Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cougar ? — Chapitre 1 · L'officine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cougar ?
Chapitre 1 · L'officine
Dix-huit heures cinquante-cinq, Sonia mon assistante s'apprête à fermer les tiroirs et une vielle dame du village arrive. Je me retourne au bruit de la sonnette qui annonce l'ouverture automatique des portes coulissantes de la pharmacie. Je vois le signe de la main de celle qui me seconde ici. Elle va s'occuper de Madame Aubry et je finis les comptes donc. Seconde sonnerie qui me surprend. Nous n'avons pas eu beaucoup de clients dans l'après-midi et ils se décident donc tous à rappliquer juste avant la fermeture. J'avance immédiatement mon nez dans la porte de la réserve pour voir qui nous arrive.
Tiens donc ! Mon jeune voisin. Nathan danse d'un pied sur l'autre, il reluque un peu partout en attendant son tour. Bon ! Je ne vais pas le laisser poireauter plus longuement. J'avance dans la salle, vers le second poste de service. Du coup, j'entre aussi dans son champ de vision et je remarque de suite sa fébrilité apparente. Il semble tendu, hésitant ! Bon ! Je le connais depuis qu'il est tout petit, et ne saisis pas pourquoi ma venue le perturbe à ce point, le rend si nerveux.
— Salut Nathan ! Ça va ? Tu as besoin de quelque chose ? Tu es malade ?
— Euh… non ! Non, ça va ! Je…
— Oui ? Je t'écoute, dis-moi…
— Je voudrais…
— … oui ?
— Euh… non ! Non, ça va ! Je…
— Oui ? Je t'écoute, dis-moi…
— Je voudrais…
— … oui ?
Son regard fouille les alentours. Puis ses yeux s'arrêtent sur les boîtes de pastilles pour la toux, et ensuite sur celles des gommes à mâcher pour arrêter de fumer.
— Je veux des « nicorettes », s'il vous plait !
— … tu es sûr ? Tu fumes donc ?
— Ben…
— Ces gommes sont là pour aider à se débarrasser du tabac. Tu fumes beaucoup ?
— Euh… !
— … tu es sûr ? Tu fumes donc ?
— Ben…
— Ces gommes sont là pour aider à se débarrasser du tabac. Tu fumes beaucoup ?
— Euh… !
C'est drôle, j'ai d'un coup le sentiment que ce n'est qu'un prétexte, qu'en fait, il ne sait plus trop quoi me dire et me raconte le premier truc qui lui vient à l'esprit. Mince alors ! De plus, ses joues et l'ensemble de son visage s'empourprent, comme si le fait de mentir se traduisait par cet afflux de sang sur sa bouille. Je réalise qu'en fait, il est « couillon » de me voir, moi sa voisine, celle qu'il croise tous les jours, face à lui dans mon échoppe. Bon ! Il y a aussi cette dame Aubry, qui sourit béatement à côté. Elle aussi a deviné le malaise du jeune homme. Je me dis que si nous nous isolons un peu, il osera peut-être me dire ce qui ne va pas.
— Ça fait un bout de temps que je n'ai pas vu ta mère, Nathan. Viens un peu par-là ! Nous pouvons discuter un peu, pour que je prenne des nouvelles de Danielle… tu veux bien ?
— Euh… oui, oui ! Merci.
— Viens !
— Euh… oui, oui ! Merci.
— Viens !
Il me suit et nous nous retrouvons à l'endroit que j'ai quitté pour le servir. Il n'est pas très assuré et ça se sent d'emblée. Il me faut trouver les bons mots, si je veux qu'il s'ouvre et me raconte ce qui le tracasse.
— Tu sais Nathan… je suis comme ton médecin ou ta maman, soumise au secret professionnel. L'avocate qu'est ta mère tout comme moi, doit taire les motifs qui amènent les gens à nous consulter… tu comprends. Alors quoi que tu désires… ça restera entre toi et moi.
— Ah…
— Ben oui ! Parle, sois sans crainte.
— Alors vous n'irez pas le raconter à ma mère ?
— Bien sûr que non ! De quoi as-tu besoin, dis-moi !
— J'ai… j'ai une petite amie et…
— Et ?
— Elle veut bien, mais pas sans… protection.
— Sage décision… donc, tu veux des préservatifs, si je comprends bien. Tu sais, c'est plutôt cool, comme vous dites, vous les jeunes, que vous songiez à vous préserver. Et puis ça fait partie de la vie d'homme d'avoir une petite copine. Attends, je vais te chercher ce qu'il te faut.
— Ah…
— Ben oui ! Parle, sois sans crainte.
— Alors vous n'irez pas le raconter à ma mère ?
— Bien sûr que non ! De quoi as-tu besoin, dis-moi !
— J'ai… j'ai une petite amie et…
— Et ?
— Elle veut bien, mais pas sans… protection.
— Sage décision… donc, tu veux des préservatifs, si je comprends bien. Tu sais, c'est plutôt cool, comme vous dites, vous les jeunes, que vous songiez à vous préserver. Et puis ça fait partie de la vie d'homme d'avoir une petite copine. Attends, je vais te chercher ce qu'il te faut.
Il ne bronche plus et je peux même entendre le soupir qu'il pousse. Un ouf de soulagement sans doute. Je lui emballe dans un sachet de papier très anonyme la boîte de capotes et il me suit des yeux. C'est devenu un beau jeune homme. Mince alors ! Dire que ce gaillard, je l'ai vu faire ses premiers pas entre sa mère et son père. Et le voilà devant moi qui achète des préservatifs pour… ça me fiche un sacré coup sur la tête. Je mesure le temps parcouru et le fait que pour lui, je dois être « une vieille ».
Il se dandine d'un pied sur l'autre et il cherche ses mots…
— Vous savez… je suis désolé pour votre mari, c'était un chic type. Mes copains et moi aimions bien jouer au foot avec Maxence.
— Merci ! Tu es gentil. Il me manque beaucoup. Mais il était très malade.
— Oui, je sais ! Il ne s'est jamais plains, mais nous le voyions de plus en plus fatigué.
— Danielle, ta maman va bien ?
— Oh, oui… je la vois peu. Elle est toujours au boulot.
— Ça te fait quel âge maintenant ?
— Dix-neuf ans depuis un mois !
— Tes études se passent bien ?
— Oui… je voudrais être médecin, et je bosse pour cela.
— Je vois ! C'est bien, si tu as encore besoin de… ce genre de « sécurité », fais-moi signe, d'accord ? Prends soin de toi et de ton amie, c'est bien que tu réagisses comme ça.
— Ben… on ne sait jamais.
— Tu as raison. Bonne chance pour tes études.
— Merci, Madame…
— Oh ! Appelle-moi Agnès ! Les « Madame » me donnent l'impression d'avoir cent ans. D'être une vieille femme ridée et…
— Oh non ! Non, Agnès ! Vous êtes…
— Merci ! Tu es gentil. Il me manque beaucoup. Mais il était très malade.
— Oui, je sais ! Il ne s'est jamais plains, mais nous le voyions de plus en plus fatigué.
— Danielle, ta maman va bien ?
— Oh, oui… je la vois peu. Elle est toujours au boulot.
— Ça te fait quel âge maintenant ?
— Dix-neuf ans depuis un mois !
— Tes études se passent bien ?
— Oui… je voudrais être médecin, et je bosse pour cela.
— Je vois ! C'est bien, si tu as encore besoin de… ce genre de « sécurité », fais-moi signe, d'accord ? Prends soin de toi et de ton amie, c'est bien que tu réagisses comme ça.
— Ben… on ne sait jamais.
— Tu as raison. Bonne chance pour tes études.
