Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Plaisirs lesbiens avec l'esthéticienne — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Plaisirs lesbiens avec l'esthéticienne
Chapitre 1
* Note de l'auteure: aucune de mes histoires n'est créée ni même retouchée par l'IA. *
* ********************* *
On est en mai. L'été s'annonce torride. Il va bientôt faire une chaleur caniculaire à Cannes, comme chaque année maintenant. Et comme d'habitude, je commencerai par penser que ce ne sera pas supportable. Pourtant quand j'irai m'étaler impudiquement sur un coin de sable tranquille face aux palaces de la Croisette, je l'accepterai volontiers, cette chaleur brûlante du soleil qui viendra me caresser, me lécher entre les cuisses, sous mon bas de maillot de bain très échancré ne couvrant mon sexe que jusqu'à mes grandes lèvres incluses, mais pas plus ; je dirais même « à peine ».
Car moi, les fortes températures ça m'a toujours donné des envies folles de me faire plaisir d'une façon ou d'une autre.
Quand je suis seule chez moi, à tout moment, je peux me satisfaire d'une masturbation soft, du bout des doigts, ou plus hard à l'aide d'un vibromasseur très invasif et endurant dont les vibrations se ressentent principalement dans toute la profondeur de mon vagin, mais aussi dans mon clitoris, là où elles sont un peu moins fortes puisque l'objet par lui-même n'est pas en contact direct avec ce bouton si délicat dur et nacré comme une perle, qui me ravit par le plaisir qu'il peut faire exploser dans tout mon corps. Dans ce cas je me régale à retarder l'orgasme, sans regret puisque le temps qui vient de s'accumuler décuple ma sensation de plaisir lors de la libération tant attendue qui va me faire tellement gémir, jusqu'à crier, parfois.
Oh, une pénétration naturelle bien profonde ça peut être délicieux aussi, quand elle est infligée – avec mon consentement, et mieux, avec mes supplications – par un homme puissant autant qu'expert qui va me faire hurler de plaisir sous les secousses du bonheur, du vrai bonheur, du seul bonheur qui vaille : jouir, jouir sans se retenir, jouir en criant des horreurs salaces, en enlisant son sexe dur comme un roc dans une inondation de chaudes sécrétions, des siennes autant que des miennes.
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On est en mai. L'été s'annonce torride. Il va bientôt faire une chaleur caniculaire à Cannes, comme chaque année maintenant. Et comme d'habitude, je commencerai par penser que ce ne sera pas supportable. Pourtant quand j'irai m'étaler impudiquement sur un coin de sable tranquille face aux palaces de la Croisette, je l'accepterai volontiers, cette chaleur brûlante du soleil qui viendra me caresser, me lécher entre les cuisses, sous mon bas de maillot de bain très échancré ne couvrant mon sexe que jusqu'à mes grandes lèvres incluses, mais pas plus ; je dirais même « à peine ».
Car moi, les fortes températures ça m'a toujours donné des envies folles de me faire plaisir d'une façon ou d'une autre.
Quand je suis seule chez moi, à tout moment, je peux me satisfaire d'une masturbation soft, du bout des doigts, ou plus hard à l'aide d'un vibromasseur très invasif et endurant dont les vibrations se ressentent principalement dans toute la profondeur de mon vagin, mais aussi dans mon clitoris, là où elles sont un peu moins fortes puisque l'objet par lui-même n'est pas en contact direct avec ce bouton si délicat dur et nacré comme une perle, qui me ravit par le plaisir qu'il peut faire exploser dans tout mon corps. Dans ce cas je me régale à retarder l'orgasme, sans regret puisque le temps qui vient de s'accumuler décuple ma sensation de plaisir lors de la libération tant attendue qui va me faire tellement gémir, jusqu'à crier, parfois.
Oh, une pénétration naturelle bien profonde ça peut être délicieux aussi, quand elle est infligée – avec mon consentement, et mieux, avec mes supplications – par un homme puissant autant qu'expert qui va me faire hurler de plaisir sous les secousses du bonheur, du vrai bonheur, du seul bonheur qui vaille : jouir, jouir sans se retenir, jouir en criant des horreurs salaces, en enlisant son sexe dur comme un roc dans une inondation de chaudes sécrétions, des siennes autant que des miennes.
Mais pour moi, le fin du fin, ce sont les tendres caresses et les succions prodiguées par la douce langue d'une femme, plus experte encore qu'un homme en matière de montée progressive du plaisir féminin jusqu'au nirvana, cette forme d'extase où je ne suis plus moi-même, où mon esprit accepte que je me considère comme une chienne, une femme libérée qui en veut plein son ventre, quitte à revendiquer ma condition de « salope » le temps d'une jouissance, avant de me rhabiller en citadine honorable, heureuse, le cœur battant, le sexe encore agréablement humide mais, surtout, le cerveau apaisé, vidé.
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Mais trêve de rêveries, aussi excitantes soient-elles. On n'est qu'en mi-saison, avec une température douce, entre printemps et été. En attendant de me laisser violer par les rayons du soleil, j'ai pris rendez-vous chez mon esthéticienne, Laurence, une femme de quelques années de moins que moi dont le physique ne me laisse pas indifférente. C'est fou comme le printemps fait ressusciter en soi certaines envies restées un peu en sommeil pendant la période hivernale.
C'est pour ce matin à onze heures, horaire que j'ai choisi de façon à peut-être prolonger la séance en mordant sur le temps du déjeuner si je fais de mon mieux pour entraîner cette jolie femme dans ma lubricité du moment ; qui sait ? Laurence n'aura pas pour mission de me faire les ongles, aujourd'hui, mais ma première épilation du maillot de la saison.
Devant être prête à toute éventualité favorable à mes envies, cette semaine j'ai commencé par m'acheter une nouvelle lingerie : un bel ensemble trois-pièces blanc, que j'ai eu le plaisir d'essayer en cabine dans ma boutique cannoise préférée, qui ne propose que du beau, du chic, de l'excitant, voire du très coquin aussi. Et si je parle du plaisir de l'essayage c'est que j'ai parfois remarqué que dans ce genre de boutique spécialisée, à l'inverse des grandes enseignes populaires, il y a une vendeuse qui nous guide dans nos choix, nous donne son avis sur les articles qu'on passe les uns après les autres dans une cabine où on est censée fermer son rideau.
Mais si on laisse légèrement entrouvert ledit rideau, il peut se faire que la vendeuse qui attend de l'autre côté en profite pour se rincer l'œil pendant les quelques instants où on se trouve nue… C'est ce qui m'était arrivé lors de mes achats, un jour.
La jeune femme me passait les articles en me balayant verticalement du regard avec un court arrêt passé à me fixer droit dans les yeux tout en me souriant courtoisement. « Toi, tu as bien trouvé ton métier »… m'étais-je dit en lui renvoyant son sourire.
Mais finalement j'avais choisi de lui faire une remarque calculée, pour voir comment elle réagirait :
— Vous devez en voir, des jolies femmes parmi votre clientèle… Et vous ne déparez pas dans le tableau, vous savez, mademoiselle.
Combinant un nouveau sourire plus aguicheur à une douce morsure de sa lèvre inférieure pour rendre son regard plus sensuel, la belle me faisait peut-être un aveu, avec un peu de gêne dans les yeux toutefois : « Oui, et j'aime beaucoup les belles femmes », semblait-elle vouloir me faire comprendre.
Dès lors, je savais que je reviendrais un jour dans cette boutique pour renouveler ma lingerie, en tentant une nouvelle approche. Pour voir. Qui sait ?
