Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Cycle de Gorka — Chapitre 1 · Livre 1er (chap.1-3/9)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Le Cycle de Gorka
Chapitre 1 · Livre 1er (chap.1-3/9)
(Lecture ~30min)
Chapitre 1 — Ramassée au pied du monde
Chapitre 1 — Ramassée au pied du monde
Le jour était gris, doux, comme si le ciel lui-même avait pris pitié de ce coin oublié de la forêt.
Les brumes rampaient sur le sol comme des bêtes sans griffes — humides, inoffensives, mais lugubres. Elles caressaient les racines, s'enroulaient autour des troncs noueux comme des amantes lassées. Les arbres, immobiles, chuchotaient des secrets à demi-voix, leurs branches frissonnant d'un souffle ancien. Et quelque part, dans le silence profond comme un lac noir, un souffle râpeux brisait l'immobilité, comme un soupir qui aurait duré trop longtemps.
Les brumes rampaient sur le sol comme des bêtes sans griffes — humides, inoffensives, mais lugubres. Elles caressaient les racines, s'enroulaient autour des troncs noueux comme des amantes lassées. Les arbres, immobiles, chuchotaient des secrets à demi-voix, leurs branches frissonnant d'un souffle ancien. Et quelque part, dans le silence profond comme un lac noir, un souffle râpeux brisait l'immobilité, comme un soupir qui aurait duré trop longtemps.
Il marchait lentement. Comme toujours.
Le druide.
Vieux sans l'être.
Il portait sur lui l'odeur de la mousse, de la sève, et du temps. Ses vêtements, faits de tissus effilochés, vert fané, brun profond, semblaient tissés par la forêt elle-même. Autour de ses hanches, des fioles bruissaient doucement, comme si elles chantaient entre elles des sorts oubliés. Son pas était sûr, attentif, à l'écoute des signes du Vivant.
Le druide.
Vieux sans l'être.
Il portait sur lui l'odeur de la mousse, de la sève, et du temps. Ses vêtements, faits de tissus effilochés, vert fané, brun profond, semblaient tissés par la forêt elle-même. Autour de ses hanches, des fioles bruissaient doucement, comme si elles chantaient entre elles des sorts oubliés. Son pas était sûr, attentif, à l'écoute des signes du Vivant.
Il cherchait. Mais pas une plante ni une pierre. Il ne l'aurait pas dit, mais quelque chose l'avait appelé. Un frisson dans l'air. Une chaleur étrange, cachée sous la pluie froide du matin.
C'est alors qu'il la vit.
Un petit corps, recroquevillé sous un vieux chêne, dont les racines semblaient vouloir la protéger, ou peut-être la retenir.
Nue, ou presque. Un lambeau de tissu sale et trempé lui collait à la peau, comme une seconde chair.
Des bras maigres. Des jambes meurtries.
Le teint blême, presque translucide, zébré de salissures et de plaies.
Et son visage, enfoui dans ses genoux, figé comme une statue de douleur.
On aurait dit un animal tombé du ciel, rejeté du nid des dieux.
Le druide s'accroupit à quelques pas. Il ne dit rien.
Il la regarda. Longtemps.
Son regard n'était ni dur ni inquiet. Il portait la paix des rivières lentes, et cette étrange tendresse de ceux qui savent écouter les silences. Autour d'eux, le monde s'était tu. Même le vent, un instant, suspendit son souffle.
C'est alors qu'il la vit.
Un petit corps, recroquevillé sous un vieux chêne, dont les racines semblaient vouloir la protéger, ou peut-être la retenir.
Nue, ou presque. Un lambeau de tissu sale et trempé lui collait à la peau, comme une seconde chair.
Des bras maigres. Des jambes meurtries.
Le teint blême, presque translucide, zébré de salissures et de plaies.
Et son visage, enfoui dans ses genoux, figé comme une statue de douleur.
On aurait dit un animal tombé du ciel, rejeté du nid des dieux.
Le druide s'accroupit à quelques pas. Il ne dit rien.
Il la regarda. Longtemps.
Son regard n'était ni dur ni inquiet. Il portait la paix des rivières lentes, et cette étrange tendresse de ceux qui savent écouter les silences. Autour d'eux, le monde s'était tu. Même le vent, un instant, suspendit son souffle.
Une odeur sourde s'élevait : chair blessée, sueur, terre... et autre chose.
Quelque chose de plus ancien.
Comme une marque.
Elle leva lentement les yeux.
