Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Colt & Désirs — Chapitre 1 · L'ange du saloon
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Colt & Désirs
Chapitre 1 · L'ange du saloon
Je pousse la porte à double battant du saloon. Le son de mes bottes se mêle aux discussions sans fin qui se font entendre. Je me pose au bar et plonge mes yeux bleus dans ceux du barman. Il s'approche et je commande une bière, je regarde les tables à travers le grand miroir au dos du barman. Derrière mes cheveux noirs, quelques villageois, des mineurs essentiellement, venant échanger leurs quelques pièces durement gagnées contre un peu d'ivresse et de joie. Même pas un mois qu'un nouveau filon d'or avait été découvert dans cette petite ville du sud de l'Arizona. Il y allait avoir du travail, je le sentais, la mort venait toujours avec l'or. Il suffisait d'attendre et de bien me montrer. Je cherche une table du regard. Puis je trouve ma cible, trois mineurs autour d'une partie de poker. Je m'approche d'eux, leurs montre quelques billets et demande si je peux m'asseoir. Ils acceptent, facilement alléché par l'appât d'un gain supplémentaire.
On joue quelques premier plis sans vraiment parler. Quelques gains et pertes, les sommes restent presque stables. Puis ils recommencent à parler, de leurs gains à la mine…plus ou moins désastreux. Alors moi je leur parle un peu de mes voyages de ville en ville. Et surtout de mes exploits de “pistolero”. Plus d'une vingtaine de duel, et pas une défaite. Ils semblent légèrement impressionnés, peut-être qu'ils doutent un peu. Mais une chose est sûre, ils finiront par louer mes services. Je continue à parler de certaines de mes missions, me vendant bien. Et puis la chance finit par me sourire. Une paire d'as transformée en brelan. Mon bon gain fait un peu grincer des dents. Mais ma chance ne dure pas et tous les gains finissent par arriver dans les poches d'un seul homme, M.Piolne. Un mineur sans doute légèrement plus vieux que moi, la trentaine. Une petite moustache, pas très haut sur patte et un regard bien trop fier pour un poker. Les deux autres ont l'air bien agacé.
Je joue encore un peu, mais rien à faire, il faut croire que la chance est de son côté. Je décide de quitter la table et m'installe dans un coin du saloon. Je finis par dépenser quelques derniers “pesos” dans une autre pinte. Une jolie serveuse me l'apporte rapidement. Je la bois en continuant de regarder les hommes qui peuplent le lieu. Le shérif et le juge boivent du whisky au bar. Un prêtre lit sa bible devant une bouteille de vin. Quelques hommes aux allures de commerçants sont dispersés dans la foule de mineurs. Je retourne au bar et demande une chambre pour la semaine. Je paye et récupère la clef. Mais avant d'aller la voir, je me décide à sortir un peu. Je marche dans les grandes allées poussiéreuses. Cette ville ressemble à toutes les autres villes champignons que j'ai pu voir. Des grands bâtiments en bois bordent l'allée centrale, un shérif, un saloon, un gibet et une église. Sans doute dans quelques années il n'y aura plus qu'eux, les hommes ayant fuient la ville.
La quête de l'or déplace tant d'hommes. Mais tant qu'il y a des hommes, il y a du travail pour quelqu'un comme moi. Je finis par retourner dans le saloon. Je pousse la porte. L'ambiance est méconnaissable Les quelques mineurs sont bien plus calmes et une musique entrainante est diffusée. Alors je lève les yeux vers la scène. La jolie serveuse de tout à l'heure est maintenant vêtue d'un corset argenté bien révélateur et d'une jupe faite de plumes. Je commande une bière et m'assoit à une table libre. Je regarde le show qui se déroule sous mes yeux. Tel un ange de luxure, elle danse sur scène. L'érotisme se dévoile sous les mouvements amples de ses jambes. Mes yeux restent scotchés au balancement de ses hanches. Son corps se tord sous les notes du blues acharné. Elle enchaîne ainsi quelques danses, nous offrant presque parfois une vue sur son intimité. Ce spectacle de luxure finit par un léger éclairage sur ses fesses qui ferait même frémir le prêtre.
Puis elle disparaît dans les coulisses. Alors les hommes dans la salle lui lancent un dernier applaudissement avant de retourner à leurs discussions habituelles. Moi je continue de boire, la tête toujours pleine d'images. Son corps, sa peau, son érotisme. Puis je tourne la tête, alors je la vois, elle a remis sa tenue de serveuse, une petite jupe noire et une chemise blanche laissant deviner sa forte poitrine. Elle s'assoit avec moi, je remarque quelques regards jaloux sur nous. Mais bien moins que ce que je pensais, ils doivent avoir l'habitude qu'elle approche les étrangers. Alors ses lèvres rouges s'écartent :"
— J'ai entendu dire que vous avez beaucoup voyagé, c'est vrai ?