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C'est pour ce matin à onze heures, horaire que j'ai choisi de façon à peut-être prolonger la séance en mordant sur le temps du déjeuner si je fais de mon mieux pour entraîner cette jolie femme dans ma lubricité du moment ; qui sait ? Laurence n'aura pas pour mission de me faire les ongles, aujourd'hui, mais ma première épilation du maillot de la saison.
Devant être prête à toute éventualité favorable à mes envies, cette semaine j'ai commencé par m'acheter une nouvelle lingerie : un bel ensemble trois-pièces blanc, que j'ai eu le plaisir d'essayer en cabine dans ma boutique cannoise préférée, qui ne propose que du beau, du chic, de l'excitant, voire du très coquin aussi. Et si je parle du plaisir de l'essayage c'est que j'ai parfois remarqué que dans ce genre de boutique spécialisée, à l'inverse des grandes enseignes populaires, il y a une vendeuse qui nous guide dans nos choix, nous donne son avis sur les articles qu'on passe les uns après les autres dans une cabine où on est censée fermer son rideau.
Mais si on laisse légèrement entrouvert ledit rideau, il peut se faire que la vendeuse qui attend de l'autre côté en profite pour se rincer l'œil pendant les quelques instants où on se trouve nue… C'est ce qui m'était arrivé lors de mes achats, un jour.
La jeune femme me passait les articles en me balayant verticalement du regard avec un court arrêt passé à me fixer droit dans les yeux tout en me souriant courtoisement. « Toi, tu as bien trouvé ton métier »… m'étais-je dit en lui renvoyant son sourire.
Mais finalement j'avais choisi de lui faire une remarque calculée, pour voir comment elle réagirait :
— Vous devez en voir, des jolies femmes parmi votre clientèle… Et vous ne déparez pas dans le tableau, vous savez, mademoiselle.
Combinant un nouveau sourire plus aguicheur à une douce morsure de sa lèvre inférieure pour rendre son regard plus sensuel, la belle me faisait peut-être un aveu, avec un peu de gêne dans les yeux toutefois : « Oui, et j'aime beaucoup les belles femmes », semblait-elle vouloir me faire comprendre.
Dès lors, je savais que je reviendrais un jour dans cette boutique pour renouveler ma lingerie, en tentant une nouvelle approche. Pour voir. Qui sait ?
*********************
La boutique de Laurence est très cosy, tant par sa décoration que par son confort, et on s'y sent enveloppée par une ambiance faite de musique indienne douce et de lumière tamisée.
- Alors aujourd'hui on fait le maillot, Sophie ?
Tiens, je ne suis venue là qu'une fois et elle se rappelle mon prénom ? Comme le sien est écrit sous son enseigne, je me permets la même familiarité :
- Oui Laurence, je vais bientôt reprendre la plage et les bains de mer. Il faut me faire ça propre pour la saison.
- Quelle méthode voulez-vous ? Épilation totale ? Définitive ? Temporaire ?
Sachant ce que je veux, je n'hésite pas à lui placer quelques mots qui pourraient la guider quant à la motivation profonde de ma visite :
- Pas définitive, surtout ! Sinon je n'aurais plus le plaisir de vous voir périodiquement ; ce serait dommage…
Laurence ne répond rien, mais je vois que je l'ai « cueillie ».
- Vous me suivez ? On va s'installer ?
Son cabinet est fait de deux parties : pour l'accueil et la vente de crèmes et articles divers, une boutique d'une vingtaine de mètres carrés avec une large vitrine, et pour les soins une arrière-boutique plus intimiste.
Laurence travaillant seule, elle va fermer la porte d'entrée à clés, accroche une affichette « ouvert à 14 heures» puis me fait passer dans la salle de soins.
- Je vous laisse vous déshabiller.
Je me doute bien que je dois enlever seulement ma robe et ma culotte. Derrière un paravent, je me prépare pendant que Laurence s'occupe de la table de massage en l'habillant d'une toile plastifiée qu'elle recouvre en outre sur toute sa longueur d'un papier essuie-tout, puis elle étale une serviette épaisse à l'endroit où je devine que je poserai mes fesses.
J'ai un certain plaisir à lui faire la surprise : j'accroche ma robe au porte-manteau, me retrouvant en ensemble coordonné soutien-gorge, bas, porte-jarretelles, et string que j'ai tenu à porter au-dessus du porte-jarretelles. Ainsi je n'ai plus qu'à le tomber facilement, sans décrocher mes bas.
- Alors aujourd'hui on fait le maillot, Sophie ?
Tiens, je ne suis venue là qu'une fois et elle se rappelle mon prénom ? Comme le sien est écrit sous son enseigne, je me permets la même familiarité :
- Oui Laurence, je vais bientôt reprendre la plage et les bains de mer. Il faut me faire ça propre pour la saison.
- Quelle méthode voulez-vous ? Épilation totale ? Définitive ? Temporaire ?
Sachant ce que je veux, je n'hésite pas à lui placer quelques mots qui pourraient la guider quant à la motivation profonde de ma visite :
- Pas définitive, surtout ! Sinon je n'aurais plus le plaisir de vous voir périodiquement ; ce serait dommage…
Laurence ne répond rien, mais je vois que je l'ai « cueillie ».
- Vous me suivez ? On va s'installer ?
Son cabinet est fait de deux parties : pour l'accueil et la vente de crèmes et articles divers, une boutique d'une vingtaine de mètres carrés avec une large vitrine, et pour les soins une arrière-boutique plus intimiste.
Laurence travaillant seule, elle va fermer la porte d'entrée à clés, accroche une affichette « ouvert à 14 heures» puis me fait passer dans la salle de soins.
- Je vous laisse vous déshabiller.
Je me doute bien que je dois enlever seulement ma robe et ma culotte. Derrière un paravent, je me prépare pendant que Laurence s'occupe de la table de massage en l'habillant d'une toile plastifiée qu'elle recouvre en outre sur toute sa longueur d'un papier essuie-tout, puis elle étale une serviette épaisse à l'endroit où je devine que je poserai mes fesses.
J'ai un certain plaisir à lui faire la surprise : j'accroche ma robe au porte-manteau, me retrouvant en ensemble coordonné soutien-gorge, bas, porte-jarretelles, et string que j'ai tenu à porter au-dessus du porte-jarretelles. Ainsi je n'ai plus qu'à le tomber facilement, sans décrocher mes bas.
À ce moment précis, contournant le paravent pour revenir vers Laurence, je la vois très étonnée et la sens admirative à la vue de ma quasi-nudité ou, plus précisément, de ma lingerie affriolante.
- Je retire aussi mes bas ? lui demandé-je en faisant la timide.
Laurence est troublée. Elle hésite.
- Euh… non, c'est très bien comme ça. Puis elle se reprend aussitôt :
- Enfin, je veux dire… Ce n'est pas nécessaire, Sophie. Ils ne montent pas jusqu'à l'entrejambe, alors je ne risque pas de les tacher avec ma crème dépilatoire.
- Je retire aussi mes bas ? lui demandé-je en faisant la timide.
Laurence est troublée. Elle hésite.
- Euh… non, c'est très bien comme ça. Puis elle se reprend aussitôt :
- Enfin, je veux dire… Ce n'est pas nécessaire, Sophie. Ils ne montent pas jusqu'à l'entrejambe, alors je ne risque pas de les tacher avec ma crème dépilatoire.