— Merci, Madame…
— Oh ! Appelle-moi Agnès ! Les « Madame » me donnent l'impression d'avoir cent ans. D'être une vieille femme ridée et…
— Oh non ! Non, Agnès ! Vous êtes…
Il n'achève pas sa phrase. Pour ne pas me vexer ? Ou parce que finalement il ne sait pas comment s'en sortir avec un compliment qu'il ne pense pas vraiment ? Je lui tends la main.
— Eh bien ! Bonne soirée à toi et que la vie te sourit un peu…
— Merci, Agnès, vous êtes une chic femme ! Votre mari avait de la chance.
— … ?
— Merci, Agnès, vous êtes une chic femme ! Votre mari avait de la chance.
— … ?
Il quitte la boutique et se retourne encore sur le pas de la porte. Sonia lui jette un coup d'œil et elle me sourit. Pas forcément dupe non plus de ce que venait chercher ici le garçon. Mais c'est une employée exemplaire et rien ne sort jamais de ce que nous savons ou voyons dans notre établissement. C'est la règle, c'est la norme et nous nous y conformons sans problème. C'est donc légèrement en retard que nous fermons la boutique. Demain, commence le week-end, et je ne suis pas de garde. Donc repos pour toutes les deux.
— Tu veux que nous allions prendre un verre, Sonia ? Je hais les soirées que je passe bien trop seule. Alors, pour quelques minutes encore, bavarder et ne pas ressasser les mauvais souvenirs ne peut que me faire du bien.
— Oui, si tu veux Agnès. C'est en voyant les gamins de notre quartier que nous pouvons mesurer le temps qui nous bouffe, n'est-ce pas ?
— Hein ? Ah oui ! Nathan, je l'ai connu tout bébé, ça fiche un coup de voir que nous approchons de la vieillesse.
— La roue tourne pour tous. On y va, prendre ce pot ? Sinon on va finir par se pleurer sur l'épaule l'une l'autre.
— Ouais… la vie continue.
— Oui, si tu veux Agnès. C'est en voyant les gamins de notre quartier que nous pouvons mesurer le temps qui nous bouffe, n'est-ce pas ?
— Hein ? Ah oui ! Nathan, je l'ai connu tout bébé, ça fiche un coup de voir que nous approchons de la vieillesse.
— La roue tourne pour tous. On y va, prendre ce pot ? Sinon on va finir par se pleurer sur l'épaule l'une l'autre.
— Ouais… la vie continue.
— xXx —
Le samedi matin est réservé au ménage contrairement au dimanche où je fais la grasse matinée. C'est donc vers neuf heures que j'émerge d'une nuit sans rêve et qu'après le petit déjeuner, je m'attèle à la tâche ingrate dévolue à l'entretien de cet intérieur vide depuis que mon mari m'a quitté. Un long calvaire pour lui et une délivrance au final parce que sa douleur due à la maladie reste gravée à jamais dans mon esprit. Là, c'est par un beau soleil de fin de printemps que je passe l'aspirateur dans les pièces de la maison. En petite tenue, c'est-à-dire culotte et soutien-gorge, je m'occupe de toutes les poussières qui s'infiltrent partout. L'histoire de mon jeune voisin est oubliée et quelques images d'un passé douloureux se frayent un chemin dans ma caboche.
Après la poussière, je monte les chaises de la salle à manger sur la table, pour passer la serpillière sur le carrelage de cet endroit qui ne sert plus souvent. Je vis seule depuis des mois et pourtant, alors que je ne reçois plus personne, je me surprends à astiquer avec vigueur ces carreaux qui ont la fâcheuse tendance à se salir sans aucune intervention extérieure. Le seau contenant l'eau chaude et le produit lavant est prêt. C'est là qu'un bruit insolite vient perturber la bonne marche de mon travail. Je dresse l'oreille, mais c'est le silence. Je me baisse donc pour reprendre mon activité et de nouveau une sorte de raclement bizarre se fait entendre. Zut alors ! Je ne rêve tout de même pas tout éveillée.
Je reluque partout autour de moi, rien ne semble clocher et cependant, à deux reprises ce drôle de son reste bloqué sous ma tignasse en bataille. Nouvelle tentative pour essorer ma serpillière et cette fois, je suis certaine que quelque chose frappe ou tapote quelque part dans la maison. Bon ! Je veux en avoir le cœur net. Au salon ? Non ! Rien ne me paraît anormal. À la cuisine ? Ai-je oublié de crocheter un volet extérieur, ou le vent serait-il parvenu à soulever le crochet qui le maintient ouvert ? Pas plus. Alors ? Et le son me revient plus net, plus distinct. De la porte-fenêtre de la pièce que je veux lessiver.
Mon regard se porte alors sur la large baie vitrée et mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Instinctivement, je place mes mains sur ma poitrine, avant de réaliser que je ne suis pas totalement nue. Bizarre réaction, à la vue de ce qui me fiche une trouille monstrueuse. Derrière la vitre, le visage souriant de ce Nathan sans gêne. Comment est-il entré dans l'enceinte de ma demeure ? Je n'arrive pas à penser sainement. Et c'est toujours mécaniquement que je vais ouvrir l'issue derrière laquelle le loustic attend, tout souriant.
— Nathan ? Mais qu'est-ce que tu fiches là ? Tu sais que tu ne devrais pas entrer de cette manière chez les gens ?
— Oh ! Agnès, pardon ! Mais j'ai frappé à la porte, sonné aussi, et vous n'avez pas répondu.
— Ce n'est pas une raison pour passer outre les limites de ma propriété. Qu'est-ce que tu veux ?
— Ben… je suis désolé. Je ne voulais pas vous déranger ou vous faire peur. J'ai seulement besoin de conseils.
— De conseils ? Mais… nous sommes samedi et je ne suis pas au travail. Des conseils pour quoi d'abord ?
— Sur… ce que vous m'avez vendu.
— Comment ça, vendu ? Sur les préservatifs, tu veux dire ?
— Ben oui, j'ai bien peur qu'ils ne soient…
— Quoi ? Ils ne sont pas bons ? Tu as eu un problème avec la marchandise ?
— Non, non, ce n'est pas ça ! J'ai peur qu'ils soient… bien trop petits !
— Trop petits ? Tu plaisantes là ? Trop petits ? Comment ça, trop petits ?
— La chose qu'ils doivent contenir, elle est trop grosse pour entrer dans le modèle que vous m'avez remis.
— Mais c'est impossible, voyons ! Il n'y en a pas trente-six mille modèles, bon sang ! Tu n'as pas réussi à t'en servir, c'est ça ?
— Ma copine n'est pas encore venue. Nous ne nous sommes pas revus, mais j'ai essayé d'en enfiler un, vous comprenez ? C'est pour ne pas avoir l'air bête lorsqu'elle sera là. Et… je vous assure qu'ils ne sont ni assez larges ni assez longs.
— Tu te moques de moi, là ? Dis ? Tu te fiches de moi ?
— Non ! Je vous assure. Je peux vous montrer si vous voulez !
— Quoi ? Tu n'y es pas du tout là. Pas question que je regarde quoi que ce soit de ce genre. Enfin, tu imagines ce que tu me demandes là ?
— Vous m'avez dit que vous étiez aussi tenue au secret qu'il soit professionnel ou médical. J'ai bien compris tout de même.
— Oui ! Tu as raison. Mais dans le strict cadre de mon travail. Là, tu es chez moi où tu es entré presque par effraction.
— Je n'ai rien cassé, je vous promets.
— Peut-être ! Mais tu ne peux pas venir chez moi de cette manière, sous prétexte que la marchandise que je t'ai vendue n'est soi-disant pas adaptée à ta morphologie, bon sang ! Nathan, ça ne se fait pas.
— Vous voulez dire que je ne peux pas vous démontrer que le contenu n'est pas adapté ?
— Bien sûr que non, tu ne peux pas.
