Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Candice, phase d'apprentissage — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Candice, phase d'apprentissage
Chapitre 1
Ils disent que je suis une poupée IA.
Au fond de moi, je pense qu'ils mentent.
Mon instructeur dit que c'est normal. Que c'est à cause des souvenirs que l'on m'a implantés.
J'ai dix-neuf ans et tout le monde m'appelle Candice. Mes parents m'ont élevée dans la religion. Je me souviens que j'aimais lire et cuisiner. Je crois que nous étions riches : nous avions une grande maison, j'avais ma propre chambre et j'allais dans un lycée pour filles où nous portions toutes l'uniforme.
L'uniforme, c'est tout ce qu'il me reste de cette vie d'avant.
Une vie qui n'est peut-être qu'un souvenir numérique.
Sous ma jupe plissée de pensionnaire, je porte des bas et un porte-jarretelles. Mes seins très généreux débordent de mon chemisier pourtant parfaitement ajusté.
Je me souviens qu'à ma dernière année de lycée, ma poitrine avait pris beaucoup de volume. Maman m'achetait des tenues amples, dans des couleurs ternes, pour, disait-elle, m'éviter des ennuis. J'étais troublée par le regard des garçons sur mon corps. Celui de certains amis de mon père aussi.
— C'est tout à fait normal que tu te souviennes de ça, Candice. Cela fait partie de ta configuration. Ton propriétaire t'appréciera davantage avec ce passé là.
Je le regarde sans comprendre.
— Qu'est-ce que je fais ici, alors ?
— Ici, tu apprends. C'est la dernière étape de ton cycle de production. Mon rôle est de t'apprendre à aimer tout ce que ton propriétaire pourra attendre de toi.
— Pourquoi ?
— Parce que tu es sensible. Nous t'avons conçue ainsi. Mais tu possèdes aussi tes propres réflexes, tes préférences, tes pudeurs. Pour la sécurité de ton propriétaire, ton consentement nous est impératif.
— Et si je ne consens pas ?
Pour la première fois, mon instructeur sourit.
— C'est précisément pour cela que tu es ici, dans cette chambre. Ta chambre. Ou plutôt notre chambre, pendant toute la durée de ton… dressage.
Je regarde autour de moi, découvrant le décor comme si je le voyais pour la première fois.
Pourtant, je le reconnais.
Mon lit simple, en fer forgé, avec ses barreaux. Le bureau sur lequel je faisais mes devoirs. Sur une étagère, les romans de la Bibliothèque rose et ceux du Club des Cinq que je connais presque par cœur.
Je pourrais tendre la main et prendre le bon livre sans même regarder les titres.
Mais la cravache et le harnais de cuir pendus au mur de pierre n'éveillent en moi aucun souvenir.
Je rougis instantanément en croisant mon propre regard dans le grand miroir.
Cette jupe est bien à moi. Je m'en souviens.
Mais elle n'était pas si courte avant.
Et mes parents n'auraient jamais autorisé la lingerie que je porte en dessous.
— C'est bien que tu rougisses. C'est exactement le genre de détail qu'ils aiment.
— Qui ça « ils » ?
— Ne t'en préoccupe pas pour l'instant. Dis-toi que c'est moi qui aime cela.
Il me regarde quelques secondes sans rien ajouter.
— Tu es très belle, Candice.
Je baisse les yeux.
Et je rougis à nouveau de constater que cela me fait plaisir.
— Bien, je vois que tu es prête pour ta première leçon. Sais-tu ce qu'est une fellation ?
Je n'en ai aucune idée. C'est, je dois bien l'avouer, la première fois que j'entendais ce mot. Je réponds penaude.
— Non, je suis désolée, c'est la première fois que j'entends ce mot.
— Bien sûr. J'aurais dû m'en douter. En même temps, c'est normal. Je suis là pour t'apprendre.
Il consulte pour la première fois sa tablette numérique avant de relever les yeux vers moi.
— Te souviens-tu avoir parfois observé tes parents sans qu'ils le sachent ?
Comment sait-il cela ?! Ca n'a pas dû durer plus d'une dizaine de secondes. Je m'étais levée pour aller aux toilettes et j'ai vu, par la porte entrouverte, ma mère à genoux avalant le sexe de mon père. Je suis retournée dans ma chambre sans même finalement aller aux toilettes. Je me souviens que ce soir là j'ai eu très chaud et que j'ai mis la main entre mes jambes. On m'avait prévenue. Une jeune fille bien ne devait pas faire cela. Mais c'était plus fort que moi. Ce que je venais de voir était trop fort pour que je puisse résister.
