Qui sait ?
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Qui sait ? — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Verdu
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Qui sait ?

Chapitre 1

Si je vous raconte cette histoire, c'est qu'il y a prescription. J'approche la soixantaine et les événements que je vais vous décrire se sont déroulés il y a une vingtaine d'années. Avec mon ex-femme, nous venions de franchir le cap de la quarantaine et comme cela arrive à beaucoup de couples, c'est souvent le moment de la séparation. La routine, la vie, le manque de communication, enfin tout ce qui entraîne que le couple n'est plus un couple, mais est devenu un duo de colocataires partageant le même domicile et les mêmes enfants. Pour l'équilibre de tout le monde, le divorce devient inéluctable. Ce n'est pas pour cela que les parents séparés deviennent les meilleurs amis du monde, je laisse cela aux séries télévisées, mais après un moment, plus ou moins long, de tensions, un équilibre est retrouvé.
Nous avions nos enfants en garde alternée. Pour deux enseignants, dans la même ville, mais dans deux établissements différents, l'organisation était simple, une semaine sur deux, des vacances partagées, enfin que du classique dans une situation comme la nôtre.
Mais, je pense que ce n'est pas cette partie de mon histoire qui vous intéresse.
Quelques mois après mon divorce, Sabine, l'institutrice de Cours Moyen, me proposa de venir passer quelques jours de vacances dans leur maison du Sud-Ouest. Elle était arrivée dans l'école où j'apprenais à lire à mes élèves de Cours Préparatoire depuis presque quinze ans, deux ans plus tôt, c'était la petite dernière de l'équipe et nous avions rapidement sympathisé, d'autant plus que je partageais avec Matthieu, son mari, la même passion pour le cyclisme. Avec Matthieu, nous parcourions les routes du sud de la Région Parisienne tous les week-ends et il m'avait promis de me faire découvrir les routes de leur Gers natal. Ce fut donc, fin juillet de cette année-là, après avoir laissé les enfants à leur mère que j'ai pris la route pour le Gers avec mon vélo sur la voiture.
En arrivant, je fus accueilli par le jeune couple qui m'avait préparé une chambre à l'étage de cette ancienne ferme, isolée dans la campagne gasconne. Je fus content de pouvoir prendre une douche et de me changer après ces longues heures de route en solitaire. Sabine et Matthieu m'attendaient sur la terrasse ombragée par une glycine, avec une bouteille de rosé bien frais et un plateau de charcuterie qui faisait honneur à cette région. Je sentais déjà que pendant ces trois prochaines semaines, je serais presque au paradis.
Après le repas, nous ne nous sommes pas éternisés et dès que la nuit fut tombée, nous avons rejoint nos chambres respectives. Comme à mon habitude, je lisais quelques pages avant de m'endormir quand j'entendis en provenance de la chambre de mes hôtes des gémissements qui ne laissaient aucun doute sur leur activité. En les entendant soupirer, je ne pus m'empêcher de visualiser la scène qui se déroulait dans la pièce voisine.
J'imaginais la petite Sabine, je dis “petite”, car elle était à peine plus grande que ses élèves. J'imaginais donc Sabine, les cuisses écartées, s'offrant sans retenue aux assauts de son sportif de mari. Je posais mon livre et écoutais attentivement. Je n'étais pas voyeur, mais auditeur et dans ce cas l'imagination est bien plus puissante que la vision.
N'étant qu'un homme, entre ce que j'imaginais, les couinements et les grognements étouffés de Sabine et Matthieu, il ne me fallut pas longtemps pour bander et commencer à me masturber. J'imaginais ma collègue, à quatre pattes sur son lit, besognée par mon compagnon de cyclisme. Avec ma séparation, j'avais toujours pensé que Sabine, et les autres femmes de l'école, n'étaient que des collègues et pas vraiment des femmes avec leur sexualité et leurs désirs. Mais, ce soir quelque chose venait de changer dans mon esprit. Sabine, cette petite blonde avec sa petite poitrine qui pointait parfois sous ses chemisiers, Sabine qui venait toujours travailler en pantalon, parfois en bermuda l'été, changeait de statut. Je réalisais que, dès notre première rencontre, je l'avais trouvée charmante et séduisante. Je m'imaginais ce soir-là à la place de Matthieu. Je savais bien sûr que physiquement, je ne pouvais pas me comparer avec lui, étant plutôt pour un homme, mais j'avais sûrement d'autres atouts.
