Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le vrai monde - Défi Xstory façon Western ! 🌵 — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le vrai monde - Défi Xstory façon Western ! 🌵
Chapitre 1
À New Eden, ce sont les femmes qui mènent la danse. Elles ont le fric, les postes de direction, la sécurité, et le contrôle absolu sur le réseau. Nous, les hommes, on est là pour faire joli. Si tu veux décrocher un boulot ou juste ne pas te faire éjecter du système, tu as intérêt à être ultra-soigné, à sourire sur commande et à cumuler les bonnes notes sur les applis de notation.
Moi, c'est Léo. Mon spot, c'est le Neon-Saloon. Un bar branché juste à la limite des grands quartiers d'affaires, là où les grosses têtes viennent claquer leurs crédits après le boulot.
Ce soir-là, j'étais derrière mon comptoir, en train de peaufiner mon look. J'ai tapoté l'implant derrière mon oreille pour ajuster mon gilet holographique. Je l'ai passé d'un bleu nuit à un violet ambré, plus chaleureux, histoire de coller à l'ambiance du début de soirée. J'avais aussi activé mes leds sous-cutanées le long de mes pommettes pour qu'elles pulsent au rythme de la musique. En gros, j'affichais la panoplie complète du parfait serveur : disponible, propre sur lui et prêt à plaire.
La salle était déjà blindée. Il y avait des shérifs de la sécurité publique qui buvaient des coups en parlant de leurs dernières arrestations, et des chasseuses de têtes privées qui frimaient en racontant comment elles avaient traqué des pirates informatiques.
La routine, quoi. Jusqu'à ce qu'une cliente s'affale sur le comptoir. Une cadre d'une boîte de tech, déjà bien entamée au whisky de synthèse.
“Eh, le serveur! Change tes yeux. Je les veux vert émeraude. Allez, fais-moi ça et je te claque un cinq étoiles sur ton profil.”
C'était le genre de caprice auquel je devais répondre dix fois par soir. J'ai sorti mon plus beau sourire commercial, celui qui fait croire que tu es ravi d'être là, et j'ai essayé de configurer mes lentilles connectées par la pensée.
Sauf que le réseau du bar ramait complètement. Mon système a planté sec.
Au lieu du vert émeraude, mes pupilles se sont mises à flasher en rose fluo comme un panneau de motel. Mes filtres oculaires ont buggé en affichant des yeux de chat. Pour couronner le tout, mon gilet holographique est parti en vrille, affichant des petits cœurs roses partout.
La cliente a éclaté de rire, et les femmes aux tables d'à côté se sont foutues de moi. J'ai gardé mon sourire figé, la honte de ma vie, en attendant que mon système reboot.
J'étais encore en train de tapoter derrière mon oreille pour couper ces cœurs roses quand les portes battantes du saloon se sont ouvertes à la volée. Oui, de vraies portes en bois qui grincent, un caprice rétro de la patronne.
Sauf que là, personne n'a rigolé. L'ambiance du saloon s'est figée d'un coup. Un silence de plomb.
J'ai levé les yeux. C'était elle. Une traqueuse de l'état sauvage.
Elle était grande, couverte d'une vraie pellicule de sable du désert. Pas de la poussière de serveur informatique, de la vraie terre. Mais le plus marquant, c'était son visage. Pas de lissage, pas de maquillage thermique, et surtout : aucun implant. Peau tannée par le soleil, une cicatrice légère sur la tempe, et des yeux d'un gris d'acier qui fixaient la pièce sans passer par le moindre filtre de réalité augmentée.
Toutes les femmes autour ont sorti leurs écrans holographiques pour faire semblant de bosser, mais elles la mataient toutes en douce, s'attendant à ce qu'elle foute le bordel ou qu'elle attrape un des serveurs par la taille comme une brute, comme le faisaient souvent les hors-la-loi de passage.
Mais elle, elle était différente. Elle est passée devant les shérifs sans un regard et s'est installée au bout du comptoir. Quand ses yeux ont croisé les miens, elle n'a pas eu ce petit sourire en coin méprisant. Elle est restéee distante, d'une politesse froide qui imposait le respect.