Il est vrai que je choisis toujours la taille de mes bas de façon qu'ils m'arrivent à mi-cuisse, parce que je tiens à ce que les jarretelles soient tendues le plus possible pour éviter les faux plis, et aussi parce que j'adore quand une légère brise, un zéphyr, vient caresser le haut de ma chair nue sous ma robe ou ma jupe courtes. Et cela facilite tellement les caresses, celles de ma main ou d'une main amie ! J'aime être prête à les apprécier, en voiture, au cinéma, ou dans tout autre endroit propice à se faire du bien, seule ou à deux.
Après avoir ôté mes escarpins et être montée sur un petit banc bien utile, me voilà donc étendue sur la table, sur le dos, les fesses posées sur une serviette épaisse, la nuque soutenue par un coussin de façon que je puisse voir œuvrer Laurence sur mes endroits intimes.
- Je vous laisse faire, c'est vous la spécialiste, Laurence, lui dis-je en me mettant à mon aise, mais ne touchez pas à ma petite toison pubienne s'il vous plaît. Elle me convient. Je m'en occupe toujours moi-même.
Elle me sourit, visiblement d'accord, puis enfile une paire de gants chirurgicaux pour commencer son travail. Moi, je prends le temps de la dévisager avant que son intervention ne me fasse fermer les yeux, comme je l'imagine, tellement je suis déjà excitée à l'idée qu'on touche la zone de mon corps la plus sensible, la plus érogène.
Laurence, assise sur un tabouret assez haut, tout contre le côté droit de la table, porte une blouse blanche à boutons pression sous laquelle se devinent les dentelles de son soutien-gorge et de sa culotte, blanches également. C'est une femme magnifique, blonde aux cheveux longs, aux yeux bleus, et au sourire ravageur, qui doit avoir la quarantaine, soit sept ou huit ans de moins que moi. Cette différence d'âge m'autorise à penser que c'est à moi d'essayer de la séduire, car elle, à mon avis, n'osera certainement pas. Je suis la cliente ; alors je suppose qu'elle ne prendrait pas le risque de me perdre en me choquant maladroitement.
Aux ciseaux de précision, elle commence par dégrossir mes petites broussailles autour de la zone vulvaire : sur le côté droit, au pied du clitoris et en-dessous de l'entrée du vagin jusqu'au périnée, tout au moins pour ce qui est des poils les plus facilement accessibles.
- Ouvrez un peu votre jambe vers moi, s'il vous plaît.
S'il me plaît ? Bien sûr qu'il me plaît ! Alors je laisse reposer mon mollet droit sur la table mais j'écarte bien ma cuisse vers Laurence, qui m'annonce le programme :
- Je vais d'abord faire ce côté complètement.
J'en suis à devoir lui offrir le côté droit de ma vulve. Au premier contact avec ses gants en latex sur ma grande lèvre, je ferme les yeux pour frémir sans que ça se voie. Sensation étrange que ce doigt qui tire sur cette lèvre pendant que de l'index de son autre main, Laurence étale sa crème en n'allant pas plus loin que le côté externe de ce morceau de chair.
- C'est une crème qui ne brûle pas, mais mieux vaut éviter les côtés internes des lèvres, plus fragiles que les parois externes.
J'apprécie sa prudence, mais surtout je sens monter une excitation, et déjà se former une certaine humidité dans mon vagin. Je ne peux pas résister, je le contracte ; Laurence s'en aperçoit, sans manifester aucune gêne.
Me passant d'abord une crème hydratante, elle entame le rasage sur l'extérieur de la grande lèvre, puis, avec une infinie délicatesse, tenant et tendant la petite entre pouce et index, elle en rase le côté extérieur sans toutefois faire trop dans la minutie.
- C'est la crème dépilatoire qui finira le reste, dans le détail.
- Je vais être lisse comme l'abricot d'une petite fille alors ? demandé-je à Laurence d'un ton amusé.
- Oui mais si un jour vous faites ça vous-même, attention, soyez très prudente. Laissez tomber le rasoir, tenez-vous-en à la crème, ou alors faites-vous aider par votre homme.
Je souris en entendant ça :
- Euh… Par ma compagne, plutôt. Et je suis sûre qu'elle serait plus douce qu'un homme…
Voilà qui est dit ! Laurence est excusable car il n'est pas écrit sur mon front que j'aime les femmes, après tout. Et je ne le lui ai jamais dit ; je n'avais aucune raison de le faire, surtout que je ne suis venue qu'une fois la voir, pour mes ongles.
Alors là, oui, elle se sent un peu bête un instant, mais elle se rattrape :
- Oh pardon, je ne pouvais pas savoir… Je viens d'être intrusive sans le vouloir ; excusez-moi.
- C'est rien, lui dis-je. Julie et moi sommes très féminines autant l'une que l'autre. Et on n'est pas démonstratives en public. Alors personne ne peut deviner qu'on est ensemble. D'autant plus qu'on a aussi de bons copains – rien que copains – avec qui on sort ; on forme même une joyeuse petite bande, vous savez.
À cet instant précis, je crois bien comprendre que Laurence se presse quelque peu de finir ce côté droit ; avant de commenter de nouveau le programme :
- On va peut-être passer à l'autre côté, alors... me dit-elle en souriant.
Ce « alors » me confirme qu'elle a compris ma sensibilité à ses attouchements, qu'elle n'ose pas prolonger, pensé-je, compte tenu de mon attirance révélée pour les belles femmes.
- Bien, Laurence… Faut dire que vous êtes tellement douce…
Là, elle doit bien comprendre que ne suis pas intéressée que par ses qualités professionnelles !
Je remets ma jambe droite sur la longueur de la table, dont Laurence fait le tour. J'écarte alors ma cuisse gauche sans qu'elle ait besoin de me le demander, cette fois. Je lâche une évidence pour meubler le silence :
- On fait la même chose que pour l'autre, je suppose.
- Presque, me dit-elle en entamant le « débroussaillement ».
Et Laurence s'assied sur la chaise à mon côté gauche, jumelle de celle de droite qu'elle vient de quitter.
Ce « presque » m'étonne un peu là aussi… Mais je verrai bien ce que Laurence veut dire par là.
En effet, par symétrie, j'avais l'impression que la manœuvre devrait se répéter : les ciseaux, la crème à raser, le rasoir…
Mais Laurence me demande :
- Pour le clitoris, je vais avoir besoin de votre aide, Sophie.
- Ah bon, y aurait-il du poil sur mon petit diamant
- Non, dit-elle en riant de bon cœur ; un rire élégant, respectueux. Non, celui-là on va le laisser où il est, sous son capuchon, bien protégé pour l'instant, ajoute-t-elle. Mais pour bien raser consciencieusement les bas-côtés de la hampe, il faudrait que vous mettiez votre doigt sur toute sa longueur. Vous allez le garder appuyé comme ça pour que je puisse travailler de chaque côté à deux mains, d'accord ?
Je m'exécute, plaçant mon index comme elle m'a dit, en appuyant bien sur ma chair clitoridienne pour protéger au mieux cet endroit si délicat, auquel je tiens (!) pendant qu'elle effectue son travail de précision.
Mais sous mon doigt, je commence à ressentir un début d'excitation, comme quand j'entame une masturbation, quand je suis sous pression et que Julie est absente. Malgré tout j'essaie de me contenir, même si ce clitoris d'amour se met à faire des siennes alors que je ne lui ai rien demandé !
Laurence en fignole une dernière fois les deux côtés avant de me donner l'explication de son « presque » qui venait de m'intriguer :
- Maintenant, je dois finir le haut de la hampe, sur sa longueur, depuis l'entrée du vagin jusqu'en haut du sillon, m'explique-t-elle. Vous pouvez lâcher votre doigt ; là mes deux mains me suffiront, pour faire ça bien.
Je sens Laurence qui prend l'épaisseur de mon clitoris entre son pouce et son index, pendant que de l'autre main elle étale une substance bien grasse dessus.