Les gémissements de mes voisins de chambre montaient crescendo, je m'imaginais ces fesses pâles, sa poitrine qui remuait à chaque aller et retour du mâle qui la possédait. Les râles de Matthieu se faisaient de plus en plus rauques, puis un cri d'extase remplit la maison. Sabine venait de jouir, et moi aussi.
La maison retrouva son calme et par la fenêtre, je n'entendais plus que les bruits de la nature avant de m'endormir, tout aussi détendu que mes hôtes. Le soleil du matin me réveilla et en arrivant dans la cuisine pour prendre mon café, je trouvais Matthieu presque prêt pour partir faire les cinquante kilomètres qu'il avait prévu que nous fassions.
— Tu as bien dormi ? me demanda-t-il.
— Très bien, le voyage m'avait fatigué et je me suis endormi comme un bébé, je n'ai pas dû lire plus de trois pages...
— Tant mieux ! Tu es prêt pour rouler, alors !
— Au top ! lui dis-je. Laisse-moi le temps de finir de me préparer et je te rejoins.
Deux heures plus tard, nous étions de retour. Sabine prenait un café sur la terrasse. Elle ne portait qu'un long tee-shirt qui dévoilait des cuisses. Je ne pus pas m'empêcher de les admirer. Je suis certain qu'elle avait vu mon regard, car elle me fit un petit sourire.
— Je vais aller faire quelques courses... Tu veux venir avec moi ? Je vais te faire découvrir le village.
Pourquoi pas, mais laisse-moi le temps de prendre une douche...
— T'inquiète, je vais me changer, je ne vais pas y aller comme cela...
— Pourquoi pas... lui dis-je en riant. Ce tee-shirt te va très bien !
— Pour aller à la plage, je ne dirais pas non, mais pour aller au village... Il est un peu court.
Quand elle se leva pour sortir de la cuisine, je remarquai qu'effectivement ce vêtement lui couvrait à peine les fesses.
— Je crois que si je ne veux pas faire attendre la maîtresse de maison, il faut que j'aille me changer.
La robe que Sabine avait enfilée était à peine plus longue que le tee-shirt, mais il était convenable pour se rendre au marché. En traversant les rues du village, elle me montra l'école où elle et sa sœur avaient appris à lire et compter. J'appris qu'elle avait rencontré Matthieu au collège, il était originaire d'un village voisin où ses parents avaient une petite entreprise de menuiserie. Ils ne s'étaient plus quittés, ils sont allés dans le même lycée puis dans la même ville universitaire, où leurs parents leur avaient loué un petit appartement en commun.
Les premiers jours, dans cette campagne gersoise, se ressemblèrent. Le matin, Matthieu et moi partions faire notre virée en vélo, l'après-midi, mes amis me faisaient découvrir la région et ses traditions locales et le soir, nous allions dîner chez les parents de l'un de l'autre ou un oncle ou une tante ou le frère ou la sœur, ou bien c'est eux qui venaient nous rendre visite.
La nuit tombée, dans le calme retrouvé de la maison, les ébats amoureux de mes hôtes résonnaient dans la chambre voisine. Plus les soirs passaient et plus les images qui me venaient à l'esprit étaient explicites d'autant plus qu'une après-midi, au bord d'un lac, Sabine m'était apparue en maillot de bain. Je n'avais plus beaucoup d'efforts à faire pour l'imaginer nue, ainsi que Matthieu qui avait exhibé avec fierté sa musculature sur cette plage, pour le plaisir de nombreuses baigneuses. À côté de lui, j'étais insipide. Cela faisait longtemps que j'avais remarqué que les femmes me considéraient rarement comme un partenaire potentiel, mais plutôt comme un ami sur qui l'on peut compter en cas de besoin.
Mais, tout a changé, au bout d'une semaine. Faire deux heures de vélo, une fois par semaine, mon corps l'acceptait sans problème, mais le faire tous les jours, mon genou me fit savoir qu'il n'était pas d'accord. Une douleur sourde discrète apparut et s'intensifia, m'obligeant à renoncer à suivre Matthieu sur les routes vallonnées de cette belle région.
