Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les aventures d'Elvina — Chapitre 1 · Elvina.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les aventures d'Elvina
Chapitre 1 · Elvina.
Les aventures que vous allez suivre ici sont écrites à quatre mains : elle s'appelle E, je m'appelle L, et nous avons passé presque cinq ans maintenant à écrire une grande aventure érotique, parfois même hard, qui prend corps dans l'univers viking. Le tome 1 étant déjà écrit, l'ajout des chapitres pourra se faire rapidement en fonction de vos réactions et de l'intérêt que vous porterez à l'histoire ! C'est écrit parfois à travers le regard d'un narrateur, parfois à la première personne pour profiter de l'action ; c'est un choix d'écriture que nous avons fait et on espère que vous prendrez autant de plaisir à lire cette aventure que nous en avons eu à l'écrire.
Bonne lecture !
ELVINA
Il est une femme qui s'appelle Elvina et qui attend le retour de son valeureux guerrier.
Des semaines que Brennus est parti, laissant un vide toujours plus grand dans son cœur et dans son corps. Se préparant pour la nuit, la princesse viking fait sauter l'attache de ses fibules, laissant tomber au sol son lourd manteau de laine. Ses mains délicates détachent le lien de sa ceinture qui maintient sa robe de tartan et en profitent pour se balader le long d'un corps à rendre envieuses toutes les déesses de la mythologie. Elle ôte le vêtement dont le tissu rêche, au passage sur ses seins, durcit ses tétons. Dénouant les tresses de ses longs cheveux qui tombent en cascade jusqu'au creux de ses reins, elle s'installe dans sa couche recouverte d'une peau de bête.
Le sommeil ne vient pas. Elle repense à ses journées à la gestion du port et du commerce, à son obligation de veiller sur les intérêts du Jarl. Sans y prêter attention plus que ça, ses mains parcourent son ventre et sa poitrine ; son majeur joue de son nombril et fait des cercles pendant que l'index et le pouce de sa main gauche pincent un téton déjà durci par le froid. Elle entend dehors les bruits de la ville, jusqu'à la soirée qui bat son plein dans le grand Skàli. Elle devrait y retourner, mais le goût n'y est pas, ce n'est pas pareil sans Brennus pour la chérir, la protéger aussi. Tout le monde respecte Brennus et le craint, mais son absence réveille des envies. Agaar, déjà, a fait des avances qu'elle a éconduites ; Til aussi la regarde de plus en plus ; trop de guerriers ne sont pas partis dans l'expédition et son rang ne sera pas une muraille infranchissable bien longtemps. Arrrgggg, elle doit retourner au Skàli, réaffirmer sa position.
Elvina ressort de sa couche, accueillie par un courant d'air glacé qui lui procure des frissons tout le long du corps. Se rhabillant avec hâte, elle part en direction du grand Skàli. Assaillie par des sentiments contradictoires, elle fait le tour par l'extérieur du village et s'approche de l'arrière du bâtiment. Par-delà le brouhaha lointain, elle entend des bruits plus doux, plus proches. Elle s'arrête puis reprend furtivement son chemin et, alors qu'elle n'est plus qu'à quelques mètres, comprend sans nul doute l'origine de la chose. Tout en se répétant qu'elle ne devrait pas être là, Elvina ne peut se résoudre à partir. Tout en se répétant qu'elle-même n'aimerait pas qu'on la surprenne ainsi avec Brennus, elle se met à douter de l'exactitude de son affirmation. Finalement, cela la dérangerait-elle vraiment ? Est-ce que ça ne l'exciterait pas plutôt ?
Ce qui est sûr, c'est que la situation présente l'excite au plus haut point, et ses mains remontent sous les pans de tissu à la recherche du plaisir...