- C'est une crème qui ne brûle pas, mais qui enlève les derniers petits poils qui ne font pas joli sur le dessus de la hampe du petit coquin !
- Hmm je vous fais confiance sur l'efficacité de vos produits, Laurence…
Mais les mouvements de ses doigts, maintenant, stimulent sérieusement ma chair, si sensible en cet endroit. Cette fois-ci, je sens bel et bien mon petit bouton nacré prendre du volume et de la dureté sous la dextérité de mon… esthéticienne-masseuse ! Par réflexe mon bassin ondule, mes fesses se soulèvent discrètement.
Je me laisse aller à tricher un peu en amplifiant légèrement mes gémissements de façon que Laurence soit consciente du bien qu'elle me fait. Ses deux index et ses deux pouces s'occupent à merveille de me procurer des sensations d'une intensité qui va croissant.
Je ferme les yeux, je les rouvre, les referme. À un moment je vois Laurence se lever de sa chaise et m'observer en figeant son regard dans le mien, regard dans lequel je lis une évidente excitation.
Moi, sur le dos, je ressens comme une sensation de domination de sa part, ce qui me fait encore plus mouiller. Elle me voit me mordre les lèvres pendant que le désir monte en moi.
Son sourire et son petit hochement de tête en ouvrant grand ses beaux yeux, je comprends ce que ça veut dire. C'est comme si elle me demandait :
- Je.. Je peux ?
Et mon sourire, c'est ma réponse muette qu'elle traduit sans équivoque :
- Oui…
Puisque Laurence est debout tout contre la table et que maintenant je m'attends à ce qu'elle me fasse imminemment jouir, je me permets de passer ma main sous sa jupe, pour remonter sa jambe la plus accessible, le long de son bas, depuis son genou jusqu'à la peau tiède de sa cuisse, au-dessus du nylon, que je prends le temps de caresser, de peloter sans vergogne. Mon instinct et ma connaissance des femmes en chaleur me disent qu'elle ne me repoussera pas, qu'elle va aimer ça.
D'une seule main c'est difficile d'attraper les deux, mais je monte même jusqu'à une fesse ! Je sens qu'un string arachnéen en dentelle habille son entrecuisse ; alors je passe ma main dessous, constatant l'humidité du cordon qui est englué dans sa fente et coincé dans sa zone anale, au fond du sillon fessier. Instinctivement elle écarte un peu ses jambes. Je la masturbe à mon tour pour lui rendre la politesse. Je vois qu'elle ferme les yeux elle aussi pendant mon action. Sans un mot, nous nous caressons mutuellement le sexe dans le silence de l'arrière-boutique, où seulement quelques soupirs, ronronnements et gémissements nous échappent. Nous montons vers le paradis toutes les deux, rien qu'à l'habileté de nos doigts.
- Votre chatte est magnifique, comme votre clitoris, me dit Laurence pendant cette vertigineuse ascension. Ce serait dommage de ne pas exciter encore plus fort ce bijou du plaisir, si enflé, si dur comme un petit caillou, au moment de vous faire jouir…
Je sens que des gouttes de cyprine coulent de mon vagin, tièdes et gluantes. Laurence s'en sert comme lubrifiant en m'y introduisant profondément deux doigts.
- C'est bon, Sophie ?
- Ouuuiii… C'est divin ! Hhohhh… Je vais bientôt jouir, je vous préviens.
- Laissez-vous aller, je m'occupe de tout. Cambrez vos reins, ondulez, gémissez, criez… Laissez faire mes mains, mes doigts, ne vous occupez pas de mon plaisir. Seulement du vôtre. Le mien, on verra après ; on a le temps.
Alors je fais comme elle m'a dit : je laisse monter la chaleur brûlante dans mon clitoris, dans ma chatte, dans mon ventre et mes seins, jusqu'à mon cerveau, puis j'explose dans un orgasme dévastateur. Je retire alors mes doigts du sexe glabre et inondé de Laurence pour monter pétrir ma poitrine et torturer mes tétons qui durcissent instantanément à travers mon soutien-gorge ; pas le temps de l'enlever ! Aussitôt Laurence arrête de remuer ses doigts mais me plaque une main sur la vulve, l'autre sur mon ventre, comme pour m'empêcher de gigoter au risque de tomber de la table.
- Hhahh oui, c'est bon… Hhooh, je jouis fort, Laurence, vous êtes une experte… Hmm… Gardez mon clito entre vos doigts, pincez-le encore jusqu'à la fin.
La fin, c'est quand je suis vidée, sans plus aucune réaction, sans rien demander de plus.
Je redescends alors une main pour repousser celle de Laurence appuyant sur ma chatte. C'est trop insupportable de continuer d'agacer un clitoris qui vient d'encaisser une telle décharge de jouissance.
Nous restons muettes pendant un long moment. Seules des caresses superficielles sur mon ventre et mes seins sont les bienvenues, car elles accompagnent délicieusement ma redescente sur la terre ferme. Peu à peu, dans tout mon corps les spasmes incontrôlables du plaisir s'estompent. Je suis bien. Repue.
C'est moi qui prend les choses en main, maintenant.
- Vous voulez que je vous lèche, Laurence ? lui proposé-je à voix basse, comme si on risquait de nous entendre. Ça me ferait plaisir, parce que j'en meurs d'envie, vous savez. Votre chatte est trempée, votre string aussi, lui murmuré-je à l'oreille.
- C'est comme si vous demandiez à un aveugle s'il veut voir ! me répond-elle en me souriant… Bien sûr que je les veux vos caresses, votre langue.
Je devine Laurence qui frémit à l'idée de ce que je vais lui faire pour qu'elle finisse son ascension, qu'elle a interrompue pour me laisser passer et arriver la première au sommet du plaisir.
- Venez sur la table. Prenez ma place, lui dis-je.
Laurence ne se fait pas prier. Passant ses mains sous sa jupe, elle a manifestement envie d'ôter son string pour qu'une fois installée elle n'ait plus qu'à écarter ses cuisses et me laisser faire.
- Non ! lui dis-je. Gardez votre string ; j'adore voir une belle femme en lingerie fine. Même s'il est mouillé, ça me va. Je suis très fétichiste. Vous allez voir comme ça va me rendre folle ! Et vous en profiterez bien, de ma folie, croyez-moi.
Laurence réajuste son string détrempé sans protester pendant que je descends de la table.
- Allez, à votre tour… Sur le dos, les fesses au bord de la table, les genoux en l'air, les cuisses écartées ! Allez…
Laurence se plie à mes désirs, ne doutant pas du plaisir que je vais lui donner, tellement je suis excitée par la situation que nous sommes en train de vivre.
Je prends une chaise, m'installe au pied de la table.
- Écartez vos cuisses… Pliez vos genoux sur mes épaules… Bien… Maintenant mettez-vous en appui sur vos coudes et regardez-moi faire.
Je passe mes avant-bras sous les cuisses de Laurence pour bien les tenir serrées, plaquées à la table.
— Je vais d'abord goûter à votre culotte trempée de mouille, Laurence. Ça va m'exciter comme une hystérique...Vous verrez…
Laurence me regarde faire avec ma bouche. Je lèche sa dentelle détrempée un long moment. Ma salive se mélange à sa liqueur vaginale, ce qui excite visiblement ma partenaire autant que moi.
- Oh, vous êtes folle, Sophie, vous m'excitez trop… Hmmm… Oui… Continuez…
Mais je suis consciente qu'il me faut aller chercher sa cyprine au plus profond pour me délecter de son goût naturel, à l'état brut, à l'état pur.
