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✦ tounet777 Le prix de la victoire XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Le prix de la victoire — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Le prix de la victoire

Chapitre 3

Chapitre 3
Les semaines suivantes se fondent en un brouillard délibéré, un voile que j'ai tissé autour de nous deux pour amplifier chaque silence, chaque absence, chaque effleurement volé. Trois semaines depuis que je l'ai laissé dans ce couloir, le corps tremblant, le short tendu par son érection que j'avais sentie pulser sous mes doigts sans jamais la libérer. Trois semaines où je n'ai pas fait un geste pour le contacter, pour le croiser par « hasard », pour lui donner le moindre signe que je pense à lui. Mais je pense à lui. Constantement. Chaque entraînement, chaque match, chaque nuit solitaire où je me réveille dur comme de la pierre, le corps en feu, imaginant ses grognements étouffés, sa peau chaude, son regard vert qui me supplie sans mots. J'ai vu ses matchs : ses mouvements sont plus erratiques, ses fautes plus nombreuses, ses célébrations absentes. Il est distrait, hanté. Et je sais pourquoi. Parce que je l'ai voulu comme ça.
Parce que je mène la danse, et que chaque pas que je fais – ou que je ne fais pas – le rapproche un peu plus du bord du précipice.
Ce soir, c'est un entraînement partagé. Nos équipes se croisent pour une séance commune, comme souvent dans la ligue pour maintenir la compétition vive. Le gymnase est bondé de joueurs, de cris, de ballons qui rebondissent sur le parquet. L'air est lourd d'humidité, de sueur fraîche, d'odeur de caoutchouc brûlé. Je m'échauffe seul au début, étirant mes muscles, sentant mon corps répondre avec cette précision que j'ai affinée au fil des ans. Mes épaules roulent, mes cuisses se tendent, mon torse se contracte sous le maillot d'entraînement moulant, déjà légèrement humide. Je sens les regards des autres, mais je n'en ai cure. Je le cherche.
Il est là, de l'autre côté du terrain, avec son équipe. Sweat à capuche bleu marine ouvert sur un t-shirt blanc collant à sa peau, short de sport noir qui moule ses cuisses puissantes. Ses cheveux noirs sont plaqués par la sueur naissante, son visage concentré, mais je vois la tension dans sa mâchoire, dans la façon dont ses yeux balaient le terrain. Il me cherche aussi. Il me trouve. Nos regards se croisent une seconde, électrique, chargé de tout ce qu'on n'a pas dit depuis des semaines. Je ne souris pas. Je ne cligne pas. Je me détourne, comme si de rien n'était. Mais mon cœur bat plus fort. Mon corps réagit déjà : une chaleur traîtresse qui descend dans mon ventre, qui durcit mon sexe sous mon short. Je contrôle. Toujours.
L'entraîneur appelle aux exercices de blocage. C'est le moment que j'attendais. Je m'arrange pour être dans le groupe mixte, où les joueurs des deux équipes s'affrontent en simulation. Je me positionne discrètement. Derrière lui. Kylian est devant, prêt à charger. Je me place juste dans son dos, comme pour le couvrir en défense. Mais ce n'est pas de la défense. C'est une attaque.
L'exercice commence. Il se penche en avant, muscles tendus, prêt à bondir. Je me colle à lui. Mon torse contre son dos, à travers nos maillots. Ma poitrine appuie contre ses omoplates, sentant la chaleur de sa peau irradier à travers le tissu fin. Mon souffle effleure sa nuque, chaud, délibéré. Je sens ses cheveux humides contre ma joue, son odeur – sueur fraîche, shampooing masculin, cette note unique qui me rend fou depuis le début. Mon bassin se presse contre ses fesses, juste assez pour qu'il sente mon érection évidente, dure et insistante contre le tissu de nos shorts. Pas un accident. Délibéré. Je reste comme ça, immobile, pendant dix secondes interminables. Son corps se raidit contre le mien, je sens son souffle se couper, ses muscles se contracter, son dos s'arquer légèrement malgré lui. Je sais qu'il bande aussi, je le sens dans la façon dont ses hanches bougent imperceptiblement, cherchant plus de friction.
Dix secondes. Pas un mot. Pas un geste de plus. Juste cette proximité brûlante, cette pression qui fait pulser mon sexe contre lui, qui fait monter la tension jusqu'à l'insupportable. Puis je m'éloigne. Lentement. Comme si de rien n'était. Mais au moment où je recule, je murmure à son oreille, voix basse, rauque :
— Tu la sens, n'est-ce pas ?