Je veux voir, je ne résiste pas. Mais qui sont ces deux belligérants de l'amour qui livrent bataille derrière ce mur ? Je m'approche encore un peu, tente une première fente... mais rien, je ne vois rien, j'entends pourtant les râles de l'homme qui perd pied et le bruit de succion qui me laisse à penser que la guerrière lui livre un combat sans merci ! Une deuxième fente un peu plus loin, mais je ne vois que des ombres ! Ce n'est pas possible !! Je contourne la grubehus pour voir si j'aperçois enfin la scène qui met le feu à mon esprit en même temps qu'à mon corps. Miracle ! Je vois enfin le dos de l'homme, nu de la tête aux pieds ! C'est Graâm ! Il est charpenté comme un ours, tout son corps n'est que muscles, puissance. Mais qui est donc la femme aux cheveux blonds qui agrippe par moments les fesses de Graâm ? De temps en temps, je l'entends s'étrangler ; lui rugit presque de la voir le dévorer comme ça !
Je m'accroupis pour tenter d'en apercevoir plus, j'appuie ma tête contre la paroi comme pour capter plus de sons encore ! Et je glisse tout doucement un doigt puis deux dans le creux de mon intimité.
Elvina se laisse glisser le long du mur et écarte les pans de tissu de sa tenue. Tandis que les doigts de sa main droite entrent sans aucune difficulté, au vu de son excitation, elle parcourt son corps de sa main gauche, s'attarde sur ses seins, descend le long de son ventre jusqu'à son petit bouton. Alors que son esprit s'égare dans les sphères de son plaisir, elle est rattrapée par le final explosif du forgeron et de sa belle blonde. Au déferlement de bruits de l'autre côté de la paroi, elle répond alors par un plaisir silencieux. Son corps parle toutefois pour elle, cambré, concentré et contracté sur ses doigts logés au plus profond de son intimité. Mais avant qu'elle ne parvienne à la jouissance, Elvina entend prononcer son nom. Et c'est ainsi, ébouriffée, à moitié dévêtue, à la recherche de l'accomplissement de son plaisir, qu'elle se fait surprendre. Les joues cramoisies, elle se retourne vers cette voix familière.
— Et alors !!! Moi qui pensais que tu étais partie te coucher, je te retrouve là en train de jouer les voyeuses !!! C'est qui ??
Hilde est une Walkyrie des plus respectées, en plus d'être une des femmes les plus indépendantes et coquines de Fyrkat.
— C'est Graâm, mais je n'ai pas réussi à apercevoir avec qui.
— C'est sans doute Ôda, ils se tournent autour depuis un moment et la dernière fois que je les ai vus ensemble, ça filait bon train vers le fond d'une ruelle.
— C'est sans doute Ôda, ils se tournent autour depuis un moment et la dernière fois que je les ai vus ensemble, ça filait bon train vers le fond d'une ruelle.
Je me penche de nouveau pour observer, avec Hilde par-dessus mon épaule ! C'est bien Ôda : elle a encore le sperme chaud de Graâm sur les seins, un peu sur les lèvres aussi. Il passe ses mains rustres dans ses cheveux avec une légèreté étonnante, tant leur dimension les rend presque monolithiques.
— Je te l'avais dit, j'en étais sûre ! Allez viens, on file au Skàli, j'ai l'impression qu'on a des choses à se raconter !
Quand j'arrive dans la grande salle, ma trop rare présence suscite évidemment un enthousiasme particulier et un bruyant Skol fait trembler les murs ! C'est vrai, ça fait du bien quand même de retrouver ces ambiances de fêtes, de festins, de jeux. Hilde me regarde différemment, comme si elle venait de percevoir que l'absence réveille en moi une fragilité des désirs ! J'ai en tout cas bien fait de me montrer : Arnhild a pris trop de place en mon absence ! Ses longs cheveux noirs de jais ondulent, captivant le regard des hommes.