- Hmm, Mmm, c'est délicieux, c'est chaud, ça me fait encore mouiller de vous lécher ; Hmm j'en ai déjà plein sur la langue…
J'écarte le string des chairs intimes de Laurence, colle les lèvres de ma bouche qui fait ventouse sur celles de son vagin et sur son clitoris enflé, et j'aspire tout en tendant ma langue au plus profond de cette chatte tant désirée.
- Oh, Sophie, vous me mettez le feu au ventre ! Oui, vous me rendez folle ! Que c'est bon, vos succions sur mon clito ! Ohhh...oui…
Pour l'instant, ce n'est pas son bouton nacré qui m'intéresse, mais le nectar que ma langue tendue assez longue va aller recueillir au fond de son vagin complètement liquéfié. Et là je le retrouve, ce goût de femme tant enivrant que je connais si bien, à quelques très petites différences près d'un sujet à l'autre. Salé, sucré, gluant… De nouveau ça suinte sous ma culotte, je sens ma cyprine s'échapper à chaque contraction de mon vagin et de mon périnée.
Je vois Laurence qui maintenant s'enhardit à ouvrir sa blouse, faisant sauter quelques boutons-pression.
— Oui, jouez avez vos mamelons, Laurence, je m'occupe du bas. Vous commencez toujours vos masturbations par les seins, je parie…
- Oui, Sophie, toujours, pour bien mouiller avant de me branler…
Après ce mot inattendu sorti de la bouche de Laurence dans l‘excitation du moment sans doute, je vais devenir un peu cru moi aussi, utilisant des mots salaces pour accentuer son désir ardent de jouir, quitte à ce que je la maltraite délicieusement, verbalement.
- Regardez, Laurence, je vous branle, je vous doigte le clitoris, au-dessus de ma bouche qui aspire votre mouille, et par-dessous… Tiens ! prenez mes doigts dans votre chatte en chaleur, qui vont vous baiser le conduit. Tiens !… Tiens !… Allez, jouissez sur moi, ma salope, petite pute qui aimez le cul, hein ? Pissez si vous voulez, j'adore les squirts !
- Oui ! Oui… Vous voulez me tuer, pitié ! J'aime le cul, baisez moi, je suis tout près de jouir. Ohh que c'est bon vos doigts, votre bouche, votre langue, je vais mourir… ou devenir folle, Sophie,
Sophie ! !…
Après les avoir agités frénétiquement, je retire brusquement mes doigts de son vagin. Laurence me crie alors :
- Ça part, ça gicle ! Haahh !…. Regardez !
En effet, un jet bref mais puissant, incolore, est expulsé de son méat, sous son clito, vers la serviette au bord de la table. Je ne m'y attendais pas. Un vrai bonheur, que de voir une femme jouir à ce point !
Pincez bien vos pointes de seins, Laurence, puis si ça vous fait mal, relâchez-les peu à peu, pendant l'accalmie. Desserrez vos doigts : vos tétons ne seront plus sensibles comme pendant l'orgasme. Ça va aller, vous aller récupérer ; c'est bon et sans danger, l'amour, le sexe, le cul…
Bien que j'aie toujours su ne pas confondre sexe et sentiments, je ne peux m'empêcher, sans savoir pourquoi, de monter faire une bise sur le front de Laurence, encore allongée sur le dos. Mais par surprise, ma complice d'un moment me prend par le cou pour me soutirer un vrai baiser sur la bouche, avec la langue. Ne pouvant résister à la douceur de ses lèvres, je craque ; je me laisse aller à ce délicieux échange.
Aucuns commentaires après ce baiser et nos frottements de langues. Laurence va jusqu'au lavabo, pour imbiber une éponge d'eau tiède, avec laquelle elle revient jusqu'à moi en me demandant de m'allonger une dernière fois.
- Je vais vous faire une petite toilette, me dit-elle aimablement. Écartez bien…
Elle me frotte doucement sur les endroits qu'elle vient d'épiler puis me tend un linge sec pour m'essuyer.
Enfin, Laurence place un miroir à main devant mon sexe, entre mes cuisses, comme chez le coiffeur, pour que je voie à quoi ressemble ma vulve ainsi rafraîchie, avant que je ne me rhabille.
- C'est parfait, Laurence. Comme je voulais.
- Moi, je vais me passer sous la douche, préfère Sophie. H'ho ! vous m'avez fait tellement mouiller ! me dit-elle en riant, revivant certainement le plaisir que je viens de lui procurer dont elle n'aurait jamais supposé l'intensité.
*********************
Après avoir ôté mes escarpins et être montée sur un petit banc bien utile, me voilà donc étendue sur la table, sur le dos, les fesses posées sur une serviette épaisse, la nuque soutenue par un coussin de façon que je puisse voir œuvrer Laurence sur mes endroits intimes.
- Je vous laisse faire, c'est vous la spécialiste, Laurence, lui dis-je en me mettant à mon aise, mais ne touchez pas à ma petite toison pubienne s'il vous plaît. Elle me convient. Je m'en occupe toujours moi-même.
Elle me sourit, visiblement d'accord, puis enfile une paire de gants chirurgicaux pour commencer son travail. Moi, je prends le temps de la dévisager avant que son intervention ne me fasse fermer les yeux, comme je l'imagine, tellement je suis déjà excitée à l'idée qu'on touche la zone de mon corps la plus sensible, la plus érogène.
Laurence, assise sur un tabouret assez haut, tout contre le côté droit de la table, porte une blouse blanche à boutons pression sous laquelle se devinent les dentelles de son soutien-gorge et de sa culotte, blanches également. C'est une femme magnifique, blonde aux cheveux longs, aux yeux bleus, et au sourire ravageur, qui doit avoir la quarantaine, soit sept ou huit ans de moins que moi. Cette différence d'âge m'autorise à penser que c'est à moi d'essayer de la séduire, car elle, à mon avis, n'osera certainement pas. Je suis la cliente ; alors je suppose qu'elle ne prendrait pas le risque de me perdre en me choquant maladroitement.
Aux ciseaux de précision, elle commence par dégrossir mes petites broussailles autour de la zone vulvaire : sur le côté droit, au pied du clitoris et en-dessous de l'entrée du vagin jusqu'au périnée, tout au moins pour ce qui est des poils les plus facilement accessibles.
- Ouvrez un peu votre jambe vers moi, s'il vous plaît.
S'il me plaît ? Bien sûr qu'il me plaît ! Alors je laisse reposer mon mollet droit sur la table mais j'écarte bien ma cuisse vers Laurence, qui m'annonce le programme :
- Je vais d'abord faire ce côté complètement.
J'en suis à devoir lui offrir le côté droit de ma vulve. Au premier contact avec ses gants en latex sur ma grande lèvre, je ferme les yeux pour frémir sans que ça se voie. Sensation étrange que ce doigt qui tire sur cette lèvre pendant que de l'index de son autre main, Laurence étale sa crème en n'allant pas plus loin que le côté externe de ce morceau de chair.
- C'est une crème qui ne brûle pas, mais mieux vaut éviter les côtés internes des lèvres, plus fragiles que les parois externes.
J'apprécie sa prudence, mais surtout je sens monter une excitation, et déjà se former une certaine humidité dans mon vagin. Je ne peux pas résister, je le contracte ; Laurence s'en aperçoit, sans manifester aucune gêne.
Me passant d'abord une crème hydratante, elle entame le rasage sur l'extérieur de la grande lèvre, puis, avec une infinie délicatesse, tenant et tendant la petite entre pouce et index, elle en rase le côté extérieur sans toutefois faire trop dans la minutie.