Mais elle, elle était différente. Elle est passée devant les shérifs sans un regard et s'est installée au bout du comptoir. Quand ses yeux ont croisé les miens, elle n'a pas eu ce petit sourire en coin méprisant. Elle est restéee distante, d'une politesse froide qui imposait le respect.
Je me suis approché pour la servir, en essayant de garder une posture digne malgré mes leds roses qui commençaient enfin à s'éteindre sur mes joues.
“Qu'est-ce que je vous sers ?”
C'est là que le jeu de regard a commencé. Un vrai regard, lourd, intense, qui m'a traversé de part en part sans un écran au milieu. J'étais fasciné. Cette femme incarnait l'état sauvage dans tout ce qu'il avait de plus pur, sans la brutalité gratuite ou la vulgarité des autres nanas de la ville. C'était de la puissance brute, mais tranquille.
“Un whisky. Un vrai. S'il te plaît.”
Je lui ai versé le verre de contrebande qu'on garde sous le bar. Mais avant même qu'elle ait pu porter le shot à ses lèvres, l'ambiance a basculé.
Les portes battantes se sont fracassées contre le mur. Deux agentes de la sécurité publique, deux shérifs avec l'étoile chromée vissée sur leurs longs manteaux pare-balles, ont déboulé dans le bar, le doigt sur la gâchette de leurs blasters neuronaux.
“Roxane! Fin de cavale! Tes puces de traçage sont mortes, mais ton scan biométrique vient de biper au central. Rends-toi sans faire d'histoires!”
Je me suis figé, la bouteille de whisky suspendue en l'air. Roxane n'a pas cillé. Elle a jeté un coup d'œil rapide aux shérifs, puis un autre vers moi, un sourire au coin de ses lèvres.
“Désolée pour le mobilier, gamin.”
D'un geste d'une rapidité folle, elle a sorti de sa poche un boîtier métallique noir, gros comme un paquet de clopes, avec des fils dénudés et une molette en cuivre. Elle a pressé le bouton central.
Une onde invisible a traversé la pièce. Une impulsion électromagnétique de poche. Et là, ça a été le chaos le plus total.
Le système central du saloon a planté sec. Toutes les lumières se sont éteintes d'un coup, remplacées par les gyrophares de secours, mais le pire, c'est qu'on a tous subi le court-circuit. Les fringues holographiques des autres serveurs se sont volatilisées. En un clin d'œil, mes collègues se sont retrouvés plantés au milieu de la salle en sous-vêtements ringards de l'ancienne époque: des caleçons en coton à motifs et des tricots de peau bien réels, loin du glamour virtuel de d'habitude.
De mon côté, j'ai pris la décharge de plein fouet. Mes implants sous-cutanés ont disjoncté. Une série de micro-décharges électriques m'a parcouru le visage, me déclenchant un tic nerveux: je me suis mis à faire des clins d'œil ultra-rapides de l'œil droit, comme si j'étais un vieux robot détraqué.
Les deux shérifs, quant à elles, hurlaient de rage. Privées de leurs visières connectées et de leurs écrans rétiniens, elles étaient devenues temporairement aveugles, totalement incapables de viser dans la pénombre sans leur assistance IA. Elles tiraient au hasard dans le plafond, arrachant des gerbes d'étincelles.
Les deux shérifs, quant à elles, hurlaient de rage. Privées de leurs visières connectées et de leurs écrans rétiniens, elles étaient devenues temporairement aveugles, totalement incapables de viser dans la pénombre sans leur assistance IA. Elles tiraient au hasard dans le plafond, arrachant des gerbes d'étincelles.
Roxane a éclaté de rire en me voyant cligner des yeux. Profitant du bordel monstre, elle a sauté par-dessus le comptoir, m'a attrapé fermement par la main et m'a tiré vers l'arrière du bar.
“Allez, viens. On bouge!”
Elle m'a entraîné vers l'escalier des chambres de l'étage. Je la suivais à moitié à tâtons, mon œil droit palpitant toujours à cent à l'heure. On est entré dans le couloir jusqu'à la dernière pièce, une suite qui disposait d'une isolation d'urgence avec des plaques de plomb dans les cloisons, le seul endroit du bâtiment étanche aux ondes et aux scans de la ville.
