Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon premier voyage en solo — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon premier voyage en solo
Chapitre 1
Après avoir joui maintes fois des récits de ce site qui accompagnent régulièrement mon plaisir solitaire depuis voilà bien des années, je me lance à mon tour dans l'écriture. Ceci est donc mon premier partage sur XStory.
L'histoire que je vais vous raconter s'est déroulée en été deux mille vingt-cinq. J'avais alors vingt-cinq ans, et j'allais réaliser mon premier voyage solitaire, sans mes amis ni ma famille. Je m'étais inscrit à un camp sportif d'une semaine dans une grande ville européenne. J'avais eu hâte de consacrer une semaine entière au sport qui me passionnait le plus à l'époque et me passionne encore aujourd'hui. J'avais prévu de loger dans une auberge de jeunesse proche du lieu où se déroulaient les entraînements. Je devais arriver un dimanche en milieu de journée et repartir le samedi suivant.
Et puis un jour, ça y est, le voyage commence. Le début du camp se passe bien, mais le challenge social est grand. Beaucoup de nouvelles personnes : il faut trouver ses repères. Rencontrer les personnes qui partagent ma chambre dans l'auberge de jeunesse, rencontrer les autres participant·e·s du camp sportif. Je suis quelqu'un de plutôt réservé et je n'ai pas la plus grande facilité à m'intégrer. Si bien que le lundi soir, un jour seulement après mon arrivée, je raconte au téléphone à mon frère que j'ai déjà envie de rentrer. Il me rassure, me dit que c'est normal de ressentir ça, et m'encourage à continuer mes efforts d'intégration.
Deux jours se passent, entre les entraînements, les repas, le sommeil, je commence à entrer dans le rythme. Il est mercredi soir, je me sens un peu saturé de toutes ces nouvelles émotions et décide de prendre un moment pour écrire mon journal intime. Dans l'auberge de jeunesse, il y a une sorte de bar, mais l'heure de fermeture est déjà passée. L'espace reste cependant accessible, et je décide de m'asseoir dans un coin de la pièce pour trouver du calme. Je laisse alors sortir sur le papier tout ce qui vient, le ressenti des nouvelles rencontres. Je me livre à mon journal.
C'est alors qu'un jeune homme, que j'identifie comme étant l'un des réceptionnistes de l'auberge, entre dans la pièce et commence à faire un peu de rangement. Je ressens alors un malaise d'être là alors que l'espace est a priori fermé. Le dialogue qui suit est traduit de l'anglais.
— C'est OK si je reste ici ? je lui demande.
Il me regarde et d'un ton très bienveillant me répond :
— Oui oui, bien sûr, reste autant que tu veux. Il faudra juste remettre la barrière derrière toi quand tu pars.
Sa voix est empreinte d'une gentillesse qui me semble très sincère et cela me touche. Je lui souris et le remercie, puis me replonge dans ma douche intérieure avec mon journal.
La semaine avance. Je me sens progresser, les conseils du coach sont très pertinents. Les liens avec les autres participant·e·s deviennent plus naturels. Je commence à me plaire dans ce voyage, tandis que ce dernier touche doucement à sa fin.
Le vendredi soir, le dernier soir, avec la plupart des participant·e·s et les coachs, nous allons manger une pizza. Puis certaines personnes décident d'aller en boîte. Ce n'est vraiment pas mon truc, mais je suis pris dans l'ambiance et décide de les accompagner. Finalement, à l'entrée du club, ma timidité me gagne et je rebrousse chemin, disant un dernier au revoir à celles et ceux avec qui j'ai partagé une semaine entière.
Il est environ minuit, c'est mon dernier soir de ce voyage dans cette grande ville, et une part de moi a fortement envie de faire une rencontre. Sans trop pouvoir l'expliquer, il me semble alors dommage de ne pas "baiser" un bon coup, avec tout ce sentiment de liberté.
Je rentre à l'auberge. Il est environ une heure du matin, et je me connecte sur une appli de rencontre gay. J'échange quelques messages avant de tomber sur un gars que l'application localise à zéro mètre de ma position. On commence à échanger et il me demande si je suis dans l'auberge de jeunesse, ce à quoi je réponds par l'affirmative. Il m'envoie une photo de son visage et je reconnais le réceptionniste qui quelques jours auparavant m'avait ému par sa gentillesse.
— Ah tu étais le gars mignon au fond du bar, me lance-t-il toujours par message et toujours en anglais.
— Oui.
— Oui.
Je commence à me sentir excité. On décide de continuer la discussion en vrai, et on se donne rendez-vous dans la cour intérieure de l'auberge.
On s'assoit sur un rebord. Il y a quelques personnes dans la cour, mais notre espace reste assez discret pour parler librement. On se raconte chacun les raisons de notre présence dans cette auberge. Il vient d'Amérique du Sud, et travaille ici depuis environ deux ans. Je lui parle de mon camp sportif. Mais c'est surtout la chaleur dans mon bas-ventre et le jeu de regard dans la discussion dont je me souviens. Son visage est doux, sa peau est métisse. Il est plutôt fin. On fait les deux environ un mètre soixante-dix.