— Mais… où est le mal ? Ah ! C'est parce que je suis un garçon et vous une femme ? Mais alors, vous pouvez me refourguer n'importe quoi et je n'ai pas de recours ? C'est pas cool ça.
— Arrête ! D'une part, tu ne devrais pas te trouver dans mon jardin, et puis certainement pas pour le motif que tu invoques. Je vends les boîtes, et ne suis pas forcément responsable de leur contenu, tu comprends.
— Pas vraiment ! Vous ne voulez pas vraiment jeter un coup d'œil ?
— Non ! Non et non, bon sang, comment dois-je te le dire ?
— Je vais faire comment moi, avec ma copine ? Je vais avoir l'air d'un idiot et ce sera de votre faute, Agnès. Et elle va me laisser tomber si je n'assure pas, ce n'est pas chouette de votre part de me laisser dans la mouise.
— Arrête ! J'ai du travail, et puis passe par la porte pour sortir. Tu ne vas pas encore sauter par-dessus la clôture. Imagine si quelqu'un te voit faire le mur de ma maison ! Que vont penser mes voisins ?
— …
— Oh ! Agnès, pardon ! Mais j'ai frappé à la porte, sonné aussi, et vous n'avez pas répondu.
— Ce n'est pas une raison pour passer outre les limites de ma propriété. Qu'est-ce que tu veux ?
— Ben… je suis désolé. Je ne voulais pas vous déranger ou vous faire peur. J'ai seulement besoin de conseils.
— De conseils ? Mais… nous sommes samedi et je ne suis pas au travail. Des conseils pour quoi d'abord ?
— Sur… ce que vous m'avez vendu.
— Comment ça, vendu ? Sur les préservatifs, tu veux dire ?
— Ben oui, j'ai bien peur qu'ils ne soient…
— Quoi ? Ils ne sont pas bons ? Tu as eu un problème avec la marchandise ?
— Non, non, ce n'est pas ça ! J'ai peur qu'ils soient… bien trop petits !
— Trop petits ? Tu plaisantes là ? Trop petits ? Comment ça, trop petits ?
— La chose qu'ils doivent contenir, elle est trop grosse pour entrer dans le modèle que vous m'avez remis.
— Mais c'est impossible, voyons ! Il n'y en a pas trente-six mille modèles, bon sang ! Tu n'as pas réussi à t'en servir, c'est ça ?
— Ma copine n'est pas encore venue. Nous ne nous sommes pas revus, mais j'ai essayé d'en enfiler un, vous comprenez ? C'est pour ne pas avoir l'air bête lorsqu'elle sera là. Et… je vous assure qu'ils ne sont ni assez larges ni assez longs.
— Tu te moques de moi, là ? Dis ? Tu te fiches de moi ?
— Non ! Je vous assure. Je peux vous montrer si vous voulez !
— Quoi ? Tu n'y es pas du tout là. Pas question que je regarde quoi que ce soit de ce genre. Enfin, tu imagines ce que tu me demandes là ?
— Vous m'avez dit que vous étiez aussi tenue au secret qu'il soit professionnel ou médical. J'ai bien compris tout de même.
— Oui ! Tu as raison. Mais dans le strict cadre de mon travail. Là, tu es chez moi où tu es entré presque par effraction.
— Je n'ai rien cassé, je vous promets.
— Peut-être ! Mais tu ne peux pas venir chez moi de cette manière, sous prétexte que la marchandise que je t'ai vendue n'est soi-disant pas adaptée à ta morphologie, bon sang ! Nathan, ça ne se fait pas.
— Vous voulez dire que je ne peux pas vous démontrer que le contenu n'est pas adapté ?
— Bien sûr que non, tu ne peux pas.
— Mais… où est le mal ? Ah ! C'est parce que je suis un garçon et vous une femme ? Mais alors, vous pouvez me refourguer n'importe quoi et je n'ai pas de recours ? C'est pas cool ça.
— Arrête ! D'une part, tu ne devrais pas te trouver dans mon jardin, et puis certainement pas pour le motif que tu invoques. Je vends les boîtes, et ne suis pas forcément responsable de leur contenu, tu comprends.
— Pas vraiment ! Vous ne voulez pas vraiment jeter un coup d'œil ?
— Non ! Non et non, bon sang, comment dois-je te le dire ?
— Je vais faire comment moi, avec ma copine ? Je vais avoir l'air d'un idiot et ce sera de votre faute, Agnès. Et elle va me laisser tomber si je n'assure pas, ce n'est pas chouette de votre part de me laisser dans la mouise.
— Arrête ! J'ai du travail, et puis passe par la porte pour sortir. Tu ne vas pas encore sauter par-dessus la clôture. Imagine si quelqu'un te voit faire le mur de ma maison ! Que vont penser mes voisins ?
— …
Je suis abasourdie par la teneur de la demande du garçon. Il est là, planté tel un grand tournesol, dans ma salle à manger et ne me quitte plus des quinquets. J'imagine ce que ça peut avoir de gênant cette situation. Moi en petite tenue et lui qui en toute quiétude vient m'annoncer que son sexe n'est pas fait pour les capotes que je lui ai vendues la veille. Ubuesque comme situation ! De plus, ma caboche me renvoie des images, des clichés que je fais tout pour éviter. Mais ce petit idiot a réussi son coup. C'est bien la première fois qu'une personne se plaint de la taille des préservatifs. Incroyable, il faut que ça m'arrive à moi et un jour de repos. Et Nathan ne se démonte pas plus que cela de la situation.
— Vous avez une chouette baraque. J'ai soif, Agnès !
— Je suppose que tu as de quoi te désaltérer chez ta mère ! Alors, tu vas me ficher le camp et vite, hein !
— Je suis désolé, mais j'insiste pour que vous me donniez votre avis. Peut-être qu'après tout, c'est moi qui ne sais pas m'en servir.
— Quoi ? Arrête avec ça ! On ne va pas y passer la journée. Je ne veux rien savoir et encore moins voir.
— Je ne bougerai pas d'ici tant que vous ne me donnerez pas votre avis.
— Quoi ? Ne m'oblige pas à devenir méchante !
— Oh non !
— Je suppose que tu as de quoi te désaltérer chez ta mère ! Alors, tu vas me ficher le camp et vite, hein !
— Je suis désolé, mais j'insiste pour que vous me donniez votre avis. Peut-être qu'après tout, c'est moi qui ne sais pas m'en servir.
— Quoi ? Arrête avec ça ! On ne va pas y passer la journée. Je ne veux rien savoir et encore moins voir.
— Je ne bougerai pas d'ici tant que vous ne me donnerez pas votre avis.
— Quoi ? Ne m'oblige pas à devenir méchante !
— Oh non !
Et ce petit con, qui sans aucune honte ouvre sa braguette. Il fait glisser la fermeture éclair, ce qui dans mon crâne fait un barouf du diable. Puis il baisse, toujours avec des gestes sobres et précis son pantalon, entrainant dans la descente son slip. Et là, mon Dieu, je reste scotchée par l'énormité de la chose. Oui ! Le boudin qui pend là est tout bonnement stupéfiant. Je ne sais plus dire un mot ou seulement faire autre chose que reluquer ce sexe qui semble se dresser lentement.
— Nathan ! Bon sang, rhabille-toi. Cache-moi vite ce truc.
— Quoi ? Il est si moche ? Alors, tenez ! Et donnez-moi un conseil ? Vous pensez vraiment que ce machin-là peut contenir mon…
— Quoi ? Il est si moche ? Alors, tenez ! Et donnez-moi un conseil ? Vous pensez vraiment que ce machin-là peut contenir mon…
Il tient entre ses doigts le malheureux préservatif qu'il vient de sortir de la pochette qu'il a déchirée avec ses dents. C'est très vrai que le latex me semble d'un coup ridiculement minuscule par rapport à la taille extra large et longue de sa queue. Mais j'ai vraiment l'air d'une imbécile et mes yeux exorbités ne vont sûrement pas remettre de l'ordre dans tout ceci. Lui a cette fois un sourire pour reprendre son discours.