Elle a claqué la lourde porte blindée derrière nous. Le silence est retombé d'un coup. Le réseau n'existait plus ici.
Roxane s'est adossée à la porte, reprenant son souffle. Elle a posé le fameux brouilleur sur la table de chevet, a sorti un flacon de sa poche pour boire un coup d'un trait, et m'a fixé droit dans les yeux, un grand sourire aux lèvres alors que mon implant se calmait enfin.
“Je veux passer un moment avec toi.”
Le silence qui a suivi le clic de la porte blindée était presque douloureux. À New Eden, on n'entend jamais le vrai silence; il y a toujours le sifflement des ventilateurs de serveurs, le bourdonnement des drones ou le grésillement des flux de données dans tes propres oreilles. Là, rien. Le vide absolu.
Mon œil droit a fini par arrêter de trembler. Mes implants étaient complètement morts, froids sous ma peau. Sans mon gilet holographique, je me suis retrouvé en simple t-shirt de coton blanc, un peu lâche, loin du look de gravure de mode que j'affichais deux minutes plus tôt. Je me sentais à poil. Vulnérable. Privé de mes couches de pixels, je n'étais plus le barman idéal du Neon-Saloon. Juste un mec. Juste Léo.
Roxane s'est délestée de ses gants de cuir, les jetant sur une chaise, puis elle a retiré son long cache-poussière. En dessous, elle portait une chemise en toile épaisse et un Holster en cuir patiné. Elle s'est approchée de moi, lentement, sans cette arrogance pressée qu'avaient les femmes de la haute ville quand elles louaient une chambre. Ses bottes ne faisaient aucun bruit sur le vieux tapis.
“Tu as peur ?”
“Mes implants sont coupés. Je ne sais même pas à quoi je ressemble sans les filtres. L'application du bar dit que mon teint est trop pâle à l'état brut.”
Roxane a eu un léger sourire. Elle a levé une main, une main chaude, un peu rugueuse, et l'a posée sur ma joue. Juste pour toucher.
“L'application de ton bar est gérée par des lignes de code écrites par des vieilles filles en mal de contrôle. Moi, je vois un homme. Un vrai. Pas un écran publicitaire.”
Son pouce a glissé sur ma pommette, juste là où mes leds de sous-cutanées étaient éteintes. Ce contact physique direct m'a flanqué un frisson qui n'avait rien d'électronique. C'était une sensation brute, une chaleur qui partait de la peau pour descendre direct dans le ventre.
Elle s'est approchée encore, son odeur me percutant de plein fouet: un mélange de cuir, de sauge sauvage et de cette odeur de pluie rare sur la roche du désert. Rien à voir avec les parfums de synthèse moléculaires que je sentais à longueur de soirée.
“Ici, il n'y a pas de shérif, pas de notation, pas de crédits à gagner. On est juste deux solitudes dans le noir. Laisse-toi aller, Léo. Déconnecte pour de bon.”
Quand ses lèvres ont trouvé les miennes, j'ai compris ce que le mot sauvage voulait dire. Son baiser avait le goût du vent d'ouest et d'une liberté totale, une intensité indomptable. Pour la première fois de ma vie, je n'avais pas besoin de jouer un rôle. Je n'avais qu'à être là, à vibrer au rythme de ses mains qui glissaient sous mon t-shirt, redécouvrant la sensation incroyable de la chair contre la chair, loin, bien loin de la matrice de New Eden.
Elle a reculé d'un pas, juste assez pour arracher sa chemise d'un geste sec. Le clair de lune filtrant par la fenêtre blindée a dessiné des ombres sur ses épaules, révélant des muscles saillants et une autre cicatrice, longue et fine, qui traversait son ventre. C'était un corps qui avait vécu, qui avait enduré, qui portait les stigmates. C'était infiniment plus sexy que n'importe quelle silhouette parfaite sculptée par la chirurgie esthétique.
“Tu regardes.”