Après cette entrée remarquée, Elvina et Hilde s'installent en retrait, dans un coin tranquille du grand Skàli. Tout en portant à ses lèvres la chope d'hydromel, Elvina se surprend à se livrer sans complexe. Il lui aurait fallu, habituellement, plusieurs coupes d'alcool, mais cela fait des semaines qu'elle se sent seule, et puis la scène qui vient de se dérouler brouille encore son esprit. Elvina raconte l'absence de l'être cher à qui se confier, présent pour la rassurer et pour l'enlacer. Elle raconte le manque, les soirées où ses mains s'activent sur son corps et où elle se frotte contre la peau de bête, seuls moments où elle sent son être s'embraser dans le froid polaire de l'hiver. Elle raconte les tentations avec les autres hommes du village, les regards de Til qui la troublent de plus en plus, provoquant une émotion par laquelle elle refuse de se laisser envahir, par fidélité à Brennus.
Enfin, elle raconte l'excitation folle qui l'a traversée lors de son épisode voyeuriste avec Ôda et Graâm. Tandis que les larmes ruissellent le long de son visage, elle sent Hilde l'attirer à elle et se laisse aller contre ce corps et sa chaleur rassurante.
— Je sais ce qu'il te faut : il faut qu'on te trouve un amant d'un soir, ou plus en fonction !
— Tu n'y penses pas ! Et mon rang, et ma réputation ! Et Brennus, jamais je n'oserais, c'est impossible !!! Et tout le village finirait par le savoir !
— Mais non, c'est très simple ! Peu d'hommes peuvent me refuser un service. On en choisit un toutes les deux, je peux te conseiller si tu veux, et après je m'arrange pour qu'il vienne à un endroit précis, en cécité complète et à mes ordres...
— Tu n'y penses pas ! Et mon rang, et ma réputation ! Et Brennus, jamais je n'oserais, c'est impossible !!! Et tout le village finirait par le savoir !
— Mais non, c'est très simple ! Peu d'hommes peuvent me refuser un service. On en choisit un toutes les deux, je peux te conseiller si tu veux, et après je m'arrange pour qu'il vienne à un endroit précis, en cécité complète et à mes ordres...
Voyant la mine déconfite d'Elvina, Hilde ne peut s'empêcher de rajouter :
— Oui oui, je sais faire ça aussi. Puis tu partiras et seulement après il retrouvera la vue, et peut-être que je le laisserai partir... ou pas...
Hilde et Elvina éclatent de rire et se mettent en quête de celui qui pourrait rallumer le corps de la belle Elvina. Presque tous les hommes y passent : soit Elvina les trouve trop ceci ou cela, soit elle écoute, amusée, les confidences d'Hilde sur la taille des mains, du sexe. Leur petit jeu de sélection est perturbé par l'entrée de Sigvard !
— Ah !! J'ai trouvé, s'exclame Hilde en regardant Sigvard ! Il va être parfait !!! Il est beau comme un dieu, son corps est une invitation à toutes les folies, il sait être doux ou brutal et il sait tenir sa langue ! Et son sexe, sans être trop long, est large et solide ! Il va être parfait !
Sur ces mots, Elvina prend le temps de regarder Sigvard. Il est un peu plus jeune qu'elle, c'est vrai. Il est beau ! Lorsqu'elle sort de son songe, Hilde n'est plus là ; elle la cherche du regard et la voit se précipiter vers Sigvard et entamer la discussion. Une chaleur nouvelle rayonne dans son ventre, mélange d'excitation et de peur — peut-être 90 % de peur et 10 % d'excitation... peut-être l'inverse.