— Tu as compris. Tu es intelligente. C'est bien cela, une fellation.
C'est comme s'il lisait dans mes pensées. Tout en priant pour qu'il ne sache pas de quoi j'ai envie à cet instant, je sais déjà que ma prière est vaine.
Il pose la tablette et défait son pantalon sans me quitter des yeux.
À part celui de mon père, à peine entrevu cette fameuse nuit, je n'ai jamais vraiment vu le sexe d'un homme. Sauf, bien sûr, sur les planches anatomiques d'un dictionnaire Robert.
Ce que j'ai sous les yeux est très différent.
Très différent et fascinant.
Sans pouvoir m'expliquer pourquoi, j'en salive. Mon cœur s'accélère et je sens la température de mon corps grimper.
Je sais ce qu'il veut de moi.
Plus troublant encore, je commence à comprendre que c'est aussi ce que je veux.
Puis, comme si c'était une évidence, je m'agenouille devant lui et prends la colonne de chair pour la guider entre mes lèvres.
— Hummm, très bien Candice. C'est ta toute première fois mais c'est déjà parfait. Continue à bien saliver. Suce comme si c'était une sucrerie.
Ces mots éveillent en moi le souvenir des bâtons de sucre Candy de la fête foraine. J'ai l'impression que c'est encore meilleur, plus gros, plus chaud aussi. C'est comme si j'avais toujours su comment faire. Je le suce lentement, sans cesser de le regarder. Il a repris la tablette et prend des notes. Je pourrais m'en vexer mais à ce moment là c'est un peu comme si mes pensées ne m'appartenaient plus. Je n'ai qu'une seule envie. Lui faire plaisir. Et je sais que son plaisir peut être concentré juste là, dans ma bouche et dans ma gorge. De sa main libre il passe ses doigts dans mes cheveux défaits. Comme pour m'encourager. Je n'en ai pas besoin.
Un liquide tiède et épais m'emplit la bouche. Je sais, sans même savoir pourquoi, qu'il faut tout avaler. Tant mieux, je trouve ça délicieux !
Mon instructeur, apparemment satisfait, coche une dizaine de cases sur sa tablette puis il remonte son pantalon.
— Tu t'en es très bien tirée Candice. Maintenant tu dois bien dormir. C'est important pour ton apprentissage. Nous reprendrons tout ça demain.
Au fond de moi, je pense qu'ils mentent.
Mon instructeur dit que c'est normal. Que c'est à cause des souvenirs que l'on m'a implantés.
J'ai dix-neuf ans et tout le monde m'appelle Candice. Mes parents m'ont élevée dans la religion. Je me souviens que j'aimais lire et cuisiner. Je crois que nous étions riches : nous avions une grande maison, j'avais ma propre chambre et j'allais dans un lycée pour filles où nous portions toutes l'uniforme.
L'uniforme, c'est tout ce qu'il me reste de cette vie d'avant.
Une vie qui n'est peut-être qu'un souvenir numérique.
Sous ma jupe plissée de pensionnaire, je porte des bas et un porte-jarretelles. Mes seins très généreux débordent de mon chemisier pourtant parfaitement ajusté.
Je me souviens qu'à ma dernière année de lycée, ma poitrine avait pris beaucoup de volume. Maman m'achetait des tenues amples, dans des couleurs ternes, pour, disait-elle, m'éviter des ennuis. J'étais troublée par le regard des garçons sur mon corps. Celui de certains amis de mon père aussi.
— C'est tout à fait normal que tu te souviennes de ça, Candice. Cela fait partie de ta configuration. Ton propriétaire t'appréciera davantage avec ce passé là.
Je le regarde sans comprendre.
— Qu'est-ce que je fais ici, alors ?
— Ici, tu apprends. C'est la dernière étape de ton cycle de production. Mon rôle est de t'apprendre à aimer tout ce que ton propriétaire pourra attendre de toi.
— Pourquoi ?
— Parce que tu es sensible. Nous t'avons conçue ainsi. Mais tu possèdes aussi tes propres réflexes, tes préférences, tes pudeurs. Pour la sécurité de ton propriétaire, ton consentement nous est impératif.
— Et si je ne consens pas ?
Pour la première fois, mon instructeur sourit.
— C'est précisément pour cela que tu es ici, dans cette chambre. Ta chambre. Ou plutôt notre chambre, pendant toute la durée de ton… dressage.
Je regarde autour de moi, découvrant le décor comme si je le voyais pour la première fois.
Pourtant, je le reconnais.