Deux perles fauves, cachées sous une frange de cheveux emmêlés et crasseux.
Des yeux d'ombre, mais pas éteints.
Des yeux qui avaient vu plus qu'ils n'auraient dû, et qui pourtant réclamaient encore une aube.
Quelque chose de plus ancien.
Comme une marque.
Elle leva lentement les yeux.
Deux perles fauves, cachées sous une frange de cheveux emmêlés et crasseux.
Des yeux d'ombre, mais pas éteints.
Des yeux qui avaient vu plus qu'ils n'auraient dû, et qui pourtant réclamaient encore une aube.
— Tu veux vivre ? murmura-t-il.
Sa voix n'était qu'un fil grave et chaud.
Elle vibrait comme un feu sous la cendre. Pas une menace. Une invitation.
Elle ne répondit pas. Mais ses lèvres frémirent, imperceptiblement.
Un souffle de vie, ténu, hésitant.
Alors il ôta son manteau.
Un manteau ancien, doux comme la laine d'un rêve, chaud comme le souvenir d'un ventre maternel. Il s'approcha. Elle se crispa, recroquevillée davantage, dernier sursaut d'instinct. Mais elle ne fuit pas.
Elle vibrait comme un feu sous la cendre. Pas une menace. Une invitation.
Elle ne répondit pas. Mais ses lèvres frémirent, imperceptiblement.
Un souffle de vie, ténu, hésitant.
Alors il ôta son manteau.
Un manteau ancien, doux comme la laine d'un rêve, chaud comme le souvenir d'un ventre maternel. Il s'approcha. Elle se crispa, recroquevillée davantage, dernier sursaut d'instinct. Mais elle ne fuit pas.
Quand le tissu toucha ses épaules, un gémissement léger lui échappa — pas de douleur, non...
Quelque chose de plus profond. Comme un corps qui, d'un coup, se souvenait qu'il avait été vivant, un jour.
Le druide sentit ce frémissement sous ses doigts.
Et un frisson lui parcourut l'échine, ancien et mystérieux.
Elle n'était pas que ce qu'elle paraissait être.
Il la souleva sans peine.
Elle pesait moins qu'un fagot sec.
Mais dans ses bras, elle vibrait doucement, un cœur minuscule battant contre son torse.
Elle ne parla pas.
Il ne dit rien.
Ses bras étaient forts, mais pleins de douceur. Il sentait sa peau nue sous le tissu, son souffle chaud contre sa gorge, et ce contact étrange fit naître en lui une émotion qu'il n'aurait su nommer. Pas du désir — pas encore —, mais une reconnaissance ancienne. Une présence. Comme si elle lui avait déjà appartenu, dans une autre vie, dans un autre monde.
Quelque chose de plus profond. Comme un corps qui, d'un coup, se souvenait qu'il avait été vivant, un jour.
Le druide sentit ce frémissement sous ses doigts.
Et un frisson lui parcourut l'échine, ancien et mystérieux.
Elle n'était pas que ce qu'elle paraissait être.
Il la souleva sans peine.
Elle pesait moins qu'un fagot sec.
Mais dans ses bras, elle vibrait doucement, un cœur minuscule battant contre son torse.
Elle ne parla pas.
Il ne dit rien.
Ses bras étaient forts, mais pleins de douceur. Il sentait sa peau nue sous le tissu, son souffle chaud contre sa gorge, et ce contact étrange fit naître en lui une émotion qu'il n'aurait su nommer. Pas du désir — pas encore —, mais une reconnaissance ancienne. Une présence. Comme si elle lui avait déjà appartenu, dans une autre vie, dans un autre monde.
Il marcha longtemps. Elle contre sa poitrine.
Il ne la regardait pas, mais la sentait, toute entière.
Et elle, dans cette chaleur enveloppante, se laissa porter.
Arrivé à sa charrette, il la déposa lentement entre des herbes sèches, des couvertures, et quelques barils. Le bois craqua doucement. Une chouette hulula au loin.
Elle ouvrit les yeux, juste un instant, et croisa à nouveau son regard.
Le sien était toujours calme, mais quelque chose y brillait — une lueur ancienne, presque dorée.
Et dans le roulis tranquille des roues sur le chemin de terre, dans les parfums d'herbes et de cuir, Gorka s'endormit.
Mais dans son sommeil, un sourire furtif effleura ses lèvres.
Le premier depuis très, très longtemps.
Il ne la regardait pas, mais la sentait, toute entière.