Rendez-vous est pris pour le lendemain soir dans la maison de Hilde. Sigvard n'hésite pas longtemps avant d'accepter cette proposition licencieuse. Il tente bien de questionner Hilde sur les modalités de la soirée, mais celle-ci sait tenir sa langue. Ce mystère alimente d'ailleurs toutes sortes de pensées grivoises. Est-ce juste Hilde qui souhaite jouer avec lui en inventant cette histoire ? Non, elle n'a pas besoin de cela et le sait. Est-ce Liv, la fille de Jörgen, dont le nombre des fraîches années égale, selon la rumeur, celui des amants ? Non, Liv enchaîne les conquêtes sans l'aide d'Hilde pour satisfaire ses besoins. Est-ce Solveig, qu'il connaît depuis le plus jeune âge, voisine de la maison de ses parents ? Non, elle le considère plus comme un frère que comme un objet de désir. Y aura-t-il une ou plusieurs personnes ? Finalement, il aurait dû essayer de cuisiner Hilde plus encore, même s'ils savent tous deux qu'il n'aurait pas pu lui dire non...
Pendant ce temps, Elvina aussi se pose de nombreuses questions, d'un tout autre ordre. Ne risque-t-elle pas d'être percée à jour par Sigvard ? Arrivera-t-elle à prendre son pied, elle qui n'a pour ainsi dire jamais connu d'autres hommes que Brennus ? Et surtout, sera-t-elle à la hauteur de ce projet délirant ?
L'aube arrive et Elvina finit par tomber de sommeil malgré ses pensées contradictoires ! Sur le coup de midi, Hilde fait une entrée fracassante dans la chambre d'Elvina.
— Allez, on se réveille ! Il y a une grande nuit qui t'attend ! Regarde ce que je t'apporte !
Hilde pose sur le pied du lit bracelets, parfums, baumes reposants et une robe en mousseline rosée des plus légères.
— Allez, hop ! Un bain, et tu te feras belle pour ce soir ! Prends ta journée pour te détendre et penser à toi ! Et enlève-moi cette toison !!!
— Heuuuu, bonjour Hilde ! Arrête de tourner partout comme ça !
— Je ne fais que passer ! Tu as tout compris ? Allez, j'y retourne, on me demande à la porte !
— Heuuuu, bonjour Hilde ! Arrête de tourner partout comme ça !
— Je ne fais que passer ! Tu as tout compris ? Allez, j'y retourne, on me demande à la porte !
Elvina regarde tout ce qu'a déposé Hilde : « Elle veut ma mort, ce n'est pas possible. »
L'après-midi s'écoule sans que le temps ne fasse de pause et c'est déjà le début de soirée ! Elvina se contemple : elle aussi est belle, après tout !!! La légèreté de la robe provoque chez elle déjà une folle excitation mêlée de peur. En regardant les derniers moments du jour, elle repense à Brennus, aux absences, à Hilde qui l'a convaincue d'avoir ses secrets à elle ! Une légère brise du soir sort Elvina de ses pensées ! C'est le moment de se mettre en route ! En recouvrant sa presque nudité d'une grande peau, elle comprend la fragilité de sa situation, mais inexorablement la curiosité du plaisir l'empêche de faire demi-tour.
Elvina arrive à la maison de Hilde à l'heure dite. Alors qu'elle se demande si elle doit frapper ou faire une entrée plus discrète, la porte s'ouvre. Hilde apparaît, déjà habillée pour sortir, prête à lui donner quelques consignes pour la soirée. Sigvard est au milieu de la pièce principale, éclairée par le crépitement du feu dans l'âtre. Installé sur un banc garni de gros coussins, il est torse nu, le bas du corps couvert par une peau de bête. Ayant vu Elvina arriver sur le chemin, Hilde s'est empressée de lui bander les yeux.
— Il est prêt à être ton jouet ou à exaucer chacune de tes envies, selon ce que tu désires, annonce-t-elle à Elvina. Pour ma part, je serai dans la maison voisine, qui est vide puisque Floki fait partie de l'expédition. Comme ça, tu pourras prendre le temps que tu voudras et tu me diras dès que tu auras fini, afin que le pauvre Sigvard ne reste pas abandonné trop longtemps avec les yeux bandés.
