Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une femme mariée trop sage — Chapitre 5 · Le piège se referme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une femme mariée trop sage
Chapitre 5 · Le piège se referme
Suite de l'épisode précédent
Depuis son retour de chez ses grands-parents, Fred avait senti quelque chose de profondément changé. Ses parents se parlaient à peine. Son père évitait le regard de Sophia qui semblait vivre dans une tension permanente, comme si chacun de ses gestes risquait de provoquer une nouvelle explosion.
Ce soir-là, après le dîner, Fred monta dans sa chambre, cherchant à fuir cette ambiance tendue.
Quelques minutes plus tard, des voix étouffées lui parvinrent du rez-de-chaussée.
Quelques minutes plus tard, des voix étouffées lui parvinrent du rez-de-chaussée.
Il reconnut celle de son père.
— Pour la dernière fois Sophia, je t'ai demandé de me dire la vérité
Un silence.
— Je t'ai déjà dit tout ce que j'avais à dire
— Non. Tu m'as raconté juste des morceaux d'histoire. Je veux toute la vérité
— Non. Tu m'as raconté juste des morceaux d'histoire. Je veux toute la vérité
Fred s'approcha de la porte de sa chambre et l'entrouvrit.
Les voix montaient maintenant plus nettement depuis le salon.
Les voix montaient maintenant plus nettement depuis le salon.
— Qui est cet homme ?
Sophia ne répondit pas.
— Celui qui est venu ici. Celui que Fred a vu. Qui est-il ?
— Je ne sais pas exactement.
— Tu mens
— Je ne sais pas exactement.
— Tu mens
La voix de son père était calme, mais cette fois Fred y percevait une colère froide qu'il ne lui connaissait pas.
— Est-ce que tu as eu une relation avec lui ?
Long silence.
— Sophia !
Elle finit par lâcher, presque agacée :
— Oui
Le mot traversa le couloir.
Fred porta instinctivement une main à sa bouche.
Son père reprit après quelques secondes :
Fred porta instinctivement une main à sa bouche.
Son père reprit après quelques secondes :
— Une fois ?
Sophia ne répondit pas.
— Plusieurs fois ?
Toujours rien.
— Alors si c'est comme ça, c'est terminé
La voix de son père s'était brisée sur les derniers mots.
— Je vais demander le divorce
Sophia se mit à sangloter.
— Oh non, ne fais pas ça
Fred sentit son cœur se serrer.
— Et la maison ?
— Elle sera vendue
— Elle sera vendue
Le garçon recula lentement de sa porte. Il en avait entendu suffisamment. Ses parents allaient se séparer.
Il retourna dans son lit sans faire de bruit, mais le sommeil ne vint pas.
Il retourna dans son lit sans faire de bruit, mais le sommeil ne vint pas.
Le lendemain matin, son père lui annonça une décision inattendue.
— Fred, tu vas aller quelque temps en pension
Le garçon le regarda, abasourdi.
— Pourquoi ?
Son père hésita.
— Parce que ta mère et moi devons régler certaines choses. Et puis je ne veux pas que tu sois au milieu de tout ça, je pense à ta sécurité
Fred comprit qu'il ne s'agissait pas seulement d'une séparation conjugale. Son père cherchait aussi à l'éloigner de la maison.
Il accepta sans discuter.
Il accepta sans discuter.
Quelques jours plus tard, il partit avec une valise.
Lorsqu'il monta dans la voiture de son père, il regarda une dernière fois le pavillon.
Il ignorait alors que son départ allait précisément permettre à un autre danger d'entrer dans la maison.
Lorsqu'il monta dans la voiture de son père, il regarda une dernière fois le pavillon.
Il ignorait alors que son départ allait précisément permettre à un autre danger d'entrer dans la maison.
Le mercredi soir, le mari de Sophia repartit pour Paris.
À vingt-deux heures, la maison était silencieuse.
Sophia se trouvait seule dans le salon lorsqu'elle entendit une voiture s'arrêter devant le portail.
Son cœur se serra immédiatement. Elle n'eut pas besoin de regarder par la fenêtre. Elle savait.
Quelques secondes plus tard, trois coups frappèrent à la porte.
À vingt-deux heures, la maison était silencieuse.
Sophia se trouvait seule dans le salon lorsqu'elle entendit une voiture s'arrêter devant le portail.
Son cœur se serra immédiatement. Elle n'eut pas besoin de regarder par la fenêtre. Elle savait.
Quelques secondes plus tard, trois coups frappèrent à la porte.
