Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Frieren — Chapitre 2 · Un incident d'origine phallique 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Frieren
Chapitre 2 · Un incident d'origine phallique 2
— Tu... c’est de ta faute... tu dois assumer, gronda Fern, l’instinct prenant le dessus. D’un geste brusque, elle empoigna les cheveux de Frieren et attira sa tête vers l’avant, jusqu’à ce que son nez fin effleure le gland humide, l’odeur musquée envahissant ses narines.
Frieren s’immobilisa, le regard s’échappant du présent.
Ce n’était pas la situation elle-même qui la retenait, mais une sensation ancienne, presque effacée par les siècles.
Ce n’était pas la situation elle-même qui la retenait, mais une sensation ancienne, presque effacée par les siècles.
Une chaleur familière. Une proximité d’un autre temps.
Avant la statue.
Avant le silence.
Quand les nuits d’auberge semblaient trop courtes, quand certains regards se cherchaient après que les autres s’étaient endormis, quand des choix se faisaient sans être nommés.
Avant la statue.
Avant le silence.
Quand les nuits d’auberge semblaient trop courtes, quand certains regards se cherchaient après que les autres s’étaient endormis, quand des choix se faisaient sans être nommés.
Elle cligna des yeux. Le souvenir se dissipa, laissant derrière lui un écho — pas un désir net, plutôt la certitude d’avoir déjà frôlé quelque chose qu’elle croyait à jamais refermé.
— Je pensais avoir laissé ça là-bas... murmura-t-elle intérieurement, sans achever la phrase.
Ses vieux instincts revinrent : elle inspira avec plaisir l’odeur qui se dégageait du pénis de Fern, comme un ancien fumeur cédant à la tentation d’une cigarette. Elle prit l’épais engin en main et commença à lécher le gland.
— Pour quelqu’un qui joue les sages... tu cachais sacrément bien ton jeu.
Frieren continua, tout en pensant :
La potion a-t-elle changé son comportement ? Ou est-ce à cause de sa transformation ?
La potion a-t-elle changé son comportement ? Ou est-ce à cause de sa transformation ?
Afin de reprendre son souffle, elle remplaça sa bouche par une main. De l’autre, elle soupesa les bourses juste en dessous. En les soulevant, elle constata que son vagin était toujours là.
C’est encourageant... ça signifie peut-être que l’effet est réversible, pensa-t-elle.
C’est encourageant... ça signifie peut-être que l’effet est réversible, pensa-t-elle.
Quelques minutes passèrent dans une succession de mouvements haletants, entre tension et abandon.
Fern, le souffle court, retint la tête de Frieren contre elle. Un tremblement la parcourut, les muscles raidis, tandis qu’une vague de chaleur incontrôlable la submergeait.
Frieren sentit l’instant basculer comme une déferlante. L’air se chargea d’une chaleur humide, presque lourde. Elle ferma les yeux, accueillant sans un mot cette tempête.
Une pensée fugitive lui traversa l’esprit : « Autant que Heiter, à l’époque... » souvenir brusque d’un autre temps, d’un autre corps.
Une pensée fugitive lui traversa l’esprit : « Autant que Heiter, à l’époque... » souvenir brusque d’un autre temps, d’un autre corps.
Fern s’effondra à demi contre elle, désorientée. Ses mots, balbutiés dans un souffle, tenaient à peine :
— J’ai l’impression de me vider... c’est trop bon...
Frieren reprit lentement son souffle. Aucun reproche ne franchit ses lèvres ; seule une curiosité tranquille brillait encore dans son regard.
Elle observa Fern, dont le corps semblait à la fois détendu et toujours agité d’un frisson persistant.
— Tu n’as pas encore repris ton calme, on dirait, dit-elle calmement.
Fern leva les yeux vers elle, un sourire un peu sauvage au coin des lèvres.
— Round 2, murmura-t-elle, son regard brillant d’un éclat de prédateur.
***
Fern et Frieren étaient nues sur le lit.
Le corps de Frieren était exactement comme on pouvait l’imaginer : long, fin, délicatement ciselé, recouvert d’une fine toison de la même couleur que ses cheveux argentés.
Celui de Fern, en dépit de son étrange transformation, restait indéniablement féminin : des courbes plus marquées, une poitrine plus généreuse que celle de bien des femmes ayant déjà enfanté.