— On peut dire ça oui.
— Ça alors, jusqu'en Europe ?
— Pour tout vous dire j'en viens même.
— Oh ! Ça devait être excitant !
— Pas tant, et puis je n'y ai pas vécu longtemps. Mon père avait toujours rêvé d'Amérique. Alors depuis mes six ans j'habite la Louisiane.
— Français alors.
— Ah ah, si on veut, mon père oui. Mais moi j'ai toujours vécu en Amérique.
— On peut dire ça oui.
— Ça alors, jusqu'en Europe ?
— Pour tout vous dire j'en viens même.
— Oh ! Ça devait être excitant !
— Pas tant, et puis je n'y ai pas vécu longtemps. Mon père avait toujours rêvé d'Amérique. Alors depuis mes six ans j'habite la Louisiane.
— Français alors.
— Ah ah, si on veut, mon père oui. Mais moi j'ai toujours vécu en Amérique.
Elle se rapproche un peu, je peux clairement glisser mon regard sur la peau halée de ses seins. Elle parle d'une voix plus douce, presque en chuchotant.
— J'ai aussi entendu dire que vous étiez un sacré tireur…
— Et bien, je n'ai la tout de suite comme seule preuve que je suis toujours vivant.
— Vous avez fait beaucoup de duels ?
— Ça dépend, vingt c'est beaucoup pour vous ?
— Et bien, je n'ai la tout de suite comme seule preuve que je suis toujours vivant.
— Vous avez fait beaucoup de duels ?
— Ça dépend, vingt c'est beaucoup pour vous ?
Ses grands yeux bleus s'écartèrent, elle ne devait pas s'attendre à autant.
— Oui…c'est beaucoup. Mais, ce ne serait pas juste des histoires ça ?
— Pourquoi dirais-je des mensonges ?
— Je ne sais pas, vous les Français vous aimez bien le faire, pour parler aux dames.
— Comme vous y allez ! Mais je ne vois hélas pas comment je pourrais bien vous le prouver.
— J'ai bien une idée moi.
— Ah, et laquelle ?
— Si on s'écarte un peu de la ville, il y a une petite ferme abandonnée, certains y viennent pour s'entraîner, mais la nuit tombée c'est vide. On pourrait faire quelques exercices de tir. Histoire de voir votre adresse légendaire…
— Mais quand vous le voulez. Je suis prêt à vous le montrer à n'importe quel moment.
— Pourquoi dirais-je des mensonges ?
— Je ne sais pas, vous les Français vous aimez bien le faire, pour parler aux dames.
— Comme vous y allez ! Mais je ne vois hélas pas comment je pourrais bien vous le prouver.
— J'ai bien une idée moi.
— Ah, et laquelle ?
— Si on s'écarte un peu de la ville, il y a une petite ferme abandonnée, certains y viennent pour s'entraîner, mais la nuit tombée c'est vide. On pourrait faire quelques exercices de tir. Histoire de voir votre adresse légendaire…
— Mais quand vous le voulez. Je suis prêt à vous le montrer à n'importe quel moment.
Alors elle se lève et fait un signe au barman.
— Suivez-moi."
On sort du saloon, la grande allée est déserte. On marche jusqu'à la sortie de la ville. Elle continue de me questionner sur mon passé. Visiblement très intéressée par mes mortels talents. Et puis on finit par atteindre la ferme en question. Le bâtiment a l'air abandonné depuis longtemps, comme si la ville avait dévoré ses terres. Elle pousse une grande porte de bois blanc, à la peinture écaillée. Puis on entre. C'est sombre. Alors elle allume une petite lanterne à pétrole. Dans quelques box, il reste un peu de paille. Mais c'est le fond de la ferme qui nous intéresse. Sur une petite planche à hauteur de cœur, traînent des morceaux de verre. Elle se penche sur une petite caisse et en sort cinq bouteilles. Elle va les poser sur la planche et revient vers moi. Puis elle dit :"
— Alors pistolero, t'en dis quoi ?
— Tu veux que je les dégomme c'est ça ?
— T'as tout compris. Brises en quatre et je te croirais.
