Son personnage principal
Chapitre 1 · Son personnage principal
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✦ ambusy259 Son personnage principal XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Son personnage principal — Chapitre 1 · Son personnage principal

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ambusy259
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Son personnage principal

Chapitre 1 · Son personnage principal

Je serrai tellement fort les freins de mon vélo que le sifflement des plaquettes sur les disques fit tourner tous les regards des piétons dans la rue dans ma direction. Mon cœur s'emballa de peur de faire un soleil, et je mis plusieurs secondes avant de regagner en stabilité au-dessus de ma monture. Ma respiration revint elle aussi à la normale rapidement. La gêne d'être le centre de l'attention mit plus de temps à disparaître. Je venais de briser la quiétude relative de cette rue passante et tout de même animée du centre-ville. Je lisais l'incompréhension dans le regard des passants car ils ne voyaient aucun obstacle ni danger autour de moi. J'étais seul au milieu de la piste cyclable, arrêté, déboussolé. J'étais l'idiot du village qui attirait l'attention sans le faire exprès pour quelque chose qui semblait beaucoup trop anodin pour les autres. J'avais arrêté le temps quelques secondes dans cette avenue, avant d'être oublié aussi vite que je n'avais été remarqué.
La seule personne qui était restée imperturbable à mon entrée en scène bruyante était celle qui l'avait déclenchée à son insu. Elle semblait vivre dans un autre univers, totalement imperméable à l'agitation environnante. La jeune femme, d'une vingtaine d'années j'aurais dit, était assise à la terrasse d'un café, en tête à tête avec une tasse vide. Le sachet de thé sec comme l'air estival indiquait qu'elle était assise là depuis longtemps déjà. Elle pianotait sur son téléphone, impassible, probablement plongée dans une discussion passionnante ou concentrée sur une tâche à réaliser.
Je m'approchai de la terrasse du café, marchant à côté de mon vélo, le regard balayant les alentours pour trouver une place pour l'accrocher. Je vérifiai chaque seconde que la jeune femme était toujours là. Elle ne bougeait pas, comme si elle avait toujours fait partie du décor. À défaut de trouver une place libre sur un parking à vélo, je sécurisai le mien sur la structure métallique d'une poubelle sur le trottoir, essayant de faire en sorte qu'il gêne le moins possible la circulation.
Je marchai lentement vers la terrasse du café, le regard fixé sur la jeune femme, oubliant de regarder autour de moi avant de traverser. Deux cyclistes me klaxonnèrent à droite et à gauche, et je les évitai de justesse en faisant un petit saut en arrière. Je cognai alors une maman avec sa poussette, et après m'être confondu en excuses, j'espérais deux choses : ne pas avoir à nouveau attiré l'attention de toute la rue ; et ne pas avoir perdu de vue ma cible. Toujours là, toujours imperturbable. Je regardai deux fois dans chaque direction avant de traverser, et j'arrivai sain et sauf sur le trottoir d'en face, à quelques mètres seulement de celle qui exerçait sur moi une force d'attraction que je n'aurais su ni décrire ni expliquer.
En arrivant devant sa table, je restai debout face à elle, incapable de savoir quoi dire. J'étais planté comme un piquet, mais j'avais enfin un début d'idée de la raison de mon arrêt soudain et de ma présence sur cette terrasse de café. La jeune femme dégageait une aura incroyable, que je semblais être le seul à voir. J'avais l'impression de deviner l'énergie qui émanait d'elle, aveuglé par le rayonnement de sa beauté.
Son visage fin, encadré par ses cheveux châtains longs et lisses était sublimé par son petit nez pointu et ses lèvres fines et roses. Sa coiffure se voulait volontairement imparfaite pour se donner un air décontracté. Son teint semblait naturel, malgré ses joues rosées qui me firent douter sur sa routine make-up matinale. Ses cheveux étaient dégagés derrière son oreille gauche, laissant apparaître une boucle d'oreille blanche discrète mais assortie à la perle qu'elle portait sur son collier.