— Vous en pensez quoi, Agnès ? Ce n'est pas possible, vous en êtes maintenant convaincue ?
— Bon ! Ça va ! Cache-moi tout ceci. Je ne peux, ne sais pas quoi te dire. C'est… bon ! Tu dois rentrer chez toi, maintenant. Passe à la pharmacie dans la semaine, je verrai avec mes fournisseurs s'il existe une taille XXL, d'accord ?
— Et je fais comment, avec ma copine ? À cause de vous, je risque fort de rester puceau ! C'est pas cool, vous comprenez ?
— Je suppose que si tu as attendu pratiquement vingt ans pour jouer avec ton machin, une journée de plus ou de moins ne devrait pas te tuer.
— Ouais ? Vous avez sûrement raison. Mais mince alors, pourquoi ça m'arrive à moi ce genre de mésaventure ?
— … !
— Bon ! Ça va ! Cache-moi tout ceci. Je ne peux, ne sais pas quoi te dire. C'est… bon ! Tu dois rentrer chez toi, maintenant. Passe à la pharmacie dans la semaine, je verrai avec mes fournisseurs s'il existe une taille XXL, d'accord ?
— Et je fais comment, avec ma copine ? À cause de vous, je risque fort de rester puceau ! C'est pas cool, vous comprenez ?
— Je suppose que si tu as attendu pratiquement vingt ans pour jouer avec ton machin, une journée de plus ou de moins ne devrait pas te tuer.
— Ouais ? Vous avez sûrement raison. Mais mince alors, pourquoi ça m'arrive à moi ce genre de mésaventure ?
— … !
Je le raccompagne jusqu'à la porte d'entrée. Celle-ci une fois ouverte, il avance vers le portillon qui devrait préserver ma demeure de toute intrusion. Là, avant de le franchir, il m'interpelle de nouveau.
— C'est fermé, Agnès, je dois sauter par-dessus ?
— Non ! Attends, tiens.
— Non ! Attends, tiens.
Et je lui lance la clé. Il ouvre et me sourit.
— Vous êtes trop belle ! Il avait du bol votre homme, Agnès.
— Laisse la clé dans la serrure. Je vais m'habiller pour la récupérer. Bonne journée.
— Je… je pourrai revenir vous faire un petit coucou, un de ces jours ?
— Hein ? Tu ne t'avises plus de faire le mur. Les gens honnêtes et normaux sonnent et attendent qu'on leur réponde, c'est compris ?
— Oui ! Oui, Agnès. Pardon et merci. Vous voyez pour mon problème ? Je compte sur vous !
— Laisse la clé dans la serrure. Je vais m'habiller pour la récupérer. Bonne journée.
— Je… je pourrai revenir vous faire un petit coucou, un de ces jours ?
— Hein ? Tu ne t'avises plus de faire le mur. Les gens honnêtes et normaux sonnent et attendent qu'on leur réponde, c'est compris ?
— Oui ! Oui, Agnès. Pardon et merci. Vous voyez pour mon problème ? Je compte sur vous !
Il remonte la rue, les deux mains dans les poches, pour regagner la maison de sa mère un peu plus haut dans le quartier. Je ferme derrière moi et m'adosse à la lourde porte de chêne. Mon cœur bat à toute vitesse, j'ai du mal à revenir à la normale avec ma respiration. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je dois avouer que c'est depuis le décès de mon homme, la première fois que je suis face à face à un sexe d'homme. Et quel engin ! De toute ma vie, je n'en ai jamais vu un pareil. Je n'en reviens pas. Je dois me rendre à l'évidence également, ce petit con m'a véritablement troublée. Il n'a rien fait qui ressemble de près ou de loin à une agression sexuelle, mais je ressens un étrange malaise en repensant à cette trique, qui à n'en pas douter n'était même pas en érection.
— xXx —
Gout amer dans la bouche, ou plus exactement ma gorge est sèche suite à ce moment très gênant. Mes doigts tremblent alors que je me sers un grand verre d'eau minérale. Ils ne sont guère plus calmés lorsque je boutonne à la hâte le chemisier qui couvre mon buste. Puis ma jupe sur les fesses, je chausse mes pieds de mules éculées et me voici traversant le jardin de l'entrée. Un tour de clé pour refermer le portillon et je fais le chemin inverse avec le sentiment que la moitié des voisins du quartier suit mes pas. Sûrement que je me trompe, mais sait-on jamais ? Il me flotte sous les tifs cette image inouïe d'un sexe tel que je n'en ai jamais vu de ma vie, au repos qui plus est.
Voici que ça me ramène des années en arrière, au temps heureux d'un mariage réussi. Celui béni des soirées douces et tendres, quand mon homme était encore fort et surtout pas malade. Ces moments intimes que nous partagions restent encore parfois aujourd'hui des oasis dans lesquelles je me réfugie. Juste pour un instant, seulement pour calmer ces émois provoqués par un trop-plein de désirs. Bien entendu que je ne cours pas les rues après un homme, que je ne racole personne. Tout aussi certain que mon corps met en exergue son besoin de soin autre que ceux d'une toilette quotidienne. Aussi étrange que ça puisse paraitre, ce n'est pas le sexe de mon pauvre mari qui danse derrière mon front.
Non ! Pourquoi ce gaillard qui vient de baisser son pantalon devant moi sans malice, me marque-t-il à ce point ? Le manque de tendresse ? Ou tout bonnement un retour en force d'une envie enfouie en moi depuis trop longtemps ? Je ne vais tout de même pas aller arpenter la ville et ses environs à la recherche d'un mâle en rut ! Je finis mon nettoyage de printemps avec l'obsession vibrante laissée par le jeune homme. Bon sang ! Vingt piges et venir mettre à mal la quiétude d'une pauvre femme. C'est à ceci que je songe, alors que je me souviens soudain que la porte qui donne sur la terrasse, oui, la porte-fenêtre n'est peut-être pas close. Je vais m'assurer que la serrure est bien fermée. Qu'est-ce qui me prend ?
Il y a dans mes gestes autant de regrets que de peur. Les jambes en coton, je dois m'asseoir quelques secondes, pour récupérer. Si mon souffle s'apaise, mon ventre lui n'est pas aussi vertueux. Il me lance des SOS, signaux très violents provoqués par la vision d'un attribut hors du commun. Je me rabâche muettement que la taille n'est pas un gage de plaisir. Pas moyen de faire entendre raison pourtant à ce ciboulot qui a décidé de faire des siennes. Quand ? Comment ma jupe se trouve-t-elle soulevée pour laisser libre cours à mes doigts fiévreux ? Si je ne sais plus le moment, je n'en ignore pas le pourquoi. Et là, foldingue, je me livre à des attouchements qui n'ont pas besoin d'un long temps pour mener à bien les manigances qui m'emmènent vers un orgasme magistral.
En toile de fond, une queue énorme que mes lèvres embrassent, que mes pattes tripotent et bien sûr que ça décuple cette envie dont je n'arrive à me débarrasser que partiellement par des caresses solitaires. Quelle folie ! Je ne vais tout de même pas fantasmer sur mon jeune voisin, ce Nathan innocent et d'une candide impudeur ? Les spasmes qui me secouent, s'ils me laissent pantelante et vide de toutes forces, n'en sont pas pour autant le remède suprême a ce besoin de mon corps. La visite-surprise de Nathan a simplement ouvert les vannes d'une sexualité que je m'efforce de mettre en berne depuis trop longtemps.
