Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Quickie au saloon — Chapitre 1 · Les quickies de Wed
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Quickie au saloon
Chapitre 1 · Les quickies de Wed
Soleil, chaleur, poussière… quand la nature est hostile, l'homme le devient inéluctablement.
Des jeunes Indiennes qui se faisaient enlever pour se retrouver dans des bordels, il y en avait tous les jours. Tout le monde le savait et tout le monde s'en foutait… ou plutôt, trouvait ça normal. Le Nouveau Monde était ainsi. L'homme blanc avait débarqué, et il imposait sa loi en toute impunité.
La petite ville de Filthytown ne faisait pas exception. Cela faisait bien longtemps que le saloon n'avait de saloon que le nom. Car au fond de l'établissement, les jeunes filles à la peau mate et aux tresses noires se faisaient plus nombreuses chaque année.
Assises sur les genoux de vieux vicieux puant le whisky à un mile à la ronde, elles n'avaient plus d'autre destin que de se faire tripoter à longueur de journée par de grosses mains baladeuses, quand elles n'étaient pas carrément traînées de force dans l'une des chambres crasseuses du bouge.
Assises sur les genoux de vieux vicieux puant le whisky à un mile à la ronde, elles n'avaient plus d'autre destin que de se faire tripoter à longueur de journée par de grosses mains baladeuses, quand elles n'étaient pas carrément traînées de force dans l'une des chambres crasseuses du bouge.
Alors qu'à l'extérieur le soleil de plomb écrasait la petite ville poussiéreuse sous une chape de chaleur étouffante, le saloon grouillait comme un nid de rats en surpopulation.
Dans un vacarme assourdissant, le piano mécanique martelait un air entêtant. Les verres de mauvais whisky s'entrechoquaient et les éclats de rire des joueurs de poker couvraient le tintement des éperons. L'air épais, saturé d'un mélange d'odeurs de sueur, de fumée de cigare et de tabac chiqué, formait une atmosphère aussi lourde qu'écœurante.
Dans un vacarme assourdissant, le piano mécanique martelait un air entêtant. Les verres de mauvais whisky s'entrechoquaient et les éclats de rire des joueurs de poker couvraient le tintement des éperons. L'air épais, saturé d'un mélange d'odeurs de sueur, de fumée de cigare et de tabac chiqué, formait une atmosphère aussi lourde qu'écœurante.
C'est au milieu de ce tumulte que les deux battants de la porte du saloon volèrent dans un grincement strident !
La fine silhouette qui se tenait à présent à l'entrée ne payait pourtant pas de mine. Sous son vieux stetson de cuir noir, duquel s'échappait une longue mèche de cheveux gris courant le long d'un visage à moitié dissimulé par un foulard poussiéreux, le cowboy n'avait à l'évidence rien d'impressionnant. Une femme, a priori, qui plus est.
Pourtant, il ne fallut que quelques secondes pour que les rires et les éclats de voix cessent et laissent place à un silence de mort, uniquement déchiré par la musique ridiculement joyeuse qui continuait inlassablement à remplir les lieux. Puis, comme contraint par la tension de plus en plus palpable, le piano lui-même rendit sa dernière note. Plus personne ne bougeait, plus personne ne respirait… car tout le monde l'avait reconnue.
Un cache-œil masquant difficilement une hideuse cicatrice, et deux colts aux crosses d'ivoire à la ceinture, aucun doute n'était possible : il s'agissait bien d'elle.
Sally Skull se tenait là, devant eux. Et personne dans la pièce ne voulait être celui qui lui donnerait l'occasion de faire fumer les deux canons pour l'instant sagement calés dans leurs étuis.
On racontait tellement de choses sur elle qu'elle était entrée dans la légende sans même que quiconque l'ait jamais vraiment rencontrée.
Certains rapportaient que c'était elle qui avait tué son premier mari, suite à des infidélités répétées. Qu'elle l'aurait attaché sur le lit conjugal pour le chevaucher jusqu'à épuisement. Le canon d'un de ses colts enfoncé au fond de la gorge de l'homme, elle l'aurait baisé avec ordre de ne pas jouir.
Lors de l'orgasme fatal, l'oreiller aurait viré au rouge. Elle, remplie de foutre… lui de plomb.
Lors de l'orgasme fatal, l'oreiller aurait viré au rouge. Elle, remplie de foutre… lui de plomb.