- C'est la crème dépilatoire qui finira le reste, dans le détail.
- Je vais être lisse comme l'abricot d'une petite fille alors ? demandé-je à Laurence d'un ton amusé.
- Oui mais si un jour vous faites ça vous-même, attention, soyez très prudente. Laissez tomber le rasoir, tenez-vous-en à la crème, ou alors faites-vous aider par votre homme.
Je souris en entendant ça :
- Euh… Par ma compagne, plutôt. Et je suis sûre qu'elle serait plus douce qu'un homme…
Voilà qui est dit ! Laurence est excusable car il n'est pas écrit sur mon front que j'aime les femmes, après tout. Et je ne le lui ai jamais dit ; je n'avais aucune raison de le faire, surtout que je ne suis venue qu'une fois la voir, pour mes ongles.
Alors là, oui, elle se sent un peu bête un instant, mais elle se rattrape :
- Oh pardon, je ne pouvais pas savoir… Je viens d'être intrusive sans le vouloir ; excusez-moi.
- C'est rien, lui dis-je. Julie et moi sommes très féminines autant l'une que l'autre. Et on n'est pas démonstratives en public. Alors personne ne peut deviner qu'on est ensemble. D'autant plus qu'on a aussi de bons copains – rien que copains – avec qui on sort ; on forme même une joyeuse petite bande, vous savez.
À cet instant précis, je crois bien comprendre que Laurence se presse quelque peu de finir ce côté droit ; avant de commenter de nouveau le programme :
- On va peut-être passer à l'autre côté, alors... me dit-elle en souriant.
Ce « alors » me confirme qu'elle a compris ma sensibilité à ses attouchements, qu'elle n'ose pas prolonger, pensé-je, compte tenu de mon attirance révélée pour les belles femmes.
- Bien, Laurence… Faut dire que vous êtes tellement douce…
Là, elle doit bien comprendre que ne suis pas intéressée que par ses qualités professionnelles !
Je remets ma jambe droite sur la longueur de la table, dont Laurence fait le tour. J'écarte alors ma cuisse gauche sans qu'elle ait besoin de me le demander, cette fois. Je lâche une évidence pour meubler le silence :
- On fait la même chose que pour l'autre, je suppose.
- Presque, me dit-elle en entamant le « débroussaillement ».
Et Laurence s'assied sur la chaise à mon côté gauche, jumelle de celle de droite qu'elle vient de quitter.
Ce « presque » m'étonne un peu là aussi… Mais je verrai bien ce que Laurence veut dire par là.
En effet, par symétrie, j'avais l'impression que la manœuvre devrait se répéter : les ciseaux, la crème à raser, le rasoir…
Mais Laurence me demande :
- Pour le clitoris, je vais avoir besoin de votre aide, Sophie.
- Ah bon, y aurait-il du poil sur mon petit diamant
- Non, dit-elle en riant de bon cœur ; un rire élégant, respectueux. Non, celui-là on va le laisser où il est, sous son capuchon, bien protégé pour l'instant, ajoute-t-elle. Mais pour bien raser consciencieusement les bas-côtés de la hampe, il faudrait que vous mettiez votre doigt sur toute sa longueur. Vous allez le garder appuyé comme ça pour que je puisse travailler de chaque côté à deux mains, d'accord ?
Je m'exécute, plaçant mon index comme elle m'a dit, en appuyant bien sur ma chair clitoridienne pour protéger au mieux cet endroit si délicat, auquel je tiens (!) pendant qu'elle effectue son travail de précision.
Mais sous mon doigt, je commence à ressentir un début d'excitation, comme quand j'entame une masturbation, quand je suis sous pression et que Julie est absente. Malgré tout j'essaie de me contenir, même si ce clitoris d'amour se met à faire des siennes alors que je ne lui ai rien demandé !
Laurence en fignole une dernière fois les deux côtés avant de me donner l'explication de son « presque » qui venait de m'intriguer :
- Maintenant, je dois finir le haut de la hampe, sur sa longueur, depuis l'entrée du vagin jusqu'en haut du sillon, m'explique-t-elle. Vous pouvez lâcher votre doigt ; là mes deux mains me suffiront, pour faire ça bien.
Je sens Laurence qui prend l'épaisseur de mon clitoris entre son pouce et son index, pendant que de l'autre main elle étale une substance bien grasse dessus.
- C'est une crème qui ne brûle pas, mais qui enlève les derniers petits poils qui ne font pas joli sur le dessus de la hampe du petit coquin !
- Hmm je vous fais confiance sur l'efficacité de vos produits, Laurence…
Mais les mouvements de ses doigts, maintenant, stimulent sérieusement ma chair, si sensible en cet endroit. Cette fois-ci, je sens bel et bien mon petit bouton nacré prendre du volume et de la dureté sous la dextérité de mon… esthéticienne-masseuse ! Par réflexe mon bassin ondule, mes fesses se soulèvent discrètement.
Je me laisse aller à tricher un peu en amplifiant légèrement mes gémissements de façon que Laurence soit consciente du bien qu'elle me fait. Ses deux index et ses deux pouces s'occupent à merveille de me procurer des sensations d'une intensité qui va croissant.
Je ferme les yeux, je les rouvre, les referme. À un moment je vois Laurence se lever de sa chaise et m'observer en figeant son regard dans le mien, regard dans lequel je lis une évidente excitation.
Moi, sur le dos, je ressens comme une sensation de domination de sa part, ce qui me fait encore plus mouiller. Elle me voit me mordre les lèvres pendant que le désir monte en moi.
Son sourire et son petit hochement de tête en ouvrant grand ses beaux yeux, je comprends ce que ça veut dire. C'est comme si elle me demandait :
- Je.. Je peux ?
Et mon sourire, c'est ma réponse muette qu'elle traduit sans équivoque :
- Oui…
Puisque Laurence est debout tout contre la table et que maintenant je m'attends à ce qu'elle me fasse imminemment jouir, je me permets de passer ma main sous sa jupe, pour remonter sa jambe la plus accessible, le long de son bas, depuis son genou jusqu'à la peau tiède de sa cuisse, au-dessus du nylon, que je prends le temps de caresser, de peloter sans vergogne. Mon instinct et ma connaissance des femmes en chaleur me disent qu'elle ne me repoussera pas, qu'elle va aimer ça.
D'une seule main c'est difficile d'attraper les deux, mais je monte même jusqu'à une fesse ! Je sens qu'un string arachnéen en dentelle habille son entrecuisse ; alors je passe ma main dessous, constatant l'humidité du cordon qui est englué dans sa fente et coincé dans sa zone anale, au fond du sillon fessier. Instinctivement elle écarte un peu ses jambes. Je la masturbe à mon tour pour lui rendre la politesse. Je vois qu'elle ferme les yeux elle aussi pendant mon action. Sans un mot, nous nous caressons mutuellement le sexe dans le silence de l'arrière-boutique, où seulement quelques soupirs, ronronnements et gémissements nous échappent. Nous montons vers le paradis toutes les deux, rien qu'à l'habileté de nos doigts.
- Votre chatte est magnifique, comme votre clitoris, me dit Laurence pendant cette vertigineuse ascension. Ce serait dommage de ne pas exciter encore plus fort ce bijou du plaisir, si enflé, si dur comme un petit caillou, au moment de vous faire jouir…
Je sens que des gouttes de cyprine coulent de mon vagin, tièdes et gluantes. Laurence s'en sert comme lubrifiant en m'y introduisant profondément deux doigts.
- C'est bon, Sophie ?
- Ouuuiii… C'est divin ! Hhohhh… Je vais bientôt jouir, je vous préviens.