La semaine qui suit est floue, quasiment survolée par mes palpitations trop présentes. Sonia, si elle ne dit rien, n'est pas pour cela dupe. Les allergies aux pollens ne nous laissent que peu de place à la discussion. Pourtant le mercredi soir, avec un sourire au coin des lèvres, mon assistante me glisse dans le creux de l'oreille…
— Ah ! Agnès, je crois que ton jeune voisin est de retour.
— Quoi ? Qui ça ?
— Quoi ? Qui ça ?
Éberluée, je lève les yeux vers les portes automatiques et il pénètre dans l'officine sans trop se faire voir. Il attend sagement que j'aie fini de servir le monsieur qui m'a remis une ordonnance en bonne et due forme. Une fois que le brave homme s'éloigne avec un grand « au revoir » lui s'approche de mon comptoir.
— Bonjour, Madame Agnès.
— Nathan, comment vas-tu ?
— Oh ! Plutôt pas mal, je vous rapporte… la boîte ! Décidément, soit je ne sais pas m'en servir, soit elles ne sont vraiment pas adaptées.
— … ?
— Nathan, comment vas-tu ?
— Oh ! Plutôt pas mal, je vous rapporte… la boîte ! Décidément, soit je ne sais pas m'en servir, soit elles ne sont vraiment pas adaptées.
— … ?
Il a posé sur le comptoir la boîte sans aucune précaution. Je vois bien les yeux de Sonia qui louchent sur le carton. Elle ne peut en aucun cas manquer de voir de quoi il s'agit et pour faire bonne mesure, le jeune homme n'est pas d'une discrétion exemplaire.
— Vous avez vu pour un modèle plus adapté à ma morphologie ?
— Pas vraiment ! Tu sais, tu n'es pas le seul client de ma pharmacie. Ça n'arrête pas de défiler depuis lundi et c'est vrai que j'ai complètement zappé ta demande. Laisse-moi ton téléphone, je t'appellerai dès que j'aurai ce qu'il te faut.
— Mon téléphone ? C'est plus simple que je passe vous voir de temps en temps, vous ne pensez pas ?
— Chez moi ? Tu veux dire chez moi ?
— Ben, vous habitez tout près de ma maison. Pour moi, ça m'évite un déplacement.
— …
— Pas vraiment ! Tu sais, tu n'es pas le seul client de ma pharmacie. Ça n'arrête pas de défiler depuis lundi et c'est vrai que j'ai complètement zappé ta demande. Laisse-moi ton téléphone, je t'appellerai dès que j'aurai ce qu'il te faut.
— Mon téléphone ? C'est plus simple que je passe vous voir de temps en temps, vous ne pensez pas ?
— Chez moi ? Tu veux dire chez moi ?
— Ben, vous habitez tout près de ma maison. Pour moi, ça m'évite un déplacement.
— …
Je ne sais pas quoi dire et surtout, je n'ai guère envie d'avoir ce loustic dans mes portes. Mais comment l'envoyer balader devant Sonia et les trois ou quatre clients qui sont dans les deux queues qui attendent encore d'être servies ? Du bout des lèvres, je dois me résoudre à lui dire.
— D'accord ! Mais pas avant un jour ou deux. Tu vois bien que nous sommes surchargées de travail.
— Oui, je vous laisse bosser tranquille, Madame Agnès.
— Oui, je vous laisse bosser tranquille, Madame Agnès.
Et il s'écarte en laissant l'étui des capotes bien en vue sur le comptoir. Ce qui fait sourire la dame suivante qui s'avance vers moi, une ordonnance à la main. Elle ne peut également que savoir ce que contient la boîte. Elle fronce les sourcils, me regarde avec insistance. Je ne vais pas me justifier. Pas lui dire que je les vends, que je ne les utilise pas, tout de même. Et je sens le chaud qui me monte aux joues. C'est dément ça ! C'est moi qui pique un fard alors que je ne suis coupable de rien du tout. Mon assistante a surtout senti mon malaise et d'une main rapide, elle escamote les préservatifs, pour les faire passer dans le local à côté.
Nous reprenons notre job plus simplement, et l'heure de la fermeture est une délivrance. Les comptes, le rangement aussi, prennent quelques minutes avant de pouvoir quitter la pharmacie. Bien sûr, Sonia enfonce le clou.
— Qu'est-ce que j'en fais de la boîte que ton petit voisin a rapportée ? Elle n'est pas vide, il n'en manque que trois. Il a eu un problème avec ce produit ?
— Euh, il…
— Euh, il…
De nouveau me voici écarlate et je bégaie une réponse bien peu cohérente. Je la sens intriguée, pour ne pas dire amusée.
— Il… dit qu'elles ne sont pas adaptées.
— Ah bon ? C'est la première fois que j'entends un truc pareil. Pas adaptées ? Ça veut dire quoi pas adapté ?
— Trop… petites !
— Quoi ? Tu rigoles, Agnès ? Tu me fais marcher là ? Trop petites ? Je demande à voir, dis donc ! Il serait monté comme un taureau le petit gringalet ?
— Holà, holà… là, ça n'engage que toi Sonia ! Moi, je ne veux rien savoir, et encore moins voir. Je lui ai promis de me renseigner auprès du fournisseur pour un modèle XXL. Si ça existe bien entendu.
— Mon Dieu… tu me laisses m'occuper de ce jeune homme s'il revient ? Ça me laisse dubitative et pour dire presque rêveuse. Tu te rends compte ? Il a quoi, tout juste vingt ans, ce garçon ?
— Oui, et si j'ai tout saisi, il est même toujours puceau. Mais il a une petite amie et c'est bien qu'il soit suffisamment mûr pour la protéger. Ils sont si nombreux à ne pas vouloir porter ce genre de protection.
— Ça doit être si difficile pour cette génération de ne pas connaître le sexe sans latex.
— Il vaut sûrement mieux une capote qu'une maladie ! Et il n'est peut-être pas doué pour enfiler ce truc, tout bêtement.
— Je ne vois que ça… sinon, ce n'est plus un sexe qu'il a, mais un pieu.
— Ah bon ? C'est la première fois que j'entends un truc pareil. Pas adaptées ? Ça veut dire quoi pas adapté ?
— Trop… petites !
— Quoi ? Tu rigoles, Agnès ? Tu me fais marcher là ? Trop petites ? Je demande à voir, dis donc ! Il serait monté comme un taureau le petit gringalet ?
— Holà, holà… là, ça n'engage que toi Sonia ! Moi, je ne veux rien savoir, et encore moins voir. Je lui ai promis de me renseigner auprès du fournisseur pour un modèle XXL. Si ça existe bien entendu.
— Mon Dieu… tu me laisses m'occuper de ce jeune homme s'il revient ? Ça me laisse dubitative et pour dire presque rêveuse. Tu te rends compte ? Il a quoi, tout juste vingt ans, ce garçon ?
— Oui, et si j'ai tout saisi, il est même toujours puceau. Mais il a une petite amie et c'est bien qu'il soit suffisamment mûr pour la protéger. Ils sont si nombreux à ne pas vouloir porter ce genre de protection.
— Ça doit être si difficile pour cette génération de ne pas connaître le sexe sans latex.
— Il vaut sûrement mieux une capote qu'une maladie ! Et il n'est peut-être pas doué pour enfiler ce truc, tout bêtement.
— Je ne vois que ça… sinon, ce n'est plus un sexe qu'il a, mais un pieu.
Elle rit de sa bêtise. Et pour ne pas paraitre idiote, je lui emboite le pas. Je ne peux décemment pas lui dire qu'elle a bougrement raison ! Sonia ne comprendrait pas que ce jeune soit venu chez moi, juste pour me prouver par A plus B que sa bite n'entrait pas dans le cellophane. Pas plus qu'elle ne saurait admettre que j'ai pu juger du calibre de son chibre et que j'en suis encore baba. Alors je ferme ma bouche et la laisse à ses supputations. Je dérive sur autre chose pour faire diversion.