Il se fige. Je le vois trembler légèrement, son cou rougir. Il ne se retourne pas. Pas tout de suite. Mais je sais que j'ai touché un nerf. Que j'ai allumé un feu qui le consume de l'intérieur. L'exercice continue, mais il est distrait maintenant. Ses mouvements sont moins fluides, ses passes moins précises. Je le sais. Je le sens. Et ça me fait bander encore plus.
L'entraînement se poursuit. Exercices de tir, de passe, de défense. À chaque fois, je m'arrange pour être près de lui. Pas trop proche pour que ce soit évident aux autres. Juste assez pour qu'il sente ma présence. Un effleurement d'épaule quand on se croise. Un regard furtif qui le transperce. Un souffle dans son cou quand je passe derrière lui. Chaque fois, je vois son corps réagir : épaules qui se crispent, respiration qui s'accélère, mains qui se serrent. Il est au bord. Et je le sais.
La séance se termine enfin. Les joueurs se dispersent, rires, tapes dans le dos, discussions sur les erreurs et les réussites. Je traîne. Délibérément. Je reste dans les vestiaires, douche longue, eau chaude qui coule sur ma peau, savon qui glisse sur mes muscles encore tendus. Je m'habille lentement : boxer noir moulant, jean slim qui épouse mes cuisses, sweat à capuche gris foncé. Je range mes affaires avec une précision exaspérante, attendant que le bruit des voix s'estompe, que les portes claquent une à une, que le gymnase se vide. Mon équipe part en dernier, me saluant d'un « À demain, cap' ». Je hoche la tête, sourit. Mais je reste. Parce que je sais qu'il m'attend.
Quand je sors enfin, la nuit est tombée. Le parking est vide, éclairé par quelques lampadaires jaunes qui projettent des ombres longues. Ma voiture est garée au fond, isolée. Et il est là.
Adossé contre le capot, capuche relevée, mains dans les poches de son jean, regard fixe sur la porte que je viens de franchir. Il a attendu. Tout ce temps. Le gymnase est désert maintenant, les lumières intérieures éteintes, juste le bruit du vent et le bourdonnement distant de la ville. Il est seul, comme je l'ai voulu. Il a craqué. Encore une fois.
Je m'approche lentement. Sans hâte. Mes pas crissent sur le gravier. Je m'arrête à un mètre. Nos regards se verrouillent. Pas de mots. Pas tout de suite. Juste cette tension épaisse, palpable, qui charge l'air froid de la nuit.
— Pourquoi tu attends ? je demande enfin, voix basse, contrôlée.
Il déglutit. Sa respiration est visible dans l'air frais, saccadée. Il ne répond pas tout de suite. Ses yeux descendent sur mon torse, sur le sweat qui colle encore légèrement à ma peau humide.
— Parce que je n'en peux plus, murmure-t-il, la voix rauque, cassée par la frustration.
Je fais un pas de plus. Le coince contre le capot. Mon corps contre le sien, torse contre torse, mes hanches pressées contre les siennes. Je sens son érection dure contre la mienne, à travers nos jeans. Il inspire brusquement, un son étouffé qui résonne dans la nuit. Ma main droite se lève. Effleure son bras gauche, remonte lentement le long du biceps, sent les muscles se contracter sous le tissu du sweat. Puis je glisse ma main sous le sweat, dans son dos. Mes doigts traînent sur sa peau chaude, descendent le long de sa colonne vertébrale, sentant chaque vertèbre, chaque frisson qui le parcourt. Je presse plus fort, mes hanches, roulant légèrement contre les siennes, nos érections se frottant à travers le tissu, chaude, insistante, frustrante.
Il grogne, ferme les yeux une seconde, ses mains sortent de ses poches pour s'agripper à mes épaules. Son corps se cambre malgré lui, cherchant plus de contact. Je sens son souffle contre ma joue, rapide, brûlant. Ma main gauche effleure son flanc sous le sweat, remonte vers son torse, pince légèrement son téton à travers le t-shirt. Il tressaille, un gémissement bas lui échappe. Nos érections pulsent l'une contre l'autre, la friction du jean contre son jean, presque douloureuse, mais exquise.
Je le fais languir. Mes mouvements sont lents, délibérés. Ma main dans son dos descend plus bas, frôle le bord de son jean, sent la courbe de ses fesses. Je presse mon érection plus fort contre la sienne, roulant les hanches en un cercle lent, sentant chaque détail : la longueur dure, la chaleur, la façon dont son sexe tressaute contre le mien. Il halète maintenant, son front contre mon épaule, ses doigts qui s'enfoncent dans ma chair.
