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✦ Docile20A Magali, la jolie Tarnaise XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Magali, la jolie Tarnaise — Chapitre 2 · La rencontre

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Docile20A
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Ce qui retient d'emblée, c'est la précision du regard du narrateur : il ne décrit pas Magali comme une icône, il la lit — le genou qui bouge, la main qui lisse la robe puis s'arrête, la dent sur la lèvre. On est dans sa tête, et c'est terriblement juste. Le fauteuil trop bas, la culotte entrevue sans qu'elle s'en rende compte, le « Monsieur » prononcé d'une voix qui traîne sur la dernière syllabe : les détails concrets font tout le travail. La tension monte par accumulation, sans jamais forcer.

Magali, la jolie Tarnaise

Chapitre 2 · La rencontre

Je la laisse passer devant moi dans le couloir, et je la regarde marcher. Ce n’est pas une beauté fatale. Rien de lissé, rien de composé pour la photo. C’est autre chose : une beauté un peu sauvage, un peu fragile, qui ne sait pas tout à fait quoi faire de son corps. Les jambes sont jolies, longues pour sa taille, le mollet fin qui se tend dans l’escarpin, la cuisse qui apparaît sous l’ourlet à chaque pas. La robe noire ne cache presque rien de cette ligne. La poitrine, elle, semble petite, à peine marquée sous le tissu, deux pointes discrètes qui bougent quand elle respire. Et pourtant elle transpire la sensualité. Ce n’est pas dans les formes. C’est dans la façon dont elle pose le pied, dont elle remet la frange d’un geste inutile, dont le tissu colle une seconde à sa hanche avant de retomber. Une femme qui n’a pas l’habitude d’être regardée comme ça, et qui le sent quand même. Dans mon pantalon, mon sexe se redresse. Lentement d’abord, puis d’un coup, gênant contre la couture. Je ralentis d’un pas pour qu’elle ne s’en aperçoive pas. Le bureau est trop ouvert, trop proche de la route, des volets, du travail. Je n’ai pas envie de la faire asseoir là, entre les planches et la cafetière.
— Venez. On sera mieux dans le salon.
Elle se retourne, les yeux bleus un peu perdus sous la frange, et elle hoche la tête sans demander pourquoi. Je la précède. La pièce est basse de plafond, le canapé trop large, deux fauteuils face à la cheminée où il reste des braises. Je m’arrête près du plus proche.
— Ici.
Pour lui indiquer le fauteuil, je pose la main sur sa hanche. Je voulais un geste bref, presque professionnel. Ça ne l’est pas. Ma paume trouve la courbe sous la robe, le tissu fin, et dessous la chaleur de sa peau. Elle ne se dérobe pas. Elle s’immobilise, le souffle coupé une seconde, et elle se laisse guider, un pas, deux, jusqu’au siège. Sous mes doigts le corps est chaud, vivant. Son odeur monte : le parfum floral, oui, mais en dessous quelque chose de plus vrai, de suave, la peau, un peu de chaleur accumulée dans la voiture, le mélange des deux. Le cocktail est parfait. Terriblement excitant. Mon sexe, déjà redressé, durcit tout à fait dans le pantalon, tendu, impossible à ignorer. Je retire la main. Trop tard pour que le contact n’ait pas compté.
Elle s’assoit. Je me détourne aussitôt, le dos tourné, et je vais à la cheminée. Pas pour le confort. Les braises suffiraient. Je remets deux bûches, je les tasse, je prends le temps d’attiser, le temps que l’érection se cache derrière le mouvement, derrière le feu qui reprend. Le bois craque. La lumière orange monte sur les murs. Quand je me retourne, elle est dans le fauteuil. Il est bas, profond, les accoudoirs larges. Elle a voulu s’y tenir droite et le siège l’a happée. Les genoux sont un peu écartés, pas par choix : la forme du fauteuil l’empêche de croiser les jambes sans se tordre, et la robe, trop courte pour cette position, a glissé. Je vois le haut de ses cuisses, la peau claire, et, entre elles, un triangle de culotte blanche. Simple, en coton, un peu froissée par la façon dont elle s’est assise. Elle ne s’en est pas rendu compte. Ou elle fait semblant. Ses mains reposent sur les accoudoirs, les doigts crispés. La frange noire tombe droit. Les grands yeux bleus me cherchent, et elle sourit, petit, maladroit, sans refermer les genoux. Je me racle la gorge. Je tâche de garder la prestance, la voix égale, le pas mesuré.
— Je vais chercher le vin.
