Invité malgré moi
Chapitre 1
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✦ tounet777 Invité malgré moi XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Invité malgré moi — Chapitre 1

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Invité malgré moi

Chapitre 1

Je suis là, devant cette putain de porte, le sac sur l'épaule, le cuir de mon blouson qui craque à chaque mouvement. Le soleil descend sur les toits du quartier, tout est trop calme, trop propre, trop mort. Des pelouses rasées au millimètre, des pavillons identiques, pas un bruit. Ça pue la soumission. Moi, j'ai juste envie de sauter sur ma moto-cross et de me barrer au lac avec les potes. Sentir le vent, l'alcool, la liberté. Oublier cette maison de merde.
Ma main touche la poignée.
— Tu ne bouges pas, Enzo.
La voix de mon père claque dans mon dos comme un coup de fouet. Je me fige. Mes muscles se contractent d'un coup, tout mon corps réagit avant même mon cerveau. J'ai dix-neuf ans, bordel. Dix-neuf ans, un mètre quatre-vingt-cinq, des épaules larges, des abdos dessinés à force de me défouler comme un taré en salle ou dans la rue. Ma peau est couverte d'encre : le loup qui hurle sur mon pectoral, les chaînes brisées sur mes avant-bras, l'ange déchu qui me dévore le dos, et tous ces motifs plus sombres, plus personnels, qui descendent sous la ceinture. Je suis un homme. Un putain d'homme. Et lui, il me parle encore comme à un gosse de douze ans.
Je serre les poings si fort que mes phalanges blanchissent. La rage monte d'un coup, brûlante, acide.
— J'ai 19 ans, je suis majeur, je fais ce que je veux ! Je me casse.
Ma voix est rauque, plus basse que je ne voulais. J'essaie de garder mon masque de provocateur, celui qui m'a toujours sorti (et enfoncé) dans les emmerdes. Mais à l'intérieur, ça bouillonne. Parce que je sais déjà ce qu'il va répondre.
— Tu as peut-être 19 ans, mais tu vis sous mon toit. Ce soir, on va chez les nouveaux voisins. Tous les trois. C'est non négociable.
Son ton ne laisse aucune place. Pas de discussion. Juste un ordre. Comme si j'étais encore un môme qui pique des bonbons. Je sens mon sang cogner dans mes tempes. Tous mes échecs me reviennent en pleine gueule : les trois exclusions du lycée pour bagarres et insolence, les jobs perdus en moins de deux semaines parce que je ne supporte pas qu'on me donne des ordres, les vols stupides qui m'ont valu un passage au commissariat, les nuits en garde à vue, les cris de ma mère, les regards déçus. Tout ça pour finir ici, bloqué comme un chien en laisse.
Je ne réponds pas. Si j'ouvre la bouche, je hurle. Alors je fais volte-face, mes boots cognent lourdement sur le parquet, et je monte l'escalier quatre à quatre. Chaque marche fait trembler ma rage. J'entre dans ma chambre et je claque la porte si fort que le cadre vibre comme s'il allait exploser.
Le silence qui suit est pire que tout. La maison est redevenue calme, oppressante. Ce quartier de merde, avec ses habitants qui dorment à 22 heures et tondent leur pelouse le dimanche matin. Moi, je suis une bombe dans une boîte en carton.
La chaise de bureau vole en premier. Elle s'écrase contre le mur avec un craquement sec. Le bois se fend. J'attrape tout ce qui traîne sur l'étagère : livres de cours que je n'ai jamais ouverts, chargeurs, trophées de mes conneries passées, un vieux cendrier plein de mégots. Tout valse. Le fracas est jouissif. Un cadre photo suit : ma famille, il y a trois ans, avant que je devienne « le problème ». Le verre explose sur le sol en milliers d'éclats.
Je suis essoufflé, les veines de mon cou gonflées, mes tatouages tendus sur mes muscles bandés. Mon corps est celui d'un mec qui peut en démonter d'autres, qui attire les regards et les mains. Pourtant mon père me traite comme un gamin immature. Ça me rend malade. Ça me donne envie de tout casser, de tout brûler.
Je me laisse tomber sur le lit. Mon cœur tape comme un marteau. Mes mains tremblent encore. J'attrape mon téléphone, cherche le numéro de Lucas – mon copain, mon ex, mon plan régulier, peu importe le mot. J'ai besoin de reprendre le contrôle. Sur mon corps. Sur mon désir. Sur quelque chose, bordel.
Il décroche à la deuxième sonnerie.
— Putain, je ne peux pas venir. Mon connard de père vient de m'interdire de sortir. Il me traite encore comme une merde, comme si j'étais sa propriété. Ça me rend dingue, Lucas.
Je me lève, je fais les cents pas dans la chambre dévastée. Mes bottes écrasent des éclats de verre. Je continue, plus cru, plus sale, parce que j'ai besoin de ça. Besoin de reprendre possession de ma sexualité que ce vieux con essaie de m'enfermer avec le reste.
