre femme.
— Je le sais. Depuis le premier jour, je le sais.
— Comment ? Vous connaissez les coupables ?
— Non, je ne sais pas qui l'a violée ni qui l'a tuée, car celui qui a fait ça, a aussi tué mes bœufs et, d'après mes informations, votre peuple ne tue pas les animaux par plaisir et encore moins avec des armes à feu. C'est ce qui me fait penser que ce sont des hommes de ma race qui ont commis cela.
— Vous êtes très sage, dit mon père, en plus d'être précis et rapide avec votre arme.
— Je l'en remercie, dans le bateau qui remontait la rivière, nous avons entendu des tas d'histoires terribles sur les pratiques des tribus indiennes, sur vos rites et vos méthodes de torture… Je vois que tout cela n'est pas vrai et que nous sommes capables de nous entendre sans nous entretuer inutilement.
— Nous savons aussi être… féroces… si la situation nous y oblige.
— Donc, il y aurait une part de vérité dans ces histoires que j'ai entendues ?
— Parce que vous, les Blancs, vous n'êtes pas cruels ?
— Certains, oui, mais pas tous.
— Et ceux qui ont tué Odile ?
— Comment savez-vous son nom ?
— Cela sera sûrement difficile à croire pour vous, mais je peux communiquer avec son esprit.
— Avec Odile ? Vous pouvez ….
Arthur ne put terminer sa phrase, l'émotion lui serra la gorge si fortement qu'il dut faire un effort considérable pour reprendre une respiration normale. Saganoend, son père et tous les guerriers respectèrent ce moment en gardant le silence. Autour d'eux, pas un Indien ne montra le moindre signe d'impatience ni de moquerie en voyant Arthur verser des larmes silencieuses.
— Excusez-moi, je dois vous paraitre bien émotif…
— Nous comprenons votre douleur, et moi bien plus encore puisque je suis en communication avec l'esprit de votre femme, je mesure tout l'amour qui vous unissait.
— Comment cela est-il possible ? J'avoue que j'ai tout de même du mal à y croire.
— Odile m'a chargée de vous transmettre son pardon et aussi ses regrets pour ne pas avoir eu ce bébé que vous attendiez. Elle dit aussi que, même si vous aviez acheté plus tôt ce chien dont vous lui parliez souvent pour qu'elle ne reste pas seule, cela n'aurait rien changé. Il n'aurait rien pu faire pour éviter son agression et l'incendie de votre maison.
Les larmes d'Arthur, tout juste taries, reprirent de plus belle en entendant ces mots. Odile et lui, n'avaient parlé à personne de leur envie et de leurs nombreuses tentatives pour devenir parents, Saganoend ne pouvait pas l'avoir inventée, toutefois, il voulut s'assurer que tout cela était bien réel et que les propos tenus ne pouvaient pas avoir été devinés.
— Et pour Billy, notre enfant ? Vous pouvez aussi communiquer avec lui ?
— Billy n'était pas votre enfant, mais votre chien…
— Seigneur… C'est vrai, alors ? Vous parlez avec Odile ?
— C'est plus un partage des pensées avec elle qu'une discussion. Une âme ne peut pas parler.
— C'est incroyable… Pouvez-vous lui dire que je l'aime et comme je regrette de ne pas avoir été présent pour la défendre.
— Vous le lui direz vous-même ce soir lorsque nous communiquerons avec elle, vous et moi.
— Moi ? Je pourrai lui parler ?
— Malheureusement non, moi seule pourrai accéder à son âme car nous sommes nées le même jour, c'est ce qui rend cette liaison possible. Voyez-vous, l'esprit d'Odile ne peut accéder au sanctuaire des âmes parce que l'amour qui la lie avec vous est encore trop présent. Vous devez vous dire adieu, vous libérer l'un de l'autre pour poursuivre votre route, dans le cas contraire, aucun de vous deux ne sera heureux.
— C'est impossible… Jamais je ne pourrai l'abandonner. Ne me demandez pas cela ! C'est au-dessus de mes forces…