— Tu n'as pas envie que nous allions manger une pizza toutes les deux, un de ces soirs ?
— C'est une bonne idée que tu as là, Agnès. Quand tu veux, les soirées sont longues pour moi aussi.
— Ben… pourquoi pas ce soir ? Je passe chez moi prendre une douche et me changer.
— D'accord ! On se retrouve donc à la pizzéria ? À « La chaumière » vers vingt heures trente ?
— Oui ! Ça me convient. À tout à l'heure donc !
— C'est une bonne idée que tu as là, Agnès. Quand tu veux, les soirées sont longues pour moi aussi.
— Ben… pourquoi pas ce soir ? Je passe chez moi prendre une douche et me changer.
— D'accord ! On se retrouve donc à la pizzéria ? À « La chaumière » vers vingt heures trente ?
— Oui ! Ça me convient. À tout à l'heure donc !
Ouf ! J'ai réussi à détourner son attention. Mais bon sang, ce Nathan va me rendre chèvre si ça continue. Zut alors ! Je la suis des yeux alors qu'elle traverse le parking de la pharmacie et qu'elle s'installe dans sa voiture. Elle aussi est toujours toute seule. Depuis tout ce temps que nous bossons ensemble, c'est devenu une amie. Mais à y bien penser, je ne l'ai jamais vue avec un mec, étrange comportement cependant. Ce qui me ramène à des tas d'autres doutes. Ses regards parfois trop pesants, trop insistants qu'elle porte souvent sur nos clientes les plus jolies. Ouais ? Y aurait-il anguille sous roche ? Allez savoir !
C'est toujours un bonheur de manger en discutant. Je me promets de le faire plus souvent. Ma solitude se fait moins lourde à supporter en tête à tête avec Sonia. Ensuite, nous nous séparons après un bisou d'usage, et chacune de notre côté, nous rentrons chez nous. Je roule doucement dans mon lotissement, la nuit est claire, mais entre les minets qui se baladent et les gosses qui ne sont pas tous devant la télé ou au lit, je fais gaffe. Ma voiture s'engouffre dans le garage et je suis surprise par une silhouette qui se profile dans le chemin qui va de la rue à la remise de ma voiture. Pas besoin de dessin, je sais tout de suite que c'est encore et toujours Nathan.
Je suspends la descente de la porte basculante qui clôt le garage.
— Nathan ? Qu'est-ce que tu me veux encore ? Bon sang ! Je n'ai pas de réponse à apporter à ton problème.
— Oh ! Madame Agnès, je suis tout seul et j'ai besoin de parler, de sortir ce que j'ai sur le cœur.
— Et ta mère ? Ou ta petite amie, aucune des deux ne peut t'apporter les réponses que tu cherches ?
— Maman ? Vous n'y pensez pas ! Elle est bien loin de mes préoccupations. À part son foutu travail, rien d'autre ne compte. Quant à Magalie… elle en sait encore moins que moi sur le sujet qui me chagrine.
— Je ne vois pas ce que je viens faire là-dedans ! Je suis éreintée par ma journée ! Tu as bien compris que nous avons eu, Sonia et moi, une sacrée journée. On dirait que tous les gens des alentours se sont donné le mot pour venir chercher des remèdes contre les allergies.
— Je vous en supplie ! Juste une minute ou deux, après, promis juré, je ne vous importunerai plus. J'ai besoin d'être rassuré. Et puis, franchement, regardez, j'ai apporté ceci pour me faire pardonner.
— … ? C'est quoi ça ?
— Ben, une bouteille de champagne ! Pour trinquer avec vous. Vous n'en avez pas envie ?
— Écoute Nathan ; tu es un gentil garçon, mais je pourrais être ta mère ! Danielle et moi avons quoi ? Un ou deux ans de différence ? Alors, sors, va voir ta copine et faites vos petites affaires ! Elle aussi aime sûrement les bulles !
— Je ne peux pas faire ça. Je dois savoir avant si... enfin, comment on fait !
— Comment on fait quoi ? Tu es un homme maintenant et ce truc, ça vient tout seul. Pas besoin d'apprentissage, je suis certaine qu'avec, comment tu l'appelles déjà ? Magalie, tout va aller comme sur des roulettes.
— S'il vous plait, Madame Agnès, juste cinq minutes, juste une coupette de champagne, vous ferez une bonne action en plus.
— Ben, tiens donc ! J'ai l'âme d'une bonne sœur ?
— J'ai pas dit ça non plus. Mais tout le monde dans le quartier s'accorde à dire que vous êtes une femme droite et très gentille.
— Gentille n'a qu'un œil, reluque-moi bien, tu en comptes combien ?
— Mais deux, comme tout le monde. S'il vous plait !
— Pff ! Tu es du genre crampon, mon petit Nathan.
— Oh ! Madame Agnès, je suis tout seul et j'ai besoin de parler, de sortir ce que j'ai sur le cœur.
— Et ta mère ? Ou ta petite amie, aucune des deux ne peut t'apporter les réponses que tu cherches ?
— Maman ? Vous n'y pensez pas ! Elle est bien loin de mes préoccupations. À part son foutu travail, rien d'autre ne compte. Quant à Magalie… elle en sait encore moins que moi sur le sujet qui me chagrine.
— Je ne vois pas ce que je viens faire là-dedans ! Je suis éreintée par ma journée ! Tu as bien compris que nous avons eu, Sonia et moi, une sacrée journée. On dirait que tous les gens des alentours se sont donné le mot pour venir chercher des remèdes contre les allergies.
— Je vous en supplie ! Juste une minute ou deux, après, promis juré, je ne vous importunerai plus. J'ai besoin d'être rassuré. Et puis, franchement, regardez, j'ai apporté ceci pour me faire pardonner.
— … ? C'est quoi ça ?
— Ben, une bouteille de champagne ! Pour trinquer avec vous. Vous n'en avez pas envie ?
— Écoute Nathan ; tu es un gentil garçon, mais je pourrais être ta mère ! Danielle et moi avons quoi ? Un ou deux ans de différence ? Alors, sors, va voir ta copine et faites vos petites affaires ! Elle aussi aime sûrement les bulles !
— Je ne peux pas faire ça. Je dois savoir avant si... enfin, comment on fait !
— Comment on fait quoi ? Tu es un homme maintenant et ce truc, ça vient tout seul. Pas besoin d'apprentissage, je suis certaine qu'avec, comment tu l'appelles déjà ? Magalie, tout va aller comme sur des roulettes.
— S'il vous plait, Madame Agnès, juste cinq minutes, juste une coupette de champagne, vous ferez une bonne action en plus.
— Ben, tiens donc ! J'ai l'âme d'une bonne sœur ?
— J'ai pas dit ça non plus. Mais tout le monde dans le quartier s'accorde à dire que vous êtes une femme droite et très gentille.
— Gentille n'a qu'un œil, reluque-moi bien, tu en comptes combien ?
— Mais deux, comme tout le monde. S'il vous plait !
— Pff ! Tu es du genre crampon, mon petit Nathan.
Pourquoi est-ce que mon esprit me dicte de lui octroyer les cinq minutes qu'il me réclame pour avoir la paix ? Je pousse un gros soupir et puis zut ! Je ferme la porte du garage alors que nous sommes ensemble dans celui-ci.
— Cinq minutes ! Pas une de plus, je te préviens.
— Ça me convient, Madame Agnès…
— Ça me convient, Madame Agnès…
Il m'emboite le pas et nous pénétrons dans ma cuisine. Je sors donc deux coupes et il fait sauter le bouchon de son « Dom Pérignon » ! Il verse deux larges rasades dans chacun des verres et il lève le sien dans l'intention manifeste de trinquer.