— J'ai grave envie de toi, bordel. T'as pas idée dans quel état je suis. Je suis à cran, j'ai la dalle, j'ai la queue qui pulse rien que d'y penser. J'ai besoin que tu me prennes, que tu me démontes contre ce matelas comme tu sais si bien le faire. Fort. Brutal. Que tu m'écrases la tête dans l'oreiller pendant que tu me pilonnes profond, jusqu'à ce que je ne puisse plus réfléchir, jusqu'à ce que je hurle ton nom en oubliant tout ce merdier.
Ma respiration s'accélère. Je sens mon corps réagir, mon sexe qui durcit dans mon jean malgré la rage. Mes tatouages semblent vivre sur ma peau tendue.
— Ce vieux cinglé me retient ici comme un gosse, mais c'est toi que je veux sentir. Je veux que tu m'ouvres, que tu me remplisses, que tu te serves de moi comme d'un trou prêt pour toi. Je suis ouvert, je suis prêt, je veux que tu me retournes, que tu me baises jusqu'à ce que mes jambes tremblent et que je ne puisse plus marcher droit. Viens me chercher ou dis-moi où te rejoindre, putain. J'ai besoin de ta bite, de tes mains sur mes hanches, de tes coups de reins qui me font oublier que je suis coincé dans cette cage.
Les mots sortent sans filtre. C'est sale, c'est libérateur. Pendant quelques minutes, je reprends le pouvoir. Je ne suis plus le fils soumis. Je suis Enzo, le mec tatoué, provocateur, celui qui baise et qui se fait baiser comme il l'a décidé.
Je m'assois lourdement sur le bord du lit. Le silence revient après avoir raccroché. Mon téléphone glisse sur les draps froissés. Lucas ne pourra pas venir ce soir. Je le sais.
La rage redescend un peu, mais laisse place à autre chose. Une frustration plus profonde, plus brûlante. Je suis seul dans cette chambre démolie, entouré de débris. Mon corps est en feu. Mes muscles encore tendus, ma peau couverte de sueur. Je passe une main sous mon tee-shirt, je caresse mes abdos, je suis les contours de mes tatouages du bout des doigts. Le contraste est violent : ce corps puissant, marqué, viril… et cette impuissance imposée par mon père.
Je déboutonne mon jean. Ma queue est dure, lourde, déjà humide au bout. Je la prends en main, serrée, presque brutale. Les souvenirs et les fantasmes m'assaillent. Lucas qui m'attrape par la nuque, qui me plaque contre un mur, qui me baise debout jusqu'à ce que je jouisse sans même me toucher. Les mecs rencontrés en soirée, les plans rapides dans des voitures, les nuits où je me faisais utiliser parce que j'en avais besoin. Parce que ça me faisait sentir vivant.
Je commence à me branler, lentement d'abord, puis plus fort. Ma main monte et descend sur ma verge épaisse. Les images défilent : des corps en sueur, des mains qui agrippent mes hanches tatouées, des bites qui m'ouvrent, des langues qui parcourent mes tatouages. Je grogne, je serre les dents. La colère se mélange au plaisir. Je suis enragé et excité en même temps.
— Putain…
J'accélère. Mon autre main descend, caresse mes couilles, presse un doigt contre mon trou. J'imagine qu'on me prend, qu'on me remplisse, qu'on me défonce pendant que mon père croit encore me contrôler. L'humiliation se transforme en carburant. Je me doigte plus fort, je me branle comme un animal. Mes muscles se contractent, mes tatouages ondulent sous l'effort.
L'orgasme monte brutalement. Je jouis avec un râle étouffé, ma semence chaude qui gicle sur mon ventre, sur mes abdos tatoués. Des jets longs, puissants, presque douloureux. Je continue à me caresser pendant que ça redescend, tremblant, essoufflé.
Mais le plaisir ne dure pas. À peine quelques secondes de vide béni, et la réalité revient. La chambre en bordel. Le silence oppressant de la maison. Mon père en bas qui doit se dire qu'il a encore gagné.
Je reste allongé là, le jean ouvert, le ventre maculé, les yeux fixés au plafond. Ma rage n'est pas partie. Elle est juste devenue plus sombre, plus profonde. Demain, je trouverai un moyen de sortir. De baiser. De voler. De tout casser à nouveau.
Le silence dans ma chambre est encore lourd des débris que j'ai balancés partout tout à l'heure. Mon ventre est encore un peu collant de ce que j'ai fait tout seul comme un con. Je reste allongé une seconde de plus, à fixer le plafond, quand les coups secs de mon père contre la porte me font sursauter.
— Dix minutes, Enzo. Et j'espère que tu seras habillé correctement. Pas de tes fringues de voyou. Sois présentable.