- Laissez-vous aller, je m'occupe de tout. Cambrez vos reins, ondulez, gémissez, criez… Laissez faire mes mains, mes doigts, ne vous occupez pas de mon plaisir. Seulement du vôtre. Le mien, on verra après ; on a le temps.
Alors je fais comme elle m'a dit : je laisse monter la chaleur brûlante dans mon clitoris, dans ma chatte, dans mon ventre et mes seins, jusqu'à mon cerveau, puis j'explose dans un orgasme dévastateur. Je retire alors mes doigts du sexe glabre et inondé de Laurence pour monter pétrir ma poitrine et torturer mes tétons qui durcissent instantanément à travers mon soutien-gorge ; pas le temps de l'enlever ! Aussitôt Laurence arrête de remuer ses doigts mais me plaque une main sur la vulve, l'autre sur mon ventre, comme pour m'empêcher de gigoter au risque de tomber de la table.
- Hhahh oui, c'est bon… Hhooh, je jouis fort, Laurence, vous êtes une experte… Hmm… Gardez mon clito entre vos doigts, pincez-le encore jusqu'à la fin.
La fin, c'est quand je suis vidée, sans plus aucune réaction, sans rien demander de plus.
Je redescends alors une main pour repousser celle de Laurence appuyant sur ma chatte. C'est trop insupportable de continuer d'agacer un clitoris qui vient d'encaisser une telle décharge de jouissance.
Nous restons muettes pendant un long moment. Seules des caresses superficielles sur mon ventre et mes seins sont les bienvenues, car elles accompagnent délicieusement ma redescente sur la terre ferme. Peu à peu, dans tout mon corps les spasmes incontrôlables du plaisir s'estompent. Je suis bien. Repue.
C'est moi qui prend les choses en main, maintenant.
- Vous voulez que je vous lèche, Laurence ? lui proposé-je à voix basse, comme si on risquait de nous entendre. Ça me ferait plaisir, parce que j'en meurs d'envie, vous savez. Votre chatte est trempée, votre string aussi, lui murmuré-je à l'oreille.
- C'est comme si vous demandiez à un aveugle s'il veut voir ! me répond-elle en me souriant… Bien sûr que je les veux vos caresses, votre langue.
Je devine Laurence qui frémit à l'idée de ce que je vais lui faire pour qu'elle finisse son ascension, qu'elle a interrompue pour me laisser passer et arriver la première au sommet du plaisir.
- Venez sur la table. Prenez ma place, lui dis-je.
Laurence ne se fait pas prier. Passant ses mains sous sa jupe, elle a manifestement envie d'ôter son string pour qu'une fois installée elle n'ait plus qu'à écarter ses cuisses et me laisser faire.
- Non ! lui dis-je. Gardez votre string ; j'adore voir une belle femme en lingerie fine. Même s'il est mouillé, ça me va. Je suis très fétichiste. Vous allez voir comme ça va me rendre folle ! Et vous en profiterez bien, de ma folie, croyez-moi.
Laurence réajuste son string détrempé sans protester pendant que je descends de la table.
- Allez, à votre tour… Sur le dos, les fesses au bord de la table, les genoux en l'air, les cuisses écartées ! Allez…
Laurence se plie à mes désirs, ne doutant pas du plaisir que je vais lui donner, tellement je suis excitée par la situation que nous sommes en train de vivre.
Je prends une chaise, m'installe au pied de la table.
- Écartez vos cuisses… Pliez vos genoux sur mes épaules… Bien… Maintenant mettez-vous en appui sur vos coudes et regardez-moi faire.
Je passe mes avant-bras sous les cuisses de Laurence pour bien les tenir serrées, plaquées à la table.
— Je vais d'abord goûter à votre culotte trempée de mouille, Laurence. Ça va m'exciter comme une hystérique...Vous verrez…
Laurence me regarde faire avec ma bouche. Je lèche sa dentelle détrempée un long moment. Ma salive se mélange à sa liqueur vaginale, ce qui excite visiblement ma partenaire autant que moi.
- Oh, vous êtes folle, Sophie, vous m'excitez trop… Hmmm… Oui… Continuez…
Mais je suis consciente qu'il me faut aller chercher sa cyprine au plus profond pour me délecter de son goût naturel, à l'état brut, à l'état pur.
- Hmm, Mmm, c'est délicieux, c'est chaud, ça me fait encore mouiller de vous lécher ; Hmm j'en ai déjà plein sur la langue…
J'écarte le string des chairs intimes de Laurence, colle les lèvres de ma bouche qui fait ventouse sur celles de son vagin et sur son clitoris enflé, et j'aspire tout en tendant ma langue au plus profond de cette chatte tant désirée.
- Oh, Sophie, vous me mettez le feu au ventre ! Oui, vous me rendez folle ! Que c'est bon, vos succions sur mon clito ! Ohhh...oui…
Pour l'instant, ce n'est pas son bouton nacré qui m'intéresse, mais le nectar que ma langue tendue assez longue va aller recueillir au fond de son vagin complètement liquéfié. Et là je le retrouve, ce goût de femme tant enivrant que je connais si bien, à quelques très petites différences près d'un sujet à l'autre. Salé, sucré, gluant… De nouveau ça suinte sous ma culotte, je sens ma cyprine s'échapper à chaque contraction de mon vagin et de mon périnée.
Je vois Laurence qui maintenant s'enhardit à ouvrir sa blouse, faisant sauter quelques boutons-pression.
— Oui, jouez avez vos mamelons, Laurence, je m'occupe du bas. Vous commencez toujours vos masturbations par les seins, je parie…
- Oui, Sophie, toujours, pour bien mouiller avant de me branler…
Après ce mot inattendu sorti de la bouche de Laurence dans l‘excitation du moment sans doute, je vais devenir un peu cru moi aussi, utilisant des mots salaces pour accentuer son désir ardent de jouir, quitte à ce que je la maltraite délicieusement, verbalement.
- Regardez, Laurence, je vous branle, je vous doigte le clitoris, au-dessus de ma bouche qui aspire votre mouille, et par-dessous… Tiens ! prenez mes doigts dans votre chatte en chaleur, qui vont vous baiser le conduit. Tiens !… Tiens !… Allez, jouissez sur moi, ma salope, petite pute qui aimez le cul, hein ? Pissez si vous voulez, j'adore les squirts !
- Oui ! Oui… Vous voulez me tuer, pitié ! J'aime le cul, baisez moi, je suis tout près de jouir. Ohh que c'est bon vos doigts, votre bouche, votre langue, je vais mourir… ou devenir folle, Sophie,
Sophie ! !…
Après les avoir agités frénétiquement, je retire brusquement mes doigts de son vagin. Laurence me crie alors :
- Ça part, ça gicle ! Haahh !…. Regardez !
En effet, un jet bref mais puissant, incolore, est expulsé de son méat, sous son clito, vers la serviette au bord de la table. Je ne m'y attendais pas. Un vrai bonheur, que de voir une femme jouir à ce point !
Pincez bien vos pointes de seins, Laurence, puis si ça vous fait mal, relâchez-les peu à peu, pendant l'accalmie. Desserrez vos doigts : vos tétons ne seront plus sensibles comme pendant l'orgasme. Ça va aller, vous aller récupérer ; c'est bon et sans danger, l'amour, le sexe, le cul…
Bien que j'aie toujours su ne pas confondre sexe et sentiments, je ne peux m'empêcher, sans savoir pourquoi, de monter faire une bise sur le front de Laurence, encore allongée sur le dos. Mais par surprise, ma complice d'un moment me prend par le cou pour me soutirer un vrai baiser sur la bouche, avec la langue. Ne pouvant résister à la douceur de ses lèvres, je craque ; je me laisse aller à ce délicieux échange.