Puis, quand je sens qu'il est au bord – respiration hachée, hanches qui bougent contre les miennes, grognements de plus en plus bas –, j'arrête. Je retire mes mains lentement, traînant les doigts une dernière fois sur sa peau. Je recule d'un pas. L'air froid s'insinue entre nous, cruel.
— Je suis pressé, dis-je calmement, comme si de rien n'était.
Ses yeux s'ouvrent, flamboyants de rage et de désir. Il se redresse, poings serrés, le corps encore tremblant.
— C'est dégueulasse ce que tu fais, crache-t-il, la voix rauque, brisée. Tu me rends dingue et tu t'arrêtes comme ça ?
Je laisse un petit rictus étirer mes lèvres. Je le regarde de haut en bas, m'attardant sur son torse qui se soulève vite sous le sweat, sur son jean tendu à l'extrême, sur ses poings serrés. Il est au point de rupture. Exactement comme je le veux.
Je ne réponds pas. Pas besoin. Le silence est ma réponse. Je me retourne et pars vers ma voiture, le laissant là, haletant, le corps en feu, l'esprit en vrac.
Le jeu continue. Et il n'est pas prêt. Pas encore. Mais il le sera bientôt.
Un mois. Un mois entier où je n'ai pas bougé un doigt pour le contacter, pour le croiser, pour lui donner le moindre signe que je pense à lui. Un mois où le silence que j'ai imposé est devenu une arme aiguisée, une lame qui s'enfonce un peu plus chaque jour dans son esprit. Je sais qu'il rumine. Je le sens dans l'air, dans les rumeurs qui circulent dans la ligue, dans les regards que les autres joueurs lui lancent quand il rate une passe facile ou quand il fixe le vide pendant les pauses. Ses performances ont chuté – pas dramatiquement, pas assez pour que son équipe s'inquiète ouvertement, mais assez pour que je sache que c'est à cause de moi. À cause de ce dernier effleurement dans le couloir, de cette pression de mon corps contre le sien, de ce murmure à son oreille qui l'a laissé haletant, dur comme de la pierre, sans libération.
Chaque jour de ce mois, je pense à lui. Constamment. Je me réveille le matin avec son odeur fantôme dans les narines, cette note salée et masculine qui me colle à la peau. Pendant les entraînements, je m'imagine le plaquer contre un mur, sentir son érection pulser contre la mienne à travers nos shorts, entendre son grognement étouffé quand je recule juste au moment où il est au bord. La nuit, je me masturbe en pensant à lui – lentement, méthodiquement, en me pinçant les tétons jusqu'à ce que la douleur se mêle au plaisir, en imaginant ses lèvres sur mon gland, ses mains sur mon torse, son corps se cambrant sous mes ordres. Je jouis violemment, en giclant sur mon ventre, sur mon visage, en couvrant le mur derrière mon lit, mais ce n'est jamais assez. Parce que ce n'est pas lui. Pas encore.
Et dans un mois, on joue contre son équipe. Un match décisif, à domicile pour moi. J'ai déjà tout planifié dans ma tête. Je le ferai craquer là, sur le terrain, devant tout le monde, sans que personne ne s'en doute. Je l'effleurerai pendant un blocage, je murmurerai quelque chose à son oreille pendant un temps mort, je le fixerai jusqu'à ce qu'il rougisse et rate ses tirs. Je le veux troublé, distrait, obsédé. Je le veux à genoux, métaphoriquement d'abord, littéralement ensuite. Je passe des heures à y penser, à affiner chaque détail : comment je le coincerai dans les vestiaires après, comment je le toucherai juste assez pour le faire supplier, comment je le laisserai encore une fois au bord du vide pour le rendre encore plus dépendant. C'est mon jeu. Mon contrôle. Et il n'a pas idée de ce qui l'attend.
Le jour du match arrive comme une promesse. Le gymnase est un chaudron bouillonnant, la foule compacte, les cris assourdissants. Mon équipe est prête, affûtée. Je m'échauffe sur le parquet, muscles chauds, maillot déjà collant de sueur pré-match. Je sens l'adrénaline monter, mais c'est plus que ça. C'est lui. Je le cherche dans les gradins, et il est là.