Et elle, dans cette chaleur enveloppante, se laissa porter.
Arrivé à sa charrette, il la déposa lentement entre des herbes sèches, des couvertures, et quelques barils. Le bois craqua doucement. Une chouette hulula au loin.
Elle ouvrit les yeux, juste un instant, et croisa à nouveau son regard.
Le sien était toujours calme, mais quelque chose y brillait — une lueur ancienne, presque dorée.
Et dans le roulis tranquille des roues sur le chemin de terre, dans les parfums d'herbes et de cuir, Gorka s'endormit.
Mais dans son sommeil, un sourire furtif effleura ses lèvres.
Le premier depuis très, très longtemps.
Chapitre 2 ; le lac de la renaissance
La cabane du druide était nichée au-dessus d'un petit lac, alimenté par plusieurs cascades dont les murmures résonnaient entre les pierres moussues. L'air y était humide, chargé de parfums de fougères, de bois mouillé et de vie ancienne. Un lieu secret, préservé, hors du temps.
Le druide se tourna vers la petite créature, encore grelottante, recroquevillée dans le manteau qu'il lui avait donné.
La cabane du druide était nichée au-dessus d'un petit lac, alimenté par plusieurs cascades dont les murmures résonnaient entre les pierres moussues. L'air y était humide, chargé de parfums de fougères, de bois mouillé et de vie ancienne. Un lieu secret, préservé, hors du temps.
Le druide se tourna vers la petite créature, encore grelottante, recroquevillée dans le manteau qu'il lui avait donné.
— On va commencer par te laver... et soigner tes plaies, dit-il doucement.
Gorka hocha la tête, hésitante. Elle se tenait là, les pieds nus sur les planches humides, tremblante, à la fois méfiante et fascinée par cet homme étrange qui ne cherchait ni à la dominer, ni à la fuir.
Quand il s'approcha pour l'aider à retirer le lambeau de tissu qui pendait encore à son corps, elle eut un léger mouvement de recul. C'était presque risible : ce tissu sale ne cachait plus rien, à peine un souvenir de pudeur. Mais c'était tout ce qu'il lui restait de protection.
Il ne força rien.
Il attendit.
Alors, lentement, elle retira ce qui avait jadis été une chemise longue. Le druide tendit une main, paume ouverte, sans la toucher. Elle comprit. Et dans un souffle, elle entra dans l'eau.
Elle s'attendait à ce qu'elle soit glaciale... mais non. Elle était tiède, douce, presque caressante. La chaleur s'enroula autour d'elle comme une couverture invisible. Une première vague de bien-être monta en elle, dissolvant un peu de sa peur. L'eau l'acceptait.
Il attendit.
Alors, lentement, elle retira ce qui avait jadis été une chemise longue. Le druide tendit une main, paume ouverte, sans la toucher. Elle comprit. Et dans un souffle, elle entra dans l'eau.
Elle s'attendait à ce qu'elle soit glaciale... mais non. Elle était tiède, douce, presque caressante. La chaleur s'enroula autour d'elle comme une couverture invisible. Une première vague de bien-être monta en elle, dissolvant un peu de sa peur. L'eau l'acceptait.
Le druide la rejoignit, une éponge végétale à la main. Il ne la regardait pas comme les autres hommes. Il la voyait. Entière. Sans jugement, sans avidité.
Il approcha lentement, effleura d'abord ses bras. La mousse tiède glissait sur sa peau, révélant lentement sa vraie couleur, un vert pâle, lumineux, presque nacré. Il nettoya ses plaies, sans jamais appuyer, et Gorka, surprise, ne retint pas un frisson.
Il approcha lentement, effleura d'abord ses bras. La mousse tiède glissait sur sa peau, révélant lentement sa vraie couleur, un vert pâle, lumineux, presque nacré. Il nettoya ses plaies, sans jamais appuyer, et Gorka, surprise, ne retint pas un frisson.
C'était la première fois que des mains humaines la touchaient sans brutalité, sans ordre ni mépris.
Ses seins, fermes et ronds, se dressèrent sous l'effet du contraste entre l'eau, le souffle du vent et les doigts qui effleuraient sa peau. Elle rougit violemment, confuse. Le druide, toujours calme, poursuivit son œuvre comme s'il lavait une pierre sacrée, patiemment, amoureusement.
Ses seins, fermes et ronds, se dressèrent sous l'effet du contraste entre l'eau, le souffle du vent et les doigts qui effleuraient sa peau. Elle rougit violemment, confuse. Le druide, toujours calme, poursuivit son œuvre comme s'il lavait une pierre sacrée, patiemment, amoureusement.