Elle s'éloigne dans un rire. Elvina passe le seuil de la porte sur la pointe des pieds et observe la pièce comme si elle la découvrait pour la première fois. Il faut dire que Hilde a sorti le grand jeu : tentures écarlates devant les ouvertures, mobilier déplacé en périphérie laissant une assise confortable au centre de l'espace, bougies offrant une lumière tamisée et vibrante tout en libérant un parfum capiteux.
Je m'approche de Sigvard ; par peur peut-être que le bandeau ne filtre pas assez sa vue, j'arrive derrière lui. Son dos est fort, musclé, j'admire quelques cicatrices, une flèche peut-être ou un coup de lance, je ne saurais dire ; la peau ne cache vraiment que son sexe et une partie des cuisses, mais pas complètement ses fesses, qui laissent presque imaginer de la pierre tant elles semblent dures... fermes. Derrière lui, comme ça, j'avoue ne pas savoir par quoi commencer ou comment le toucher... mais Sigvard brise le silence, prenant le risque de la punition...
— Je vous plais ?... Je sais que je n'ai pas le droit de parler, mais je sens votre regard sur moi, votre parfum ; pourtant vous tardez à me toucher, j'espère ne pas vous décevoir...
Pour lui faire comprendre le contraire, je pose juste une main sur son dos. Il redresse encore ses muscles, contracte pour paraître plus impressionnant encore. Ma main caresse son dos puis s'aventure sur ses fesses. Tout en faisant le tour, je passe des fesses au ventre puis au torse ; il veut m'agripper, mais une petite tape sur la main fait glisser ses bras le long de son corps.
— D'accord, je ne bouge plus...
Tu parles !! J'ose un premier baiser sur le nombril. Son visage m'impressionne encore et je ne veux pas qu'une partie de moi puisse être reconnue comme ça... Je descends le long d'un cordon de poils, mes mains font glisser la peau dans le même mouvement que ma bouche s'aventure, je la laisse cacher encore un peu ce sexe que je devine épais, car je lèche la naissance de cette queue... Cette odeur d'homme m'avait manqué...
Enivrée, Elvina se recule et tire d'un geste décidé la peau qu'elle envoie valser au sol quelques pas plus loin. Elle regarde ce sexe déjà dur, érigé, comme la fumée de l'âtre à ses côtés qui s'élève vers l'ouverture dans le toit. À nouveau, elle s'approche de Sigvard et entreprend de toucher pleinement cette queue. Gardant toujours une main au contact du membre, Elvina contourne l'assise, s'appuie contre le dos puissant de Sigvard et continue de jouer avec ses mains. Revenant aux pieds de l'homme, elle mord délicatement le sexe tendu. Son visage glisse contre le corps du guerrier, sentant chaque centimètre carré de peau, des cuisses jusqu'au haut de son buste. Osant enfin l'embrasser à pleine bouche, elle profite de ce moment de volupté. Redescendant le long du corps sculptural, elle lèche les tétons dressés puis revient avec sa langue vers l'objet de son attention.
Elvina attrape à pleine main le sexe puis crache sur le gland assez de salive pour le sucer avec avidité. Multipliant les va-et-vient, elle le sent se tendre sous l'effet du plaisir. Mais elle refuse d'aller plus loin, afin de conserver encore intact l'objet de son désir...
Sigvard, de nouveau, tente d'attraper quelques parties d'Elvina, sa tête en premier lieu, comme pour la retenir encore sur sa queue, mais une petite tape de la main l'arrête net !
— Je vais bien finir par poser mes mains sur vous ! Vous n'allez quand même pas me refuser le plaisir de découvrir votre corps ?
Je ne réponds pas, mais plante mes ongles sur ses fesses et, du plat de ma langue, remonte lentement, très lentement, depuis le dessous de ses testicules jusqu'au sommet de son vit ! Une perle liquide est même là ; délicatement, je l'aspire. J'adore, je me joue des sens de Sigvard !
