Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Brynja fille du nord — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Brynja fille du nord
Chapitre 1
Ce matin-là, une fine silhouette portant un panier avançait dans la brume. Elle remontait péniblement le chemin glissant de rochers et de mousse qui longeait la falaise. Son pas devenait plus régulier à mesure qu'elle approchait du village et que la lumière de l'aube chassait les ombres.
Elle traversa les rangées de chaumières désertes, se dirigeant vers le grand hall central, prenant soin de rentrer par la petite porte latérale et de déposer ses sabots. À peine rentrée, elle entendit Gyoa lui demander :
— Brynja, c'est toi ?
— Oui, je...
— Tu as trouvé les coquilles ?
— Oui, comme tu l'as dit à côté... La sorcière l'interrompit à nouveau, sans même la regarder.
— Et les cardamines ?
— Oui.
— Bien, va te reposer.
— Oui, je...
— Tu as trouvé les coquilles ?
— Oui, comme tu l'as dit à côté... La sorcière l'interrompit à nouveau, sans même la regarder.
— Et les cardamines ?
— Oui.
— Bien, va te reposer.
Elle ne se donna pas la peine d'élaborer et déposa sa cueillette auprès de Gyoa qui préparait sa décoction. Elle entendit alors les gémissements feutrés qui venaient de la chambre voisine qu'elle devrait traverser pour rejoindre la sienne. Elle ouvrit délicatement, vit la tête d'Olafr et d'un autre homme qui ne faisaient plus qu'un sous les draps. Le jeune homme eut un semblant d'inquiétude en voyant l'intruse, mais les caresses, les baisers et surtout les assauts de son compagnon les chassèrent pour le ramener à l'intensité de leurs ébats. Brynja observa un instant et pensa malgré elle que la beauté d'Olafr pouvait faire des ravages dans n'importe quelle contrée quand bien même elle n'y était pas sensible, pas plus que lui à la sienne. Alors qu'elle s'échappait de la chambre, elle entrevit son compagnon de route lui faire un clin d'œil avant de s'éclipser sous les draps.
La nuit avait été courte et un peu de repos lui ferait le plus grand bien. Mais le souvenir de Volnir qu'elle avait laissé à l'étape précédente s'imposait à elle. Ses mains larges dans ses cheveux blonds. Son regard bleu pâle quand il suçait ses tétons, le toucher de sa longue barbe sur la fine peau de ses petits seins. La jeune femme, peut-être par une solitude trop longtemps prolongée, peut-être par l'ambiance bestiale de la chambre voisine, se retrouvait excitée. Et le souvenir de Volnir, les draps chauds et froissés lorsqu'ils se réveillaient dans la nuit, ses muscles saillants sous sa peau. Brynja enleva sa robe et le reste de ses vêtements, nue au milieu de sa chambre, elle caressait ses petits seins les yeux fermés. Elle se remémorait la chaleur et la douceur du sexe de son amant lorsqu'elle le glissait entre ses doigts fins.
Sa main à ce moment-là rejoignit son entrejambe. La jeune femme faisait glisser ses doigts à travers sa toison dorée, le long de son intimité, droit vers son bouton de plaisir. Elle connaissait son corps, elle savait s'y prendre, mais depuis Volnir, c'était différent, ses allées et venues incessantes, son sexe bouillant en elle. Affalée sur son lit, haletante et en sueur, Brynja finit par se résigner pour aujourd'hui. Elle clôt ses yeux bleus tachés d'ambre jusqu'à ce que la maison s'active vraiment.
Bjorn, le seigneur qui les recevait et qui requérait les talents de leur meneuse, insistait pour qu'ils soient présents lors des repas. C'était un moment difficile pour Brynja, car elle devait subir l'attention d'Agnarr, le fils de Bjorn. Ce dernier était une montagne de muscles, était intelligent, mais n'avait d'intérêt que pour les batailles et les bateaux. Les monologues d'Agnarr pouvaient être longs, mais c'était le fils du seigneur alors l'ignorer aurait été délicat. Ce fut Gyoa qui la sauva à la fin du repas :
— Il faut que tu passes voir Brinhild.
— Mais j'y suis déjà allée hier, tu sais bien que... La sorcière ne la laissa pas finir.
— Elle a encore besoin de tes talents, je t'ai préparé des onguents et des linges propres dans la cuisine. Après ça, tu prépareras le départ, le rituel aura lieu ce soir.
— Mais j'y suis déjà allée hier, tu sais bien que... La sorcière ne la laissa pas finir.
— Elle a encore besoin de tes talents, je t'ai préparé des onguents et des linges propres dans la cuisine. Après ça, tu prépareras le départ, le rituel aura lieu ce soir.
Elle arriva pressée chez Brinhild. Elle savait que la morsure que son chien lui avait faite était bénigne, mais l'immense femme aux cheveux blancs était malgré tout inquiète : elle avait déjà perdu une main et un mari avec des histoires de plaies mal soignées.
Lorsqu'elle entra, elle vit l'immense femme nue sur sa couche, le corps traversé de contractions. Sa poitrine opulente se balançait et plus rien ne semblait contrôler sa tête secouée plus violemment chaque seconde. Sa seule main restante étant occupée dans les cheveux bouclés d'un jeune homme, entre ses jambes. Lui aussi était nu, il semblait frêle à Brynja, mais son regard croisa ses yeux marron. Il la regarda intensément, aucune surprise, aucune crainte, il ne s'arrêtait pas. Brynja ne l'avait jamais vu, mais se sentait happée par son regard. Les mains du jeune homme agrippaient tantôt les généreuses hanches, les cuisses charnues et les énormes seins de Brinhild qui lui tenait fermement la tête contre son entrejambe.
Mais son regard ne quittait pas la jeune femme immobile. Sa respiration était difficile, ses lèvres s'agitaient contre le puits de plaisir de Brinhild. Il aspirait le nectar de l'immense femme avec avidité, sa langue, sans répit, allait et venait sur son clitoris puis dans son antre. Les spasmes de Brinhild se renforçaient, s'accéléraient et sa prise sur le jeune homme se faisait toujours plus ferme. Et Brynja ne pouvait se détacher ni du spectacle ni du regard du jeune homme. Lui continuait de lécher le bouton de l'immense femme et glissa ses doigts entre les jambes de celle-ci, les agitant de plus en plus vite, sans lâcher Brynja des yeux. Brynja était tentée de s'approcher, de le caresser. Et lui s'occupait toujours de sa maîtresse, avec ses lèvres fines, avec sa langue, avec ses doigts.
Au bout d'un temps incertain, Brinhild commença à hurler son plaisir, les yeux toujours fermés, pas un mot, seulement des onomatopées, des râles, de la jouissance... brute. Elle finit par s'effondrer et relâcha sa prise sur le jeune homme qui put respirer à nouveau librement et ferma les yeux un instant.
Brynja partit, excitée, mais aussi troublée par la scène. Elle retournerait voir Brinhild plus tard, après avoir préparé ses affaires.
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