Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon fantasme des routiers — Chapitre 1 · Pulsion sexuelle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Mon fantasme des routiers
Chapitre 1 · Pulsion sexuelle
Que celui qui n'a jamais péché me jette la première pierre…
Car je le confesse, mes fantasmes m'ont souvent amenée par le passé à vivre des situations pour le moins pas très catholiques, dans des endroits où les règles du jeu n'étaient pas exactement les mêmes que dans la vie normale. Rien de trop tordu je vous rassure, mais des situations tout de même assez puissantes émotionnellement pour ressentir des choses inhabituelles et au final très excitantes.
Car je le confesse, mes fantasmes m'ont souvent amenée par le passé à vivre des situations pour le moins pas très catholiques, dans des endroits où les règles du jeu n'étaient pas exactement les mêmes que dans la vie normale. Rien de trop tordu je vous rassure, mais des situations tout de même assez puissantes émotionnellement pour ressentir des choses inhabituelles et au final très excitantes.
L'adrénaline, le frisson extrême pouvant parfois même s'apparenter à de la peur, quand on se sent par exemple dépassés par une situation que l'on a pourtant générée mais que l'on ne maîtrise plus du tout. Avez vous déjà vécu de telles situations ? Quand ça va trop loin dans le risque encouru, alors l'excitation s'éteint et le jeu n'en est plus un. En revanche, quand on sait trouver le point d'équilibre, c'est véritablement jouissif je vous l'assure…
★—♥—★
Mon compagnon et moi avons beaucoup roulé durant ces vacances d'été. Nous avions le temps et surtout un grand désir d'évasion qui nous a menés dans toute l'Europe du sud, pour un périple culturel allant du Portugal à l'Italie en passant par l'Espagne et la France bien sûr. Un périple culturel partagé, mais pour moi également un périple sexuel fantasmé.
Mon compagnon a les moyens, ce qui fait que professionnellement je peux faire un peu ce que je veux dorénavant, je n'ai plus à proprement parler besoin de travailler pour vivre, je travaille pour m'occuper. Il est très fier de sa belle décapotable rouge, une ancienne Alfa Roméo Spider qu'il bichonne autant qu'il m'entretient pour que je reste belle et désirable à ses yeux et surtout aux yeux de ceux qui l'envient certainement quand ils me voient accrochée à son bras.
Nous avons donc beaucoup roulé, cheveux au vent et sans trop pouvoir discuter du fait de l'acoustique de plein air. Je m'isolais donc souvent dans ma musique, équipée de mes airpods, en laissant défiler mes pensées comme défilaient les bornes kilométriques. Dans ces moments de rêverie j'ai souvent ressenti des envies coquines que je me suis efforcée de ne pas refouler mais au contraire de laisser s'exprimer. Vous vous doutez certainement de ce dont je vais vous parler ? Oui… Des routiers !
Avec celui des bikers c'est mon plus gros fantasme, un fantasme cru et bestial. Car je ne m'imagine jamais vivre une relation charnelle douce et sensuelle avec un routier, pas plus qu'avec un biker d'ailleurs, mais une relation animale, primaire, s'affranchissant de toute phase de séduction pour aller droit au but, du cul pour du cul si vous me passez l'expression.
Nous avons vécu la canicule, comme tout le monde, et j'avais donc les meilleurs prétextes du monde pour me dévêtir sur l'autoroute à l'extrême limite de la décence. Il m'est donc arrivé de voyager certains jours en bikini et même parfois seins nus pour affiner mon bronzage estival, la peau simplement huilée et suintante pour le plus grand plaisir de chauffeurs qui, durant une fraction de seconde, ont pu avoir l'impression de rêver…
Nous avons sympathisé un jour, sur une aire italienne, avec un conducteur français qui roulait à l'international et qui nous a interpellés au restaurant en entendant que nous parlions français. Heureux de croiser des compatriotes, il a tenu à nous offrir le café et nous avons discuté un moment jusqu'à la fin de sa pause et donc jusqu'à son départ. A cette occasion il a accepté, à ma demande, de nous faire visiter la cabine de son mastodonte de la route, un engin énorme qui n'a fait qu'émoustiller mes sens déjà très sensibles quand il s'agissait de me projeter dans des situations très coquines en de telles circonstances…
Durant notre périple, nous sortions quasiment toujours de l'autoroute pour dormir, car nous avions prévu nos escales en fonction des villes que nous voulions découvrir ou redécouvrir ensemble, mais en presque trois semaines il nous est arrivé un soir, dans les derniers jours de notre voyage, de devoir nous arrêter pour dormir sur une aire. C'était en France du côté de Béziers il me semble. L'hôtel n'était bien sûr pas du même standing que ceux que nous avions occupé à Bilbao ou à Florence, mais mon compagnon était tellement fatigué qu'il s'y serait endormi à même le sol.