Ce qui avait eu raison de moi, et qui commençait à déclencher un afflux de sang vers mon entrejambe, c'était le décolleté qu'elle portait. Un fin tissu noir qui ne recouvrait pas ses épaules et plongeait quasiment jusqu'à son nombril, laissant apparaître une surface de peau encore plus pâle que ses bras ou son visage. De part et d'autre du décolleté, deux toutes petites protubérances soulevaient légèrement le tissu. Il était évident qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, et je me laissais croire que j'arrivais à percevoir ses tétons pointus de chaque côté. J'étais toujours le regard plongé dans son décolleté à imaginer ce qui pouvait se trouver caché derrière le fin tissu noir quand je l'entendis m'adresser la parole :
— Excuse-moi, tu cherches quelqu'un ?
Sa voix était douce, aussi douce j'espérais que sa peau, et le ton qu'elle avait employé n'était pas du tout accusateur. C'est pourtant sur la défensive que je tentai une réponse en bégayant :
— Je euh… non pardon, c'est que… je… j'étais à vélo, je vous ai vu, et j'ai…
— Alors, reprenons. Déjà, tu peux me tutoyer, on doit avoir à peu près le même âge.
— Pardon. Je disais, je t'ai vu, et j'ai…
— Tu veux t'asseoir ?
Elle avait à peine fini de poser sa question que j'avais déjà posé mes fesses sur la chaise qui lui faisait face. Je sentais mon corps défaillir, mon esprit partir en vrille, et mon short gonfler, alors il devenait urgent que je m'asseye. Elle avait reposé son téléphone portable sur la table, l'écran vers le haut, et je pouvais voir sur son fond d'écran une photo d'elle à la plage, dans un maillot de bain que j'aurais définitivement maté si j'avais été moi aussi sur cette plage.
— Je m'appelle Camille, et toi ?
— Maxime, Max.
— Enchantée Max. Tu étais en train de m'expliquer comment tu étais arrivé là.
— Je… je suis désolé si ça te paraît bizarre, mais j'étais à vélo, et quand je t'ai vue, j'ai senti le besoin de freiner sec. Tu n'as pas entendu il y a deux minutes environ le bruit strident qu'ont fait mes freins ?
— Pas du tout, j'étais absorbée dans mon travail ?
— Désolé de te déranger, je…
— Non vas-y, continue ton histoire, ça m'intéresse.
— J'ai freiné donc, et je ne sais pas, tu m'as attiré à toi, mais j'arrive pas à expliquer pourquoi. C'est la première fois que ça m'arrive.
— Je t'attire ? Tu me trouves belle ?
— Belle c'est pas assez. Je te trouve… magnifique, extraordinaire, délicieuse. Excuse-moi, c'est vraiment pas dans mon habitude d'aborder les femmes comme ça, je…
— Continue, tu te débrouilles bien pour l'instant. Qu'est-ce qui t'a attiré chez moi ?
— Je suis incapable de te dire. C'est comme si en te voyant, mon cerveau avait vrillé et avait pris le contrôle de mon corps.
— En général c'est le cerveau qui contrôle le corps oui…
— Non mais là, je devrais être en train d'aller en cours, ça devrait être la décision rationnelle à prendre, mais à la place je me suis arrêté pour venir discuter avec la plus belle fille que j'ai jamais vue.
— Merci.
— Et en plus je dis des trucs que même si je m'étais entraîné pendant des heures devant mon miroir, je n'aurais jamais osé dire normalement.
— Tu veux qu'on change un peu de sujet pour te détendre ?
— Oui je veux bien, avouai-je, soulagé qu'elle ne m'ait pas encore renvoyé de sa table comme dans tous les scénarios que j'aurais envisagé si j'avais eu le temps d'en envisager même quelques-uns.
— Tu as dit que tu allais en cours. T'es étudiant en quoi ?
— Je suis en première année de prépa scientifique.
— Ah oui, je comprends en effet que la meilleure décision aurait été de ne pas sécher ton premier cours de la matinée.
— Oui effectivement… et toi ? Qu'est-ce que tu fais de bon matin à la terrasse d'un café ?
— Je suis étudiante en troisième année d'école d'art. Ça n'y paraît peut-être pas, mais je suis en TP d'écriture en ce moment même. On a un prof hyper cool qui nous laisse choisir l'endroit qui nous inspire le plus.