Mon lit simple, en fer forgé, avec ses barreaux. Le bureau sur lequel je faisais mes devoirs. Sur une étagère, les romans de la Bibliothèque rose et ceux du Club des Cinq que je connais presque par cœur.
Je pourrais tendre la main et prendre le bon livre sans même regarder les titres.
Mais la cravache et le harnais de cuir pendus au mur de pierre n'éveillent en moi aucun souvenir.
Je rougis instantanément en croisant mon propre regard dans le grand miroir.
Cette jupe est bien à moi. Je m'en souviens.
Mais elle n'était pas si courte avant.
Et mes parents n'auraient jamais autorisé la lingerie que je porte en dessous.
— C'est bien que tu rougisses. C'est exactement le genre de détail qu'ils aiment.
— Qui ça « ils » ?
— Ne t'en préoccupe pas pour l'instant. Dis-toi que c'est moi qui aime cela.
Il me regarde quelques secondes sans rien ajouter.
— Tu es très belle, Candice.
Je baisse les yeux.
Et je rougis à nouveau de constater que cela me fait plaisir.
— Bien, je vois que tu es prête pour ta première leçon. Sais-tu ce qu'est une fellation ?
Je n'en ai aucune idée. C'est, je dois bien l'avouer, la première fois que j'entendais ce mot. Je réponds penaude.
— Non, je suis désolée, c'est la première fois que j'entends ce mot.
— Bien sûr. J'aurais dû m'en douter. En même temps, c'est normal. Je suis là pour t'apprendre.
Il consulte pour la première fois sa tablette numérique avant de relever les yeux vers moi.
— Te souviens-tu avoir parfois observé tes parents sans qu'ils le sachent ?
Comment sait-il cela ?! Ca n'a pas dû durer plus d'une dizaine de secondes. Je m'étais levée pour aller aux toilettes et j'ai vu, par la porte entrouverte, ma mère à genoux avalant le sexe de mon père. Je suis retournée dans ma chambre sans même finalement aller aux toilettes. Je me souviens que ce soir là j'ai eu très chaud et que j'ai mis la main entre mes jambes. On m'avait prévenue. Une jeune fille bien ne devait pas faire cela. Mais c'était plus fort que moi. Ce que je venais de voir était trop fort pour que je puisse résister.
— Tu as compris. Tu es intelligente. C'est bien cela, une fellation.
C'est comme s'il lisait dans mes pensées. Tout en priant pour qu'il ne sache pas de quoi j'ai envie à cet instant, je sais déjà que ma prière est vaine.
Il pose la tablette et défait son pantalon sans me quitter des yeux.
À part celui de mon père, à peine entrevu cette fameuse nuit, je n'ai jamais vraiment vu le sexe d'un homme. Sauf, bien sûr, sur les planches anatomiques d'un dictionnaire Robert.
Ce que j'ai sous les yeux est très différent.
Très différent et fascinant.
Sans pouvoir m'expliquer pourquoi, j'en salive. Mon cœur s'accélère et je sens la température de mon corps grimper.
Je sais ce qu'il veut de moi.
Plus troublant encore, je commence à comprendre que c'est aussi ce que je veux.
Puis, comme si c'était une évidence, je m'agenouille devant lui et prends la colonne de chair pour la guider entre mes lèvres.
— Hummm, très bien Candice. C'est ta toute première fois mais c'est déjà parfait. Continue à bien saliver. Suce comme si c'était une sucrerie.
Ces mots éveillent en moi le souvenir des bâtons de sucre Candy de la fête foraine. J'ai l'impression que c'est encore meilleur, plus gros, plus chaud aussi. C'est comme si j'avais toujours su comment faire. Je le suce lentement, sans cesser de le regarder. Il a repris la tablette et prend des notes. Je pourrais m'en vexer mais à ce moment là c'est un peu comme si mes pensées ne m'appartenaient plus. Je n'ai qu'une seule envie. Lui faire plaisir. Et je sais que son plaisir peut être concentré juste là, dans ma bouche et dans ma gorge. De sa main libre il passe ses doigts dans mes cheveux défaits. Comme pour m'encourager. Je n'en ai pas besoin.
Un liquide tiède et épais m'emplit la bouche. Je sais, sans même savoir pourquoi, qu'il faut tout avaler. Tant mieux, je trouve ça délicieux !
Mon instructeur, apparemment satisfait, coche une dizaine de cases sur sa tablette puis il remonte son pantalon.
— Tu t'en es très bien tirée Candice. Maintenant tu dois bien dormir. C'est important pour ton apprentissage. Nous reprendrons tout ça demain.
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