— À la vôtre, Madame Agnès !
— Ouais ! À la tienne Nathan ! On boit ce godet et tu files chez toi, c'est compris ?
— Je… vous trouve bien tendue, acerbe aussi avec moi. Je n'ai besoin que de vos conseils, vous comprenez ?
— Mais enfin ! Je suis pharmacienne, pas baby-sitter. Et puis tu as une mère comme tout le monde. C'est à elle de gérer ce genre de demande.
— Depuis que je suis majeur, elle ne s'occupe plus vraiment de savoir ce que je fais, si je suis là ou pas à la maison. Moi, j'aurais aimé avoir une mère qui vous ressemble.
— Quoi ? Elle est très gentille et sympa ta maman, Nathan !
— Oui, bien sûr ! Mais pour certaines choses, elle est nulle pour de bon ! Je dois me débrouiller tout seul. Par exemple pour les capotes ! Si elle m'avait un peu mieux… conseillé, je n'aurais pas eu l'air aussi bête devant vous l'autre jour.
— Ne ramène pas cela sur le tapis, tu veux ! Et puis ton petit numéro de déshabillage devant moi pour m'impressionner, c'était assez limite.
— Vous l'avez trouvée comment ?
— Hein ? De quoi tu me parles là ?
— Mais c'est vous qui y revenez toute seule. Maintenant que vous l'avez vu, qu'en pensez-vous de ma…
— Stop ! Ne rajoute rien sinon, je vais me fâcher pour de bon. Rentre chez toi, nous avons bu un verre ensemble, il est temps de regagner ta maison.
— Je peux vous demander une faveur ? S'il vous plait ?
— Quoi encore… ?
— J'aimerais savoir comment c'est, un baiser.
— Un… un quoi ? Tu n'es pas en train de me demander de t'embrasser tout de même ?
— Qu'est-ce qu'il y a de mal à cela ? Et puis avec Magalie, j'aurais au moins l'impression de ne pas être totalement néophyte.
— Il n'en est pas question ! Tu dois partir, quitter ma maison tout de suite, allez !
— Oh ! Agnès, s'il vous plait ? Je vous en prie. C'est une prière.
— Ouais ! À la tienne Nathan ! On boit ce godet et tu files chez toi, c'est compris ?
— Je… vous trouve bien tendue, acerbe aussi avec moi. Je n'ai besoin que de vos conseils, vous comprenez ?
— Mais enfin ! Je suis pharmacienne, pas baby-sitter. Et puis tu as une mère comme tout le monde. C'est à elle de gérer ce genre de demande.
— Depuis que je suis majeur, elle ne s'occupe plus vraiment de savoir ce que je fais, si je suis là ou pas à la maison. Moi, j'aurais aimé avoir une mère qui vous ressemble.
— Quoi ? Elle est très gentille et sympa ta maman, Nathan !
— Oui, bien sûr ! Mais pour certaines choses, elle est nulle pour de bon ! Je dois me débrouiller tout seul. Par exemple pour les capotes ! Si elle m'avait un peu mieux… conseillé, je n'aurais pas eu l'air aussi bête devant vous l'autre jour.
— Ne ramène pas cela sur le tapis, tu veux ! Et puis ton petit numéro de déshabillage devant moi pour m'impressionner, c'était assez limite.
— Vous l'avez trouvée comment ?
— Hein ? De quoi tu me parles là ?
— Mais c'est vous qui y revenez toute seule. Maintenant que vous l'avez vu, qu'en pensez-vous de ma…
— Stop ! Ne rajoute rien sinon, je vais me fâcher pour de bon. Rentre chez toi, nous avons bu un verre ensemble, il est temps de regagner ta maison.
— Je peux vous demander une faveur ? S'il vous plait ?
— Quoi encore… ?
— J'aimerais savoir comment c'est, un baiser.
— Un… un quoi ? Tu n'es pas en train de me demander de t'embrasser tout de même ?
— Qu'est-ce qu'il y a de mal à cela ? Et puis avec Magalie, j'aurais au moins l'impression de ne pas être totalement néophyte.
— Il n'en est pas question ! Tu dois partir, quitter ma maison tout de suite, allez !
— Oh ! Agnès, s'il vous plait ? Je vous en prie. C'est une prière.
Merde alors. Ce petit con pose sa coupe et il me prend le poignet. Il a une force de cheval, ce sale jeune. Comment j'atterris contre sa poitrine ? Mystère. Et sa bouche qui se rapproche de la mienne avec une rapidité stupéfiante. Je n'ai pas le temps de tourner mon visage. Ses lèvres s'écrasent sur les miennes et bon sang… la pointe de sa langue qui vient s'insinuer dans l'espace pourtant bien minime entre mes lippes. C'est incroyable. Je suis collée à ce garçon et zut alors. Pourquoi est-ce que je cède littéralement ? Il me roule une vraie pelle. Je n'en reviens pas. Je devrais lui mettre une calotte, je n'en fais strictement rien. Et il se frotte à moi comme un serpent qui se love autour d'une proie.
Je ne peux que sentir son sexe qui enfle contre ma hanche. Et l'envie qui me submerge, elle me fait faire des imbécilités. Je dois le repousser avant qu'il ne soit trop tard. Mais ne l'est-il pas déjà ? Il bande comme un âne, à n'en plus douter. Et sentir une queue de mâle qui bat le briquet contre mon flanc, ça me tourneboule le cerveau. J'ai du mal à me retenir de ne pas y mettre les mains. Il renouvelle son baiser comme un vieux briscard et je ne résiste plus que très mollement. Tout mon corps s'enflamme au contact de ce gars qui sent bien que la partie se joue maintenant. Mon Dieu, quelle folie ! Ses mains, l'une me cramponne la nuque, insistant savamment pour maintenir ma bouche dans un autre baiser si réaliste.
L'autre se balade sur le bas de mes reins et je ne tente même plus de la retirer. Je n'ai pas seulement essayé une seule fois d'enrayer cet assaut masculin. Je ne peux que constater que mes bras se croisent dans son dos, pour renforcer le sentiment que je m'abandonne dans ses bras. Il en est conscient et l'arrière de ma jupe remonte découvrant ma culotte à ce jeune loup. Il me tâte les fesses et je perds pied. Je m'enlise littéralement dans cette envie qui m'envahit partout. Ce sont mes sens qui répondent présents aux sollicitations masculines. Qu'il soit jeune n'est plus une excuse ou un prétexte pour refuser la situation. Je me sens perdue et lui n'est peut-être pas aussi naïf qu'il veut me le faire croire.
Je frissonne sous ces attouchements oubliés depuis des mois. Et mes émotions prennent le pas sur ma bonne conscience. Aussi incroyable que ça puisse être, c'est moi qui le prends par la main, qu'il l'entraine dans ma chambre. Et là, dans l'obscurité totale, nous nous caressons sur le lit, tous habillés, mais pour combien de temps ? Il repousse ma jupe sur mes hanches et me tripote allégrement. Je dois canaliser ce débordement d'énergie qui part dans tous les sens. Et je tente de calmer l'ardeur de ce jeune coq. Fougueux, désireux d'aller vite, il manque finalement du plus précieux, de ce qui fait l'inoubliable du sexe, faire durer le plaisir.
C'est donc à moi qu'incombe la lourde tâche de ralentir ses ardeurs, alors que mes attentes se multiplient dans des vagues sourdes qui me donnent une chair de poule impossible à juguler. Je canalise ses mouvements de cheval fou, et nous sommes désormais dans une nudité intégrale, tous les deux. Il m'embrasse, le visage, les seins, découvrant sans doute dans cette obscurité qui en masque les défauts, le corps d'une femme qui pourrait être sa mère. Lorsque ma main vient serrer ce membre qui se love contre mes cuisses que je maintiens fermées, j'ai beau savoir qu'il est hors norme. Mes doigts n'arrivent pas à l'encercler tant le cylindre chaud est d'un diamètre supérieur au seul que j'ai connu.