— Ouais, c'est ça, cause toujours.
Je grommelle ça entre mes dents, en me levant avec une lenteur exagérée, juste pour le faire chier même s'il ne me voit pas. La chaleur de l'été colle déjà à ma peau. L'air est épais, lourd, comme si la maison elle-même voulait m'étouffer. Je me déshabille vite, nerveux, saccadé. Mon jean et mon t-shirt froissé volent au milieu du bordel par terre.
Je prends la chemisette en lin bleu ciel que ma mère a dû repasser. Je l'enfile, je laisse les deux premiers boutons ouverts. Le tissu est doux, presque trop propre, trop léger sur mes épaules. Ensuite le short en lin blanc immaculé. Ça me donne l'air du fils de famille parfait qu'ils rêvent que je sois. Un vrai déguisement. Mais en dessous, par pure provocation, parce que j'ai besoin de garder un peu de contrôle, je glisse mon jockstrap noir. Le tissu élastique serre mes couilles et laisse mon cul bien exposé. C'est mon armure secrète. Ma petite rébellion invisible. Personne ne le saura, mais moi je le sens à chaque pas. Ça me rappelle qui je suis vraiment sous ce costume ridicule.
Je me plante devant le miroir. Mes yeux vert clair brillent d'une colère contenue. Mes cheveux bruns en bataille contrastent avec le lin impeccable. J'ai l'air d'un voyou qu'on a forcé à s'habiller pour un dîner de cons. Exactement ce que je suis.
Je descends l'escalier en traînant les pieds. Chaque marche résonne comme une protestation. Le bois craque sous mes baskets blanches. La chaleur de la soirée d'été rend l'air encore plus étouffant.
— Franchement, c'est ridicule, on dirait un dîner de cons.
Mon père ne répond pas. Il me lance juste un regard glacial qui veut dire « ne commence pas ». Ma mère fait semblant de ne rien entendre, comme d'habitude. On sort dans la rue. Le quartier est toujours aussi mort : pelouses parfaites, lumières douces aux fenêtres, pas un bruit sauf nos pas sur le trottoir. La maison des voisins est juste à côté, mais le trajet me paraît interminable. Le lin colle légèrement à ma peau à cause de la sueur. Mon jockstrap frotte à chaque mouvement. Je me sens à la fois piégé et étrangement armé.
Mon père frappe à la porte. J'enfonce mes mains dans les poches de mon short blanc, je regarde ailleurs, vers la rue, l'air absent. La porte s'ouvre.
Un homme d'une quarantaine d'années apparaît. Olivier. Carrure athlétique, polo parfaitement coupé qui moule ses épaules, sourire charmeur. Il a une voix chaude, assurée.
— Ah, enfin. Vous êtes les derniers entrés. Ghislain est au jardin, il sert l'apéro.
Ses yeux se posent sur moi. Ils s'attardent une seconde de trop sur le bleu de ma chemisette ouverte. Une décharge étrange me traverse la nuque, comme une reconnaissance floue. Où est-ce que j'ai déjà vu ce type ? Ce regard, cette façon de sourire… Ça me dit quelque chose, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus tout de suite.
— Enzo.
Je réponds sèchement, en soutenant son regard. Pas plus. Je ne vais pas lui faire la conversation.
On traverse le salon. Tout est trop propre, trop bien décoré. Odeur de barbecue et d'herbe coupée qui rentre par les baies vitrées ouvertes. Les présentations avec les autres voisins sont rapides, mécaniques. Je hoche la tête, je serre quelques mains sans vraiment les voir. Mon corps est tendu. La chaleur de l'été, le silence forcé de cette soirée, tout m'énerve. Mais il y a aussi autre chose. Une tension sous la surface.
On arrive enfin dans le jardin. Ghislain s'affaire près du barbecue et des verres. Dès que je m'approche, tout bascule.
Nos regards se croisent. Et là, ça me frappe comme un coup de poing dans le ventre. Les photos. Les profils Grindr que j'ai scrollés pendant des heures dans ma chambre, la bite à la main, frustré et enragé. Ce visage. Ce corps. Ces regards directs, ces messages suggestifs que j'ai lus et relus. Olivier et Ghislain. Les deux. Ce ne sont pas juste des voisins. Ce sont les mecs que je matais il y a encore quelques jours.
Tout s'emboîte d'un coup dans ma tête. L'air de déjà-vu devient une évidence brutale, électrique. Ma frustration de tout à l'heure – la rage contre mon père, l'humiliation d'être traîné ici comme un immature – se transforme instantanément en quelque chose de beaucoup plus puissant. Un sentiment de contrôle. De supériorité. De prédation.