Au premier rang, juste derrière le banc adverse. Capuche relevée, mains dans les poches de son sweat noir, adossé contre le dossier. Mais il n'est pas seul. À côté de lui, une fille – sa copine, je suppose. Brune, souriante, avec un maillot de son équipe sur les épaules. Elle crie son nom dès qu'il entre sur le terrain : « Kylian ! Vas-y, mon amour ! » Sa voix porte, aiguë, enthousiaste. Kylian jette un regard vers elle, sourit faiblement, mais je vois la tension dans ses épaules. Il me voit aussi. Nos regards se croisent une seconde, et je lui lance un regard noir, chargé de tout ce qu'on n'a pas dit. Il rougit légèrement, détourne les yeux. Bien.
Le coup d'envoi retentit. Le match est compliqué dès le début. Son équipe est forte, bien organisée, et Kylian est en forme – du moins au début. Il intercepte une passe, pivote, tire. But. La foule hurle, sa copine saute sur place : « Kylian ! T'es le meilleur ! » Je serre les dents, charge plus fort. Je le bloque lors d'un contre, mon corps contre le sien, mon souffle contre son oreille. Je murmure, bas, rauque :
— Elle crie ton nom, mais c'est le mien que tu veux hurler.
Il se fige une fraction de seconde, rougit violemment, rate son rebond. Son équipe perd le ballon. Je marque. Nos regards se croisent à nouveau. Le mien noir, possessif. Le sien troublé, fuyant. La copine crie encore : « Allez Kylian, concentre-toi ! » Il essaie. Mais il est perturbé. Ses tirs deviennent hésitants, ses passes imprécises. À la mi-temps, son équipe mène d'un point, mais il est rouge, essoufflé plus que nécessaire, les yeux baissés.
La deuxième mi-temps est une boucherie. Je suis partout. Je le marque personnellement, mon corps contre le sien à chaque action, mes mains effleurant ses hanches « par accident », mon regard planté dans le sien. Il rate un tir facile, puis un autre. Sa copine crie : « Kylian ! Qu'est-ce qui t'arrive ? » Il rougit plus fort, jette un regard vers moi, chargé de frustration et de désir refoulé. Mon équipe égalise, puis prend l'avantage. Le match est serré, physique, chaque choc est une bataille. Je le plaque contre le sol lors d'une interception, mon poids sur lui, mon souffle contre son cou. Je murmure :
— Elle ne sait pas ce que tu veux vraiment.
Il tremble sous moi, rate complètement la fin du match. Mon équipe gagne d'un point. La foule explose. Lui, il reste au sol un instant de trop, le visage rouge, les yeux perdus.
Après les douches, tout le monde part. Mes coéquipiers célèbrent, rient, se tapent dans le dos. Je traîne. Délibérément. Je reste dans les vestiaires, range mes affaires lentement, attendant que le bruit s'estompe, que les portes claquent, que le gymnase se vide. Quand je suis sûr que tout le monde est parti, je me dirige vers les vestiaires adverses. Le couloir est désert, les lumières baissées. J'entre sans frapper.
Il est là. Seul. Juste une serviette blanche autour de la taille, assis sur un banc, tête baissée, cheveux encore mouillés gouttant sur ses épaules. Il lève les yeux quand j'entre, se fige. Son torse est nu, muscles saillants, peau encore rougie par l'eau chaude. Il se lève d'un bond, la serviette serrée d'une main.
— Octavien… il faut que je t'explique pour Emma, murmure-t-il, la voix tremblante.
Je m'approche. Lentement. Je pose mon doigt sur ses lèvres, le fais taire. Il se fige, les yeux écarquillés. Je le pousse doucement contre le mur du vestiaire, mon corps contre le sien, ma main libre sur son torse. Je sens son cœur cogner follement.
— Chut, dis-je, voix basse, rauque. Les cachotteries, ce n'est pas bien, Kylian. Tu le sais.
Il déglutit, son corps se tend contre le mien. Je sens son érection commencer à durcir sous la serviette, contre ma cuisse. Il essaie de parler, mais mon doigt reste sur ses lèvres. Je presse plus fort contre lui, mon torse contre le sien, ma bouche à quelques centimètres de la sienne.
— Il faut que je la rejoigne, murmure-t-il contre mon doigt, la voix étouffée.
Je souris, un rictus sombre. Je rapproche ma bouche de son oreille, mon souffle chaud contre sa peau.
— Je croyais que tu me voulais moi ? Si tu me veux vraiment, tu vas la voir et lui dire que tu ne rentres pas avec elle ce soir.
Il secoue la tête faiblement, mais son corps le trahit : ses hanches bougent légèrement contre moi, cherchant le contact. Je glisse ma main droite sur son torse, du bout des doigts, traçant les contours de ses pectoraux, descendant sur ses abdos tendus. Il halète, ferme les yeux. Ma main arrive au bord de la serviette. Je défais le nœud d'un geste lent, délibéré. La serviette tombe au sol avec un bruit doux, révélant son érection dure, épaisse, pointant vers moi, gland luisant de précum.