Elle baissa les yeux vers son propre corps.
Et le redécouvrit.
Elle n'était plus un rebut. Pas ici. Pas sous ce regard-là.
Petite, musclée, fine et vive, elle portait en elle l'essence oubliée des Urk's. Ce peuple méprisé, esclave des royaumes humains, réduit à la servitude ou à l'oubli. Elle, on l'avait vendue comme une bête, offerte à des maîtres successifs. On l'avait utilisée, salie, frappée. Elle n'avait connu de la tendresse que les souvenirs flous de sa mère, avant qu'on ne l'arrache à elle.
Et le redécouvrit.
Elle n'était plus un rebut. Pas ici. Pas sous ce regard-là.
Petite, musclée, fine et vive, elle portait en elle l'essence oubliée des Urk's. Ce peuple méprisé, esclave des royaumes humains, réduit à la servitude ou à l'oubli. Elle, on l'avait vendue comme une bête, offerte à des maîtres successifs. On l'avait utilisée, salie, frappée. Elle n'avait connu de la tendresse que les souvenirs flous de sa mère, avant qu'on ne l'arrache à elle.
Aujourd'hui, elle était là. Dans l'eau tiède. Lavée.
Les mains du druide glissèrent sur ses épaules, son dos, ses flancs. Il lava chaque partie d'elle comme on lave une offrande. Lorsqu'il atteignit l'intérieur de ses cuisses, elle eut un sursaut, un petit gémissement, mi-peur, mi-plaisir.
Les mains du druide glissèrent sur ses épaules, son dos, ses flancs. Il lava chaque partie d'elle comme on lave une offrande. Lorsqu'il atteignit l'intérieur de ses cuisses, elle eut un sursaut, un petit gémissement, mi-peur, mi-plaisir.
Il leva les yeux vers elle.
— Voilà une jolie petite Urk's... Quel âge as-tu ? Si tu le sais.
Sa voix était posée, grave, chaude comme le feu d'un soir d'automne.
— Je... je ne sais pas, souffla-t-elle. Mon père disait que je leur porterais malheur. Que j'étais née lors de la lune rouge.
Le druide fronça légèrement les sourcils, pensif.
— Tu as déjà revu la lune rouge depuis ?
— Non... jamais.
— Non... jamais.
Il sourit doucement.
— Alors tu dois avoir une trentaine d'années. Chez les Urk's, cela fait de toi une jeune adulte... encore sauvage, mais pleine de feu.
Elle ne répondit pas, troublée. Son souffle s'accéléra un peu.
Les mains revinrent, plus lentes. Il caressait maintenant l'intérieur de ses cuisses, sans insistance, mais sans retenue. Son sexe frémissait sous ses doigts. Gorka ne comprenait pas tout à ce qu'elle ressentait. Mais ce n'était pas de la peur. C'était... autre chose. Une chaleur liquide, un appel venu de très loin.
Et soudain, ses seins coulèrent. Deux petites gouttes d'un liquide blanc rosé perlèrent à la pointe de ses tétons.
Elle eut un mouvement d'effroi.
Les mains revinrent, plus lentes. Il caressait maintenant l'intérieur de ses cuisses, sans insistance, mais sans retenue. Son sexe frémissait sous ses doigts. Gorka ne comprenait pas tout à ce qu'elle ressentait. Mais ce n'était pas de la peur. C'était... autre chose. Une chaleur liquide, un appel venu de très loin.
Et soudain, ses seins coulèrent. Deux petites gouttes d'un liquide blanc rosé perlèrent à la pointe de ses tétons.
Elle eut un mouvement d'effroi.
— C'est normal, dit-il d'une voix basse. Ton corps réagit. Il se réveille. C'est un bon signe chez une Urk.
Il s'approcha, pencha doucement la tête... et posa ses lèvres sur son sein.
La sensation fut foudroyante.
Gorka gémit, surprise, bouleversée. Elle ferma les yeux. Son ventre se contracta, un frisson remonta le long de sa colonne, jusqu'à son crâne. Elle voulut parler, mais les mots s'évanouirent.
Alors il l'embrassa.
Leur bouche se rencontra dans une douceur insoupçonnée. Ce fut un baiser calme, profond, tendre comme une promesse. Elle se sentit fondre contre lui. Il la prit dans ses bras, la souleva comme une fleur, et la porta jusqu'à la cabane.