— Le chef, Taureau rusé, dit que vous êtes un homme sage, travailleur et courageux. Il ne connaît aucun homme blanc qui aurait gardé son calme aussi longtemps face aux coyotes. On aurait dit qu'ils vous respectaient… Il ajoute que, pour cet acte de courage et de bravoure, toute la tribu vous aidera ce soir lors de la cérémonie de libération de votre amour… Il dit aussi que vous ne pourrez pas vivre avec autant de tristesse et de rancœur en vous, vous devrez vous en défaire pour vous libérer... sinon cet amour que vous gardez vous tuera…
Arthur médita quelques instants ces paroles qui subitement faisaient prendre aux derniers événements qu'il avait vécus une signification diamétralement opposée. Ce peuple qu'il découvrait était bien différent des légendes colportées, mais s'ils pouvaient entrer en contact avec les âmes des défunts, pourquoi n'auraient-ils pas une connexion similaire avec les animaux vivants, et principalement les coyotes ? Cela expliquerait le comportement si étonnant de ces animaux sauvages alors qu'il était une proie facile pour eux. Ils avaient eu cent fois la possibilité de l'attaquer, tout comme ces hommes tapis dans l'ombre ; or les premiers avaient décidé de repartir et les seconds avaient choisi de le sauver des flammes qui consumaient ses vêtements. Ces nobles gestes méritaient une réponse à la mesure de l'amour et de l'envie qu'il avait de communiquer une dernière fois avec Odile.
— C'est d'accord, je veux bien faire une tentative. Que faut-il faire ?
Saganoend traduisit les paroles d'Arthur et le chef de la tribu dispersa les guerriers répartis autour d'eux d'un geste. Taureau rusé se leva ensuite et laissa sa fille initier leur invité aux détails de la cérémonie. Elle le conduisit ensuite dans un tipi dans lequel l'attendaient d'autres Indiennes. Ensemble, elles lui donnèrent un aspect le plus proche possible de leur peuple. Il revêtit un pagne et elles tracèrent sur son torse des motifs similaires à ceux des autres membres masculins de la tribu. Il prit ensuite un repas revigorant accompagné d'une boisson qui lui embruma légèrement l'esprit. Il se reposa seul tout le reste de l'après-midi.
Le soir, il suivit les deux hommes venus le chercher. De nuit, ils se rendirent à cheval jusqu'à une falaise au pied de laquelle la roche avait formé une forme ressemblant à un trône. Des torches projetaient sur ce lieu une lumière chancelante et orangée qui lui donnait une impression mystique. Saganoend était installée sur le fauteuil minéral, les yeux fermés, les bras reposant à même la pierre, paumes ouvertes vers le ciel. Sa posture dégageait une sérénité et un calme impressionnants. Face à elle, un groupe d'hommes et de femmes psalmodiait en dansant des paroles qu'Arthur ne pouvait comprendre. De part et d'autre du trône, des petits amas de végétaux se consumaient lentement en produisant une fumée âcre. L'un de ses accompagnateurs se retourna et, d'un geste sans équivoque, lui intima de ne pas faire le moindre bruit. Cette recommandation était du reste superflue, car Arthur était si impressionné par la scène qu'il ne chercha même pas à parler. Son regard resta bloqué sur Saganoend, superbement parée de nombreux colliers qui reposaient sur sa tenue faite d'une peau de bête qu'il ne sut identifier, mais dont la fourrure était superbement lustrée. Arthur n'aurait su dire combien de temps il resta immobile à quelques mètres de Saganoend. Soudainement, les danseurs se figèrent et un silence inquiétant plana sur l'endroit. La fille de Taureau rusé ouvrit brutalement ses paupières, révélant des yeux totalement blancs. 
— Arthur, mon amour, si tu savais comme je m'en veux…
— Odile ? C'est bien toi, ma chérie ? demanda Arthur qui, même s'il avait parfaitement reconnu la voix de son aimée, n'en croyait pas ses oreilles.
— Oui, nous devons faire vite, car je prends beaucoup d'énergie dans le corps de Saganoend, et cela pourrait être dangereux pour elle. Elle a insisté pour qu'elle et moi te parlions d'une même voix par son intermédiaire, que l'on se dise adieu et que tu puisses refaire ta vie.
