Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Enceinte, désirable et désireuse... — Chapitre 1 · Rencontre avec Eloïse
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Enceinte, désirable et désireuse...
Chapitre 1 · Rencontre avec Eloïse
Je fouille dans mon sac à main pour en sortir mon trousseau de clés et ouvrir rapidement la grande porte vitrée de mon institut. Il est 8 h 45. Je suis déjà en retard. Ma première cliente sera là dans un quart d'heure et rien n'est prêt...
J'allume mon ordinateur et ouvre mon logiciel d'organisation.
— Eloïse Satin, indique mon agenda virtuel.
Je balaie du regard mes annotations liées à cette réservation : « 6e mois » ; « aucun problème de santé » ; « aucune allergie » ; « massage prénatal de 1 h 30 ».
Une cliente comme une autre, en somme... hormis qu'elle termine son deuxième trimestre de grossesse et que mon massage sera naturellement adapté à sa situation. Mais je suis formée pour cela. J'ai l'habitude.
Je suis masseuse depuis trois ans. Avant cela, j'étais professeure-chercheuse en sciences de gestion à l'université. Une carrière prometteuse... jusqu'au jour où l'on m'a poliment invitée à vider mon bureau et à disparaître du paysage universitaire. La raison ? Ma relation intime avec un étudiant de première année de master avait fini par parvenir aux oreilles du rectorat.
Il avait vingt-trois ans. J'en avais trente.
Il était d'une beauté presque insolente, de celles qui captivent les regards dès son entrée dans une pièce. Élégant, athlétique, un sourire capable de faire vaciller les plus raisonnables, et surtout une intelligence rare qui me fascinait autant que son assurance. Chaque échange avec lui faisait monter une tension délicieuse, jusqu'à ce que nos regards cessent de parler de travail pour ne plus exprimer qu'un désir impossible à contenir.
Dans un autre contexte, notre histoire n'aurait sans doute choqué personne. Sept années d'écart ne sont rien. Mais il était mon étudiant... et j'étais son enseignante.
Lorsque ses parents découvrirent notre liaison, ils ne cherchèrent ni scandale ni vengeance. Ils me proposèrent simplement une somme d'argent suffisamment importante pour que je disparaisse, que je quitte la région et que je garde le silence afin de préserver la réputation de l'héritier de leur entreprise en pleine expansion.
J'acceptai.
Je pris l'argent, tournai le dos à ma vie d'avant et investis dans cet institut de massage.
Je laissai derrière moi cet amant aussi séduisant qu'insatiable, dont les souvenirs continuent parfois de troubler mes nuits autant que mes pensées les plus inavouables. En refermant cette porte, je me suis fait une promesse : ne plus jamais laisser le désir franchir la frontière qui sépare la vie privée de la vie professionnelle.
Je dépose rapidement mes effets personnels dans le petit vestiaire situé derrière le comptoir avant de me diriger à la hâte vers mon espace bien-être.
C'est une pièce à peine plus grande qu'une chambre à coucher. L'entrée est fermée par une porte à galandage qui disparaît dans le mur lorsqu'on l'ouvre. Sur la droite, un rayonnage accueille des serviettes et des plaids beiges et marron soigneusement pliés. Le mur du fond est orné d'une immense fresque représentant des montagnes embrumées et des cerisiers en fleurs. À gauche, un imposant Bouddha trône près d'une étagère où sont disposés divers accessoires de bien-être, ainsi que mes huiles de massage aux senteurs chaudes et enveloppantes. Au centre de la pièce, occupant presque tout l'espace, repose la table de massage. Je m'empresse de l'équiper des multiples serviettes qui soutiendront et couvriront la future maman.
C'est une pièce à peine plus grande qu'une chambre à coucher. L'entrée est fermée par une porte à galandage qui disparaît dans le mur lorsqu'on l'ouvre. Sur la droite, un rayonnage accueille des serviettes et des plaids beiges et marron soigneusement pliés. Le mur du fond est orné d'une immense fresque représentant des montagnes embrumées et des cerisiers en fleurs. À gauche, un imposant Bouddha trône près d'une étagère où sont disposés divers accessoires de bien-être, ainsi que mes huiles de massage aux senteurs chaudes et enveloppantes. Au centre de la pièce, occupant presque tout l'espace, repose la table de massage. Je m'empresse de l'équiper des multiples serviettes qui soutiendront et couvriront la future maman.