J'ai acquiescé, incapable de parler. J'ai déchiré mon propre t-shirt, les boutons volant dans la pénombre. J'étais mince, pas musclé comme elle. Mon corps était celui d'un homme qui sert des verres et qui sourit, pas celui qui se bat pour survivre. Pour la première fois, je me suis senti vulnérable, non pas parce que j'étais nu, mais parce que je n'avais aucun filtre, aucun hologramme pour me cacher. Et pourtant, dans ses yeux gris, je n'ai vu aucun jugement. Juste une faim grandissante.
Elle m'a tiré contre elle, et le contact de nos peaux nues a été comme une décharge, mais cette fois, une décharge pure, biologique. Ses seins pressés contre ma poitrine. J'ai senti son souffle chaud contre mon cou tandis que ses lèvres traçaient une ligne le long de ma mâchoire, mordillant mon lobe. J'ai gémi, un son rauque et étranger qui ne venait pas du barman Léo, mais de l'homme en dessous.
Mes mains sont descendues le long de son dos, suivant la courbe de ses reins jusqu'au cuir de son pantalon. J'ai hésité, une seconde, l'habitude de demander l'autorisation étant ancrée en moi.
“Prends, Léo. C'est à toi.”
Cette simple phrase a fait tomber le dernier mur. J'ai dégrafé son pantalon, le laissant tomber à ses chevilles. Elle ne portait rien dessous. Une autre provocation ? Non, juste de la praticité. Du sauvage. Je l'ai soulevée sans effort, ses jambes se sont enroulées autour de ma taille. Je l'ai portée jusqu'au lit, le vieux cadre de fer grinçant sous notre poids.
“Chut. Ce n'est pas une course aux points. C'est une exploration. Et je vais être ta carte.”
Elle s'est redressée, à califourchon sur mes cuisses. Elle a pris ma main, et l'a posée sur son ventre, juste au-dessus de la cicatrice.
“Respire avec moi.”
Elle a inspiré profondément, et sous ma main, j'ai senti son diaphragme se soulever. J'ai imité son rythme.
“C'est le premier truc. Ne pense pas à ce que tu vas faire. Sens. Sens la vie sous ta paume. Le battement, la chaleur.”
Elle a guidé ma main plus haut, jusqu'au bas de sa poitrine.
“Ici, ce n'est pas juste du muscle et de la graisse. C'est sensible. Chaque femme est différente. Certaines aiment la pression, d'autres la caresse légère. Tu dois apprendre à lire la réaction.”
Elle a pressé ma main contre son sein gauche. La peau était incroyablement douce, mais je sentais la fermeté du muscle en dessous.
“Ne tripote pas comme un ado. Explore. Trace les contours avec tes doigts. Lentement.”
J'ai obéi, mon index suivant la courbe, remontant vers le creux de son aisselle, puis redescendant. Ses yeux étaient mi-clos, mais elle me surveillait. Ses mamelons se sont dressés sous ma paume, deux points durs et chauds qui cherchaient mon contact.
“Tu vois. C'est une réponse directe.”
Elle a pris mon autre main et l'a menée à sa bouche. Elle a léché ma paume, la rendant chaude et humide, avant de la guider vers son sein droit. La différence de sensation était électrique. Le contact humide et chaud sur son téton a provoqué un frisson visible sur tout son corps.
“Le cercle. Pas trop vite au début. Tourne autour, sans toucher le bout. Fais-le monter, fais-le descendre. Joue avec l'attente.”
Mon pouce a commencé à tracer des cercles lents autour de son aréole, tandis que mes doigts massaient doucement la chair de son sein. Je voyais sa gorge se serrer, son souffle se couper. Elle m'apprenait à lire son corps comme on lit une carte au trésor, chaque frisson, chaque soupir étant un indice.
“Maintenant... le bout. Pince-le. Doucement. Roule-le entre ton pouce et ton index.”
J'ai obéi, pinçant légèrement son téton dur. Elle a laissé échapper un gémissement, sa tête se renversant en arrière. C'était une musique plus belle que n'importe quelle playlist du Neon-Saloon. J'ai fait de même avec l'autre, alternant les caresses, les pressions, apprenant le rythme qui la faisait vibrer. Ses hanches ont commencé à se mouvoir imperceptiblement contre moi, un mouvement instinctif de recherche.