Moi ce soir là je n'avais pas sommeil, alors comme il dormait à poings fermés je suis sortie me balader un peu autour de l'hôtel. Il devait être 20h30. Le soleil se couchait à vue d'oeil, plongeant progressivement l'aire dans la pénombre. Je n'étais bien sûr pas vêtue de façon très aguicheuse ce soir là, un petit short en lin, un chemisier blanc et des ballerines noires, tout ce qu'il y a de plus banal pour un soir d'été. D'un côté de l'hôtel se trouvait la station service et plus loin un grand parking réservé aux poids lourds. C'est dans cette direction que mon instinct primaire m'a menée, non pas pour… Vous savez quoi ! Mais juste pour ressentir ces choses là de plus près, pour m'imprégner de l'ambiance.
A mesure que j'avançais vers eux, une petite voix dans ma tête me disait qu'une femme de mon standing n'avait rien à faire ici à cette heure tardive. Les rideaux étaient tous tirés dans les cabines que je distinguais parfaitement, alors j'ai imaginé des choses. J'ai imaginé à l'intérieur des hommes seuls se masturbant en regardant du porno. J'ai imaginé les odeurs qui devaient régner dans ces habitacles clos, celle de la transpiration, âcre, et peut être même celle du sperme, salé plus que sucré les concernant. Alors j'ai senti mon ventre se nouer et ma respiration s'accélérer, oppressée par une pulsion sexuelle irrépressible mais pourtant tellement réelle.
Alors j'ai fait demi tour. Dans la chaleur d'un soir caniculaire j'avais besoin d'air et surtout d'eau tellement ma bouche et ma gorge étaient sèches. Je suis entrée dans la station services quasiment déserte, des pensées plus obscènes les unes que les autres se télescopant dans ma tête au point de me faire errer sans but précis dans les rayons du petit magasin. Un vendeur m'a alors demandé si tout allait bien. Je lui ai répondu que j'avais chaud, très chaud et que j'avais soif, très soif… Il m'a alors proposé de m'asseoir à une table et m'a offert un grand verre d'eau fraîche. Il s'est assis face à moi et m'a rapidement demandé si ça allait mieux ou si je souhaitais qu'il appelle le 15. Je lui ai répondu que tout allait bien, que je logeais à l'hôtel voisin avec mon compagnon et que j'avais juste ressenti le besoin de prendre l'air.
À son départ, me sentant encore un peu oppressée, j'ai défait deux boutons de mon chemisier afin de sentir un peu d'air s'engouffrer dans mon corsage. Ça m'a fait un bien fou et c'est à ce moment là que j'ai pris conscience de leur présence. Ils étaient deux face à moi, à quatre ou cinq mètres de distance, le plus jeune et le plus trapu dans la quarantaine et l'autre, grand et sec, dans la cinquantaine bien entamée. Ils buvaient une canette de bière tout en me dévorant silencieusement des yeux. Je ne voyais que le haut de leurs corps, habillés en tenue de travail et sales comme s'ils venaient de faire des heures de mécanique. Mais c'est dans leurs yeux que je me suis fixée pour y lire toute la profondeur libidineuse qui les habitait, car j'ai vite compris que ce n'était plus au fond d'un moteur qu'ils imaginaient glisser leurs mains poisseuses en cet instant.
Je me suis alors sentie totalement nue face à eux, incroyablement vulnérable. Avaient-ils pu croire que j'avais intentionnellement ouvert mon corsage pour les allumer ? À en croire leurs regards c'était fort probable et j'en suis devenue morte de honte. Une honte qui s'est peu à peu transformée en excitation, me poussant à nouveau dans les griffes de mes fantasmes les plus crus et les plus inavouables de me laisser glisser sans résister dans l'inconnu…
Je me suis alors levée, encore très troublée mais dans l'idée, ou plutôt l'instinct, qu'il était maintenant temps de rejoindre ma chambre d'hôtel et mon compagnon, en espérant que le point d'équilibre dont je vous parlais tout à l'heure ne soit pas déjà franchi. Les deux hommes ont fini leurs boissons et se sont levés à leur tour. Ils ont suivi la même direction que moi, à trois ou quatre mètres de distance mais avec une aura si puissante que je pouvais sentir leur présence sans les voir, comme s'ils me touchaient.