La sensation fut foudroyante.
Gorka gémit, surprise, bouleversée. Elle ferma les yeux. Son ventre se contracta, un frisson remonta le long de sa colonne, jusqu'à son crâne. Elle voulut parler, mais les mots s'évanouirent.
Alors il l'embrassa.
Leur bouche se rencontra dans une douceur insoupçonnée. Ce fut un baiser calme, profond, tendre comme une promesse. Elle se sentit fondre contre lui. Il la prit dans ses bras, la souleva comme une fleur, et la porta jusqu'à la cabane.
Là, sur une couche de mousse et de draps chauds, il lui fit l'amour.
Il ne la brusqua pas. Il ne demanda rien. Il l'accueillit. Laissa son corps à elle choisir le rythme, l'ouverture, le désir. Elle apprit, dans ce feu lent, que l'on pouvait donner et recevoir sans douleur, sans honte. Elle découvrit des vagues de plaisir qui la faisaient trembler tout entière.
Il ne la brusqua pas. Il ne demanda rien. Il l'accueillit. Laissa son corps à elle choisir le rythme, l'ouverture, le désir. Elle apprit, dans ce feu lent, que l'on pouvait donner et recevoir sans douleur, sans honte. Elle découvrit des vagues de plaisir qui la faisaient trembler tout entière.
Elle s'abandonna. Elle vécut.
Quand elle jouit, ce fut comme une libération. Un cri intérieur, silencieux, mais immense. Une vague de lumière dans un corps qu'elle croyait mort.
Et dans les bras du druide, Gorka sentit naître pour la première fois... l'envie de vivre.
Quand elle jouit, ce fut comme une libération. Un cri intérieur, silencieux, mais immense. Une vague de lumière dans un corps qu'elle croyait mort.
Et dans les bras du druide, Gorka sentit naître pour la première fois... l'envie de vivre.
Chapitre 3 — Le commencement
Depuis cette nuit au bord du lac, le druide et Gorka étaient devenus inséparables. Il parlait peu, mais ses silences étaient doux et rassurants. Cela convenait à la jeune Urk, qui trouvait dans ce calme un havre inattendu. Ensemble, ils sillonnaient les chemins, de villages en hameaux, de forêts en clairières, poussant leur charrette remplie d'herbes séchées, de fioles colorées et d'onguents mystérieux.
Depuis cette nuit au bord du lac, le druide et Gorka étaient devenus inséparables. Il parlait peu, mais ses silences étaient doux et rassurants. Cela convenait à la jeune Urk, qui trouvait dans ce calme un havre inattendu. Ensemble, ils sillonnaient les chemins, de villages en hameaux, de forêts en clairières, poussant leur charrette remplie d'herbes séchées, de fioles colorées et d'onguents mystérieux.
La routine s'installa comme une seconde peau.
Les blessures de Gorka, celles du corps comme celles de l'âme, se refermaient lentement, nourries par la tendresse patiente de cet homme hors du monde. Ils faisaient encore l'amour, mais moins souvent. Et ce n'était pas un manque. C'était simplement que l'intensité du lien ne dépendait plus du seul désir : ils étaient devenus complices, compagnons de route, presque âmes jumelles.
Les blessures de Gorka, celles du corps comme celles de l'âme, se refermaient lentement, nourries par la tendresse patiente de cet homme hors du monde. Ils faisaient encore l'amour, mais moins souvent. Et ce n'était pas un manque. C'était simplement que l'intensité du lien ne dépendait plus du seul désir : ils étaient devenus complices, compagnons de route, presque âmes jumelles.
Un jour, alors qu'ils cherchaient des plantes rares dans une clairière ensoleillée, ce fut Gorka qui prit les devants. Pour la première fois, c'est elle qui l'invita, d'un regard, à la suivre sur un tapis de feuilles mortes.
Elle s'étendit nue, le visage paisible, le corps offert, et lui fit l'amour à sa manière — sauvage, douce, passionnée. Ce fut aussi la première fois qu'ils partagèrent l'union par le chemin mystérieux, une pratique “sacrée”, réservée aux êtres initiés. Le druide, surpris par tant d'audace, répondit avec une endurance presque surnaturelle, et Gorka en ressortit tremblante, ravie, plus vivante que jamais. Elle ne se souvenait pas d'avoir déjà joui avec une telle profondeur.
Allongée sur lui, haletante, elle l'entendit murmurer, simplement :
— Je vois que ton âme est guérie.