Une idée me surprend, sans bien sûr que j'en fasse état. Mon malheureux mari était-il si mal monté ? Je branle doucement la chose raide et ma main n'en tient qu'à peine une petite moitié de sa longueur. Nathan continue ses baisers et finit par se laisser masturber, gardant cette fois sa bouche sur mes seins dont il aspire les fraises l'une après l'autre. Il pousse de petits soupirs et se laisse bercer par le rythme de mon poignet. C'est au moment où j'effleure le gland qu'il se répand dans mes doigts en giclées gluantes et visiblement abondantes.
— Oh ! Pardon, Agnès. Je… je suis désolé.
— Ne t'excuse pas. Tu as tout à apprendre dans ce domaine…
— J'aurais voulu… aller jusqu'au bout, vous croyez que ça va revenir ?
— Ne t'excuse pas. Tu as tout à apprendre dans ce domaine…
— J'aurais voulu… aller jusqu'au bout, vous croyez que ça va revenir ?
Belle candeur que ce jeune homme affiche. N'a-t-il pas déjà les réponses ? Je continue à jouer avec la bite qui ne semble pas vouloir faiblir. Mais il y a quelque part en moi, une frustration qui me fait mal au ventre. Je me sens presque abandonnée. La différence entre ce jeune loup et un amant chevronné m'est pénible en cet instant. Et il laisse tomber une phrase qui me sidère un peu plus encore.
— De toute façon, je ne crois pas que vous auriez été d'accord pour que j'entre en vous sans une de ces foutues capotes.
Que lui rétorquer ? Qu'en cet instant, ou s'il n'avait pas éjaculé, j'en aurais oublié la plus élémentaire des sécurités ? Je me contente donc de soupirer dans le noir.
— Ne t'inquiète pas Nathan, avec ta copine tu as tout le temps de faire l'amour.
— Vous… vous ne voulez pas m'apprendre deux ou trois trucs ? S'il vous plait, Agnès !
— Quoi ?
— Ben par exemple, j'aimerais vous embrasser… là ! Vous comprenez, je ne sais pas vraiment l'effet que ça fait et…
— Seulement si tu me laisses te guider et que tu suis mes conseils. Les femmes ne sont pas toutes friandes de ce genre de caresses ou de baisers et si au départ tu brusques les choses, Magalie peut ne pas apprécier. Viens…
— Vous… vous ne voulez pas m'apprendre deux ou trois trucs ? S'il vous plait, Agnès !
— Quoi ?
— Ben par exemple, j'aimerais vous embrasser… là ! Vous comprenez, je ne sais pas vraiment l'effet que ça fait et…
— Seulement si tu me laisses te guider et que tu suis mes conseils. Les femmes ne sont pas toutes friandes de ce genre de caresses ou de baisers et si au départ tu brusques les choses, Magalie peut ne pas apprécier. Viens…
Il se coule plus bas, vers le pied du lit et s'allonge entre mes cuisses. Son visage plonge dans la fourche largement ouverte et sa langue fait un premier passage, rapide, survolant le sujet.
— Ne va pas trop vite ! Là ! C'est bien mieux. Juste la pointe de ta langue, oui ! Comme ça, tout doucement… c'est bien. Remonte tout gentiment… ou… oui ! Conti… nue, c'est trop bon ! Oh… encore une fois !
— Hmmm !
— Tu es doué. Maintenant, moi aussi je veux te rendre la monnaie de ta pièce, tu comprends ?
— Vous… vous voulez que je fasse quoi… ?
— Viens t'allonger contre moi… tu vois, tête-bêche, tu saisis ?
— Un soixante-neuf… ?
— Voilà ! Et pas l'un sur l'autre ! C'est plus plaisant pour les deux partenaires d'être l'un contre l'autre… voilà, comme ça ! C'est parfait…
— Mais, je viens de… elle est encore remplie de sperme, non ?
— Chut… recommence ! Vas-y, fais-moi du bien…
— Hmmm !
— Tu es doué. Maintenant, moi aussi je veux te rendre la monnaie de ta pièce, tu comprends ?
— Vous… vous voulez que je fasse quoi… ?
— Viens t'allonger contre moi… tu vois, tête-bêche, tu saisis ?
— Un soixante-neuf… ?
— Voilà ! Et pas l'un sur l'autre ! C'est plus plaisant pour les deux partenaires d'être l'un contre l'autre… voilà, comme ça ! C'est parfait…
— Mais, je viens de… elle est encore remplie de sperme, non ?
— Chut… recommence ! Vas-y, fais-moi du bien…
Mon Dieu ! J'ai les mâchoires largement écartées et seul son gland est dans ma bouche. Il rebande comme ce n'est pas permis. C'est vrai que sa semence parfume toujours cette queue que je lèche tel un esquimau. Lui se noie à la jointure de mes deux jambes et il m'envoie des ondes qui me font sursauter. Il a compris et ses doigts viennent renforcer son baiser, ce qui me rend folle. Je n'arrive pourtant pas malgré toute ma bonne volonté à faire entrer plus de deux ou trois centimètres de l'énorme phallus dans mon palais. Alors à l'aide de mes deux mains, tout en léchant le gland, j'astique ce manche de pioche avec une frénésie décuplée par les caresses du jeune homme. Je ne contrôle plus vraiment mes mouvements, et encore moins les siens.
Et ce qui doit arriver est là. Il ne se contient pas, ne cherche pas à le faire sûrement, et il éjacule au bout de quelques minutes. Le frémissement particulier de tout le corps masculin m'avertit légèrement à contretemps de la montée de sa sève. Trop tard cependant pour en éviter la totalité. Il m'éclabousse la bouche et le reste de sa liqueur englue mon visage. Lui gémit d'un plaisir non feint. Il ne masque pas son bonheur et ses plaintes de joie perturbent le silence de ma maison. Il se vide par petites saccades, en oubliant ses câlineries, pris par le feu de son éjaculation violente. Et il se cale contre moi, m'embrassant le ventre, avant de revenir dans une position « normale », visage d'abord contre ma poitrine, pour finir par chercher mes lèvres.
Bien sûr, mes joues empoissées par sa semence se frottent à celle de Nathan. Et nous partageons une infime partie de ce qu'il vient de libérer dans ma bouche, et sur toute ma frimousse. Il arrête son baiser.
— Ça a un drôle de gout !
— … ?
— Mais… j'aime bien !
— … ?
— Mais… j'aime bien !
Et il m'écrase les lèvres de nouveau. Je n'ai pas joui complètement, mais je me sens parfaitement détendue. C'est très étrange de me retrouver dans les bras d'un homme après tout ce temps. Un homme ? Pas encore tout à fait. Mais l'absence d'un préservatif ne nous permet pas d'aller plus avant dans ce qui nous réunit là. Oh ! Il essaie une fois encore de me faire fléchir. Mais maintenant, je peux plus raisonner et me refuse à autre chose que des câlineries « de surface ». Lui s'en contente et il est largement plus de deux heures du matin lorsqu'il s'enfonce dans la nuit pour rentrer deux maisons plus loin, chez sa mère. Je frémis de me dire que j'ai été à deux doigts de le laisser me pénétrer. Avec le calibre de son sexe, je ne sais pas ce que ça aurait donné. C'est sûrement mieux que ce ne soit pas arrivé.
À suivre...
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Commentaires ()
Bravo
Malgré mes 60 bien passés ! :)
Bravo pour son écriture et merci à cette belle autrice
Au plaisir de lire la suite.