Aucuns commentaires après ce baiser et nos frottements de langues. Laurence va jusqu'au lavabo, pour imbiber une éponge d'eau tiède, avec laquelle elle revient jusqu'à moi en me demandant de m'allonger une dernière fois.
- Je vais vous faire une petite toilette, me dit-elle aimablement. Écartez bien…
Elle me frotte doucement sur les endroits qu'elle vient d'épiler puis me tend un linge sec pour m'essuyer.
Enfin, Laurence place un miroir à main devant mon sexe, entre mes cuisses, comme chez le coiffeur, pour que je voie à quoi ressemble ma vulve ainsi rafraîchie, avant que je ne me rhabille.
- C'est parfait, Laurence. Comme je voulais.
- Moi, je vais me passer sous la douche, préfère Sophie. H'ho ! vous m'avez fait tellement mouiller ! me dit-elle en riant, revivant certainement le plaisir que je viens de lui procurer dont elle n'aurait jamais supposé l'intensité.
*********************
Nous n'avons pas vu le temps passer…
- Je dois ouvrir la boutique, dit Laurence en soufflant, épuisée. J'attends une cliente pour les ongles à quatorze heures.
- Moi, je suis libre ; je vais aller manger un en-cas au grand café d'à côté. Je vous rapporte quelque chose ?
- Non ça ira, merci : je vais juste grignoter une pomme ! Mais avant que vous ne partiez, je dois vous avouer quelque chose, ajoute Laurence avec un sourire coquin aux lèvres.
- J'ai bien fait, pour le clitoris, hein ?
- Comment ça le clitoris ?
- Eh bien… Je vous ai dit qu'il fallait que je le fignole, à la crème dépilatoire…
- Et alors ?
- C'était inutile, en fait. Il n'y avait pas un poil sur le dessus. J'ai menti, pour prétendre qu'il fallait que je m'en occupe… à deux mains. Ou plutôt… à quatre doigts ! C'était une simple crème hydratante, pour vous faire craquer sous ma caresse et me laisser vous masturber jusqu'à l'orgasme, me dit-elle, presque penaude. J'en avais trop envie. Vous m'en voulez ?
Je fais d'abord mine d'être vexée de m'être laissé avoir. Puis j'éclate de rire pour la rassurer :
- Il n'y a vraiment pas de quoi ! Au contraire, Laurence ; vous avez eu raison. Imaginez ce que nous aurions manqué si nous n'avions osé ni l'une ni l'autre ! Mais quand même, vous êtes une sacrée coquine, madame l'esthéticienne ! Vous gagnez à être connue !
- Vous aussi, Sophie ; j'étais loin de m'imaginer que ce moment de plaisir avec vous serait si fort !
- Alors... à bientôt peut-être ?
- Oui, restons en contact…
- Oh, j'oubliais, lui dis-je juste avant d'ouvrir la porte, comme le fait Colombo, j'ai trouvé très excitant que malgré les gestes intimes que nous avons échangés, nous ayons su rester à nous vouvoyer. Pas vous ?
- Si, en effet, ça ajoutait à notre plaisir partagé le côté « bourgeoises qui s'encanaillent ».
Je quitte Laurence sans prendre d'autre rendez-vous pour l'instant. Je tiens à ce que la balle soit dans son camp. Elle a mes coordonnées, elle peut me joindre.
Je suis prête à parier qu'elle m'appellera sous peu.
Chemin faisant, une idée naît dans mon esprit, qui me taraude :
« C'est vrai qu'il serait sûrement bon de se connaître mieux ; je suis sûre qu'elle irait facilement beaucoup plus loin dans le plaisir, cette jolie femme... La masturbation c'est très bien, mais quand même, à nos âges, il y a d'autres jeux... »
FIN
- Je dois ouvrir la boutique, dit Laurence en soufflant, épuisée. J'attends une cliente pour les ongles à quatorze heures.
- Moi, je suis libre ; je vais aller manger un en-cas au grand café d'à côté. Je vous rapporte quelque chose ?
- Non ça ira, merci : je vais juste grignoter une pomme ! Mais avant que vous ne partiez, je dois vous avouer quelque chose, ajoute Laurence avec un sourire coquin aux lèvres.
- J'ai bien fait, pour le clitoris, hein ?
- Comment ça le clitoris ?
- Eh bien… Je vous ai dit qu'il fallait que je le fignole, à la crème dépilatoire…
- Et alors ?
- C'était inutile, en fait. Il n'y avait pas un poil sur le dessus. J'ai menti, pour prétendre qu'il fallait que je m'en occupe… à deux mains. Ou plutôt… à quatre doigts ! C'était une simple crème hydratante, pour vous faire craquer sous ma caresse et me laisser vous masturber jusqu'à l'orgasme, me dit-elle, presque penaude. J'en avais trop envie. Vous m'en voulez ?
Je fais d'abord mine d'être vexée de m'être laissé avoir. Puis j'éclate de rire pour la rassurer :
- Il n'y a vraiment pas de quoi ! Au contraire, Laurence ; vous avez eu raison. Imaginez ce que nous aurions manqué si nous n'avions osé ni l'une ni l'autre ! Mais quand même, vous êtes une sacrée coquine, madame l'esthéticienne ! Vous gagnez à être connue !
- Vous aussi, Sophie ; j'étais loin de m'imaginer que ce moment de plaisir avec vous serait si fort !
- Alors... à bientôt peut-être ?
- Oui, restons en contact…
- Oh, j'oubliais, lui dis-je juste avant d'ouvrir la porte, comme le fait Colombo, j'ai trouvé très excitant que malgré les gestes intimes que nous avons échangés, nous ayons su rester à nous vouvoyer. Pas vous ?
- Si, en effet, ça ajoutait à notre plaisir partagé le côté « bourgeoises qui s'encanaillent ».
Je quitte Laurence sans prendre d'autre rendez-vous pour l'instant. Je tiens à ce que la balle soit dans son camp. Elle a mes coordonnées, elle peut me joindre.
Je suis prête à parier qu'elle m'appellera sous peu.
Chemin faisant, une idée naît dans mon esprit, qui me taraude :
« C'est vrai qu'il serait sûrement bon de se connaître mieux ; je suis sûre qu'elle irait facilement beaucoup plus loin dans le plaisir, cette jolie femme... La masturbation c'est très bien, mais quand même, à nos âges, il y a d'autres jeux... »
FIN
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Commentaires ()
De vous à moi: je prépare une suite. Ce sera pour une parution en novembre
Et merci ;)
Et vous avez de quoi lire ! (voir liste de mes histoires)
Vous arrivez à donner l'illusion de la présence d'une caméra discrète dans l'arrière-boutique.
J'ai adoré cet échange avec votre esthéticienne et j'en ai retiré beaucoup de plaisir.
Merci et bravo
C'est toujours un plaisir.
Dommage que l'inspiration vous quitte
J'adore les histoires d'esthéticiennes, de masseuses ou de médecin...
Mais pourquoi ne pas écrire une ou des suites ? Il y a tellement de complicités à partager entre elles deux ou plus...
DomYann
J'y pense... mais je veux mettre un peu de distance entre 2 récits, pour essayer d'éviter les automatismes de répétition
J’aimerai trop que ma femme se donne du plaisir avec son esthéticienne et qu’elle me raconte tout ça !
C'est la vie qui décide... en vous offrant l'occasion inattendue de le vivre, un jour ; ou jamais, comme dans la majorité des cas.