Un sourire carnassier étire lentement mes lèvres. Pas un grand sourire poli. Non. Un sourire discret, presque invisible pour les autres, mais chargé de tout ce que je retiens. Un sourire de loup qui vient de repérer sa proie dans la bergerie. Mes yeux verts brillent. Je sens le jockstrap serrer contre ma peau, mon sexe qui réagit légèrement sous le lin blanc. Ça me rappelle qui je suis vraiment : pas le fils modèle, mais le mec dangereux, le provocateur qui a déjà tout vu, tout fait.
Ghislain me tend un verre. Nos doigts se frôlent. Je le regarde droit dans les yeux, ce sourire carnassier toujours au coin des lèvres.
— Merci.
Je prends le verre, je bois une gorgée sans le lâcher du regard. La chaleur de l'été, le bruit lointain des conversations, tout devient secondaire. Je ne suis plus le mec puni qu'on force à être là. Je suis Enzo. Le mec au jockstrap provocant, celui qui sait exactement qui ils sont.
Olivier nous rejoint. Les deux hommes échangent un regard rapide avec moi. Je le sens. Cette tension. Ces non-dits. Ils ne savent pas encore que je les ai reconnus, mais moi je sais. Et ça change tout.
Je reste là, au milieu du jardin, dans mon déguisement de lin bleu ciel et blanc. La soirée qui me semblait une prison il y a encore une heure devient soudain beaucoup plus intéressante. Dangereuse. Prometteuse.
— Finalement, cette soirée pourrait être bien plus intéressante que prévu.
Je pense ça en acceptant un autre verre, mon sourire carnassier toujours présent, discret mais affamé. Le prédateur est dans la tanière. Et cette fois, c'est moi qui ai l'avantage.
L'apéro bat son plein dans le jardin, baigné par cette lumière dorée de fin de journée qui rend tout un peu trop beau, un peu trop faux. Moi, je ne reste pas en place. Je tourne autour du barbecue comme si j'étais chez moi, un sourire en coin vissé aux lèvres. Le short en lin blanc est parfait pour ce que j'ai en tête : léger, presque transparent quand je bouge bien. Je sens le regard des gens, mais surtout celui de Ghislain et Olivier.
Je m'approche du seau à glaçons près de Ghislain. Je me penche exagérément, le dos cambré, les fesses bien tendues. Le tissu fin se plaque contre ma peau et laisse deviner l'élastique sombre de mon jockstrap qui marque ma taille. Ghislain s'arrête net au milieu d'une phrase. Ses yeux descendent, s'accrochent. Il se mord la lèvre inférieure, juste une seconde.
Je me redresse lentement, frôlant volontairement son bras avec mon épaule.
— Il fait une chaleur insupportable ici, pas vrai ? J'ai besoin de quelque chose de beaucoup plus frais… ou de beaucoup plus chaud.
•
Je dis ça assez fort pour qu'il entende, mais assez bas pour que ça reste entre nous. Mon regard glisse ensuite vers Olivier. Je contourne le groupe avec une décontraction insolente et je m'interpose entre lui et la table où il pose son verre. Ma main traîne sur le rebord, mes doigts effleurent les siens.
— Tu ne bois rien, Olivier ? Tu as l'air aussi tendu que si tu attendais quelque chose de spécial.
Mon père, depuis l'autre côté de la terrasse, me lance un regard noir. Il fronce les sourcils, mâchoire serrée. Je fais comme si je ne voyais rien.
— Enzo ! Comporte-toi convenablement.
— Relax, papa. Je suis juste en train d'apprendre à connaître nos hôtes. Ils ont l'air très ouverts, non ?
Ghislain intervient aussitôt, un sourire carnassier aux lèvres. Il pose une main apaisante sur l'épaule de mon père.
— Laissez-le donc, ça ne me dérange absolument pas. Au contraire, il apporte une énergie… rafraîchissante. Tout va très bien.
Encouragé, je passe à la vitesse supérieure. Je m'approche d'Olivier jusqu'à envahir son espace. L'odeur de son parfum m'arrive en pleine face. Je pose une main ferme sur sa poitrine, juste assez longtemps pour qu'il sente la pression.
— Ghislain est sympa, mais toi, Olivier… tu as l'air du genre à avoir des règles strictes qu'il n'attend qu'une chose : voir quelqu'un enfreindre.
Olivier se raidit, mais il ne recule pas. Son regard cherche celui de Ghislain. Je continue, la voix plus rauque, plus basse.
— J'ai vu vos photos, vous savez. Je sais exactement ce que vous aimez. Et ici, loin des regards indiscrets, je suis prêt à tout pour que vous soyez satisfaits. Je ne demande qu'à être utilisé. Vous pouvez me prendre comme vous voulez, me remplir, me vider, me passer entre vous. J'aime ça. J'aime me faire démonter, me faire utiliser jusqu'à ce que je ne tienne plus debout. Vous ne serez pas déçus, je vous le garantis.