Rolland se tenait sur le seuil.
— Bonsoir, Sophia
Elle resta immobile.
— Qu'est-ce que tu veux ?
Rolland entra sans attendre qu'elle l'y invite.
— Ton mari est à Paris
Sophia pâlit.
— Comment tu le sais ?
Il eut un sourire narquois.
— Je sais beaucoup de choses
Il posa son manteau sur le dossier d'une chaise.
— Toi et ta maison allez nous rendre un petit service
— Non
— Non
La réponse de Sophia fut immédiate.
— Tu ne sais même pas ce que je vais te demander
Rolland s'approcha et poursuivi :
— Quelques objets vont être déposés ici. Temporairement. Un ou deux jours au maximum, ensuite des amis à nous viendront les chercher
— Quels objets ?
— Quels objets ?
Le regard de Rolland devint plus dur.
— Des meubles. Des tableaux. Quelques bibelots
Sophia comprit.
— Et ils viennent d'où ?
Rolland ne répondit pas. Mais son silence constituait une réponse suffisante.
— Non. Jamais
— Tu n'as pas vraiment le choix
— Je ne veux pas avoir affaire avec ça
— Pourtant, tu es déjà en plein dedans
— Tu n'as pas vraiment le choix
— Je ne veux pas avoir affaire avec ça
— Pourtant, tu es déjà en plein dedans
Sophia sentit une sueur froide lui parcourir le dos.
Rolland sortit son téléphone.
Rolland sortit son téléphone.
— Je peux appeler ton mari maintenant
Elle blêmit.
— Pour lui dire quoi ?
— Tout
— Tout
Il énuméra calmement :
— Stéphane. Le club. Mes visites ici. Les nuits que nous avons passées
Sophia ferma les yeux.
— Et je peux lui expliquer que tu savais parfaitement qui j'étais
Elle rouvrit les yeux.
— Tu me fais chanter
— Exactement
— Exactement
Le mot tomba avec une simplicité terrifiante.
— Tu gardes les objets quelques jours. Après, des amis viendront les chercher et ils s'en iront discrètement. Personne ne saura rien
— Et si je refuse ?
— Alors ton mari saura tout
— Et si je refuse ?
— Alors ton mari saura tout
Sophia resta silencieuse.
Elle comprit soudain qu'elle n'était plus seulement prisonnière d'une liaison adultère. Elle était en train d'être entraînée dans quelque chose qui pouvait lui coûter sa liberté.
Après un moment de réflexion, elle murmura :
Elle comprit soudain qu'elle n'était plus seulement prisonnière d'une liaison adultère. Elle était en train d'être entraînée dans quelque chose qui pouvait lui coûter sa liberté.
Après un moment de réflexion, elle murmura :
— D'accord si ça ne reste pas plus de deux jours
Rolland sourit.
— Tu as ma parole
Le lendemain, vers minuit, des phares apparurent derrière les rideaux.
Sophia se précipita vers la fenêtre.
Un camion venait de s'arrêter devant la maison.
Rolland descendit de la cabine. Francis et Stéphane l'accompagnaient, ainsi que plusieurs hommes inconnus.
Les portières claquèrent.
Sophia se précipita vers la fenêtre.
Un camion venait de s'arrêter devant la maison.
Rolland descendit de la cabine. Francis et Stéphane l'accompagnaient, ainsi que plusieurs hommes inconnus.
Les portières claquèrent.
Puis les hommes commencèrent à décharger. La marchandise était de qualité : un buffet ancien, des fauteuils recouverts de tissu, des caisses en bois, des tableaux enveloppés dans des couvertures, une statue, des objets d'art emballés.
Sophia observait la scène, pétrifiée.
— Tout ça vient d'où ?
Rolland ne prit même pas la peine de se retourner.
— Tu poses trop de questions
Elle comprit alors définitivement. Ces objets n'avaient rien de « récupérés ». Ils provenaient d'un cambriolage, elle en était désormais presque certaine.
Une fois le camion vidé, les hommes empilèrent le tout une pièce de la maison que Rolland avait désignée.
Lorsque le dernier meuble fut déposé, le chef des hommes referma soigneusement la porte du camion.
Lorsque le dernier meuble fut déposé, le chef des hommes referma soigneusement la porte du camion.
— C'est bon, tout est là
Il échangea quelques mots avec Rolland, puis les inconnus remontèrent dans le véhicule. Le moteur démarra et le camion disparut au bout de la rue.
Sophia resta immobile derrière la fenêtre, observant ses feux arrière s'éloigner.