Quant à son deuxième mari, un bande-mou porté sur l'alcool et les putes, ce dernier lui aurait crevé l'œil gauche lors d'une dispute. Elle aurait alors décidé de le pendre de ses propres mains. On raconte qu'elle aurait voulu vérifier s'il était encore capable de bander correctement, allant même jusqu'à le sucer alors qu'il gesticulait encore comme un dément au bout de sa corde. Sur la question de savoir s'il avait fini par jouir lors de cette dernière pipe, chacun dans l'Ouest y allait de sa propre théorie.
Mais si la légende précédait cette femme sans foi ni loi, des rumeurs allaient également bon train en ce qui concernait ses mœurs à présent solitaires.
Plus d'un témoin aurait raconté l'avoir vue, la nuit, se faire prendre par son cheval… et, les entrailles labourées par l'énorme sexe de l'animal, hurler à la mort avec les loups. D'autres encore affirmaient savoir de source sûre qu'elle se servait de ses colts pour fourrager son con… ou parfois l'autre trou. Une balle dans le barillet, il lui serait même arrivé de presser la détente lors de l'orgasme… Clic !
Des histoires à vous faire froid dans le dos !
Des histoires à vous faire froid dans le dos !
En tout cas, une chose était sûre : si elle avait décidé de débarquer dans le trou perdu qu'était Filthytown, c'est qu'il y avait une bonne raison. Et à en juger par la lueur qui brillait au fond de son œil valide, elle n'était pas venue là pour consommer.
Alors, quand elle s'avança vers une table pour tendre la main à une jeune Comanche apeurée, un frisson glaça l'assemblée. Le vieux cowboy dont la grosse main crasseuse était posée sur la cuisse de la fille sembla vouloir esquisser un geste. Mais les dizaines de regards terrifiés braqués dans sa direction l'en dissuadèrent immédiatement.
Puis la jeune Indienne releva la tête, et son visage terne et résigné s'illumina soudain. Avait-elle vu là une chance inespérée ? Toujours est-il que les deux femmes sortirent du saloon, montèrent à cheval, et quittèrent la ville sans même que quiconque ait la stupide idée d'intervenir.
Il fallut un bon moment pour que l'effervescence du saloon reprenne. Et une fois la peur passée, les esprits recouvrés, nombreux furent les hommes décidés à faire la peau à cette "vieille pute" qui avait osé fouler leur territoire.
Bientôt, des groupes armés montèrent à cheval pour se lancer à la poursuite de ces deux "traînées" !
Retrouver une borgne balafrée aux cheveux gris avec deux colts aux crosses d'ivoire allait être un jeu d'enfant…
Bientôt, des groupes armés montèrent à cheval pour se lancer à la poursuite de ces deux "traînées" !
Retrouver une borgne balafrée aux cheveux gris avec deux colts aux crosses d'ivoire allait être un jeu d'enfant…
Mais ce qu'ils ignoraient, c'est que les deux femmes, qui à présent traversaient au galop les plaines désertiques, n'étaient déjà plus que des fantômes… des mirages…
Tandis que les sabots martelaient le sol, soulevant un nuage de poussière opaque, leur cheval fendait l'air chaud du désert à toute allure.
La cavalière détacha alors sa ceinture pour se délester des deux colts aux crosses peintes, rapidement rejoints par son foulard et son cache-œil. Puis ce fut au tour de son chapeau de rejoindre la terre sableuse du désert, libérant ainsi une longue chevelure noire de jais d'où s'envolait déjà la cendre de la fausse mèche grise. Enfin, après s'être frotté le visage pour en retirer la poudre de craie qui lui éclaircissait la peau, elle effaça également la cicatrice dessinée à l'aide de ce mélange de charbon et de baies sauvages que son peuple connaissait si bien.
La cavalière détacha alors sa ceinture pour se délester des deux colts aux crosses peintes, rapidement rejoints par son foulard et son cache-œil. Puis ce fut au tour de son chapeau de rejoindre la terre sableuse du désert, libérant ainsi une longue chevelure noire de jais d'où s'envolait déjà la cendre de la fausse mèche grise. Enfin, après s'être frotté le visage pour en retirer la poudre de craie qui lui éclaircissait la peau, elle effaça également la cicatrice dessinée à l'aide de ce mélange de charbon et de baies sauvages que son peuple connaissait si bien.
Utiliser l'image de la plus célèbre légende de l'Ouest avait sûrement été la meilleure idée qu'elle ait eue de sa vie. Que n'aurait-elle pas fait pour sauver celle qu'elle aimait.