Je me baisse lentement pour ramasser une serviette tombée par terre, prenant tout mon temps. Mon short blanc remonte, offrant une vue imprenable sur mon cul bien présenté par le jockstrap. Je sens leurs regards brûlants peser sur moi. Ghislain ne me lâche pas des yeux, il se mord la lèvre plus fort.
Mon père me fusille du regard une nouvelle fois, visiblement mal à l'aise.
Je me relève et je fais un pas vers Ghislain. Je laisse ma main glisser le long de son bras.
— Ce barbecue est sympa, mais j'ai envie de viande plus… saignante. Vous avez quelque chose à me proposer qui puisse vraiment me remplir ?
Ghislain sourit largement, ses yeux descendent ouvertement sur mon short. À ce moment précis, alors que je suis particulièrement provocant, il me regarde droit dans les yeux et lance, assez fort pour qu'Olivier entende clairement :
— T'as peur de rien toi ?
Je lui réponds sans hésiter, un sourire carnassier aux lèvres, en le regardant bien en face.
— Peur ? Absolument pas. Au contraire, j'adore ça. Vous pouvez me baiser tous les deux, me remplir la bouche et le cul, me vider dedans jusqu'à la dernière goutte. Je suis prêt à tout prendre, à me faire démonter comme vous voulez, à servir de trou bien ouvert pour vous deux. Utilisez-moi, passez-moi entre vous, défoncez-moi jusqu'à ce que je ne puisse plus marcher. Je suis prêt et j'en ai envie.
Ghislain semble ravi par ma réponse directe. Ses yeux brillent d'excitation. Olivier déglutit, rouge, essayant de garder une façade respectable pendant que sa main tremble légèrement sur son verre.
Je continue à occuper l'espace, je me déplace entre eux deux, je frôle leurs corps dès que je peux. Chaque mouvement fait remonter mon short et révèle un peu plus l'élastique du jockstrap. La chaleur de l'été rend tout plus intense : la sueur qui perle sur ma peau, l'air lourd, les regards qui s'attardent.
— J'adore quand c'est chaud et humide comme ça. Ça me donne envie de me mettre à genoux pour aider à soulager la tension. Vous savez, pour que tout le monde passe une bonne soirée.
Mon père me regarde encore une fois avec des yeux noirs, prêt à intervenir. Mais Ghislain le devance, toujours poli en surface.
— Votre fils est très sociable. Vraiment charmant.
Je souris, carnassier. Je m'approche à nouveau d'Olivier, si près que nos torses se touchent presque, tout en gardant un œil sur Ghislain qui savoure clairement la scène.
— Toi, Olivier, je sais que tu fais semblant d'être le sage des deux. Mais je parie que tu bandes déjà en imaginant me plier en deux quelque part dans cette maison. Ghislain ne cache pas qu'il veut me démonter. Et moi… je suis prêt. Je veux que vous me preniez tous les deux, que vous me remplissiez, que vous vous serviez de moi jusqu'au bout.
La tension est palpable. L'air semble électrique. Je recule d'un pas, je prends un autre verre, je les regarde tous les deux avec assurance. Mon père m'observe toujours avec méfiance depuis le fond de la terrasse, mais je m'en fous. Le jeu est lancé. J'ai pris le contrôle.
La soirée ne fait que commencer, et je compte bien leur montrer à quel point je peux être utile… et à quel point j'aime ça.
Le repas debout s'éternise dans le jardin. Les gens discutent, rient, se servent des brochettes et des salades disposées sur les tables hautes. Moi, je deviens une ombre qui circule entre eux. Je ne parle pas tout le temps. Je laisse mes gestes faire le travail.
Je me glisse entre Olivier et Ghislain, feignant de chercher une serviette sur la table basse. En me penchant, ma main glisse lentement le long de la cuisse d'Olivier, une pression ferme, prolongée à travers le tissu de son pantalon. Je sens sa jambe se contracter immédiatement. Puis je fais la même chose avec Ghislain, mes doigts remontant un peu plus haut, frôlant presque son entrejambe. Les deux hommes se raidissent, leur souffle se coupe. Olivier jette un regard nerveux vers mes parents, peur qu'on remarque quelque chose. Ghislain, lui, a plus de mal à cacher son excitation. Il serre les dents.
Je me redresse avec un sourire innocent et j'attrape une brochette comme si de rien n'était.
Je continue mon manège. Chaque fois que je passe près d'eux, un effleurement au bassin, une épaule qui frôle la leur, un regard direct et chargé. La tension monte. Olivier transpire, il essaie de maintenir la conversation avec d'autres invités tout en surveillant où je suis. Ghislain, plus audacieux, laisse parfois sa main frôler mes fesses quand personne ne regarde. Mon jockstrap frotte sous le short en lin, me rappelant à chaque pas ce que je veux vraiment.
Mon père me surveille de loin. Il fronce les sourcils à plusieurs reprises, sentant que quelque chose cloche sans pouvoir mettre le doigt dessus.