Je restais donc seul avec Sabine. Par habitude, je me levais en même temps que Matthieu, je prenais mon café avec lui et ensuite, je lisais tranquillement sur la terrasse en attendant que Sabine me rejoigne et je prenais un nouveau café avec elle. Comme je ne l'accompagnais plus, Matthieu augmenta les distances qu'il parcourait en vélo, il partait facilement pour trois ou quatre heures et ne nous retrouvait qu'au moment du déjeuner.
Ce fut ainsi que tout démarra. Ce matin-là, Sabine préparait une salade pour le déjeuner et alors qu'elle avait les mains occupées, elle me demanda de lui attraper un plat qui se trouvait dans les meubles au-dessus d'elle. Naturellement, je vins derrière elle et alors que j'ouvrais le placard, mon ventre s'est collé contre ses fesses.
— Excuse-moi, lui dis-je.
— Il n'y a pas de mal, me sourit-elle.
Je constatai aussi qu'elle ne s'était pas écartée, mais au contraire, il m'avait semblé qu'elle avait même reculé un peu pour se coller un peu plus contre moi. Pour la première fois depuis de nombreux mois, j'avais un contact intime avec une femme. Je tentais de me raisonner en me disant que c'était une amie, mariée de surcroît avec un ami et que j'étais leur invité pour les vacances.
Au moment du repas, je pus remarquer que l'un des boutons de la robe de Sabine était ouvert ce qui me permettait de constater que comme je m'en doutais, sa poitrine était totalement libre. J'ignorai si elle faisait délibérément ou si c'était un oubli de sa part, mais son attitude dans la matinée, ne laissait que peu de place au doute.
Le lendemain, le même scénario se reproduisit. Une nouvelle fois, elle me demanda un service qui m'obligeait à me coller contre elle. Cette fois-ci, je ne m'excusai pas et je ne me reculai pas. Même si je m'y attendais un peu, je fus surpris quand elle a commencé à se frotter contre moi. Il était évident qu'elle faisait cela pour m'exciter. Malgré tout, je résistai et je me suis éloigné, sans un mot.
Le troisième jour, le doute ne fut plus permis. Elle était toujours avec son tee-shirt de nuit quand elle me demanda de venir dans la cuisine. Elle était devant l'évier, légèrement penchée. Je suis donc venu derrière elle sans hésiter, je me suis plaqué contre ses fesses. Mais au lieu de rester passif comme la veille, je pris l'initiative de passer mes mains devant pour lui empaumer les seins. Sa réaction ne se fit pas attendre. Elle gémit et se colla encore plus contre moi. Je lui massais la poitrine à travers le tissu. Je sentais ses tétons durcir. Je pris entre mes doigts pour les faire rouler, les pincer. Son bassin remuait contre mon ventre, je bandais dans mon short. Toujours sans un mot, je la fis se retourner, je descendis mes mains sur ses fesses et remontais son tee-shirt. Elle était nue dessous. Elle me sourit et toujours silencieuse, elle fit glisser mon short et mon caleçon. Avec douceur, elle prit mon sexe entre ses doigts et commença à me masturber.
Ma main droite se glissa entre ses cuisses pour constater qu'elle était prête à me recevoir. Je l'ai embrassée. Pendant que nos lèvres étaient soudées, que nos langues apprenaient à se connaître, que nos salives se mélangeaient, elle s'est retrouvée coincée contre la table de la cuisine. Je l'ai soulevée et je l'ai pénétrée. Mon sexe est entré sans difficulté dans cette chatte humide et chaude. Elle s'est accrochée à moi, je la soulevais un peu et elle retombait, empalée sur ma bite. Ses cris remplirent rapidement la cuisine. Nous n'étions pas inquiets, personne ne pouvait nous entendre ni nous surprendre. Matthieu ne rentrerait pas avant deux heures.
Pour moi, c'était une première. Sabine était la première femme en couple que je baisais, mais surtout la première depuis ma séparation. Malgré tout mon désir de faire durer ce moment magique, je dus me rendre à l'évidence, j'avais perdu mon endurance. J'eus à peine le temps de la prévenir que l'orgasme me submergea. Je jouis en elle.