Désormais, il ne restait plus que Rolland, Francis et Stéphane.
Elle aurait voulu leur demander de partir eux aussi, retrouver le silence, appeler son mari, ou simplement monter se coucher et oublier cette nuit.
Mais quelque chose en elle résistait à cette envie.
Plusieurs minutes passèrent, chacun restant silencieux.
Puis Francis éclata de rire.
Désormais, il ne restait plus que Rolland, Francis et Stéphane.
Elle aurait voulu leur demander de partir eux aussi, retrouver le silence, appeler son mari, ou simplement monter se coucher et oublier cette nuit.
Mais quelque chose en elle résistait à cette envie.
Plusieurs minutes passèrent, chacun restant silencieux.
Puis Francis éclata de rire.
— Maintenant qu'on a fini, on pourrait quand même boire un coup pour fêter ça !
Stéphane approuva. Rolland regarda Sophia.
— Tu as du champagne ?
Elle ne répondit pas.
Effrayée par leurs regards insistants, elle finit par aller chercher une bouteille.
Rolland l'ouvrit d'un geste assuré pendant que Francis mettait de la musique. Stéphane, plus silencieux que les deux autres, l'observait avec cette expression qu'elle connaissait désormais trop bien.
Effrayée par leurs regards insistants, elle finit par aller chercher une bouteille.
Rolland l'ouvrit d'un geste assuré pendant que Francis mettait de la musique. Stéphane, plus silencieux que les deux autres, l'observait avec cette expression qu'elle connaissait désormais trop bien.
Peu à peu, la tension qui avait accompagné le déchargement des marchandises se transforma en une étrange euphorie.
Sophia se servit un verre.
Puis un deuxième.
Elle savait qu'elle aurait dû mettre un terme à cette soirée. Pourtant, au lieu de cela, elle resta. Stéphane descendit à la cave prendre d'autres bouteilles de champagne.
Sophia se servit un verre.
Puis un deuxième.
Elle savait qu'elle aurait dû mettre un terme à cette soirée. Pourtant, au lieu de cela, elle resta. Stéphane descendit à la cave prendre d'autres bouteilles de champagne.
La musique remplissait le salon. Les conversations devenaient plus légères, les rires plus francs. L'alcool dissolvait progressivement la peur et les barrières que Sophia avait tenté de maintenir depuis plusieurs jours.
Elle se surprit même à rire.
Elle savait ce que ces hommes avaient apporté chez elle, et aussi que son mariage était peut-être déjà condamné.
Et malgré tout, elle se laissa entraîner par l'ambiance.
Elle se surprit même à rire.
Elle savait ce que ces hommes avaient apporté chez elle, et aussi que son mariage était peut-être déjà condamné.
Et malgré tout, elle se laissa entraîner par l'ambiance.
Il y avait chez Rolland une assurance qui continuait à exercer sur elle une fascination qu'elle ne parvenait pas à combattre. Francis apportait à la soirée une légèreté provocante, tandis que Stéphane incarnait tout ce qui l'avait entraînée dans cette histoire depuis le début.
Sophia avait l'impression de regarder sa propre déchéance depuis l'extérieur.
Une partie d'elle lui criait de s'arrêter.
Une autre, plus obscure, plus avide de sensations, refusait de partir.
Une partie d'elle lui criait de s'arrêter.
Une autre, plus obscure, plus avide de sensations, refusait de partir.
Lorsque Rolland lui tendit la main pour l'attirer vers lui, elle hésita quelques secondes.
Puis elle la prit, sous l'emprise de ses sens.
Puis elle la prit, sous l'emprise de ses sens.
La nuit bascula alors progressivement dans la débauche la plus absolue. Sophia abandonna les dernières règles qu'elle s'était imposées, portée par l'alcool, l'attraction et cette impression vertigineuse d'être devenue une autre femme.
Elle savait pourtant qu'au matin, il faudrait affronter les conséquences de cette nouvelle transgression.
Mais cette nuit-là, elle choisit de ne pas y penser.
Mais cette nuit-là, elle choisit de ne pas y penser.
Dans le salon, Sophia continuait de s'enfoncer dans ces dépravations dont elle ne mesurait pas encore le prix. Elle passait d'homme en homme, se roulant dans un océan de luxure. Au bout de quelques heures, le petit matin commença à poindre, ils s'effondrèrent tous les quatre dans un sommeil profond.