— Tu me croiras surement…mais j'y gagne pas grand chose en soi…
— Mes beaux yeux te suffiraient alors ?
— Tu veux que je les dégomme c'est ça ?
— T'as tout compris. Brises en quatre et je te croirais.
— Tu me croiras surement…mais j'y gagne pas grand chose en soi…
— Mes beaux yeux te suffiraient alors ?
Elle se rapproche de moi, je sens sa main sur mes cuisse, son souffle vient chatouiller mon oreille quand elle me chuchote :
Ou peut-être même plus qu'un regard si tu parviens à briser les cinq…
Ou peut-être même plus qu'un regard si tu parviens à briser les cinq…
— J'aurais fait n'importe quoi pour le regard d'une jolie fille, mais je n'ai jamais refusé plus."
Elle s'écarte en souriant. Je sors mon M1858, un joli révolver Lefaucheux doté d'un barillet de six coups, calibre 12. J'arme et vise. Les bouteilles de verre sont à une vingtaine de pas. Je me concentre. La bouteille apparaît au bout de mon arme. Mon doigt se pose sur la gâchette. L'odeur du métal se mêle au foin de la ferme. Ma respiration s'accélère. Mon corps se crispe. Alors un dernier souffle. Je retiens ma respiration. Je gaine. Stable. Je tire. La balle traverse le verre. Puis un second tir. La bouteille vole en éclat. Un troisième. Le verre vole. La quatrième balle pulvérise l'avant dernière bouteille. Alors enfin le dernier coup résonne entre les murs de bois. La cinquième bouteille vole en éclat. La fumée sort de mon canon encore chaud. Je me tourne vers la jolie serveuse :"
— Alors ? Satisfaite ?
— Elle reste un instant bouche bée, comme si elle ne pensait pas vraiment que j'allais y arriver.
— Oui, bien plus que je ne le pensais.
— Elle reste un instant bouche bée, comme si elle ne pensait pas vraiment que j'allais y arriver.
— Oui, bien plus que je ne le pensais.
Elle s'approche de moi. Son corps se colle au mien. Puis elle me chuchote :
— Maintenant que notre fier pistolero a comblé mes désirs, veut-il que je m'occupe des siens ?
— Je crois bien que je ne peux rien refuser à une jolie fille."
— Je crois bien que je ne peux rien refuser à une jolie fille."
Alors elle me pousse dans un des box. Je tombe dans la paille légèrement piquante, amorti par mon grand manteau de cuir. Elle se place sur moi. Ses mains jouent sur mon corps. Les yeux dans les yeux, elles me caressent. Rapidement, ses doigts agiles font voler les boutons de ma chemise. En découvrant mon torse nu, ses yeux s'y arrêtent un instant. Puis ses mains glissent bien plus bas. Alors mon jean ne reste guère lentement. Et mon sexe dur apparait. Elle sourit, visiblement satisfaite de ce qu'elle me provoque. Alors je sens ses mains m'entourer. Elle commence à me branler doucement. Mais cela ne dure qu'un instant. Moi déjà dur et elle bien excitée, elle se décide à faire voler ses habits. La voilà nue, ange de luxure dans cet étable. Je la contemple, toujours allongé dans la paille. Ses long cheveux blond tombent jusqu'à sa poitrine voluptueuse. Ses fesses fermes me font de l'œil. Puis sa peau légèrement bronzée se rapproche de nouveau de moi.
Elle se pose à califourchon sur moi. Puis elle s'abaisse doucement. Mon sexe disparaissant dans le sien. Alors on pousse tous deux un petit gémissement de bonheur. C'est si bon d'être en elle. Je place mes mains sur ses fesses. C'est si agréable de sentir la chaleur d'un autre corps. Puis elle commence à bouger. Doucement, puis de plus en plus vite. L'extase se lit sur mon visage. J'aime tant la sensation d'être en elle. Mais pas question d'être le seul à approcher du paradis. Je glisse mes doigts à son entrejambe. Alors, de mon index je cherche son clitoris. Elle pousse un petit gémissement de bonheur et s'arrête un instant. Je prends donc la relève. Je bouge rapidement des hanches tout en joignant cela d'un geste du doigt. Double stimulation pour elle. Ses gémissements se font de plus en plus nombreux. Elle est si belle. Érigée sur moi, telle une statue érotique, une ange de la luxure. Nos corps s'affolent. Je sens la chaleur nocturne monter en moi.