Il rougit violemment, essaie de couvrir, mais je bloque sa main. Je donne une tape légère sur son sexe, juste assez pour qu'il grimace, un mélange de douleur et de plaisir qui le fait gémir.
— Comment tu es venu ici ? je demande, voix calme, contrôlée.
— C'est Emma qui m'a emmené, murmure-t-il, la voix cassée.
Je souris plus largement. Je rapproche ma bouche de la sienne, nos lèvres à un souffle.
— Tu as dix minutes pour lui dire que tu ne rentres pas avec elle. Je t'attends dans ma caisse. Si dans dix minutes tu n'es pas là, je me casse.
Il essaie de protester, murmure un « Attends… » faible, mais je me recule, le laissant nu, dur, tremblant contre le mur. Je me retourne et pars, le laissant là, le corps en feu, l'esprit en vrac.
Moins de dix minutes plus tard, il est là. Dans ma voiture. Tête baissée, mains sur les genoux, le visage rouge. Je démarre, un sourire aux lèvres.
— Bien, tu es enfin prêt, dis-je simplement.
Il ne répond pas. Mais je sais que le jeu vient de basculer. Pour de bon.
Je roule lentement sur la route déserte, les vitres entrouvertes, le vent froid sur mon visage encore chaud. Je sens encore les tremblements de Kylian sous mes doigts, ce grognement étouffé, cette tension qui a failli tout faire exploser. Mon rictus s'élargit dans le rétroviseur. Je viens de gagner une bataille. Mais je sais que la guerre ne fait que commencer. Et j'aime ça. J'aime le voir craquer. Lentement. Irrémédiablement.
Kylian est assis à côté de moi, sur le siège passager. Tête baissée, mains crispées sur ses genoux, capuche toujours relevée. Il ne dit rien. Pas un mot. Juste ce silence lourd, chargé, presque palpable. Je sens son odeur – sueur fraîche de l'entraînement, mélange d'adrénaline et de frustration – qui imprègne l'habitacle. Son souffle est saccadé, ses cuisses se serrent et se desserrent nerveusement. Son jean est toujours tendu, l'érection qu'il n'a pas pu calmer sur le parking toujours visible, douloureuse. Il pense à moi. À ce que je vais lui faire. À ce qu'il va me laisser lui faire. Et cette pensée me fait bander, dur et douloureux contre mon jean, mais je ne touche pas. Pas encore. Le contrôle, c'est tout.
Le trajet dure vingt minutes. Vingt minutes où je roule à vitesse modérée, sans musique, sans radio, juste le ronronnement du moteur et le bruit de sa respiration qui s'accélère à chaque fois que je passe une vitesse. Je jette des regards furtifs vers lui : ses mains tremblent légèrement, ses lèvres sont pincées, ses yeux fixent le sol. Il est terrifié. Excité. Honteux. Parfait.
J'arrive enfin à mon immeuble. Parking souterrain, lumières tamisées, silence absolu. Je gare la voiture, coupe le contact. Le bruit du moteur qui s'éteint résonne comme un point final. Je descends sans un mot. Lui aussi. Il me suit, tête baissée, comme une ombre docile. L'ascenseur monte en silence. L'air est chargé d'électricité. Je sens son regard sur moi, furtif, chargé de confusion, de désir refoulé, de honte. Il ne dit rien. Pas un mot. Juste ce silence que j'ai imposé depuis des semaines, et qu'il accepte maintenant.
On arrive à mon étage. Je déverrouille la porte de mon appartement – grand, minimaliste, avec des murs blancs, un sol en parquet sombre, une vue panoramique sur la ville à travers les baies vitrées. Je le laisse entrer en premier, ferme la porte derrière lui avec un clic définitif. Il se fige dans l'entrée, tête toujours baissée, mains pendantes. Je me retourne lentement, le regarde. Puis, sans un mot, je le plaque contre la porte d'entrée. Mon corps contre le sien, torse contre torse, mes hanches pressées contre les siennes. Je sens son érection encore dure contre la mienne, à travers nos jeans, un rappel brûlant de ce que j'ai allumé sur le parking et que je n'ai pas éteint.
— Tu vas faire tout ce que je te demande sans dire quoi que ce soit, je me fais comprendre ?
Il hoche la tête. Oui. Lentement. Ses yeux verts évitent les miens, mais son corps trahit tout : respiration saccadée, poitrine qui se soulève vite contre la mienne, érection qui tressaute contre ma cuisse. Bien. Il est prêt. Ou presque.
