Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La sœur du patron — Chapitre 4 · Game over
Auteur
La sœur du patron
Chapitre 4 · Game over
Emma se redresse sur son tabouret. Le mouvement est fluide, presque nonchalant, comme si elle prenait simplement congé. Mais ses pieds touchent le sol et elle contourne le comptoir, chaque pas rapprochant son corps du mien. Quelques mètres, rien de plus. Ses yeux ne me quittent pas. Pas un instant. Ce regard vert profond sous la lumière ambrée des spots, ces mèches blondes qui tombent le long de son visage en mèches trop longues, dérangeantes, qui lui balayent la joue — elle ne les repousse pas. Elle avance, et chaque centimètre qui disparaît entre nous me noue un peu plus la gorge.
Je retiens mon souffle. Inconsciemment, complètement. Mes poumons se bloquent comme si l'air se solidifiait dans ma trachée. Elle a décidé. C'est écrit dans la façon dont ses hanches ondulent dans ce jean, dans la certitude tranquille de sa démarche. Je n'ai pas fait le premier pas. Elle le fait. Et je reste planté là, les bras ballants, comme un con, derrière mon propre comptoir, incapable de bouger, incapable de fuir.
Pendant une seconde — une seule — l'image de Claire traverse mon esprit. Son sourire. Le projet d'appartement qu'on a regardé ensemble la semaine dernière sur son canapé, les plans imprimés étalés sur la table basse, sa main sur ma cuisse qui disait tu vois, on pourrait mettre le bureau ici. Mon téléphone éteint dans ma poche, quelque part par terre avec mes affaires. Claire qui m'attend. Claire qui ne sait pas. Claire qui—
Emma pose sa main sur mon épaule.
Le contact est léger. Juste ses doigts, cinq points de chaleur à travers le tissu de mon tee-shirt. Et tout s'efface. Claire, l'appartement, les plans, la promesse. Tout. Il ne reste plus que cette pression sur mon épaule, ce regard qui me tient comme un aimant tient la limaille de fer, et cette bouche légèrement entrouverte qui respire à deux centimètres de mon visage.
Sa main descend. Lente. Elle glisse sur mon bras, suit le contour de mon biceps, puis de mon avant-bras. Ses doigts sont fins, frais contre ma peau. Elle ne presse pas, ne force pas. Elle explore. Comme quelqu'un qui sait exactement où elle va mais qui prend son temps pour y arriver. Cette sensualité — c'est pas celle d'une fille qui essaie de séduire. C'est celle d'une femme qui s'assume complètement, qui sait ce qu'elle veut et comment l'obtenir. Pas de honte, pas d'hésitation. Juste la certitude.
Son magnétisme m'aimante. Je ne bouge toujours pas. Je suis scellé au sol.
Sa main descend encore. Elle passe mon flanc, frôle ma hanche, et ses doigts se posent sur mon aine. Tout doucement. Elle palpe la zone, sent les muscles se contracter sous sa touche. Puis elle descend plus bas et sa paume se plaque contre mon entrejambe, contre le renflement de mon jean.
Je cesse de respirer. Ou du moins, c'est l'impression que j'ai. Mes poumons sont vidés, bloqués, comme si on appuyait sur pause dans ma poitrine. Sa main est là, posée, à peser ce qui grossit sous le tissu.
Je la laisse me caresser. Le denim est épais mais je sens la chaleur de sa paume, la pression de ses doigts qui épousent la forme de ce qui se raidit dessous. Mon sexe prend toute la place dans mon shorty, tendu contre le coton, plaqué contre ma cuisse. Le renflement du jean ne laisse aucune place au doute sur mon état. Et Emma le sait. Elle le sent grandir sous sa main, et ses lèvres s'étirent — pas un sourire, pas tout à fait. Un pli, à la commissure droite. Quelque chose de satisfait.
— T'inquiète, dit-elle de sa voix rauque, ce grain particulier qui gratte chaque syllabe. J'ai vu plus impressionnant.
Un rire sec, presque muet, s'échappe de ma gorge. L'humour, même mauvais, casse la tension juste ce qu'il faut pour que je n'explose pas. Elle le sait. Elle calcule tout.
Mais elle ne me lâche pas du regard. Ses yeux dans les miens, verts profonds sous l'ambre, pendant qu'elle me caresse le sexe à travers le tissu. Et moi, je la regarde. On se fixe. C'est un duel. Un duel où je perds à chaque seconde. Mon sexe grossit encore, je me sens très à l'étroit dans mon shorty, la hampe tordue contre le coton, le gland coincé, la pression insupportable. Mais je n'ose pas bouger. Mes mains restent inertes le long de mon corps. C'est elle qui fait tout.