Mon rythme cardiaque augmente au fur et à mesure de celui de mes accoups. Le plaisir charnel se mêle au plaisir auditif de ses cris. Alors elle gémit de plus en plus fort. Ses mains se crispent sur les miennes. Sa respiration augmente. Alors elle vient dans un dernier jouissement. On arrête de bouger un instant. Ses seins se dégrafent sous le rythme rapide de son souffle. Elle me regarde et sourit. Puis elle me fait signe de me lever. Je m'exécute. Alors elle me guide vers une caisse de bois et m'y fait m'asseoir. Elle se met à genoux devant moi, me regarde. Alors elle place ses deux gros seins autour de mon sexe. Puis elle commence à les bouger. La sensation de ses seins est si agréable. Si doux. Si excitant. Si bonne. Alors je jouis. Le sperme s'étale entre ses seins. Elle sourit devant mon air comblé. C'était divinement diabolique. Une vraie ange de luxure. Une succube parmi les mortels. On reste ainsi un petit moment, ma semence et mon sexe entre ses seins. Puis elle se relève. Cherche un mouchoir et essuie le liquide sur sa peau. On se rhabille. Éteint la lanterne. Puis on quitte la ferme. Sur le chemin on parle un peu :"
— Alors comme ça tu étais un vrai pistolero.
— Il faut croire que je ne parle pas juste pour te plaire.
— Peut être…peut être. Ou alors les bouteilles n'étaient que de la chance.
— Tu veux encore me tester ?
— Je crois, oui.
— Je ferai n'importe quels tests pour tes beaux yeux, surtout si ces tests finissent comme aujourd'hui.
— Pas pour mes beaux yeux cette fois-ci, mais pour cent dollars.
— Et que faudrait-il faire ?
— Tuer Piolne.
— J'accepte.
— Juste comme ça ?
— Les corps froids sont mon gagne pain."
— Il faut croire que je ne parle pas juste pour te plaire.
— Peut être…peut être. Ou alors les bouteilles n'étaient que de la chance.
— Tu veux encore me tester ?
— Je crois, oui.
— Je ferai n'importe quels tests pour tes beaux yeux, surtout si ces tests finissent comme aujourd'hui.
— Pas pour mes beaux yeux cette fois-ci, mais pour cent dollars.
— Et que faudrait-il faire ?
— Tuer Piolne.
— J'accepte.
— Juste comme ça ?
— Les corps froids sont mon gagne pain."
Le reste de la marche fut silencieux. Puis elle disparaît dans la ville. Moi je regagne le saloon et monte dans ma chambre. J'entre. Un lit et une armoire sont les seuls meubles de la petite pièce. Je pose mes habits, puis m'allonge dans le lit. Je glisse mon révolver sous l'oreiller. Puis je pense a cette folle journée. Une perte au poker remboursée par une vue magnifique, du sexe et une mission. Mon arrivée ne pouvait pas mieux commencer. Je ferme les yeux et m'endors rapidement.
Le soleil traverse le carreau pour venir me réveiller. Bien trop clair pour une journée macabre. Je reste un peu dans mon lit. Imaginant un plan pour ma mission. Alors le soleil commence à être haut. Je me lève. J'enfile mon jean gris et ma chemise salie par la poussière et la paille. Je revête mon manteau de cuir gris et prend mon chapeau à la main. Le bruit de mes bottes résonne dans l'escalier. Alors j'arrive dans la grande salle. L'ange du saloon joue du blues au piano, elle sait donc tout faire. Et puis je remarque mes trois mineurs d'hier. Alors je les rejoins à table. Toujours en train de jouer au poker ils acceptent la présence de mes billets avec joie. Il faut dire que je les ai laissés hier. On joue tranquillement. Ils parlent toujours de leurs problèmes de mineurs. Les faibles trouvailles, le matériel, l'or des fous…Ils ont tous l'air d'avoir des problèmes. Sauf notre cher M.Piolne, qui d'ailleur gagne encore cette manche avec un carré de dames.
Alors le mineur a ma droite élève la voix : "
— Putain ! La mise est encore pour toi ! A ce stade la on se demande si c'est vraiment de la chance !
— C'est vrai ça, tu gagnes beaucoup en ce moment Piolne.
— Vous osez remettre en cause ma fortune ?
— Je ne sais pas ? Tu ne la remettrais pas aussi en cause toi ? Un carré, un brelan et une quinte, ça fait beaucoup non ?
— Qu'est que vous insinuez ? Que moi, frère du shérif, je tricherai ?
— Peut être bien…
— Putain ! La mise est encore pour toi ! A ce stade la on se demande si c'est vraiment de la chance !