— Non, ma chérie, je ne pourrai jamais aimer quelqu'un d'autre que toi !
— Si. Tu le dois, je ne veux pas que tu souffres encore de mon absence. De plus, je sais à présent que je n'aurais jamais été capable de te donner cet enfant que nous désirions. Je ne pouvais pas enfanter, je l'ignorais avant de mourir, mais cela m'a été révélé à l'entrée du sanctuaire des âmes dans lequel je ne pourrai entrer que lorsque nous aurons soldé notre relation.
— Mais, je ne peux cesser de t'aimer !
— Ce n'est pas ce qu'il t'est demandé. Tu pourras continuer à m'aimer, cependant, tu devras accepter ma mort et t'ouvrir vers un autre amour lorsque tu penseras l'avoir trouvé.
— Je ne sais pas si j'en aurai le courage, ma chérie, tu me manques tant !
— C'est la raison pour laquelle tu dois donner ton amour à une autre femme et ne pas le gaspiller inutilement en l'emprisonnant tout au fond de toi, car cela te tuera lentement comme un poison.
— C'est trop me demander, je ne veux que te retrouver !
— Ce n'est malheureusement plus possible, nos âmes ne pourront plus s'étreindre physiquement. 
— Non ! Je ne veux pas t'abandonner !
Un des Indiens apporta à Arthur une outre et lui indiqua qu'il devait la boire. Dès la première gorgée, Arthur se sentit faiblir et vaciller. Il rendit l'outre à l'Indien, qui lui fit comprendre qu'il devait boire encore. Le liquide le réchauffa rapidement, mais lui embruma aussi l'esprit.
— Je vais te venger, ma chérie, affirma Arthur d'une voix moins assurée, et ensuite je viendrai te rejoindre ! Qui était-ce, et que voulaient-ils ?
— Tu te rappelles les trois brutes qui voulaient me violer à Guntown après que tu aies tué leur chef qui me tripotait ?
— Bien sûr, puisque je les ai abattus !
— Deux d'entre eux ont survécu. Ils nous ont retrouvés par hasard alors qu'ils cherchaient à fuir avec un troupeau de chevaux volés, ils m'ont reconnue et en ont profité pour venger la mort de leurs deux amis. 
— C'est de ma faute. J'aurais dû vérifier leur état avant de partir.
— Non, c'est de la mienne, j'ai profité que l'un d'eux sorte pour surveiller leurs chevaux et d'un bon coup de genou, j'ai brisé la virilité de celui qui me violait. Tu l'aurais entendu hurler de douleur ! Il n'est pas près de pouvoir recommencer. De rage, l'autre m'a rattrapée alors que je m'enfuyais et m'a planté cette flèche dans le dos pour faire accuser les Indiens. Sans cette révolte de ma part, ils seraient partis après s'être soulagés de leurs pulsions sexuelles.
— Comme tu as été courageuse, ma chérie, je t'admire…
— Nous devons nous dire adieu, à présent. Promets-moi de prendre soin de Saganoend, elle a prêté son corps à mon âme en détresse et ce n'est pas un acte anodin. Elle a pris beaucoup de risques de son plein gré pour que je puisse te parler et nous libérer l'un de l'autre.
— Ma chérie… lâcha Arthur, les jambes chancelantes.
— Avant de te laisser vivre ta vie, je vais te révéler le nom que les Indiens t'ont donné : Hataal tij binaadi. Cela veut dire approximativement : « Chante avec les coyotes ». Tu les as réellement impressionnés et ils te respectent autant que l'un des leurs.
— La douleur de ta perte était trop grande pour la garder pour moi seul.
— Adieu, mon amour, je dois partir afin de ne pas épuiser Saganoend, mais je pars le cœur léger, empli de tout ton amour pour moi, je te transmets le mien, utilise-le comme bon te semblera.
Les deux amoncellements de végétaux qui se consumaient lentement s'embrasèrent brusquement en produisant des flammes qui montèrent à plusieurs mètres de haut. En l'espace d'un instant, ce feu se calma de lui-même et Arthur se sentit soudain empli d'une force intérieure phénoménale, ouvrit la bouche pour respirer et s'évanouit. Les deux Indiens qui se tenaient derrière lui l'empêchèrent de tomber et l'allongèrent délicatement à terre. Au même instant, les yeux de Saganoend se refermèrent et sa tête s'affaissa sur sa poitrine.
 