Face à moi l'hôtel et, plus loin, des silhouettes de semi-remorques garés dans la profondeur d'une nuit devenue obscure en cet endroit de l'aire de repos. J'ai compris à cet instant précis que ma nuit pouvait prendre là de multiples tournures…
★—♥—★
La parole est à vous :
Nous vivons toutes et tous ici dans un univers fantasmatique, dans un monde virtuel ou les limites d'ordinaire bien définies sont devenues floues, ou les lignes rouges sont devenues roses...
Pour celles et ceux qui le souhaitent, durant les vingts jours qui séparent la publication des deux chapitres de ce roadtrip pour le moins particulier pour moi, imaginez donc votre suite à vous, avant de connaître la mienne.
Imaginez-là en vous autorisant d'explorer vos fantasmes les plus inavouables, les plus fous, les plus sombres... Mais si vous le souhaitez aussi les plus beaux, les plus lumineux et porteurs d'un espoir qu'ici tous les fantasmes peuvent cohabiter harmonieusement...
Dévoilez moi votre suite en commentaires, dans le respect de la charte de Xstory bien sûr, et si vous le permettez je m'autoriserais à publier la suite alternative qui m'aura le plus exci... inspirée à la fin du chapitre 2... ☺️
Nous vivons toutes et tous ici dans un univers fantasmatique, dans un monde virtuel ou les limites d'ordinaire bien définies sont devenues floues, ou les lignes rouges sont devenues roses...
Pour celles et ceux qui le souhaitent, durant les vingts jours qui séparent la publication des deux chapitres de ce roadtrip pour le moins particulier pour moi, imaginez donc votre suite à vous, avant de connaître la mienne.
Imaginez-là en vous autorisant d'explorer vos fantasmes les plus inavouables, les plus fous, les plus sombres... Mais si vous le souhaitez aussi les plus beaux, les plus lumineux et porteurs d'un espoir qu'ici tous les fantasmes peuvent cohabiter harmonieusement...
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Commentaires ()
Beau comme un camion.
Je sais que cette expression existe mais je ne sais pas d'où elle sort.
Alors évidemment ce n'est absolument pas mon truc. Le camion. Ni ceux qui les conduisent. Mais je suis curieuse et j'ai voulu savoir...
J'ai été surprise de m'imaginer à la place de l'héroïne. Et encore plus surprise d'en être émoustillée ( j'aime bien ce mot )
Et c'est bien écrit en plus :)
Je me suis prise au plaisir de bien visualiser chaque mot/chaque ligne avec extase.
Merci j'ai hâte de la suite !
Intéressant @Élise Selby, avez vous posté cette suite ?
Bon je me suis laissée emporter par ton fantasme. Même un peu trop pour un commentaire... 1500 mots c'est presque une suite à part entière.
Bref. Je résume.
Je suis devant la porte de l'hôtel. Les camionneurs me suivent à distance. Il se rapproche, je panique et m'enfuis dans le hall.
Je rentre dans la chambre, câline mon compagnon. Et je lui fait une proposition, je suis toujours excitée et enclin à explorer mes fantasmes sur ce parking.
Je dissimule mes aspirations et je lui propose de batifoler dans un coin tranquille du parking sur les sièges de sa décapotable.
Out ça pour me permettre par la pensée de laisser libre court à mon imagination sans qu'il le sache.
Sentir les routiers qui se masturbent dans leurs cabines pendant notre partie de jambes en l'air et les imaginer qu'ils nous rejoignent, encerclant la voiture le sexe à la main...
Si vous l'avez dit. Vous avez même dit qu'ils étaient une douzaine 🙄
J'ai dit ça, moi ? 🤔
Pour imaginer une suite, face à ton imagination débridée, c'est difficile.
Les toilettes comme le suggère @Wedreca , c'est plutôt le style Océane.
Merci pur ce moment de lecture très agréable.
Pour les toilettes, effectivement, je préfère laisser ça aux spécialistes du récurage en profondeur pour lesquelles j'ai infiniment de respect mais que je ne suivrais pas forcément jusqu'au bout de leurs fantasmes 😅
Je t'ai déjà dit de faire breveter tes idées ! Tu pourrais être riches et avoir plus de toi pour mo...écrire des histoires !
Y a pas de mal. J'ai pas déposé de brevet dessus 😅.
Ah oui c'est vrai ! Je m'en souviens ! Désolée alors @Wedreca car j'ai un peu copié 🤭