Je commence doucement. Ma main droite glisse sur son bras, remonte vers son épaule, puis sous son sweat. La peau chaude, légèrement moite, me fait durcir encore plus. Mes doigts traînent sur son flanc, remontent vers son torse. Je sens ses abdos se contracter sous mes caresses, chaque muscle qui se tend comme un arc. Puis j'arrive à ses tétons. Je les pince, d'abord doucement, puis plus fort. Il grimace, un souffle étouffé lui échappe, mais il ne dit rien. Ses yeux se ferment une seconde, son corps se cambre contre le mien, cherchant inconsciemment plus. Je pince l'autre téton, le tords légèrement, sentant la douleur et le plaisir se mêler dans sa respiration hachée. Son érection presse plus fort contre la mienne, un frottement involontaire qui me fait grogner intérieurement. Je pourrais le prendre là, contre la porte, le faire supplier. Mais pas encore. Je veux le faire languir. Je veux qu'il se souvienne de chaque seconde.
Je me recule soudainement. Il ouvre les yeux, surpris, le corps encore vibrant de mes caresses. Je le regarde, rictus aux lèvres, puis je me dirige vers la cuisine. L'appartement est ouvert, moderne, avec une île centrale en marbre noir. Je sors une bouteille de vin blanc du frigo – un Chardonnay frais, millésime 2024, notes d'agrumes et de vanille qui contrastent avec la tension lourde de la pièce. Je me sers un verre, lentement, le cristal tintant contre le marbre. Le liquide doré coule, frais, invitant. Je prends une gorgée, savoure le goût acide sur ma langue, imagine que c'est sa peau, son précum, son désir que j'avale.
Puis je vais m'asseoir sur le canapé – cuir noir, large, face à la baie vitrée où les lumières de la ville scintillent comme des étoiles tombées. Je m'installe, jambes écartées, verre à la main, et je le regarde. Il est toujours contre la porte, tête baissée, mains pendantes, érection visible sous son jean.
— Déshabille-toi devant moi. Tout doucement. Comme si tu me faisais un striptease.
Il hésite. Ses yeux s'écarquillent, il relève la tête pour me regarder, les joues rougissantes. Son corps se tend, comme s'il luttait contre l'ordre. Mais je soutiens son regard, sombre, impitoyable. Il déglutit, hoche la tête faiblement, et s'approche lentement. Ses pas sont hésitants, mais il obéit. Il retire d'abord sa capuche, laissant ses cheveux noirs tomber en mèches humides sur son front. Puis il enlève son sweat, le laissant glisser sur ses épaules, révélant son t-shirt blanc collant à son torse sculpté, ses pectoraux saillants, ses abdos dessinés. Il le passe par-dessus sa tête, lentement, comme je l'ai demandé, laissant voir chaque centimètre de peau pâle, chaque muscle qui roule sous l'effort. Son torse est nu maintenant, tétons durcis par l'air frais et l'excitation, une fine ligne de poils descendant vers son nombril.
Il hésite à nouveau, mains sur la boucle de son jean. Ses yeux cherchent les miens, suppliants, mais je ne dis rien. Juste un regard qui le transperce. Il défait la boucle, descend la braguette lentement, le bruit du zip résonnant dans le silence. Le jean glisse sur ses hanches, révélant ses cuisses puissantes, ses mollets athlétiques. Il le laisse tomber au sol, sort ses pieds un à un. Il reste en boxer gris, tendu à l'extrême par son érection, le tissu moulant chaque contour de sa queue dure, épaisse, avec une tache humide au niveau du gland.
— Tous les vêtements.
Il rougit plus fort, hésite une seconde de plus, les mains tremblantes sur le bord du boxer. Puis il obéit. Le descend lentement, centimètre par centimètre, laissant apparaître sa queue dure, veineuse, gland luisant de précum, testicules lourds en dessous. Il est nu maintenant, devant moi, tête baissée, corps tendu comme un arc, érection pointant vers le haut, pulsante légèrement au rythme de son cœur affolé. Je le regarde, savoure le spectacle, mon propre sexe dur contre mon jean, mais je ne touche pas. Pas encore.
— Caresse-toi doucement. Jusqu'à ce que tu bandes encore plus.
Il hésite, les joues en feu, les yeux évitant les miens. Sa main droite descend lentement vers son sexe déjà dur, effleure la longueur, de la base jusqu'au gland. Il grogne bas, son corps tressaille. Il commence à se caresser, mouvements lents, presque hésitants, la peau glissant sur la chair dure. Son précum coule plus abondamment, lubrifiant ses doigts. Je le regarde, verre à la main, savourant chaque détail : la façon dont son gland gonfle, dont ses veines saillantes pulsent, dont ses abdos se contractent à chaque caresse.