Après un long moment, elle m'a doucement repoussé.
“C'est bien. Très bien pour un débutant. Mais il y a un autre endroit. Un endroit que les hommes de ta ville oublient, parce qu'il ne se commande pas sur un écran tactile.”
Elle s'est allongée sur le dos, s'ouvrant à moi. Elle a pris ma tête entre ses mains et m'a guidé vers son ventre.
“Descends. Lentement.”
J'ai baisé la peau de son ventre, suivant le chemin de sa cicatrice avec ma langue. J'ai senti le goût du sel, de la sueur. Ses mains se sont emmêlées dans mes cheveux alors que j'approchais de sa cible.
“Arrête-toi ici. Regarde.”
Je me suis relevé un peu. Dans la pénombre, je voyais le triangle sombre de ses poils, et plus bas, les lèvres de son sexe, déjà légèrement écartées, humides et brillantes. C'était intimidant et excitant.
“Ce n'est pas une machine à orgasmes. C'est un jardin. Et il faut l'arroser avant de cueillir les fleurs.”
Elle a pris ma main et a placé mon index sur son clitoris, bien au-dessus de son entrée.
“Ça, c'est le bouton magique. Mais le taper directement, c'est comme crier dans une bibliothèque. Ça marche, mais c'est maladroit.”
Elle a guidé ma main, me montrant comment faire de larges cercles avec toute la paume autour de son mont de Vénus, englobant tout le sexe dans un mouvement ample et chaud.
“Sens comme tout devient chaud, comment tout gonfle ? C'est ça, préparer le terrain.”
J'ai senti sous ma paume la chaleur intense, les tissus s'épaississant, devenant gorgés de sang. Son souffle est devenu plus rapide.
“Maintenant, avec ton doigt. Là, sur le côté. Pas sur le sommet, c'est trop sensible au début. Des petits cercles. Pressants mais pas durs. Change de rythme. Change de sens.”
Mon index a commencé à travailler, traçant des figures sur le capuchon de son clitoris. Elle gémissait maintenant, ses hanches levant pour rencontrer ma main. C'était incroyable de sentir ce pouvoir, non pas celui de la domination, mais celui de donner du plaisir.
“Maintenant... entre tes lèvres. Fais-le avec ta bouche.”
Je n'ai pas hésité. Je me suis glissé entre ses cuisses. L'odeur était forte, animale. J'ai d'abord imité ma main, ma langue traçant de larges langes sur ses lèvres, les nectars salés et sucrés s'en imprégnant. J'ai senti ses jambes se serrer autour de ma tête, me retenant.
“Le bout... Léo... maintenant…”
J'ai trouvé son clitoris avec le bout de ma langue. J'ai commencé par de petits tapotements rapides, comme elle me l'avait montré. Elle a crié, un son court et coupé. Puis je suis passé aux cercles lents, puis aux huit, puis aux pressions fermes suivies de caresses. Ses mains dans mes cheveux me guidaient, me pressaient, m'encourageaient. J'ai senti son corps se tendre comme un arc, ses jambes trembler.
“N'arrête pas... par pitié... ne t'arrête pas…”
J'ai redoublé d'effort, ma langue travaillant sans relâche, ma main remontant pour pincer l'un de ses tétons, comme elle me l'avait appris. C'est ce qui l'a fait craquer. Un long gémissement s'est échappé de sa gorge, son corps a été secoué par des spasmes puissants, et elle s'est affaissée sur le lit, haletante.
Je suis remonté, allongé à côté d'elle. Elle s'est tournée vers moi, ses yeux brillants de plaisir. Elle a pris ma main, l'a portée à ses lèvres et l'a embrassée, goûtant son propre jus.
“Tu vois, Léo ? C'est pas si compliqué. Il suffit d'écouter. De regarder. De sentir. Tu es un apprenant rapide.”
Elle m'a laissé un instant, me regardant avec un mélange de tendresse et de fierté, comme un artisan qui admire son œuvre. Mon corps était encore vibrant de la découverte, de ce pouvoir nouveau que j'avais appris à manier. Mais la leçon n'était pas terminée.