À un moment, Ghislain me glisse discrètement :
— Suis-moi à l'intérieur dans deux minutes. Chambre du fond, à l'étage.
Je hoche à peine la tête. Mon cœur tape fort. L'attente commence.
Quelques minutes plus tard, je prétexte un coup de chaud et je rentre dans la maison. Le bruit des convives devient étouffé dès que je monte l'escalier. Le silence des pièces vides contraste avec le bordel dans ma tête. J'entre dans la chambre du fond, je ferme la porte derrière moi sans la verrouiller. Le cœur battant dans mes oreilles, je me déshabille rapidement. Chemisette et short en lin tombent par terre. Je garde uniquement mon jockstrap noir et mes baskets blanches. L'image est provocante : presque nu, prêt, offert. Je me mets à quatre pattes sur le lit, le dos bien cambré, le cul offert vers la porte. Chaque seconde qui passe augmente mon excitation. J'ai besoin qu'on me prenne. Fort.
La poignée tourne. Ghislain entre et referme derrière lui. Son regard devient noir, animal. Il ne perd pas de temps. Il s'approche, déboutonne son pantalon et sort une grosse queue déjà dure, épaisse, veinée. Il attrape mes hanches sans douceur.
— Putain, t'es vraiment une petite salope en chaleur.
Il crache dans sa main, frotte rapidement son gland contre mon trou, puis il pousse d'un coup sec. Sa grosse queue m'ouvre brutalement. Je lâche un cri rauque qu'il étouffe aussitôt en plaquant sa grande main sur ma bouche. Il s'enfonce jusqu'au fond, d'un seul mouvement puissant. La sensation est intense, brûlante. Il commence à me pilonner sans ménagement, des coups de reins sauvages, profonds. Chaque va-et-vient fait claquer ses hanches contre mes fesses. Sa grosse queue me remplit complètement, frotte contre mes parois, me démonte sans pitié.
— Tais-toi et prends-la, grogne-t-il contre mon oreille tout en gardant sa main fermée sur ma bouche.
Je gémis contre sa paume, les yeux révulsés de plaisir. Il me baise comme un animal, de plus en plus fort, de plus en plus vite. Le lit grince sous nos mouvements. Sa grosse queue entre et sort, luisante, dilatant mon trou bien ouvert. Il change d'angle, trouve le point qui me fait trembler, et il s'acharne dessus. Ma salive coule entre ses doigts tandis que j'étouffe mes cris.
Il me prend sans relâche, une main sur ma hanche pour me maintenir en place, l'autre toujours plaquée sur ma bouche. Ses grognements rauques remplissent la chambre. Il accélère encore, ses couilles claquent contre moi. Puis il donne un dernier coup de reins violent et se vide au fond de mon cul. Des jets chauds, abondants, qui m'inondent. Il reste enfoncé jusqu'au bout pendant qu'il jouit, grognant de satisfaction.
Il retire lentement sa grosse queue, encore à moitié dure. Un filet de son jus commence déjà à couler de mon trou dilaté. Il me donne une claque sur la fesse.
— Reste comme ça deux minutes. J'aime l'idée que tu redescendes avec mon sperme qui coule.
Je reste à quatre pattes, essoufflé, le cul palpitant. Ghislain se rhabille rapidement et sort le premier. Je me relève quelques instants plus tard, je remets mon short en lin sans essuyer quoi que ce soit. En descendant l'escalier, je sens le sperme chaud qui commence à couler le long de ma cuisse, discret mais bien présent sous le tissu blanc.
Je retourne dans le jardin avec les joues rosies et le visage encore chaud. L'excitation et l'effort m'ont donné une mine éclatante, presque fiévreuse. Dès que j'apparais, Ghislain est en train de parler à Olivier. Il tourne la tête vers moi et lui adresse un large sourire complice. Olivier, lui, me fixe avec un regard encore plus sauvage, presque animal, comme s'il devinait exactement ce qui vient de se passer et que ça le rendait fou de désir.
Mon père s'approche de moi presque aussitôt.
— Où étais-tu ?
— J'avais juste besoin d'aller aux toilettes, papa. Tout va bien.
Je réponds avec un sourire tranquille, même si je sens encore le sperme de Ghislain couler lentement de mon cul. La sensation est perverse, excitante. Olivier me dévore des yeux depuis l'autre bout de la terrasse, son regard brûlant de jalousie et d'envie. Ghislain continue à sourire dans ma direction. Le jeu n'est pas fini. Il ne fait que commencer.
Le dessert est servi dans le jardin, sur la terrasse. L'ambiance devient plus lourde, plus moite. Les parents discutent tranquillement avec d'autres voisins autour des tartes et des fruits frais, comme si tout était parfaitement normal. Moi, je reviens de ma première session avec une assurance glaciale, les joues encore légèrement rosies et le corps marqué par ce qui vient de se passer. Je m'appuie contre une table haute, le regard brillant d'une satisfaction secrète.