Sans me quitter des yeux — pas une fois, pas un seul regard baissé — Emma s'agenouille. Le mouvement est fluide, contrôlé. Ses genoux touchent le sol carrelé du bar, et elle se retrouve assise sur ses talons, son visage à hauteur de ma ceinture. Ses mains montent, trouvent ma braguette. Le bruit du zip résonne dans le bar vide, métallique, obscène. Elle déboutonne, tire sur le tissu. Mon jean descend le long de mes cuisses. Elle le pousse aux chevilles sans se presser, et son visage se retrouve devant mon shorty, à quelques centimètres de mon sexe plaqué contre le coton tendu, mouillé par endroits de pré-semence.
Elle me regarde toujours. Puis son regard descend. Lentement. Comme une caresse visuelle qui suit la ligne de mon corps, du visage au torse, du torse au ventre, du ventre à ce point précis où le coton est tendu à craquer, sombre d'humidité. Ses doigts se glissent dans l'élastique du shorty. Elle tire vers le bas.
Mon sexe est libéré. Il jaillit du tissu avec un mouvement brusque, oscillant devant son visage, raide, veines apparentes, le gland luisant. Vingt centimètres, pas énorme, pas massif, mais bien au-dessus de la moyenne — je le sais, Claire me l'a dit, mes ex aussi, et la façon dont les yeux d'Emma s'écarquillent d'un demi-millimètre me le confirme à l'instant.
Elle le contemple. Pas avec une surprise exagérée, non. Avec une attention de connaisseuse. Son regard remonte vers mon visage, redescend vers ma queue, remonte à nouveau. Elle guette mes réactions. Mes tics, mes contractions, la façon dont ma mâchoire se crispe, dont mes doigts se crispent contre mes cuisses.
Sa main se pose. Ses doigts se referment autour de la hampe, doucement, testant la consistance, la fermeté. Sa peau est fraîche contre ma chaleur. Elle fait glisser sa main vers le bas, dégageant le prépuce, exposant le gland entièrement. Puis elle place ses lèvres à quelques centimètres. Son souffle chaud contre le bout. Le contact est imminent, électrique, insoutenable.
Elle pose ses lèvres sur le gland.
Un baiser. Juste un baiser, d'abord. Ses lèvres humides qui se pressent contre le bout de ma queue, comme un sceau. Puis elle entrouvre, et sa langue sort, pointue, rose, et elle lèche le frein — ce petit triangle de peau hyper-sensible — d'un mouvement lent, délibéré, circulaire. Mon bassin bascule en avant de lui-même. Un souffle sort de ma bouche, rauque, incontrôlé.
Elle me fait une fellation très sensuelle. Tout en contrôle, tout en regard. Sa bouche descend le long de la hampe, centimètre par centimètre, sa langue travaillant le dessous, le palais pressant le dessus, ses lèvres formant un anneau humide et chaud qui me serre. Ses yeux restent relevés vers moi, verts, fixés, même quand elle descend jusqu'à la base — et elle descend loin, sa gorge se détend, elle prend tout, le bout de ma queue butant contre le fond de sa bouche. Le son est obscène — un glouglou humide, régulier, le frottement de sa salive contre ma peau, le clap de ses lèvres qui se referment à chaque remontée.
Sa main gauche est posée sur ma cuisse, ses ongles plantés dans la chair à travers le tissu du tee-shirt. Sa main droite enveloppe la base de ma queue, complétant ce que sa bouche n'atteint pas, glissant en synchronisation avec ses lèvres. Elle alterne — longues descentes profondes où sa bouche avale tout, et séries courtes où elle ne travaille que le gland, sa langue tournant autour du bout comme une langue autour d'une sucette, ses lèvres serrées qui sucent.
— Mmh… mh…
Le son vibre contre mon sexe. Je sens les pulsations dans mes hanches, dans mes lombaires, dans mes couilles qui se contractent. J'adore ça. Elle m'excite comme c'est pas possible. Chaque fois qu'elle descend au fond, sa gorge se contracte autour de mon gland et un frisson me traverse de la base du crâne jusqu'au sacrum. Mes mains trouvent enfin le courage de bouger — mes doigts s'enfoncent dans ses cheveux blonds, ces mèches raides et glissantes, et je tiens sa tête sans forcer, sans pousser, juste pour avoir un point d'ancrage.
Les minutes passent. Cinq. Sept. Dix. Le compteur du bar affiche minuit quelque chose mais je ne lis plus les chiffres. Ma respiration est devenue saccadée, mon bassin bouge tout seul, mes hanches poussent en avant au rythme de sa bouche. La pression monte dans mes couilles, cette chaleur familière qui envahit le bas-ventre.