Après une dizaine de minutes à papoter, je commence à me sentir détendu. Les premières rencontres ne sont jamais évidentes pour moi, mais là, le premier contact bienveillant de mercredi en arrière-plan me rassure beaucoup. Gentiment, la discussion s'estompe. Je lui demande s'il a envie qu'on aille ailleurs. Il sourit et me propose de le suivre. Bien sûr, il connaît bien l'auberge, c'est son lieu de travail. Il m'emmène dans les étages, dans des toilettes un peu reculées. Je me souviens m'être dit, en le suivant dans le couloir : "mais qu'est-ce qui est en train de se passer ?".
Il referme la porte, nous sommes seuls dans les toilettes. Il s'approche de moi. Nos corps se touchent. Et il commence à m'embrasser la nuque. Ses baisers sont presque agressifs. Ils provoquent chez moi un mélange d'excitation de me faire conquérir et aussi d'une envie de calmer le jeu, d'y aller plus doucement. Plusieurs fois, je lui dis "gently" ou "slow down", pour calmer ses ardeurs.
Je sens son sexe dur me toucher plusieurs fois à travers les vêtements. D'y repenser, j'en suis encore excité. Il veut vraiment aller vite, il a une certaine impatience. En fait, il est encore dans ses heures de travail, lui. Il enlève son short et son caleçon, dévoilant un sexe gonflé par l'excitation, de taille moyenne. Des couilles légèrement poilues. Je commence à le branler, à caresser son membre doux et chaud.
Il m'invite à me mettre à genoux et se branle près de mon visage. Mes lèvres touchent son gland, ma salive l'humidifie, son odeur forte me revient en écrivant ces mots, une odeur enveloppante. Je n'ai même pas eu le temps de me mettre entièrement nu, j'ai juste sorti mon sexe et ai commencé à me branler pendant qu'il utilise mes lèvres.
Je le suce, il utilise ses mains pour enfoncer son sexe dans ma bouche. Puis à nouveau se branle avec son gland sur mes lèvres. Ses gestes sont encore empreints d'une certaine violence, j'ai le sentiment de me faire utiliser. Je lui lèche les couilles, il gémit.
Son excitation monte. Je lui dis que je préfère ne pas avaler. Il se branle plus vite, je lui caresse les couilles. Il jouit en gémissant, des jets jaillissent de son gland rougi, sa main se remplit de son sperme épais à quelques centimètres de mon visage. L'odeur de sa jouissance m'emplit les narines.
Il consulte son téléphone, peut-être qu'il l'a senti vibrer. On le cherche, il doit retourner bosser. Il se rhabille et s'en va, me laissant là, à moitié nu, dans une grande excitation avec ma bite encore tendue.
Je suis encore un peu ébahi par ce qui vient de se passer.
Mon cerveau a libéré tellement d'hormones de plaisir que je ne me sens pas d'humeur à lui en vouloir de m'avoir abandonné comme un vulgaire sex-toy.
Je me branle et jouis dans le lavabo en me regardant dans le miroir, toujours avec le sentiment d'être dans une sorte de rêve.
En revenant à ma chambre, je repasse devant la réception, il est là, nos regards se croisent, mais on ne dit rien. Il est environ deux heures du matin, ce moment m'a beaucoup excité. Je lui écris à nouveau sur l'application. Je me sens fou d'envie de sexe, il a réveillé en moi une grande faim. Il me dit qu'il finit vers sept heures du matin, on discute d'aller chez lui à ce moment pour potentiellement aller plus loin...
à tel point que je mets un réveil vers sept heures alors qu'il est presque trois heures du matin, mais tant pis, c'est les vacances, j'ai envie de lui, de le sentir en moi.
Au réveil, il met du temps à me répondre, puis m'annonce qu'il est déjà rentré chez lui. Je suis un peu dégoûté et déçu, il ne semble pas vraiment vouloir me voir au fond. Je suis alors toujours excité, et j'écris à plusieurs gars sur l'appli, je cherche même où sont les saunas gays de la ville alors que c'est une pratique que je n'ai jamais faite. Je suis dans un état second.
J'échange avec plusieurs gars par message, mais aucun ne me met assez en confiance pour faire une vraie rencontre. De plus, mon train est vers midi, je n'ai pas une infinité de temps.
Je finis par prendre mon train et quitter cette ville d'aventure, mais sur une bonne partie de la longue route jusqu'à chez moi, je traîne encore sur l'appli, mon cerveau espère encore baiser...
Ce mec m'a rappelé à quel point j'aimais me faire baiser la bouche, sentir un sexe dur et chaud tout près de mon visage. Je lui ai écrit plus tard, mais il ne m'a jamais répondu.
C'est la fin de ce récit d'une rencontre presque improbable lors de mon premier voyage solitaire. Merci d'avoir lu !
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