Ghislain passe derrière moi pendant que mes parents tournent la tête vers Olivier. Sa main glisse comme une ombre sous mon short, ses doigts s'enfonçant directement dans mon intimité encore humide et ouverte. Le contact est brutal, intime, possessif. Je me fige, les dents serrées pour ne pas lâcher un gémissement. Ses doigts remuent un instant, étalant le sperme qui reste en moi.
— C'est bien, t'as encore tout mon jus, murmure-t-il contre mon oreille avant de retirer ses doigts et d'en approcher un, souillé, de ma bouche. Je le lèche lentement, les yeux fixés sur Olivier qui observe la scène de loin.
L'impatience me dévore. Je veux Olivier maintenant. Je me glisse derrière un mange-debout où il s'est isolé un instant. Je me colle contre lui, ma main s'emparant fermement de la bosse déjà dure sous son pantalon. Je la caresse avec une dextérité provocatrice, pressant, massant à travers le tissu.
— Toi aussi, tu as besoin de te vider, hein ? soufflé-je, ma voix vibrant contre sa peau. Je suis encore tout ouvert pour toi. Si tu veux, je t'attends dans votre chambre.
•
Sans attendre de réponse, je m'éclipse dans la pénombre de la maison, le cœur battant à tout rompre. Dans la chambre, je reprends ma position : à quatre pattes sur le lit, en jockstrap et baskets, le cul bien cambré et offert.
La porte s'ouvre violemment. Olivier entre comme une tornade. Toute sa retenue de la soirée a disparu. Il ferme la porte derrière lui et se jette sur moi avec une urgence animale. Il m'attrape par les cheveux, tirant ma tête en arrière, et force sa grosse queue déjà dure et gonflée contre mes lèvres.
— Ouvre grand.
Je n'ai pas le temps de répondre. Il enfonce sa bite épaisse dans ma bouche d'un coup de reins. Je l'avale profondément, la gorge serrée autour de lui. Il commence à me baiser la bouche sans pitié, des va-et-vient longs et puissants qui me font saliver abondamment. Sa grosse queue heurte le fond de ma gorge à chaque poussée. Mes yeux larmoyants, mais je garde la bouche grande ouverte, la langue sortie, essayant de tout prendre.
— C'est ça… avale-la, salope.
Il grogne en continu, ses mains enserrant ma tête pendant qu'il me pilonne la gorge. La salive coule sur mon menton, sur le lit. Il reste un long moment comme ça, profitant de ma bouche comme d'un trou bien chaud et humide, avant de se retirer brutalement. Il me gifle le visage avec sa grosse queue lourde, plusieurs claques humides et sonores sur mes joues, laissant des traces de salive et de pré-sperme.
Il me retourne ensuite comme une poupée. Il crache sur mon trou déjà dilaté par Ghislain et enfonce sa grosse bite d'un seul coup brutal jusqu'aux couilles. Je lâche un cri étouffé. Il est plus violent que Ghislain, chaque coup de reins est une libération de toute la frustration accumulée. Il me pilonne sauvagement, les hanches claquant contre mes fesses avec force. Sa grosse queue entre et sort complètement, me dilatant à chaque passage, frottant tous mes points sensibles.
— Prends tout, putain… t'es encore plus serré que je pensais.
Il accélère le rythme, me baisant comme un animal en rut. Une main sur ma nuque pour me maintenir plaqué contre le matelas, l'autre sur ma hanche pour mieux me tirer sur sa bite. Chaque poussée est profonde, puissante, presque punitive. Le lit cogne contre le mur. Je gémis sans retenue, le visage enfoui dans les draps, le cul offert et trempé.
Il change de position, me met sur le dos, les jambes relevées sur ses épaules. Dans cet angle, sa grosse queue me pénètre encore plus profondément. Il me regarde droit dans les yeux pendant qu'il me défonce, son visage déformé par le plaisir. La sueur coule sur son torse. Il me martèle sans s'arrêter, sa bite gonflée frottant ma prostate à chaque passage. Le plaisir est si intense que j'ai du mal à respirer.
Après de longues minutes de ce rythme bestial, il accélère encore, ses coups devenant erratiques. Il se retire soudain, se place au-dessus de mon visage et me gifle plusieurs fois avec sa grosse queue avant d'exploser. Des jets épais et chauds jaillissent sur mon visage, dans ma bouche ouverte, sur ma langue. Il grogne longuement en se vidant complètement.
Il reste un moment essoufflé au-dessus de moi, puis se relève.
— Ghislain n'avait pas menti… t'es vraiment une bonne petite pute.
Je me traîne hors du lit, les jambes tremblantes. Mon cul est douloureux, chaque pas un rappel brûlant de ce que je viens d'encaisser. Je remets mon short en lin sur mes chairs endolories et je redescends.