Il n'en dit pas plus ce jour-là. Il n'avait pas besoin.
Les marchés se succédaient. Pour Gorka, chaque foire, chaque place bruyante était une fête. Malgré sa nature d'Urk, elle ne subissait plus les regards méprisants des villageois. Les citadins, même, semblaient parfois ne pas remarquer ses traits particuliers. Elle portait des vêtements propres, soignés, cousus de ses mains, et marchait droite, digne, le regard clair.
Les marchés se succédaient. Pour Gorka, chaque foire, chaque place bruyante était une fête. Malgré sa nature d'Urk, elle ne subissait plus les regards méprisants des villageois. Les citadins, même, semblaient parfois ne pas remarquer ses traits particuliers. Elle portait des vêtements propres, soignés, cousus de ses mains, et marchait droite, digne, le regard clair.
Le druide lui avait dit que l'apparence comptait. Mais Gorka savait que c'était surtout sa présence à ses côtés qui changeait tout.
Parfois, elle surprenait un regard d'homme appuyé, troublé, curieux. Elle n'était jamais sûre, mais aimait croire que, oui, elle pouvait susciter le désir. Elle, Gorka, misérable Urk, devenue femme à part entière.
Parfois, elle surprenait un regard d'homme appuyé, troublé, curieux. Elle n'était jamais sûre, mais aimait croire que, oui, elle pouvait susciter le désir. Elle, Gorka, misérable Urk, devenue femme à part entière.
Le druide, bien sûr, la désirait encore, mais son amour était vaste, presque trop vaste. Il semblait aimer tout ce qui vivait. Même dans ses ébats les plus fougueux, même lorsqu'il la pénétrait avec force, lorsqu'il se transformait brièvement en homme-bête, jamais il ne la blessait. Ou alors, juste ce qu'il fallait. La dernière fois, il avait laissé des marques sur son dos — longues griffures de plaisir — qu'il avait ensuite soignées avec un baume tiède et des gestes tendres.
Gorka l'aimait profondément. Il était son port d'attache, son refuge. Et pourtant, dans les recoins de son cœur, naissait une faim nouvelle : celle de l'inconnu, de l'épreuve, de l'imprévu. Elle voulait exister par elle-même. Être femme, non plus protégée, mais libre.
Un matin, ils arrivèrent à Marlamara, une cité portuaire, immense et riche, effervescente de marchands et de couleurs. La ville, bien que sans charme, respirait la puissance et le bruit du monde.
Le druide lui confia une tâche simple : apporter des herbes médicinales dans une taverne en bordure de port. Là, un tavernier jovial la remercia en lui offrant une bière. Gorka, curieuse, accepta et s'assit à une table, observant la salle bruyante et remplie.
Le druide lui confia une tâche simple : apporter des herbes médicinales dans une taverne en bordure de port. Là, un tavernier jovial la remercia en lui offrant une bière. Gorka, curieuse, accepta et s'assit à une table, observant la salle bruyante et remplie.
La taverne était un véritable poumon du monde. Un lieu de brassage, de rumeurs, de senteurs et de regards. On y croisait des marins venus de toutes les mers, des marchands chargés de trésors et de secrets, des artisans aux mains tachetées de savoir, et des aventuriers au cœur battant, toujours en quête de la prochaine légende.
Mais ce qui fascinait le plus Gorka, c'était la diversité des peuples. Elle n'avait jamais vu autant de visages différents en un même lieu. Les Humains étaient les plus nombreux, surtout dans cette région du monde, mais il y avait bien d'autres races, étranges ou merveilleuses, qui éveillaient sa curiosité.
Il y avait les grands Fsir, au crâne allongé comme une flamme figée, capables de parler toutes les langues connues — et même quelques-unes oubliées. Leur voix résonnait avec une sagesse ancienne, et leur regard, toujours légèrement penché, semblait lire dans les âmes.
Les Graks, eux, imposaient le silence par leur simple présence. Hauts comme des ours, musculeux et vêtus de peaux tannées, ils laissaient souvent entrevoir, sans pudeur, leur membre viril démesuré, symbole de leur puissance dans leur culture guerrière. Ils n'étaient pas vulgaires, simplement fiers — leur force se portait comme une armure.