Arthur reprit ses esprits le lendemain, tard dans la journée. Il était étendu dans un large tipi. De l'autre côté de cet abri, Saganoend, allongée, respirait lentement dans un sommeil réparateur. Elle ne reprit connaissance que trois jours après Arthur qui, en l'absence d'interprète, rencontra beaucoup de difficultés pour communiquer avec les membres de la tribu. Lorsqu'elle arriva près de lui, elle était très faible et ne parlait plus que sa langue natale. Arthur en déduisit que c'était l'âme d'Odile qui lui avait permis de communiquer aussi facilement  avec ce peuple si différent. Il interpréta cela comme un signe et s'attacha à rétablir le dialogue entre eux. Il tenait là la poursuite de son existence, avec ses nouveaux amis. Arthur, désormais indien d'adoption, allait devoir apprivoiser cette contrée, se construire une nouvelle vie et se fixa comme objectif principal d'aimer Saganoend, puisque feu son amour le lui avait demandé, mais ceci est une autre histoire…

Note de l'auteur


Je tiens à remercier les lecteurs suivent mes histoires, oui, vous, qui avez lu celle-ci et peut-être quelques autres, ceux qui votent pour, ceux qui m'ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m'avez donné envie de poursuivre l'écriture.
Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là, des conseils et tutoriels sur l'écriture, cela m'a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Iznogood qui a relu et corrigé ce chapitre pour y débusquer les fautes qui s'y étaient sournoisement dissimulées.

A tous, MERCI
MANDRAKKE
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Commentaires ()

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Photo de profil de Manu1982
Manu1982
12 juillet 2026 à 18:42
Défi très joliment réussi, l’histoire est un peu triste mais respire l’amour.
J’ai hâte de lire la suite maintenant :)
Et j’ai bien aimé le clin d’œil à Danse avec les loups
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Photo de profil de Mandrakke
Mandrakke
6 juillet 2026 à 13:54
Ah ! Enfin une histoire dans laquelle il n'est pas question de vélo 😅. Ça fait plaisir de te lire, du coup 😉.

Rooohhhh... la sale gosse ! 😂
Intenable mais bon... on fait avec 🥰
Une histoire bien sympathique même si c'est fondamentalement "pas gai-gai" avec une ouverture sur un futur que l'on aurait espéré prometteur.

Mais c'est comme ça qu'on l'aime notre @Wedreca
Je t'accorde que cette histoire n'est ni gaie ni gay, quoique, j'y avais songé fut un temps pour ma seconde participation potentielle que je n'ai pu mener à son terme, faute de temps, ce qui explique également mes réponses tardives à tous ces commentaires.
Merci @Iznogood
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Davidoo69
5 juillet 2026 à 23:20
Tres belle histoire Mandrakke. J avoue, j ai versé quelques larmes... j espere une suite. Évidemment, comme à chaque fois, suspens, histoire riche en rebondissements, très bien imagée. Bravo.
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Photo de profil de L'épisto à l'air
L'épisto à l'air
5 juillet 2026 à 18:59
Défi relevé ! Les grandes étendues sauvages sont bien là, mais la vraie guest star, c'est l'amouuuur ! ;) Les passages du dernier hommage, de la nuit des coyotes et de l'arrachement à Odile m'ont vraiment embarquée. Petit bémol : j'aurais peut-être laissé Arthur digérer un peu plus longtemps son deuil avant d'envisager Saganoend. Mais si le but était de nous donner envie de lire la suite... eh bien, mission accomplie ! :D
Modifié 5 juillet 2026 à 19:00
Soyez respectueux
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Photo de profil de Ornix45
Ornix45
5 juillet 2026 à 02:10
Cette histoire m'a fait penser au film "Horizon : Une saga américaine".
Soyez respectueux
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Photo de profil de michel60
michel60
4 juillet 2026 à 18:57
Le deal de Silveria est tenu, Nature sauvage et amour absolu.
Bravo
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Photo de profil de Iznogood
Iznogood
4 juillet 2026 à 17:15
Ah ! Enfin une histoire dans laquelle il n'est pas question de vélo 😅. Ça fait plaisir de te lire, du coup 😉.

Rooohhhh... la sale gosse ! 😂
Intenable mais bon... on fait avec 🥰
Une histoire bien sympathique même si c'est fondamentalement "pas gai-gai" avec une ouverture sur un futur que l'on aurait espéré prometteur.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Wedreca
Wedreca
4 juillet 2026 à 16:22
Ah ! Enfin une histoire dans laquelle il n'est pas question de vélo 😅. Ça fait plaisir de te lire, du coup 😉.

C'est carrément une épopée que tu nous as écrite là 😲 ! Ma petite histoire de rien du tout va faire pâle figure à côté 🙄.

En tout cas, tu as parfaitement rempli les termes du défi : difficile de trouver une nature plus sauvage et un amour plus absolu 😉.

Bravo à toi ! Et merci pour ce bon moment de lecture 😌.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Jean66
Jean66
4 juillet 2026 à 15:29
Une belle histoire d'amour malheureux, qui rappelle que l'homme, "qu'il soit blanc ou noir" n'est rien d'autre qu'un prédateur immonde pour l'homme.
Soyez respectueux
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