Dans le jardin, je marche avec une lenteur particulière, les jambes légèrement écartées. Mon père me fixe immédiatement, les sourcils froncés.
— Enzo, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu marches bizarrement.
Je soutiens son regard, un sourire presque imperceptible aux lèvres, mes yeux croisant ceux d'Olivier et Ghislain qui me fixent.
— Rien, papa. Juste une petite envie qui a été… largement satisfaite.
La soirée touche à sa fin dans la fraîcheur nocturne du jardin. Je m'isole un instant dans un coin, le corps encore vibrant, savourant la douleur sourde dans mon bassin comme un trophée secret. Mon téléphone vibre dans ma poche : des messages et des photos de mon copain qui essaie de m'allumer. Je les regarde à peine. Elles me paraissent fades, lointaines. Mon esprit reste bloqué derrière la porte de cette chambre, sur les sensations de leurs grosses queues qui m'ont défoncé sans pitié.
Mes parents annoncent le départ. Nous sommes venus à pied, et le chemin du retour s'annonce long dans le calme de la nuit. Alors que nous franchissons le seuil de la terrasse, Ghislain me retient par le bras. Mon père se retourne immédiatement, suspicieux.
— Il y a un problème ?
Ghislain esquisse un sourire carnassier.
— Oui, je crois que votre fils a oublié son téléphone sur la table de la terrasse.
Mon père, peu méfiant, hoche la tête.
— File le chercher, on t'attend sur le trottoir, Enzo. Dépêche-toi, la nuit est fraîche.
Je retourne à l'intérieur. Dès que mes parents sont hors de vue, Ghislain verrouille la porte derrière moi. En une seconde, il me plaque contre le mur du salon. Olivier surgit de l'ombre et se poste juste devant moi. Ils m'encadrent, imposants, le regard brillant.
Ghislain me fixe droit dans les yeux, un sourire victorieux aux lèvres.
— Tu croyais vraiment qu'on ne t'avait pas reconnu ? D'après toi, pourquoi on a organisé cette soirée et invité tes parents, petite salope ? On savait exactement qui tu étais depuis le début. Tes profils sur Grindr, tes envies… On t'a piégé. Et tu es tombé dedans comme un bon petit trou consentant.
La révélation me frappe comme une décharge électrique. Le chasseur est devenu la proie. Ce n'était pas une rencontre fortuite, mais une traque méthodique. Ils m'ont attiré ici, ils ont utilisé mes parents comme couverture, ils ont tout calculé. Au lieu de m'énerver, cette idée décuple mon excitation. Je suis leur jouet. Et j'adore ça.
Ghislain m'embrasse avec une possessivité brutale, sa langue forçant ma bouche. Olivier prend le relais, scellant mes lèvres avec la même férocité, ses mains descendant sur mes fesses encore douloureuses. Ils me pelotent un instant, me rappelant à qui j'appartiens maintenant.
Ghislain ouvre enfin la porte.
— On se revoit très, très vite.
Je rejoins mes parents sur le trottoir, le cœur battant, les joues brûlantes. Le trajet du retour à pied est interminable. Le quartier est silencieux, seulement troublé par le bruit de nos pas sur le bitume. Mes parents marchent devant, parlant à voix basse de la soirée. Moi, je traîne un peu derrière, les jambes légèrement écartées. Chaque pas réveille la douleur dans mon bassin et mon cul encore rempli et sensible. Le sperme des deux hommes continue à couler lentement, collant à l'intérieur de mon short. Cette souffrance physique n'est pas une gêne : c'est un rappel constant, délicieux, de ce qu'ils m'ont fait.
Le silence de la marche renforce tout. À l'intérieur, mon esprit bouillonne. Je revois leurs grosses queues me pilonner, leurs mains sur moi, leurs grognements. Je suis accro. Déjà.
Arrivé à la maison, je monte directement dans ma chambre sans un mot. Je m'allonge sur le lit, le corps endolori, et je repense à la révélation. Ils m'ont piégé. Et je veux qu'ils recommencent.
Le lendemain matin, à peine le soleil levé, je suis déjà debout. La douleur dans mon bassin est toujours là, sourde, lancinante. Elle me tire hors du lit comme un aimant. Je ne prends même pas le temps de réfléchir. Je m'habille rapidement et je sors de la maison sans bruit. Mes pas me portent directement chez eux. Je m'arrête devant leur porte, le cœur tambourinant.
Je sonne.
La porte s'ouvre presque immédiatement. Ghislain et Olivier sont là, souriants, comme s'ils m'attendaient. Leur regard est celui de prédateurs qui savent qu'ils ont gagné.
Je reste sur le seuil, un sourire aux lèvres, prêt à replonger.
Le jeu ne fait que commencer.
Fin.
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