— C'est vrai ça, tu gagnes beaucoup en ce moment Piolne.
— Vous osez remettre en cause ma fortune ?
— Je ne sais pas ? Tu ne la remettrais pas aussi en cause toi ? Un carré, un brelan et une quinte, ça fait beaucoup non ?
— Qu'est que vous insinuez ? Que moi, frère du shérif, je tricherai ?
— Peut être bien…
Je sentais que c'était le moment pour moi de saisir ma chance. Qu'il soit frère du shérif ou même shérif je m'en fichais. C' était ma cible.
— Peut être que le frère du shérif pense que la loi n'est pas pour lui…
— Toi l'étranger tu te tais !
— Toi l'étranger tu te tais !
Il avait l'air fou de rage qu'on le remette en question.
— Et pourquoi ? C'est mes pesos aussi que tu prends. J'ai le droit de douter !
— Et douter de quoi ? Vous êtes juste jaloux que les cartes ne vous soient pas favorables.
— Les cartes je ne sais pas, mais toi en cas tu as l'air bien proche des cartes.
— Qu'est que tu insinus !?
— Qu'il pourrait bien y en avoir dans ta manche.
— Quoi !
— Et douter de quoi ? Vous êtes juste jaloux que les cartes ne vous soient pas favorables.
— Les cartes je ne sais pas, mais toi en cas tu as l'air bien proche des cartes.
— Qu'est que tu insinus !?
— Qu'il pourrait bien y en avoir dans ta manche.
— Quoi !
Tellement il enrageait devant ma supposition qu'il s'était levé.
— Et bien quoi ? Ce ne serait pas si étonnant, si ?
Les deux autres mineurs ne disaient plus rien.
— Tu ne sais pas qui je suis, vagabond.
— Allons, je ne te permet pas de m'insulter.
— Ici, je me permet ce que je veux.
— Même de tricher ?
— Tu oses encore me manquer de respect ?
— Quel respect pour un tricheur ?
— S'en est trop !! Sors si tu es un homme !
— Mais avec plaisir."
— Allons, je ne te permet pas de m'insulter.
— Ici, je me permet ce que je veux.
— Même de tricher ?
— Tu oses encore me manquer de respect ?
— Quel respect pour un tricheur ?
— S'en est trop !! Sors si tu es un homme !
— Mais avec plaisir."
Fou de rage, il écarte la foule pour se frayer un passage jusqu'à la sortie de saloon. Jetant un oeil au prêtre présent au comptoir je lui lance :"
— Mon père venez nous assister, il nous faut un témoin, et rien ne vaut la parole d'un homme de Dieu."
Alors on sort tous les trois dans la grande rue principale. Derrière les carreaux du bar, les visages s'agglutinent. On est seuls dans la grande rue. Le vent fait légèrement voler la poussière. Le prêtre nous ordonne de respecter les règles du duel. On colle nos dos l'un contre l'autre. Je sens l'adrénaline monter. Je n'ai pas peur. Je suis excité. Je sens tous mes membres. J'entend la voix du père comme si elle était lointaine. Mes jambes avancent seules. Alors le signal “Tirez”. On se tourne tous les deux. Ses yeux verts plongent dans les miens. Je dégaine. Les manteaux volent sous le vent. L'odeur du métal. Les muscles qui se contractent. Le bang de la poudre. La mort. Rapide. Violente. Je ferme les yeux. Mon cœur bat à toute vitesse. J'ai le souffle court. J'ouvre les yeux. Piolne, gît au sol. Les genoux dans la poussière. La main sur le cœur. Transpercé. Un as de pique glisse de sa manche. Le noir teinté de rouge. La triche ne paye pas.
Et puis soudain un bruit se fait entendre au bout de la rue. Alors je vois débarquer le Shérif. Son visage est grave, fermé. Il sait ce qu'il s'est passé. Mais il tient trop à sa position pour se venger par ma mort. Alors il se place devant moi. Son regard est froid. Il a les mêmes yeux que son frère. La winchester à la main, il regarde le prêtre, il a déjà compris tout ce qu'il s'était passé. Alors il pointe son arme sur moi et dit :"
— Monsieur Alard; je vous arrête pour duel illégal. Merci de me remettre votre arme et de me suivre."
Devant la winchester pointée sur mon estomac, je tends mon M1858 et mes poignets. Il me glisse les menottes devant le regard réprobateur du prêtre. Puis il me tire vers son bureau. A travers les carreaux du saloon je vois une dernière fois le regard de l'ange du saloon.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()