— Si vous continuez, je vais jouir, prévient Sigvard.
Il lutte pour sa survie dans ce duel inégal ! Il ne possède aucune arme pour l'instant. Je l'attrape par le bras et lui fais comprendre que c'est le moment de s'allonger à même le sol près du foyer ! Je replace avec beaucoup de soin et de précaution le bandeau sur ses yeux. Impossible pour moi d'être vue ! En me relevant, je laisse glisser ma robe et le peu de dentelle que je porte au sol... Je m'assois sur ses cuisses puis remonte lentement jusqu'à ce que mes lèvres passent de part et d'autre de sa queue... Je la masse lentement par des va-et-vient avec ma chatte le long de sa bite. Je reste quelques instants puis dirige mon sexe vers sa bouche ! À genoux, je me pose sur ses lèvres ; il comprend vite, sort sa langue... moi je m'applique à maintenir en place le bandeau en appuyant mes mains sur sa tête.
Fermant à mon tour les yeux, je me laisse aller en poussant un soupir de soulagement et d'excitation. Ma respiration s'accélère. Cela faisait si longtemps. « Mon Dieu, que c'est bon ! Comme le contact de cette langue est doux... » Une langue experte, comme je peux m'en rendre compte. Sigvard caresse, embrasse, lèche, suce et mordille tour à tour chaque recoin de ma vulve. Il joue avec délectation autour de mon clitoris. Lorsqu'il tente une nouvelle fois de revenir avec ses mains pour ajouter des caresses de ses doigts, je le laisse faire dans l'excitation du moment. Il serait dommage de se priver de l'entièreté de son talent, et de toute façon il serait peu probable qu'il puisse m'identifier par cette partie de mon anatomie. Alors que la caresse — prodiguée maintenant de son souffle — vient suspendre le moment, je redescends le long du corps de Sigvard et m'empale sur son membre érigé. Hilde avait raison : un sexe large et solide sans être trop long...
Je veux profiter de chaque centimètre, alors je bouge un peu mon bassin de gauche à droite en ondulant aussi, histoire d'absorber son sexe entièrement. Arrivée contre son ventre, je reste là quelques secondes, décidée par la même occasion à maintenir les mains baladeuses de Sigvard au-dessus de sa tête ! Mais ce dernier ne l'entend pas de cette oreille et recommence ses provocations.
— Laissez-moi vous attraper, enfin ! Pourquoi me torturer ainsi ?? Je ne vous vois déjà pas et vous ressens à peine, juste grâce à vos frottements ! Laissez-moi ! Libérez-moi !!!
Si je cède, je sens bien que je vais perdre le contrôle de la situation ; et, de toute façon, mes mains toutes petites ne peuvent le retenir indéfiniment. S'il l'avait voulu, il m'aurait déjà contrainte... alors je cède et lâche ses mains.
— Enfin !!! Je vous tiens.
Joignant le geste à la parole, ses grosses mains m'agrippent le cul d'un coup sec et fort ! Ses doigts écartés sur mes fesses m'ouvrent littéralement jusqu'à ma chatte, qui prend d'un coup toutes ses aises sur sa queue. Il accélère d'un coup, il profite, je hurle, foudroyée par le plaisir qui me submerge !!! Il stoppe net, puis quatre grands coups forts me font perdre pied.
— Ah, enfin, voilà le son de votre voix !!!
Me voilà perdue entre la peur d'être identifiée et l'envie que cela continue...