Fern se tenait entre les cuisses de Frieren, le souffle court, les joues rougies. Frieren, elle, demeurait immobile, le visage impassible, même si une tension presque impatiente se lisait dans ses yeux.
Fern, haletante, semblait à la limite de la transe, suspendue dans cet instant, prête à franchir la dernière distance.
Les mains de Fern se resserraient sur ses hanches, son souffle brûlant contre sa peau nue. L’odeur lourde de sueur, de désir et de chair échauffée emplissait la chambre, presque étouffante. Frieren sentit ses muscles se tendre malgré elle, partagée entre la vieille habitude de tout analyser et une impatience sourde qui tambourinait au creux de son ventre.
Fern se pencha davantage, la frôlant, et Frieren eut un léger sursaut. La chaleur de ce corps contre le sien, la pression ferme sur ses hanches, tout cela parlait un langage qu’elle n’avait pas entendu depuis très longtemps. Son masque d’indifférence resta en place, mais ses doigts se crispèrent sur le drap froissé.
L’air autour d’elles semblait vibrer au rythme de leurs respirations entremêlées. Fern, haletante, la dévorait des yeux, comme si chaque parcelle de peau était une invitation. Frieren, étendue sous elle, sentit que la frontière entre curiosité et besoin venait de céder.
Fern avait fini par la retourner sans douceur, la plaquant à plat ventre sur le matelas froissé. Les genoux de Frieren s’enfonçaient dans le lit, ses mains agrippaient les draps pour garder un semblant d’équilibre, mais chaque mouvement trahissait la façon dont son corps tremblait déjà.
Derrière elle, Fern s’installait, le souffle court, les doigts serrés autour de sa taille. L’une de ses mains remonta lentement le long du dos de l’elfe, jusqu’à se refermer sur sa nuque, puis dans ses cheveux, qu’elle tira pour lui relever la tête. Frieren laissa échapper un son étranglé, surprise à la fois par la brutalité maîtrisée du geste et par la vague de plaisir qui la traversa en réponse.
Elle avait l’habitude de dominer les événements, d’observer avec recul. Mais là, ses pensées se dissolvaient, réduites à des éclats de sensations : la chaleur de Fern contre elle, la tension dans sa prise, la façon dont son propre corps se cambrait pour mieux l’accueillir. Chaque mouvement derrière elle lui arrachait un peu plus de contrôle, jusqu’à ce que son masque d’indifférence se fissure.
À cet instant, ce n’était plus la grande mage millénaire face à son élève. C’était une femme emportée par le rythme qu’on lui imposait, incapable de faire autre chose que s’y abandonner.
La nuit qui suivit ne sembla jamais vouloir finir. Fern avait perdu la notion du temps depuis longtemps, réduite à un enchaînement de vagues qui montaient, se brisaient, puis repartaient plus haut encore. À chaque fois qu’elle sentait son corps basculer, ce point de non-retour où tout se contracte avant d’exploser, elle croyait que ce serait la dernière, que son énergie finirait par s’épuiser. Mais la chaleur revenait, insistante, presque douloureuse, la poussant à recommencer, encore et encore. Elle sentait son sexe devenir peu à peu plus léger, moins imposant, comme si chaque décharge emportait un fragment de cette anomalie avec elle, et pourtant le plaisir, lui, ne faiblissait pas. Il trouvait simplement une autre forme, plus diffuse, moins frénétique, mais tout aussi envahissante.
Frieren, de son côté, se surprenait à accepter cette durée hors norme avec une sorte de calme étrange, seulement brisée par ses propres sursauts. Au début, elle avait compté, presque par réflexe : première fois, deuxième, troisième, comme on note les cycles d’un sort instable. Puis, à mesure que le corps de Fern se fatiguait sans s’arrêter, elle cessa de vouloir nommer ou mesurer quoi que ce soit. Il ne restait que la répétition hypnotique de leurs gestes, la chaleur poisseuse de la chambre, les draps collés à leurs peaux, les halètements qui se mélangeaient. Chaque nouvel élan de Fern, même affaibli, ravivait en elle ce vieux fond d’instinct qu’elle croyait enterré sous des siècles de retenue. Elle se surprenait à anticiper les mouvements, à chercher le contact, à ressentir une sorte de tristesse sourde à l’idée que tout cela s’arrête.