La nuit avait laissé derrière elle un salon méconnaissable. Des verres vides étaient abandonnés sur la table basse, des coussins et plusieurs bouteilles jonchaient le sol. Des matelas avaient été tirés dans le salon pour permettre aux quatre occupants de terminer la nuit sur place.
Sophia dormait profondément, affalée sur l'un d'eux. Rolland occupait l'autre, tandis que Francis et Stéphane s'étaient endormis sur le canapé, terrassés par l'alcool et les excès de la nuit.
Sophia dormait profondément, affalée sur l'un d'eux. Rolland occupait l'autre, tandis que Francis et Stéphane s'étaient endormis sur le canapé, terrassés par l'alcool et les excès de la nuit.
Dans le jardin des bruits de pas et des chuchotements commençaient à se faire entendre imperceptiblement.
Personne dans la maison n'entendit les policiers se positionner autour de la maison.
Personne ne vit les agents vérifier discrètement les accès.
A six heures précises, la porte d'entrée céda dans un fracas assourdissant.
— POLICE ! NE BOUGEZ PAS !
Sophia se réveilla en sursaut.
Pendant quelques secondes, elle resta incapable de comprendre où elle se trouvait. La lumière brutale des lampes des policiers balayait le salon. Elle aperçut Rolland qui se redressait péniblement, Francis qui cherchait à comprendre ce qui se passait et Stéphane figé sur le canapé.
Pendant quelques secondes, elle resta incapable de comprendre où elle se trouvait. La lumière brutale des lampes des policiers balayait le salon. Elle aperçut Rolland qui se redressait péniblement, Francis qui cherchait à comprendre ce qui se passait et Stéphane figé sur le canapé.
— Les mains en l'air !
La confusion fut totale.
L'alcool, la fatigue et les souvenirs de la nuit se mélangeaient dans l'esprit de Sophia.
Puis son regard se porta vers la porte de la pièce où étaient entreposés les meubles et les tableaux.
Elle comprit, il s'agissait des marchandises.
Puis son regard se porta vers la porte de la pièce où étaient entreposés les meubles et les tableaux.
Elle comprit, il s'agissait des marchandises.
Les policiers s'affairaient dans la maison. Sophia tremblait car elle se doutait qu'ils finiraient par entrer dans la pièce où étaient entreposés les meubles et les objets.
Quelques minutes plus tard, deux policiers s'exclamèrent :
— Chef ! On a trouvé du matériel intéressant ici !
Le commissaire pénétra dans la pièce.
— Bravo les gars, on dirait que ça correspond aux marchandises signalées lors du cambriolage de l'antiquaire. Allez, on embarque tout le monde
Elle sentit ses jambes se dérober sous elle.
Le commissaire s'adressa à Rolland :
Le commissaire s'adressa à Rolland :
— Alors Rolland, on a voulu jouer dans la cour des grands ! Je t'avais dit de te tenir à carreau et que je t'avais à l'œil. Tu vois, ça n'a pas loupé, ce n'était pas très discret votre manège avec le camion cette nuit ! Bientôt tu t'expliqueras devant le juge
Rolland baissa la tête.
Pour la première fois, il n'avait plus rien à répondre.
Sophia ne vit plus en lui l'homme puissant qui semblait toujours contrôler les événements.
Elle vit un homme menotté.
Un homme pris au piège.
Un policier s'approcha d'elle.
Pour la première fois, il n'avait plus rien à répondre.
Sophia ne vit plus en lui l'homme puissant qui semblait toujours contrôler les événements.
Elle vit un homme menotté.
Un homme pris au piège.
Un policier s'approcha d'elle.
— Madame, vous allez devoir nous suivre
— Mais… je n'ai rien fait
— Mais… je n'ai rien fait
L'agent désigna la pièce remplie d'objets volés.
— C'est ce que nous allons déterminer
Quelques minutes plus tard, Sophia, Rolland, Francis et Stéphane furent conduits séparément vers les véhicules de police.
À travers la vitre de la voiture, Sophia aperçut une dernière fois sa maison.
La maison que son mari voulait vendre.
La maison où Fred avait grandi.
La maison qu'elle avait voulu protéger.
À travers la vitre de la voiture, Sophia aperçut une dernière fois sa maison.
La maison que son mari voulait vendre.
La maison où Fred avait grandi.
La maison qu'elle avait voulu protéger.
Elle comprit qu'elle venait de tout perdre. Son mari était à Paris. Fred était en pension. Et dans quelques heures, la nouvelle de son arrestation finirait forcément par parvenir jusqu'à eux.
A suivre…?
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