Sigvard s'arrête de nouveau. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine : aurait-il reconnu le son de ma voix ? Mais alors que je me fige — la peur s'apprêtant à prendre le pas sur l'excitation — il repart de plus belle. Sentant monter son plaisir, je me dis finalement que ce n'est qu'une fausse alerte, une tentative de montrer que c'est lui qui donne la cadence. Comme s'il joignait le geste à ma pensée, Sigvard me prend et me retourne avec une facilité déconcertante. Je me retrouve à quatre pattes sur le sol, à ressentir ses coups de boutoir de plus en plus impérieux contre mon cul. Au moment où il se tend en libérant sa semence, je pars moi aussi dans un orgasme inédit. Le retour à la réalité n'est pas aisé au vu de la situation, même si, lui comme moi, nous semblons avoir particulièrement apprécié ce moment. M'éloignant pour faire un brin de toilette, je décide finalement d'aller voir Hilde, le temps que Sigvard se remette de ses émotions...
— Mais que fais-tu là, Elvina ? Il est à toi toute la nuit. Ne me dis pas que tu ne vas pas en profiter !
— Non, mais j'en ai déjà profité — ou c'est peut-être l'inverse, je n'en sais rien —, juste que là, maintenant, j'ai profité de me refaire une beauté pour sortir et venir te voir.
— Alors, c'était bien ?
— Oui, mais ce n'est pas la question... il m'a entendue... en fait.
— Il n'est pas le seul... on en a profité aussi.
— Ah, mais ne dis pas ça... je ne veux pas être reconnue ! Ah, mais ce n'est pas possible, qu'ai-je fait !
— Mais arrête de t'inquiéter, bon sang ! Et retourne profiter !!! Sinon c'est moi qui vais le faire ! Mais j'avais une autre idée en tête, figure-toi ! Je viens de voir passer Graâm qui avait petite mine, je vais aller voir si je ne peux pas y faire quelque chose.
— Non, mais ne t'en va pas !!! Je fais quoi, moi... si ?
— Y a pas de si, retourne voir ton bel étalon ! Et profite ! Oust !
— Non, mais j'en ai déjà profité — ou c'est peut-être l'inverse, je n'en sais rien —, juste que là, maintenant, j'ai profité de me refaire une beauté pour sortir et venir te voir.
— Alors, c'était bien ?
— Oui, mais ce n'est pas la question... il m'a entendue... en fait.
— Il n'est pas le seul... on en a profité aussi.
— Ah, mais ne dis pas ça... je ne veux pas être reconnue ! Ah, mais ce n'est pas possible, qu'ai-je fait !
— Mais arrête de t'inquiéter, bon sang ! Et retourne profiter !!! Sinon c'est moi qui vais le faire ! Mais j'avais une autre idée en tête, figure-toi ! Je viens de voir passer Graâm qui avait petite mine, je vais aller voir si je ne peux pas y faire quelque chose.
— Non, mais ne t'en va pas !!! Je fais quoi, moi... si ?
— Y a pas de si, retourne voir ton bel étalon ! Et profite ! Oust !
En franchissant de nouveau la porte le plus discrètement possible pour voir où est Sigvard, je l'aperçois allongé sur le sol près du feu : il se masturbe lentement. Il a conservé son bandeau, alors je ferme la porte !
— Ah, mais vous voilà de retour, j'ai cru que mon heure était terminée, du coup j'ai un peu commencé sans vous... je suis désolé.
Je vois sa main jouer de son sexe ! En m'approchant, je passe de la femme à la panthère et, à quatre pattes, avance jusqu'au moment où ma langue remonte, bien à plat, de la base de ses couilles jusqu'au sommet de son gland.
— Rhaaaaaaa, je suis content de votre retour.
Ragaillardie par les quelques mots échangés avec Hilde et par le fait que Sigvard ne semble manifester aucun signe de reconnaissance, je suis décidée plus que jamais à profiter du second round de la soirée. Après quelques coups de langue bien appuyés sur son sexe, je remonte, caressant et embrassant chaque centimètre de son ventre et de son torse. M'assurant une nouvelle fois du bon positionnement du bandeau, je m'approche de son visage et l'embrasse langoureusement : nos bouches se cherchent, nos langues se tournent autour avec une facilité et un naturel presque déconcertants. Délaissant presque à regret ses lèvres, je me retourne et m'allonge tête-bêche afin de reprendre dans ma bouche ce sexe qui n'attend que cela. La température monte durant les minutes suivantes où, tandis que je suce sa bite avec gourmandise, Sigvard fait une nouvelle démonstration de la virtuosité de sa langue.