Ainsi, c'était à présent deux Indiennes qui chevauchaient vers l'inconnu, à travers les plaines arides. Ni vers leur village, leur tribu ou bien même leurs familles, qui ne pourraient de toute façon pas comprendre… mais vers cette liberté qu'il leur faudrait conquérir. La seule à même d'accueillir leur amour interdit.
— FIN —
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Commentaires ()
Bon sinon, bravo la chère, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une des histoires, et comme toujours, tu arrives à me surprendre. Tu flirtes avec le gore sans jamais dépasser la limite, tu nous emmènes là où tu veux, c'est la marque du talent. Merci pour ton taf.
C'est bizarre comment une histoire se construit dans la tête. Celle-là, j'ai su tout de suite comment j'allais l'articuler et comment la finir, même si je savais que le sexe n'allait pas avoir la place qu'il a d'habitude 😏.
Un grand merci à toi, @Lukecarneby pour ton passage et ton commentaire 😘.
Après "Natalia", il fallait bien ça 😉.
Heureuse que tu aies aimé.
Merci pour ton com, @rtx42 😘
Ah bah écoute... si ça te tente, on peut toujours s'arranger, @L'épisto à l'air 😈.
Où... 🤔
Attends… tu serais pas en train de m’inviter dans ton donjon, là ? 😳🏰
Ah Ah ! Si tu savais... 😂
Et je ne t'ai pas dit où, @L'épisto à l'air 😏.
Ah, t'embrasse les cochonnes @Wedreca ? Pourquoi chuis pas étonnée ? 🐾
🐷🤗
J’apprécie toujours autant tes images déjantées et tes personnages hauts en couleurs ! 🤪
Intégrer l'image d’une référence historique comme héroïne masquée est vraiment original ! Tu as vraiment un don pour broder la réalité et m’embarquer dans tes délires scandaleux ! 👏
La manière dont ta légende aurait buté ses 2 maris est juste exceptionnellement sadique, digne d’un Burgess. Ça, c’est le côté Skull de Sally. 💀
Mais ses soi-disant comportements sexuels complètement suicidaires font d’elle une meuf presque fragile et paumée. Ça, c’est le côté Sally de Skull. 🐰
Comme d’hab ton intrigue est parfaitement menée, tu m’as tenue en haleine jusqu'au bout, et la chute est tellement bien foutue et inattendue que j’ai bouffé la poussière et le soleil couchant sur la plaine aride m’a brûlée ! 🔥
Bon, j’m’attendais à ce que ça chie du sang, de la chique et du mollard à un moment, mais je vois que dans ton monde, même le plus sordide, l’Amour, le vrai, l’absolu, triomphe sans armes et même sans mots. Juste des preuves. ❤️
Et pour la longueur, tu avais de la marge, tu sais. Des psychopathes m'en ont écrit des dix fois cette taille 😅.
Bon ben sinon, c'est un bien beau commentaire que tu m'as écrit, là ! Je suis gâtée 🥰. Et puis, avec des petits émojis et tout et tout, comme j'aime 😋.
Si c'est comme ça que tu insultes, je veux bien me faire insulter plus souvent 😅.
Sinon, pour le sang qui gicle, ben… c'est un quickie, hein… je peux pas tout y faire tenir 🙄. Et puis le but n'était pas là (de toute façon, la pauvre Commanche ne sait sûrement même pas tirer au pistolet. Il n'y avait peut-être même pas de balles dedans 😅).
Le but était de proposer une belle histoire d'amour au milieu d'une nature sauvage et hostile, voilà. 😋
En tout cas, merci beaucoup pour ce gentil commentaire, @L'épisto à l'air. Et pour la peine, tiens, voilà un gros bisou 😘.
C'est ça, on a tous a peu près cette image. Mais c'est interessant de voir les déclinaisons de chacun.
D'ailleurs, l'entrée dans le saloon m'a fait penser à mon
quickiehistoire ;)Merci beaucoup pour ton commentaire 😊.
Encore une belle histoire, toujours très bien écrite. J'ai beaucoup aimé la fin, très inattendue et qui laisse place à l'imagination du lecteur. Après, je pense qu'il y aurait vraiment beaucoup à dire de la conquête de l'Ouest mais cela est un tout autre débat ... Une autre facette de tes talents d'écriture. Je t'embrasse.
Après, c'est vrai qu'il y aurait tant à dire sur la fameuse "conquête de l'Ouest", qui fut plus une colonisation forcée doublée d'un génocide qu'autre chose 🙄. Mais bon, dans le cadre d'un quickie, difficile de rentrer dans toutes ces problématiques.
Merci beaucoup pour ton commentaire, @Fred63 😘