Elle me regarda en souriant.
— Pas grave ! C'est normal... Ça reviendra...
J'étais encore en train de reprendre mes esprits qu'elle m'entraîna dans la douche. J'aurais dû ne pas la suivre, refuser de me laisser savonner, ne pas la savonner en retour, mais son sourire mutin me convainquit. Sous la douche, elle tenta de me faire bander à nouveau. Elle y mit tout son cœur et toute son énergie. Elle s'agenouilla même pour me prendre dans sa bouche et prodiguer une fellation digne des meilleures, mais rien n'y fit.
Pour me faire pardonner, je l'ai emporté sur mon lit et je l'y ai allongée. Elle comprit très vite ce que j'avais en tête et écarta ses cuisses. Je découvris sa petite chatte toute lisse, ses lèvres charnues et surtout ce petit bouton qui allait être l'objet de toutes mes attentions pour les minutes qui suivirent. Ma langue se glissa dans cette fente généreuse et accueillante. J'en fouillais tous les recoins. Je mordillais ce clitoris qui n'attendait que cela.
Sabine me caressait la tête et me guidait quand elle désirait que je stimule un endroit bien précis sur lequel je ne m'étais pas assez attardé. Ses cris résonnaient dans ma chambre. Elle soupirait, elle en voulait encore plus. Tandis que ma bouche dégustait son abricot, mes mains caressaient ses fesses et j'introduisis un doigt dans son cil. Elle poussa un long feulement et jouit.
Quand Matthieu rentra, Sabine l'accueillit en l'embrassant à pleine bouche et en se faisant féline contre lui. Il dut remarquer ma gêne, car il me demanda si ma matinée s'était bien passée. Ce fut Sabine qui répondit à ma place.
— Oh oui ! Il regrette simplement de ne pas pouvoir t'accompagner...
— Oui, mon genou va mieux... Je n'ai presque plus mal...
— Alors reste encore ici ! Hors de question que tu finisses tes vacances sans pouvoir marcher, me dit Matthieu.
Le soir venu, Sabine avait retrouvé toute son énergie, ou devrais-je dire, tout son appétit. Je l'entendis gémir et couiner pendant plus d'une heure. Matthieu était aussi très endurant. Jusqu'à mon départ, Sabine et moi faisions l'amour pendant que Matthieu roulait. Elle ne trouvait même plus l'excuse d'un objet hors de sa portée pour m'attirer. Elle prenait son café, me prenait par la main et nous nous dirigions dans ma chambre. Avec Sabine, j'ai revisité de nombreuses positions du Kamasutra. Il m'arrivait aussi de la sodomiser, pénétration qu'elle acceptait avec plaisir et rapidement, je devins presque aussi endurant que Matthieu.
Cependant, je n'avais pas oublié la raison de mon invitation. La veille de mon départ, ne sentant plus mon genou, j'ai accompagné Matthieu lors de sa sortie quotidienne. Retrouver les sensations de la route, du vent, de l'effort me fit du bien et me fit temporairement oublier que j'avais trahi la confiance de mon ami.
Celui-ci ne sut jamais que Sabine et moi n'étions pas restés sagement à lire pendant qu'il partait en vélo. J'avais appréhendé la rentrée et le retour à l'école. Cependant, Sabine ne fit aucune allusion à ce qu'il s'était passé pendant les congés. Quand un peu avant les vacances de Noël, elle nous annonça être enceinte et que la naissance était prévue en mai, je l'ai regardée, interrogateur. Elle me répondit par un simple haussement d'épaules comme pour me dire : “Qui sait ?”
Ce que je sais c'est qu'après son congé maternité, Sabine et Matthieu eurent la mutation qu'ils espéraient depuis plusieurs années et rentrèrent dans leur région natale. Matthieu m'a régulièrement invité à venir passer des vacances chez eux, mais je n'ai jamais donné suite à ses invitations, trouvant toujours une excuse pour me dérober.
Peut-être que vingt ans plus tard, cet été, je vais aller passer mes vacances dans le Gers et découvrir à qui ressemble la petite (grande) Noémie. Qui sait ?
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