Gorka fut également troublée par les Mères. On les appelait ainsi parce que leur peuple n'avait plus d'hommes depuis des générations. Elles s'étaient unies à de gigantesques insectes ovipares qui déposaient leurs œufs en elles. De cette étrange alliance naissaient des enfants Mères, offerts en cadeau au monde, issus des œufs partagés. Leur peau douce et leurs gestes calmes donnaient à ces femmes un air sacré, presque lunaire.
Il y avait aussi les Sbelmanoriens, mystérieuses créatures à la peau serpentée de reflets multicolores, qui glissaient entre les tables comme des ombres chantantes. Leur voix ensorcelait quiconque les écoutait trop longtemps, et Gorka dut détourner les yeux pour ne pas se perdre dans la danse hypnotique de leurs écailles.
Mais ceux qu'elle préférait, c'étaient les Domiens. De petite taille, au corps souple et puissant, ils étaient aussi agiles que charmants. Ils vivaient dans les forêts profondes et sur les pentes rocheuses des montagnes. Grands commerçants, artisans hors pair, ils avaient toujours un mot gentil, un clin d'œil malicieux ou une offrande de fruits secs dans leurs besaces.
Cette taverne était un monde en elle-même, une porte ouverte sur tous les autres. Gorka se sentait fébrile, éveillée, presque étourdie par tant de vie entremêlée. C'était un aimant à l'aventure, un carrefour de destins. Et pour la première fois, elle n'était pas spectatrice. Elle était là. Elle en faisait partie.
Un groupe de jeunes hommes la dévisageait. Ils riaient entre eux, chuchotaient. Puis l'un d'eux s'approcha.
— Salut, lança-t-il.
— Bonjour, répondit-elle, un peu intimidée.
— Bonjour, répondit-elle, un peu intimidée.
Il sourit, charmeur.
— Mon ami, là-bas, va bientôt se marier. Et ici, la tradition veut qu'il passe sa dernière nuit avec une autre femme... avant de devenir fidèle pour la vie.
Gorka haussa un sourcil, réellement surprise.
— Étrange tradition.
— C'est symbolique, tu vois. Une façon de dire adieu à la liberté. On s'est dit... que peut-être, tu accepterais ? Je te donne une pièce d'argent.
— C'est symbolique, tu vois. Une façon de dire adieu à la liberté. On s'est dit... que peut-être, tu accepterais ? Je te donne une pièce d'argent.
Une pièce d'argent.
Plus que le sens de la proposition, ce fut cette monnaie brillante qui fit battre son cœur. C'était beaucoup. De quoi s'offrir un vrai vêtement ou un bijou.
Elle regarda le jeune homme destiné à cette « dernière nuit ». Il était beau, manifestement mal à l'aise. Et elle comprit : ils l'avaient choisie, elle, pour humilier le fiancé. Faire rire les autres. Un bizutage cruel.
Mais Gorka avait son amour-propre.
Elle prit la pièce et alla prendre le bras du jeune homme, le regard levé, fière.
Plus que le sens de la proposition, ce fut cette monnaie brillante qui fit battre son cœur. C'était beaucoup. De quoi s'offrir un vrai vêtement ou un bijou.
Elle regarda le jeune homme destiné à cette « dernière nuit ». Il était beau, manifestement mal à l'aise. Et elle comprit : ils l'avaient choisie, elle, pour humilier le fiancé. Faire rire les autres. Un bizutage cruel.
Mais Gorka avait son amour-propre.
Elle prit la pièce et alla prendre le bras du jeune homme, le regard levé, fière.
— Viens. Je vais te faire passer la meilleure nuit de ta vie.
Ils montèrent dans une chambre modeste, mais propre.
Dès la porte refermée, Gorka le poussa doucement sur le lit. Elle se pencha, abaissa son pantalon, et prit son sexe en bouche, profondément. Elle savait que ce geste faisait chavirer les hommes. Il gémit, surpris par sa fougue, et, très vite, un liquide chaud emplit sa gorge.
Dès la porte refermée, Gorka le poussa doucement sur le lit. Elle se pencha, abaissa son pantalon, et prit son sexe en bouche, profondément. Elle savait que ce geste faisait chavirer les hommes. Il gémit, surpris par sa fougue, et, très vite, un liquide chaud emplit sa gorge.
— Viens, murmura-t-elle ensuite, l'invitant à partager le bain fumant préparé dans une bassine de cuivre.
Elle le lava doucement, massant ses épaules, caressant ses flancs. Il n'avait plus l'assurance moqueuse d'en bas. Il la regardait autrement. Comme une femme. Comme une amante.