— Emma… je vais pas tarder, je murmure. Ma voix est étranglée, cassée.
Elle ne retire pas sa bouche. Au contraire. Elle me branle plus vite, sa main droite pompant la base de ma queue avec une cadence accélérée tandis que sa bouche reste fixée sur le gland, suçant, lippant, sa langue tournoyant. Le bruit devient obscène, le son humide de sa paume contre ma peau mouillée de salive, synchronisé avec le glouglou de ses lèvres.
— Putain… je… je jouis—
Mon corps se raidit. Ma colonne vertébrale se cambre, mes doigts se crispent dans ses cheveux, mes cuisses se tendent comme du béton. Et je jouis. Longs jets blanchâtres qui giclent hors de sa bouche — elle a déplacé sa tête au dernier moment, dirigé ma queue vers le sol — et la semence éclabousse le carrelage du bar en traits épais, blancs, opalescents sous la lumière ambrée. Un. Deux. Trois. Quatre jets. Chacun accompagné d'une contraction de tout mon bas-ventre, d'un grondement sourd qui sort de ma gorge, d'un spasme qui me plie en deux.
Le silence retombe. Juste notre respiration. La mienne, lourde, sifflante. La sienne, plus contrôlée, mais accélérée quand même.
Emma se relève. Ses genoux quittent le sol, elle se redresse, et ses yeux — toujours verts, toujours fixés — me regardent. Un filet de salive brille au coin de sa lèvre. Elle l'essuie du dos de la main.
— Enlève ça, dit-elle en pointant mes chevilles du menton. Ce ton. Pas un ordre brutal. Un constat. Une instruction qu'elle sait que je suivrai.
Je m'exécute. Mon jean est tombé aux chevilles, mon shorty aussi. Je me penche, me déchausse, retire le tout. Mes pieds nus touchent le carrelage froid. Elle me tend la main. Paume ouverte, doigts écartés. Je prends sa main.
Ses doigts se referment autour des miens — sa main est petite, fine, fraîche — et elle me tire vers la banquette. À l'autre bout du bar, dans le coin, sous les spots qui éclairent le cuir usé. Je la laisse faire. C'est elle qui mène. Et je me laisse faire. Mes pieds nus sur le sol, mon sexe pendant, encore à moitié raide, luisant de salive, battant contre ma cuisse à chaque pas.
Elle s'installe sur la banquette. Le cuir grince sous son poids. Elle se pose, s'appuie contre le dossier, et ses mains vont à sa ceinture. Le jean descend facilement. Elle le pousse le long de ses jambes, le fait passer par ses chevilles, le jette sur le côté. Le tanga noir apparaît — petit, minimal, un triangle de tissu qui ne cache rien, qui souligne plus qu'il ne couvre. La ficelle passe dans le pli de ses hanches, le tissu s'amincit entre ses cuisses.
Elle enlève le tanga. Ses doigts pincent la ficelle, tirent, et le tissu glisse, révélant sa chatte — lisse, imberbe, les lèvres déjà gonflées, humides, luisantes sous la lumière ambrée. Elle écarte les jambes. Pas grand-chose. Juste assez.
— Lèche-moi, Alexandre.
Le son de mon prénom dans sa voix rauque. Ce grain qui gratte le A, qui traîne sur le re. Comme une main qui vous prend par la nuque.
Je m'agenouille. Le carrelage est froid sous mes genoux. Je me positionne entre ses cuisses, mes mains sur l'intérieur de ses genoux, écartant doucement. Sa peau est douce, chaude, fine. Je sens les muscles trembler légèrement sous mes doigts. Je baisse la tête.
L'odeur d'Emma. Musquée, chaude, intime. Je colle mon visage contre son aine, ma joue contre la peau lisse, et je respire. Son parfum remplit mes narines, ma bouche, ma gorge. Ma langue sort. Je pose le plat de ma langue contre le bas de sa chatte, juste au-dessus du périnée, et je lèche vers le haut. Lentement. Une traînée longue, large, qui remonte des lèvres inférieures jusqu'au capuchon du clitoris.
— Hh…
Son souffle s'accélère. Ses hanches basculent en avant, poussant sa chatte contre ma bouche. Ma langue travaille les grandes lèvres, les petites lèvres, dessinant des cercles, des huit, des lignes droites. Je ne sors que ma langue — pas de doigts, pas de mains. Juste la langue. Le bout de ma langue trouve son clitoris, ce petit bourgeon durci qui dépasse de son capuchon, et je le lèche d'un mouvement latéral, gauche-droite, rapide mais léger.