— Et tu es en train d'écrire un livre à la terrasse d'un café ?
— Écrire un livre je n'irai pas jusque-là, mais oui, j'étais en train de réaliser un travail artistique.
— Sur ton téléphone ?
— C'est un TP d'écriture, et comme je n'ai pas de machine à écrire comme au bon vieux temps, j'utilise un outil plus moderne.
— Tu écrivais quoi ?
— C'est là que les choses deviennent intéressantes. J'étais en train d'écrire une nouvelle érotique, ou plutôt romantique à ce stade, dans laquelle une jeune femme à la terrasse d'un café se posait mille questions sur l'amour et l'art de rencontrer son âme sœur.
— Attends, tu… ?
— Oui, apparemment j'étais en train d'écrire exactement ce qu'il vient de se passer, sans savoir qu'un des personnages principaux du récit allait arriver dans la vraie vie.
— C'est incroyable ! C'est littéralement incroyable, j'ai du mal à te croire.
— Et pourtant, tu veux que je te montre ?
Camille déverrouilla son téléphone et me montra un éditeur de texte sur lequel s'enchaînaient effectivement des phrases racontant exactement ce qu'elle venait de me décrire.
— J'en reviens pas !
— Moi non plus, me dit-elle en reposant son téléphone sur la table et en plongeant son regard dans le mien.
Je sentais ses yeux bleus pénétrer au fond de mon âme. Je ne savais pas ce qu'elle cherchait, mais j'imaginais qu'elle voulait s'assurer qu'elle pouvait continuer à écrire son récit romantique, et je commençai sérieusement à l'espérer érotique, avec moi. J'arrivais, au prix d'un effort surhumain, à soutenir son regard, bien que j'aurais aimé jeter un nouveau coup d'œil vers son fond d'écran de téléphone encore allumé. Moi je n'arrivais pas à plonger au fond de son âme. Je restais ébahi par la beauté du bleu de ses yeux, trop concentré à ne pas laisser tomber mon regard vers son décolleté.
— Je crois que le TP attendra. Je vais reprendre un thé, tu veux quelque chose ?
— Un café, je répondis par automatisme, libéré de son examen de mon âme.
— Je vais juste écrire un message à ma pote pour lui dire de ne pas m'attendre pour rejoindre la fin du cours.
Camille pivota sur sa droite, et se pencha en avant pour écrire son texto. Un trop court instant, le tissu ample de son haut s'écarta de sa poitrine et me permit d'apercevoir, grâce au peu de luminosité qui arrivait à s'engouffrer sous son vêtement, son sein droit, quasiment plat, et surmonté d'une toute petite aréole et d'un téton pointu. Je ne pouvais plus enlever cette image de ma mémoire. On venait de discuter cinq minutes, et j'avais déjà l'impression d'avoir accès à ses parties les plus intimes. Je devais tirer une tête bizarre car en se retournant vers moi, son visage exprima la surprise :
— Ça va ? T'as l'air bizarre d'un seul coup ?
— Non, c'est que… non c'est bon, rien.
— Ok. Je vais commander mon thé et ton café à l'intérieur. Tu ne veux rien d'autre ?
— Non c'est bon merci.
J'avais menti. Je voulais autre chose. Je voulais revoir ce sein, plus longtemps, de plus près. Je voulais le toucher, le caresser. Je m'imaginais même le lécher et le suçoter. Je bandais déjà de tout mon long dans mon caleçon de m'imaginer en train de lui dévorer la poitrine quand je la vis se lever et me tourner le dos. Camille était très fine. Pas très grande, mais les courbes de son corps et le creux de ses reins laissaient penser qu'elle portait une attention particulière à sa ligne. Elle portait un mini short taille basse qui mettait en valeur ses jambes. Quelques centimètres de peau apparaissaient entre son short et son haut, et j'avais hâte de la voir revenir pour admirer les lignes de son ventre plonger vers l'intérieur de son short. Je me satisfaisais en attendant de la voir se déhancher vers l'intérieur du café. Son petit cul roulait merveilleusement dans le bleu clair du short en jean.