“À ton tour de recevoir, gamin. Mais pas comme tu imagines. Pas comme les poupées de la ville qui le font par calcul, pour une notation. Tu vas sentir, toi aussi.”
Elle a descendu mon corps avec une lenteur exaspérante, ses lèvres laissant une traînée de feu sur ma poitrine, mon ventre. Elle n'a pas cherché à me mettre à l'aise. Au contraire, elle a savouré mon impatience, ma tension palpable. Quand elle est arrivée à mon sexe, déjà dur, elle ne l'a pas pris dans sa bouche tout de suite. Elle l'a regardé, vraiment regardé, comme un objet de curiosité et de désir. Ses doigts l'ont exploré, le suivant de la base jusqu'au gland, comme si elle en mesurait la longueur, la chaleur, la vie. J'ai tressailli, chaque effleurement étant une torture délicieuse.
“Les femmes de New Eden te sucent pour te faire jouir vite, pour cocher une case. C'est efficace, mais c'est vide. Moi, je vais te lécher pour te faire sentir. Pour que chaque centimètre de toi brûle.”
Et elle a commencé. Pas par une prise franche, mais par une caresse. Le bout de sa langue a tracé une ligne humide et chaude le long de ma verge. Mes hanches se sont levées d'elles-mêmes, cherchant plus, mais elle a reculé, un sourire narquois aux lèvres.
“Non. C'est moi qui décide. Tu reçois. Tu ne prends pas.”
Elle a recommencé, plus lentement cette fois. Sa langue a dansé autour de la couronne de mon gland, explorant chaque pli, chaque relief. Ce n'était pas agressif, c'était méticuleux. Elle apprenait ma géographie, identifiant les endroits qui me faisaient gémir, ceux qui me faisaient sursauter. Elle alternait les langues larges et plates avec les coups de pointe de langue précis et rapides. J'étais un instrument et elle était une virtuose, jouant une mélodie que je ne connaissais pas, une mélodie composée de mes propres gémissements et de la tension qui montait dans mes reins.
Puis, elle m'a pris dans sa bouche. Mais ce n'a pas été une simple fellation. C'était une possession. Sa bouche était chaude, incroyablement humide, et elle a commencé à descendre, lentement, me prenant entièrement jusqu'à ce que ses lèvres touchent ma base. J'ai senti sa gorge se contracter autour de moi, un spasme involontaire qui m'a failli faire perdre le contrôle. Elle est restée ainsi une seconde, me regardant de haut, ses yeux gris plantés dans les miens, m'assurant que j'étais bien à elle.
Elle est remontée avec la même lenteur, avant de redescendre, établissant un rythme hypnotique. Sa main s'est emparée de ma base, le serrant juste assez pour augmenter la pression, tandis que sa bouche passait sur le gland. Son autre main est venue masser mes testicules, les roulant doucement dans sa paume, ajoutant une nouvelle couche de sensation. C'était une symphonie de plaisirs, un assaut coordonné de chaque nerf de mon sexe.
“Regarde-moi, Léo. Ne ferme pas les yeux. Regarde qui te fait ça.”
J'ai obéi. La voir, cette femme sauvage et forte, avec ma bite dans la bouche, son visage empreint de concentration et de désir, c'était l'image la plus érotique que j'aie jamais vue. Ce n'était plus la traqueuse ou l'initiatrice. C'était une femme qui prenait son plaisir à donner le mien.
Le rythme s'est accéléré. Ses coups de tête sont devenus plus profonds, plus insistants. J'ai senti la chaleur monter, la pression devenir insupportable. Mes mains se sont crispées dans les draps, tout mon corps se tendant comme une corde d'arc.
“Roxane... je... je vais…”
Elle n'a pas ralenti. Au contraire, elle a aspiré plus fort, sa langue battant à toute vitesse contre la partie la plus sensible de mon gland. L'explosion a été violente, magnifique. J'ai éjaculé dans sa bouche en longs spasmes, criant son nom, mon esprit complètement vidé par la force de l'orgasme. Elle a tout avalé, sans un frisson, sans une hésitation, sa bouche restant sur moi jusqu'à la dernière secousse, suçant doucement pour en extraire chaque goutte.