Au fil des heures, Fern sentit le changement de façon très concrète. Son sexe, qui lui paraissait monstrueux au début de la nuit, perdait peu à peu de sa taille, de son poids, de cette tension permanente qui lui vrillait le bas-ventre. La pression s’allégeait, mais pas sous forme de manque : plutôt comme une fièvre qui retombe doucement. À chaque nouvel orgasme, moins violent que le précédent, mais plus profond, elle sentait l’anomalie reculer, centimètre après centimètre. Ce n’était plus la frénésie brutale du début, c’était une lente descente, un retour progressif à un corps qu’elle reconnaissait davantage, même si, dans le feu de l’instant, elle ne savait plus vraiment si elle le voulait ou non. Une part d’elle goûtait à une puissance, une confiance et une liberté qu’elle n’avait jamais ressenties auparavant.
Quand enfin, au petit matin, la lumière grise commença à filtrer par les volets mal fermés, leurs corps cessèrent d’eux-mêmes de réclamer. Fern, épuisée, se retrouva allongée sur le dos, les poumons en feu, chaque muscle lourd, comme si elle avait combattu un démon à mains nues toute la nuit. En baissant les yeux, elle constata que son sexe avait presque entièrement disparu ; il ne restait plus qu’une vague sensibilité, un écho étrange, puis, au bout de quelques minutes supplémentaires, rien qu’une fatigue sourde et la sensation de sa propre anatomie familière qui reprenait sa place. Elle glissa une main entre ses jambes, juste pour vérifier, et un mélange de soulagement et de vide la traversa. Elle se sentit soudain très humaine, très nue, très vulnérable.
À côté d’elle, Frieren regardait le plafond, les cheveux en bataille, le corps encore parcouru parfois de petits frissons résiduels. Elle avait l’air calme, comme toujours, mais son silence n’était pas celui de l’indifférence : c’était celui d’un mage qui reclassait soigneusement un phénomène dans sa mémoire, tout en refusant de trop analyser ce que cela venait de réveiller en elle. Elle avait senti, au fil de la nuit, la « malédiction » se dissiper par vagues, le mana se calmer, la pression se réduire. Elle avait aussi senti, avec une netteté troublante, à quel point la présence de Fern, sa force nouvelle, ses élans maladroits, mais sincères, avaient fissuré quelque chose de très ancien en elle. Une lassitude millénaire, une distance qu’elle croyait irrévocable, avaient cédé un peu de terrain.
Quand Fern se tourna enfin vers elle, les joues encore rouges, les yeux cerclés de fatigue, elle avait l’air à la fois gênée et étrangement fière. Elle ne savait pas exactement ce qu’elle devait dire, ni par où commencer. Son corps disait « c’est fini », mais une partie d’elle restait suspendue entre le regret de perdre cet état exalté et le confort de retrouver son identité. Frieren, elle, répondit à ce regard par un très léger sourire, presque imperceptible, mais bien réel. Ce n’était ni un reproche, ni une gêne, ni une promesse. C’était simplement l’aveu silencieux qu’elles venaient de traverser quelque chose qui dépasserait, pour longtemps, le simple cadre d’une potion ratée et d’une nuit de sexe.
Le pénis de Fern avait disparu avec l’aube, comme si la nuit elle-même l’avait emporté, mais l’odeur, la chaleur et les souvenirs restaient, imprimés quelque part dans leurs corps et dans la mémoire de Frieren. Et si la magie avait fini par se dissiper, quelque chose, entre elles, ne reviendrait pas tout à fait à l’état d’avant.
***
Non loin de là, dans la chambre voisine, Stark n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Les ébats de Frieren et Fern l’avaient tenu éveillé du début à la fin.
Au début, il s’était amusé à tendre l’oreille, un peu trop curieux pour son propre bien... mais jamais il n’aurait imaginé qu’elles tiendraient aussi longtemps. À l’instant où il pensait enfin pouvoir dormir, un nouveau gémissement traversait le mur.
Au petit matin, les yeux cernés, il se demanda vaguement si, cette fois, ce n’était pas lui qui avait besoin d’une potion.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()