Tout en m'affairant à cette préparation, je tente de me souvenir de l'entretien téléphonique que j'avais eu avec cette Eloïse lors de sa prise de rendez-vous...
Je frissonne en repensant à sa voix.
Une voix douce, timide, presque hésitante... Une voix qui donnait envie de rassurer, d'accompagner... de prendre délicatement les choses en main. Une voix qui m'avait troublée bien plus que je ne voulais l'admettre.
Oh mince... Voilà que cela recommence.
Je secoue la tête, essayant de chasser ces pensées qui n'ont absolument rien à faire ici. Je m'empresse d'allumer les lumières tamisées et de lancer la musique relaxante avant de rejoindre l'accueil pour attendre ma cliente.
La grande baie vitrée de l'établissement me permet de l'apercevoir lorsqu'elle apparaît sur le trottoir d'en face.
Et quel spectacle...
Comme sa voix le laissait présager, elle est jeune. Une vingtaine d'années tout au plus. Elle n'est pas très grande non plus, environ un mètre soixante. Hormis son ventre arrondi, son corps est ferme et athlétique. Ses hanches et ses fesses dessinent une silhouette harmonieuse que souligne une courte robe rose poudrée. À chacun de ses pas, le tissu accompagne ses mouvements avec une élégance presque hypnotique. Son généreux décolleté met en valeur une poitrine opulente que la grossesse semble avoir encore magnifiée, tendant légèrement les boutons-pression de sa robe. Une longue chevelure brune, relevée en un chignon faussement négligé, encadre un visage d'une beauté naturelle. Aucun maquillage. Seulement une peau lumineuse et deux yeux d'un vert saisissant.
À mesure qu'elle s'approche de la vitrine, je sens mon souffle se raccourcir. Une chaleur discrète envahit mon bas-ventre et je lutte pour conserver le masque impassible que mon métier exige.
Lorsqu'elle franchit la porte et me salue, mon cœur manque un battement.
Cette voix...
Je souris pourtant avec tout le professionnalisme dont je suis capable et l'accompagne jusqu'à la salle de massage. Une fois les explications d'usage terminées, je conclus :
— ... Et maintenant, vous allez pouvoir vous déshabiller entièrement et ne garder que votre culotte avant de vous asseoir sur la table de massage. Ne vous allongez pas, je reviendrai vous aider pour l'installation.
Habituellement, je propose toujours une petite serviette destinée à couvrir la poitrine de mes clientes.
Aujourd'hui... avec elle... je ne le fais pas.
Ma cliente se tortille légèrement avant de m'avouer, un peu gênée, qu'elle ne porte pas de culotte.
Pas de culotte... Quelle coquine... Elle cache bien son jeu. Et moi aussi, car je garde un visage parfaitement neutre tandis qu'un frisson me parcourt l'échine et vient palpiter entre mes petites lèvres.
Je lui réponds calmement que cela ne me pose aucun problème et qu'une serviette couvrira cette zone pendant la majeure partie du soin. Elle hésite quelques secondes avant d'acquiescer timidement. Je quitte alors la pièce afin de la laisser se préparer.
Lorsque je reviens quelques instants plus tard, je reste figée.
Ma douce ingénue est assise sur la table de massage, entièrement nue. Son regard est planté dans le mien. Ses mains s'agrippent nerveusement à la serviette placée sous ses fesses plutôt que de chercher à dissimuler ses énormes seins alourdis par la maternité. Sa respiration est lente, mais profonde, faisant doucement se soulever son buste. Sa peau semble presque satinée sous l'éclairage tamisé de la pièce, et le parfum délicat de son huile corporelle flotte déjà dans l'air.
Elle inspire longuement, relève légèrement le menton et esquisse un sourire dont je peine à interpréter l'assurance.
— On commence ? demande-t-elle d'une voix douce.
Je sens que mon entrejambe s'humidifier. Je soutiens son regard quelques secondes avant de répondre, dans un souffle maîtrisé :
— Commençons...
— Commençons...
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