— Masturbe-toi devant moi. Plus fort.
Il est mal à l'aise, visible dans la façon dont il rougit jusqu'aux oreilles, dont ses yeux fuient les miens. Il hésite, main figée sur son sexe. Puis il obéit. Sa main serre plus fort, monte et descend, rythme régulier. Son souffle s'accélère, ses hanches bougent légèrement, cherchant plus. Son précum coule en filet, luisant sur sa queue.
Je vois une goutte perler au gland. Je me lève, m'approche lentement. Je prends le précum sur mes doigts, visqueux, chaud. Je les tends vers sa bouche.
— Lèche.
Il hésite, grimace, mais ouvre les lèvres. Sa langue effleure mes doigts, lèche son propre précum, salé, chaud. Il ferme les yeux, rougit plus fort. Je souris, retourne m'asseoir, finis mon verre de vin pendant qu'il continue à se masturber, rythme plus rapide, grognements bas qui remplissent la pièce.
Il est au bord maintenant, respiration hachée, hanches qui poussent dans sa main, sexe gonflé à l'extrême. Je finis mon verre, le tends vers lui.
— Jouis dedans.
Il se fige une seconde, puis accélère, main frénétique. Son corps se tend, un grognement primal lui échappe. Le premier jet gicle dans le verre, chaud, épais, suivi des autres, abondants, remplissant le fond du cristal de son sperme blanc, laiteux. Il halète, tremblant, vide.
Je tends le verre vers lui.
— Bois tout.
Il grimace, yeux écarquillés.
— J'ai jamais fait ça…
Je souris, sombre.
— C'est ça ou tu finis dehors à poil.
Il hésite, tremble, puis prend le verre. Le porte à ses lèvres, avale d'un trait. Il grimace violemment, le goût salé, amer sur sa langue, mais il avale tout. Je le regarde, rictus aux lèvres.
— C'est bien.
Il pose le verre, tête baissée, corps encore tremblant. Le jeu vient de basculer.
Je me lève du canapé, enlève mon sweat d'un geste lent, révélant mon torse sculpté, encore légèrement luisant de la sueur de l'entraînement. Mes pectoraux se contractent sous la lumière tamisée de la pièce, mes abdos saillants, une fine ligne de poils descendant vers mon ventre. Kylian est toujours nu devant moi, assis sur le bord du canapé, jambes légèrement écartées, son sexe encore à moitié dur reposant contre sa cuisse, gland luisant de précum, couilles lourdes et pendantes. Il ne bouge pas, tête baissée, respiration saccadée, le goût de son propre sperme encore sur sa langue, les joues rougissantes de honte et de désir.
— À mon tour maintenant.
Je m'approche de lui, debout juste devant ses genoux. Je guide sa main droite vers mon jean. Ses doigts tremblent quand ils effleurent la boucle de ma ceinture. Il défait la boucle lentement, le métal cliquette dans le silence. La braguette descend centimètre par centimètre, le zip résonnant comme une promesse. Il tire le jean vers le bas, révélant mon boxer noir tendu à l'extrême par mon érection massive. Kylian déglutit, ses yeux s'écarquillent légèrement, fixés sur la bosse imposante sous le tissu fin. Il descend le boxer avec la même lenteur, centimètre par centimètre, libérant d'abord la base de ma queue, épaisse, veineuse, puis la longueur entière, dure comme de la pierre, pointant vers le haut, gland gonflé et luisant de précum. Mes couilles pendantes, lourdes, se libèrent aussi, reposant contre mes cuisses.
Kylian se fige, hypnotisé par la vue : ma queue énorme, veines saillantes qui pulsent légèrement, gland rouge et large, couilles grosses et pendantes qui se contractent légèrement sous son regard. Ses yeux s'écarquillent, sa respiration s'accélère, comme s'il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi imposant, d'aussi dominateur. Son propre sexe se durcit à nouveau, trahissant son excitation.
Je m'assois sur le canapé à côté de lui, jambes écartées largement, et je guide sa main droite vers ma queue.
— Masturbe-moi. Lentement.