Je croyais lire la ligne de démarcation entre ses cuisses et ses fesses, mais peut-être que c'était mon imagination qui me jouait des tours.
Elle revint s'asseoir à notre table une minute plus tard en me disant qu'elle m'offrait le café et que le serveur ne tarderait pas à nous ramener nos boissons. J'essayais tant bien que mal d'oublier la vision dérobée que j'avais eue deux minutes plus tôt afin qu'on puisse reprendre une discussion plus normale. Je restais malgré tout subjugué par sa beauté et envoûté par son aura. L'autorité et l'aisance qu'elle dégageait me déstabilisaient et m'empêchaient de penser à autre chose que mon envie ardente de découvrir la suite de son récit romantico-érotique.
— J'en reviens toujours pas de ce que tu m'as montré. C'est incroyable que tu étais en train d'écrire notre rencontre sans savoir que ça allait vraiment arriver.
— Oui, c'est la première fois que ça m'arrive d'impacter mon destin de cette manière. J'ai peut-être un super pouvoir qui me permettrait de faire arriver la paix dans le monde, qui sait ?
— Tu as déjà une idée de comment tu voulais poursuivre ton histoire ?
— Et bien, c'est là que je remercie mon prof qui nous incite à nous laisser porter par notre imagination. J'imagine que dans mon histoire, les deux personnages discutent au bar et commencent à sentir tous les deux l'alchimie qui est en train de naître entre eux. Voyant que le garçon est un peu timide, la fille prendrait les devants pour lui transmettre des signaux clairs.
En même temps qu'elle finissait sa dernière phrase, j'avais senti un pied de Camille venir se coller à mon mollet. Elle avait à nouveau fixé son regard dans le mien, et elle faisait remonter doucement son pied le long de ma jambe. Elle avait dû se déchausser discrètement sous la table car je sentais la chaleur de sa peau contre la mienne. Sa lente ascension vers mon genou avait réactivé l'afflux de sang vers mon sexe qui se trouvait à nouveau à l'étroit dans mon caleçon. Le pied de Camille ne s'arrêta pas à mon articulation et continua sa lente progression le long de ma cuisse. Je commençai à perdre le contrôle de mes émotions, ce qui fit sourire Camille qui maîtrisait la situation. Son pied arriva au bout du chemin au même moment où le serveur déposa nos deux boissons chaudes sur notre table. Je me sentis pris la main dans le sac alors que le serveur ne semblait pas imaginer le moins du monde ce qui se déroulait sous la table.
Je rapprochai tout de même ma chaise de la table pour être sûr que personne ne risque d'être témoin de ce qu'il s'y passait. À peine le serveur eut-il tourné le dos que Camille recommença à bouger son pied entre mes jambes, satisfaite, d'après la lumière qui émanait de son visage, de flatter mon sexe déjà en érection.
Camille soutenait mon regard, et je sentais qu'elle me lançait une sorte de défi. Il fallait que je profite de ce qu'elle était en train de m'offrir sans qu'aucune personne autour de nous ne se doute de ce qu'il se passait sous la table. Elle attrapa son sachet de thé pour le remuer dans sa tasse, et je sentis au même instant son autre pied commencer son ascension sur ma deuxième jambe. J'essayais de suivre ses gestes pour me donner moi aussi un air d'un type normal à une terrasse de café. J'approchai la tasse de café à mes lèvres et me brûlai car le liquide était encore trop chaud. Camille se moqua de moi d'un petit rictus, sans arrêter la progression de son pied le long de ma cuisse. Quand ses deux pieds eurent atteint leur objectif, elle tenta de saisir la bosse de mon short entre la plante de ses pieds. Ce n'était pas évident car mon short n'était pas aussi souple que le tissu fin de son haut.
Pour autant, je ne pus retenir de fermer les yeux de plaisir à sentir ses deux membres caresser ma masculinité à travers mon short.
— C'est très chaud ?
— C'est très chaud, lui répondis-je, comprenant ensuite le double sens de sa question.