Quand elle m'a enfin libéré, j'étais vidé, anéanti, mais incroyablement vivant. Elle est remontée, s'allongeant contre moi, sa tête sur mon épaule. Elle m'a embrassé, et j'ai goûté mon propre sel sur ses lèvres.
“Alors ?” C'est mieux que les cinq étoiles ?”
J'ai ri, une vibration faible dans ma poitrine.
“C'est... c'est tout le contraire. Zéro notation. Juste... moi. Et toi.”
Elle a souri contre ma peau.
“Exactement. Bienvenue dans le vrai monde, Léo.”
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Commentaires ()
La phrase sur le jardinier m'a rappelé un autre défi : cultivons Xstory.
Tu as parfaitement relevé le défi . Bravo!!!!
Ton monde de synthèse est hyper précis, jusqu'au whisky, c'est surprenant et vraiment très drôle ! 😆
Roxane est une réelle beauté, authentique et sans filtre, et Léo est vraiment très touchant, coincé dans sa vulnérable nudité. Quand il ne sait plus QUI il est, qu'il ne se reconnaît plus sous sa forme humaine et qu'il ne reconnaît plus les sensations d'un Homme, c'est presque triste. 🙁
J'ai retrouvé les étendues sauvages dans les odeurs et sur les courbes de Roxane et j'ai adoré !
Et l'amour absolu de cette femme pour l'Humanité qu'elle s'évertue à faire renaître, m'a vraiment touchée !
Bravo, 👏 non seulement j'ai trouvé ton scénario et ta plume très originaux, mais le défi est plus que relevé ! ☺️
Je rejoins le com de Wed plus haut pour le petit clin d’œil à matrix.
Mais ce que j’ai préféré dans ton histoire c’est cette initiation au plaisir, à la découverte du corps de l’autre, avec une sensualité délicieuse, sans fioritures, un dosage parfait.
Merci beaucoup pour ce beau moment de lecture
C'est l'idée que je souhaitais pour cette partie, une redécouverte des sensations ;)
En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce western futuriste (d'ailleurs, l'entrée dans le saloon m'a fait penser à mon quickie 😉).
Et puis, cette scène de sexe d'une sensualité tout à fait jouissive… Tu as très bien géré cette partie-là aussi.
Ah oui, et puis, j'ai beaucoup aimé "c'est comme crier dans une bibliothèque" 😂. C'est vrai, quoi… Quelle idée 😅.
En tout cas, bravo pour ta participation réussie au défi 😌.
Exacte, les Wachoswki se sont inspirés de mon histoire, enfin c'est une rumeur 😂
Effectivement, quelle idée de crier dans une blibliotheque, faut savoir rester silencieux ;)
Bon je rigole, mais lu tout, ça se lit vite, on comprend vite où ça va nous mené, la superficialité face au monde brut et sauvage.
Pas de sur-abondance de sexe, juste la bonne dose. C'est une bonne proposition, ça m'a presque fait à Westworld pour l'ambiance saloon parfois, en inversé et en plus futuriste.
C'est pas de ma faute je ne suis pas très western spaghetti.
je n'ai pas vu Westworld, donc je ne peux te dire...
Oui je ne voulais pas juste du sexe, et finalement j'en suis resté aux préliminaires, un retour aux bases.
Je sors tout juste de ta lecture et je me suis pris une baffe.
Ton trip western-futuriste où tout n'est qu'apparence, ça a un sacré cachet.
En lisant, j'ai tout de suite eu des images de film SF qui me sont venues en tête...
Un vrai parfum de Blade Runner, mais sauce western. L'ambiance visuelle est hyper forte.
Mais là où tu m'as vraiment cueilli, c'est sur la rencontre. Voir cette vraie femme réapprendre à ce mec à lire les sens, à redécouvrir le goût des choses vraies au milieu de ce monde en plastique, c'est d'une poésie totale. Les scènes de fesses sont là, bien dosées, juste ce qu'il faut, sans fioritures.
Bref, voir évoluer ces deux amants « au naturel » dans ton décor, c’était un pur régal. Une vraie belle plume, merci pour le voyage !
Mais oui c'était l'idée, un retour aux sources des sensations.