— Ah… ouais…
Sa voix. Ce grain rauque qui se brise sur chaque voyelle. Ses mains trouvent mes cheveux, s'enfoncent dans mes tempes, me maintiennent. Pas pour me guider — pour me tenir. Comme une ancre. Ma langue accélère, tourne autour du clitoris, puis revient le lécher directement, par à-coups, en pointe. Sa chatte est trempée — ma figure est couverte de son jus, ça coule sur mon menton, sur ma mâchoire, la saveur salée et musquée remplit ma bouche.
Ses cuisses se resserrent autour de ma tête. Son ventre se contracte, ses muscles abdominaux se dessinent sous la peau, sa poitrine se soulève par saccades. Elle approche.
— Plus vite… plus fort… là, juste là—
J'accélère. Ma langue bat le clitoris d'un mouvement rapide, régulier, comme un métronome. Ses hanches roulent, son bassin bascule, sa chatte frotte contre ma bouche. Les sons sont obscènes — glouglou, gargouillis — le bruit de ma langue contre sa chair mouillée, le bruit de sa chatte qui se contracte.
— Ah—ah—AAH—
Son corps se cambre. Ses cuisses se crispent autour de ma tête, ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux, son ventre se tend comme une planche. Et elle jouit. Des vagues de contraction traversent son bas-ventre, sa chatte palpite contre ma langue, un flot de cyprine coule sur mon menton. Je maintiens ma langue, plus doucement, lèche les lèvres pendant que les spasmes la traversent, la laisse redescendre lentement.
Son souffle est rauque, saccadé. Ses mains quittent mes cheveux, retombent sur la banquette. Ses cuisses se desserrent. Je me redresse, genoux ancrés dans le carrelage, le visage mouillé, l'odeur d'elle partout — sur ma peau, dans mes narines, dans mes cheveux.
Elle prend quelques secondes. Ses yeux sont fermés, sa poitrine se soulève et s'abaisse. Puis elle rouvre les yeux, me regarde, et change de côté sur la banquette. Elle se retourne, se met à quatre pattes, ses genoux sur le cuir, son torse penché en avant, ses coudes posés sur le dossier. Son dos s'incurve, son fessier se bombe vers moi — petit, ferme, les muscles dessinés — et sa chatte apparaît entre ses cuisses, rosée, gonflée, ouverte.
— Prends-moi, Alexandre.
Deuxième fois. Mon prénom dans sa voix. Ce grain qui me traverse comme un courant électrique.
Je me relève. Mes genoux quittent le carrelage, mon corps se dresse derrière elle. Mon sexe est raide à nouveau — la vue de son dos cambré, de son cul offert, de sa chatte ouverte entre ses cuisses, a suffi. Je me positionne, ma main gauche sur sa hanche, ma main droite qui guide ma queue. Le gland touche ses lèvres. Chaud. Mouillé. La pression de l'entrée contre le bout de ma queue.
Je pousse.
Ma queue s'enfonce en elle. Centimètre par centimètre. Sa chatte se resserre autour de moi, chaude, humide, vivante — un anneau de chair qui palpite et serre. Je glisse jusqu'au fond, jusqu'à ce que mes hanches butent contre son fessier, jusqu'à ce que mes couilles touchent sa chatte. Elle gémit — un son bas, guttural, qui sort de sa gorge.
— Hhnn…
Je reste un instant au fond. Je sens ses parois se contracter autour de ma hampe, l'ajustement, la chaleur qui m'enveloppe. Puis je commence à bouger. Lentement d'abord, des va-et-vient longs, profonds, où je me retire presque entièrement avant de replonger au fond. Le son — clap, clap, clap — ma peau contre la sienne, le frottement de mes couilles contre sa chatte mouillée, le gargouillis de sa chatte qui se resserre et se détend.
— Putain… Emma…
Ma voix est étranglée. Mes mains sont posées sur ses hanches, mes doigts s'enfoncent dans la chair, la marquant. J'accélère. Le rythme s'intensifie, mes coups de reins deviennent plus rapides, plus profonds, plus brutaux. Le bruit du cuir sous ses genoux, le bruit de nos peaux qui se frappent, le bruit de sa respiration qui se brise à chaque poussée.
— Oui… comme ça… plus fort—
Je la prends. Je la baise. Claire n'existe plus. L'appartement n'existe plus. Il n'y a que cette chatte serrée qui avale ma queue, ce dos cambré sous mes mains, ces gémissements rauques qui emplissent le bar vide.
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Imax