Il hésite, rougit violemment, mais obéit. Sa main droite se pose sur ma queue, effleure la longueur de la base au gland, sentant la chaleur, la dureté, les veines qui pulsent sous ses doigts. Il commence un mouvement lent, ascendant, descendant, sa paume glissant sur la peau tendue. Je grogne bas, un son rauque qui remplit la pièce, mon corps se tendant sous son toucher. Avec ma main gauche, je caresse mon torse, traîne mes doigts sur mes pectoraux, pince mon téton droit fort, sentant la douleur aiguë se mêler au plaisir qui monte dans mon ventre. Kylian accélère légèrement, hypnotisé, ses yeux fixés sur ma queue qu'il tient, sur mes couilles qu'il effleure du bout des doigts.
— Malaxe mes couilles en même temps.
Il obéit, sa main gauche descend, empoigne mes testicule, les malaxe doucement, sentant leur poids, leur chaleur, la façon dont ils se contractent sous ses caresses. Je grogne plus fort, pince mon autre téton, tords légèrement, la douleur me faisant durcir encore plus dans sa main. Son rythme est lent, comme je l'ai demandé, chaque mouvement une torture délicieuse.
Je sens le précum couler de mon gland, lubrifiant ses doigts, rendant la glisse plus fluide, plus sensuelle. Kylian est fasciné, ses yeux ne quittent pas ma queue, son propre souffle saccadé, son sexe durcissant à nouveau contre sa cuisse.
Au bout de cinq minutes, la glisse devient un peu sèche. Je me penche en avant, crache sur ma queue, la salive chaude coulant sur le gland, lubrifiant la longueur. Kylian grogne bas, accélère légèrement, sa main, glissant maintenant plus facilement, le bruit humide remplissant la pièce. Je recommence deux minutes plus tard, un crachat abondant qui atterrit sur le gland, coule sur la veine principale. Kylian est hypnotisé, ses doigts étalent la salive, malaxent mes couilles plus fort, sentant leur poids pendu, leur texture douce et ferme. Je grogne de plaisir, ma main droite caresse mon torse, pince mes tétons alternativement, tordant jusqu'à ce que la douleur me fasse cambrer les hanches, poussant ma queue plus profondément dans sa main.
Kylian se rapproche doucement, son visage à quelques centimètres de mon sexe, comme attiré par une force invisible. Ses lèvres s'entrouvrent légèrement, son souffle chaud effleure mon gland.
— Pas maintenant.
Je le repousse doucement d'une main sur son épaule. Il se fige, rougit plus fort, mais continue à me masturber, lent, méthodique, ses yeux toujours fixés sur ma queue énorme, sur mes couilles pendantes qu'il malaxe avec plus d'insistance. Vingt minutes passent comme ça, une éternité de tension sexuelle, chaque mouvement une caresse brûlante, chaque grognement de ma part un ordre muet. Mon corps est en feu, mes tétons rouges et sensibles à force de pincements, mon sexe gonflé à l'extrême, veines saillantes, gland luisant de précum et de salive.
Au bout de vingt minutes, je sens l'orgasme monter, inévitable. Je prends le verre vide sur la table basse, le tends vers lui.
— Fais-moi jouir dedans.
Il accélère, main frénétique sur ma queue, malaxant mes couilles plus fort. Mon corps se tend, je pince mes tétons une dernière fois en grognant. Le premier jet gicle puissamment dans le verre, chaud, épais, suivi des autres, abondants, remplissant le fond du cristal de mon sperme blanc et crémeux. J'halète, tremblant, vide.
Je prends le verre, l'approche de mon nez, sens l'odeur musquée, salée, puissante. Puis je le tends vers lui.
— Bois tout. Et regarde-moi dans les yeux.
Il est surpris, grimace légèrement, mais prend le verre. Il le porte à ses lèvres, avale d'un trait en me regardant dans les yeux, sans ciller. Pas de grimace. Juste ce regard chargé de soumission, de désir brut. Je souris.
Kylian reste assis sur le canapé, nu, le corps encore secoué, le goût de mon sperme sur la langue. Il lève les yeux vers moi, un mélange de honte et de désir dans le regard. Je reste debout, le regarde, effleure son menton du bout des doigts.
— C'était le début. Demain, tu reviendras. Et tu supplieras pour plus.
Il hoche la tête, soumis.
Je m'habille lentement, lui aussi. Une fois rhabillés, je sors mon téléphone, appelle un taxi. Je paye la course d'avance par application, sans lui demander son avis. Quand le taxi arrive en bas, je lui ouvre la porte de l'appartement.
— Va. À demain.
Il part, tête baissée, sans un mot. Je ferme la porte derrière lui, un sourire aux lèvres. Le jeu continue. Et il n'est pas prêt. Pas encore. Mais il le sera bientôt.
Fin du chapitre 3.
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