— J'habite pas très loin, continua-t-elle. On termine nos boissons puis tu viens visiter chez moi ? À moins que tu ne préfères retourner en cours ?
— Foutu pour foutu, je vais déjà être collé pour mon absence ce matin, donc autant que je vienne visiter.
— Ta réponse me plaît, dit-elle en accentuant ses caresses du pied. J'ai hâte qu'on soit dans un cadre plus intimiste.
Elle se réinstalla au fond de son siège, appuyant son dos sur le dossier de la chaise, et maintenant son équilibre en accrochant ses pieds à la barre entre mes jambes. Elle déposa le sachet de thé sur la petite assiette et apporta la tasse vers sa bouche pour souffler sur l'eau chaude. Je fis de même avec mon café. Camille laissa son regard s'échapper autour d'elle. De sa main libre, elle fit doucement glisser son index sur son décolleté depuis son épaule. Je suivis minutieusement son geste qui semblait anodin, jusqu'à ce qu'elle tende un plus le tissu, libérant une demi-seconde son téton pointu. Elle le recacha aussitôt, avant de plonger à nouveau son regard dans le mien, pour s'assurer que j'avais été témoin de sa manœuvre. Je vis ses yeux pétiller de satisfaction quand elle comprit que je n'avais pas raté une miette du spectacle.
— Je suis déjà convaincu de rester tu sais ?
— Ah pardon, feint-elle. J'étais perdue dans mes pensées.
Son sourire espiègle eut raison de moi, et je compris à ce moment précis que j'avais commencé à éprouver des sentiments pour elle au-delà du simple désir de la serrer dans mes bras et de partager un moment charnel avec elle.
— Bon, tu finis ton café ? me demanda-t-elle sur un ton soudain pressé.
Camille reposa ses pieds sur le sol et se pencha en avant pour remettre ses chaussures. Gourmand que je suis, j'espérais à nouveau voir un de ses seins apparaître, mais il ne fut rien cette fois. J'étais persuadé en revanche de voir des petites pointes marquer le tissu à l'emplacement où je devinais l'objet de ma curiosité indiscrète. Elle rangea ses affaires dans son sac à main, puis pris sa tasse pour en boire une gorgée. Elle la reposa encore fumante et presque pleine sur la table. J'engloutis mon café cul sec en grimaçant car je me brûlai à nouveau la langue.
— Te brûle pas non plus hein !
— T'inquiète, j'ai bu un peu vite mais ça va déjà mieux.
— Excuse-moi si je te stresse Max, mais j'ai très envie de rentrer chez moi, avec toi, insista-t-elle sur la fin de sa phrase.
— Pas de souci, je te suis.
Camille se leva de table, abandonnant son thé à peine entamé. Je me levai à mon tour en attrapant d'une main mon sac et de l'autre mon casque de vélo, prêt à la suivre. Elle attrapa ma main, m'obligeant à une manœuvre pour passer mon casque dans l'autre main, et me guida sur le trottoir à l'opposé de là où j'avais garé mon vélo.
— Je récupère mon vélo peut-être ? je demandai, ne sachant pas exactement où nous allions.
— Il peut rester là, on ne va pas loin.
Camille marcha d'un pas pressé, me tirant par la main derrière elle. J'étais gêné par cette proximité nouvelle, surtout dans un espace public. Mais force était de constater qu'aucun passant ou client du café ne nous regardait. Nous étions invisibles et inintéressants pour eux. Heureusement me disais-je, car une légère bosse dans mon short trahissait encore mon état d'excitation. Camille habitait en effet à deux rues du café, et très vite je la suivis dans les escaliers de son immeuble, profitant autant que je le pouvais, dans cette cage d'escalier mal éclairée, de ses fesses qui se dandinaient à hauteur de mes yeux.
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Chapitre 2 · Coup d'un matin
Maxime n'avait pas prévu de sécher ses cours ce matin-là. Mais Camille, rencontrée par hasard à la terrasse d'un café, l'a entraîné dans son appartement hérité d'une grand-tante. Sur le canapé en cuir, la jeune étudiante mène la danse avec une assurance déconcertante. Entre désir et découverte, jusqu'où ira ce « coup d'un matin » ?
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