Forte de ces préliminaires, je me relève et invite d'un geste Sigvard à me suivre pour poursuivre nos ébats. C'est alors que le bandeau, éprouvé par ses mouvements de tête lors du cunnilingus, glisse de ses yeux...
Le bandeau est au sol, mais Elvina ne s'en rend pas compte et tire par la main Sigvard, qui comprend d'un coup qui donc met le feu à ses sens et se joue de lui.
Par Thor, c'est Elvina ! Je me retourne, mais le bandeau est déjà trop loin derrière moi pour que je puisse le récupérer sans éveiller les soupçons ! Je regarde son dos qui avance et l'ondulation de ses hanches ! Je n'ose dire un mot, je dois réfléchir vite ! Je lâche sa main brusquement et, d'un mouvement, me colle contre elle, mes mains sur ses yeux.
— Que faites-vous ? lance Elvina, prise d'une peur nouvelle.
— Je vais vous avouer quelque chose et, en contrepartie, je vais vous demander de me faire confiance. Je vous en prie...
— Je vous écoute...
— Lorsque vous vous êtes relevée, le bandeau a glissé ; il est maintenant sur le sol.
— Je vais vous avouer quelque chose et, en contrepartie, je vais vous demander de me faire confiance. Je vous en prie...
— Je vous écoute...
— Lorsque vous vous êtes relevée, le bandeau a glissé ; il est maintenant sur le sol.
Elvina écoute, pétrifiée par cette nouvelle, son corps se tend. Sigvard continue...
— Je ne dirai rien, je sais trop bien qu'un mot de vous et je perds la vie ! Et je garderai le secret de tout ce qui se passe et se passerait si... Mais s'il vous plaît, laissez-moi vous servir ! Abandonnez-vous à moi, ne réfléchissez pas ! Offrez-moi votre corps tout entier !
Elvina rejoint les mains de Sigvard avec les siennes, se libère les yeux et — sans même se retourner — se pose à genoux sur le bord du lit en écartant ses jambes au maximum. Elle s'étire en posant sa tête à même la couverture... son cul offert, tendu vers le ciel, elle ose un simple « c'est d'accord... » en guise de réponse.
Ça y est, je lâche prise... De toute façon, à quoi bon résister maintenant que je suis reconnue, mise à nu au sens propre comme au figuré. Cette fois, c'est moi qui suis offerte et lui qui mène la danse. Sigvard est derrière moi, ses mains puissantes parcourent mon corps. Je savoure et devance même ce contact quand soudain il s'arrête et s'éloigne. Il revient vite, mais qu'est-il allé faire ? Je ne tarde pas à avoir la réponse lorsque je sens le tissu du bandeau — devenu lien — serrer mes poignets. Ainsi positionnée et attachée, je perds le contrôle...
Le duel est de nouveau inégal, mais cette fois les armes ont changé de camp. Sigvard reprend ses caresses en se concentrant sur mes fesses. Ses doigts parcourent les deux globes et finissent inexorablement par se retrouver sur mon bouton de rose. Il crache, masse, et un doigt s'aventure à l'intérieur, bientôt rejoint par un deuxième... puis sa queue. Il entre doucement, centimètre après centimètre, jusqu'à ce que je le sente me remplir complètement. Il me pousse et je me retrouve allongée sur la paillasse, son corps puissant contre le mien. Tandis qu'une main passée sous mon ventre effleure mon clitoris gorgé de plaisir, Sigvard enchaîne les coups de reins jusqu'à la jouissance. Il se retire alors, libérant sa semence dans le creux de mes reins...
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