Une fois propres, ils s'étendirent sur le lit. Elle se montra plus douce. Elle le laissa la découvrir, la goûter, la pénétrer. Il était maladroit, inexpérimenté, mais appliqué. Et ce regard... ce regard d'homme chaviré.
Gorka aimait cela. Elle l'encouragea, lui murmura des conseils à l'oreille. Elle guida ses doigts, ses lèvres, son sexe. Elle l'accueillit dans tous ses replis, l'ouvrit à tous les plaisirs. Elle lui fit lécher son sexe jusqu'à gémir. Elle lui ouvrit l'anus avec douceur, et il découvrit en elle un temple d'ivresses nouvelles.
Ils firent l'amour encore et encore. Il l'embrassait comme un homme assoiffé. Et elle se sentait, enfin, libre d'exister en dehors du druide.
Ils s'endormirent, l'un contre l'autre, épuisés.
Au matin, Gorka ouvrit les yeux brusquement.
Une fois propres, ils s'étendirent sur le lit. Elle se montra plus douce. Elle le laissa la découvrir, la goûter, la pénétrer. Il était maladroit, inexpérimenté, mais appliqué. Et ce regard... ce regard d'homme chaviré.
Gorka aimait cela. Elle l'encouragea, lui murmura des conseils à l'oreille. Elle guida ses doigts, ses lèvres, son sexe. Elle l'accueillit dans tous ses replis, l'ouvrit à tous les plaisirs. Elle lui fit lécher son sexe jusqu'à gémir. Elle lui ouvrit l'anus avec douceur, et il découvrit en elle un temple d'ivresses nouvelles.
Ils firent l'amour encore et encore. Il l'embrassait comme un homme assoiffé. Et elle se sentait, enfin, libre d'exister en dehors du druide.
Ils s'endormirent, l'un contre l'autre, épuisés.
Au matin, Gorka ouvrit les yeux brusquement.
— Le druide ! s'écria-t-elle.
Elle sauta du lit, enfila ses vêtements à la hâte, descendit en courant.
Mais la place était vide. La charrette était partie.
Son cœur se serra. Un instant de panique. Puis elle se souvint : ils devaient se retrouver dans le village suivant.
Elle pouvait le rattraper.
Mais voulait-elle vraiment ?
Ses pas ralentirent. Elle marchait vers la sortie de la ville... et s'arrêta.
Non. Pas encore.
Elle reviendrait. Elle connaissait le chemin. Pour la première fois, elle voulait rester seule. Être simplement... Gorka. Une Urk libre. Une femme.
Elle fit demi-tour.
De retour à la taverne, le jeune homme dormait encore.
Elle se glissa sous les draps, nue contre lui.
Quand il s'éveilla, ils refirent l'amour. Avec plus de fougue.
Et cette fois, c'est lui qui la chevaucha avec une assurance nouvelle.
Et Gorka, le souffle court, sourit.
Elle venait d'ouvrir une nouvelle porte.
Et derrière cette porte... il y avait le monde.
Mais la place était vide. La charrette était partie.
Son cœur se serra. Un instant de panique. Puis elle se souvint : ils devaient se retrouver dans le village suivant.
Elle pouvait le rattraper.
Mais voulait-elle vraiment ?
Ses pas ralentirent. Elle marchait vers la sortie de la ville... et s'arrêta.
Non. Pas encore.
Elle reviendrait. Elle connaissait le chemin. Pour la première fois, elle voulait rester seule. Être simplement... Gorka. Une Urk libre. Une femme.
Elle fit demi-tour.
De retour à la taverne, le jeune homme dormait encore.
Elle se glissa sous les draps, nue contre lui.
Quand il s'éveilla, ils refirent l'amour. Avec plus de fougue.
Et cette fois, c'est lui qui la chevaucha avec une assurance nouvelle.
Et Gorka, le souffle court, sourit.
Elle venait d'ouvrir une nouvelle porte.
Et derrière cette porte... il y avait le monde.
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Commentaires ()
Les trois chapitres auraient mérité davantage de développement.
La suite est déjà dans les starting-blocks et paraîtra les 24.09 et 05.10. Le reste est en cours de finalisation.
J’essaierai de développer un peu plus, mais j’avoue avoir peur de me perdre dans trop de détails pas toujours essentiels, avec le risque de faire dévier le récit hors du registre érotique, en accumulant de longs passages sans "action". Trouver le bon équilibre n’est pas simple, j’ai encore beaucoup à apprendre…
Encore merci de m’avoir lu !