Je passe devant elle sans m’arrêter, le pantalon tendu, le regard fixé sur la cuisine plutôt que sur ce blanc entre ses cuisses. Dans le couloir, l’odeur d’elle me suit encore. Derrière moi, le feu crépite, et elle ne bouge pas. Je reviens avec le plateau. Deux verres à pied, la bouteille dans son seau, un peu de pain grillé, des olives, du fromage coupé trop vite. Je le pose sur la table basse, entre nous, et le geste m’occupe les mains le temps de reprendre contenance. L’érection était retombée dans la cuisine. Elle revient dès que je relève les yeux. Elle n’a pas bougé du fauteuil. La robe noire a un peu glissé sur une cuisse, le blanc de la culotte n’est plus tout à fait visible, seulement deviné dans l’ombre du siège. Elle s’est redressée autant que le fauteuil le permet, les épaules nues sous les bretelles fines, la frange droite, les grands yeux bleus fixés sur moi. Ce n’est toujours pas une beauté fatale. C’est cette fragilité-là, la bouche un peu trop pleine, le cou trop long, la poitrine petite qui se soulève sous le tissu quand elle respire. Et ça suffit. La sensualité n’est pas dans ce qu’elle montre. Elle est dans ce qu’elle ne sait pas cacher : le genou qui bouge, la main qui lisse le bord de la robe puis s’arrête, comme si le geste en disait trop. Je sers. Le vin coule, clair, un peu trop froid. Je lui tends son verre. Nos doigts se frôlent sur le pied. Elle ne retire pas la main tout de suite. Quand je me redresse, son regard n’est plus sur mon visage. Il est plus bas. Posé, une seconde de trop, sur mon entrejambe, là où le pantalon ne ment pas. Elle s’en aperçoit en même temps que moi. Ses yeux remontent, trop vite. Elle mord sa lèvre inférieure, fort, pour retenir quelque chose — un sourire, un mot, un souffle. Je ne sais pas quoi. Ou je le sais déjà trop. La marque de la dent reste un instant sur la lèvre, rose, puis s’efface. Ses joues ont pris couleur sous la frange.
Je lève mon verre.
— À notre rencontre, Magali.
Elle lève le sien. Le cristal tremble un peu.
— À notre rencontre, Monsieur.
Dans d’autres circonstances, je lui aurais dit tout de suite qu’elle pouvait m’appeler Guillaume, qu’elle pouvait me tutoyer, que le « monsieur » n’avait plus lieu d’être entre deux verres, à cette heure, dans cette pièce. Le mot est sur le bord de ma langue. Je le retiens. Là, maintenant, ce « Monsieur » prononcé par elle m’émeut et m’excite en même temps. Il est trop poli pour la robe, pour le regard qu’elle vient de baisser, pour la façon dont sa voix a traîné sur la dernière syllabe. Il crée une distance qu’elle franchit déjà, et c’est précisément cette distance qui me serre le ventre. Elle boit une gorgée, petite, les lèvres sur le verre. Elle ne me quitte pas des yeux. Puis elle repose le pied sur ses genoux, les deux mains autour, comme pour se donner une contenance. Une mèche n’a pas bougé ; elle la remet quand même derrière l’oreille. Le geste découvre son cou, la ligne fine jusqu’à la clavicule. Elle croise les chevilles, les décroise. Le fauteuil ne l’aide pas. Chaque fois qu’elle bouge, la robe remonte d’un rien, et elle tire dessus d’un doigt, sans insister, sans vraiment la rabattre.
— Je ne sais pas si je suis à ma place, dit-elle.
La voix est basse, l’accent plus fort que tout à l’heure. Elle sourit, mais le sourire n’atteint pas tout à fait les yeux. Ou plutôt si : les yeux, eux, restent ouverts, brillants, posés sur ma bouche quand je réponds, puis sur mes mains, puis de nouveau, une fraction de seconde, plus bas. Elle se reprend. Elle boit encore. Le verre cache mal le rose de ses joues.
— Vous êtes exactement là où je vous ai invitée.
Elle hoche la tête, toute petite. Ses doigts serrent le pied du verre. Sous la frange, le bleu ne se dérobe pas. Elle ne parle pas du magazine. Elle ne sort pas de notes. Elle est assise en face de moi, jambes mal arrangées, souffle un peu court, et tout dans son visage — la lèvre mordue, le regard qui fuit et revient, la chaleur au cou — dit la même chose, sans un mot de trop : je ne lui suis pas indifférent. Et elle le sait. Et elle reste.
Je ne relance pas. Je garde le silence, volontairement, et je la laisse s’y installer. Le feu craque. Un rondin s’effondre dans l’âtre. Dehors, rien : pas de voiture, pas de voix, seulement le noir derrière les vitres. Elle tient son verre à deux mains. Elle boit une gorgée, trop petite, repose le pied sur ses genoux, le reprend. Ses yeux bleus font le tour de la pièce, reviennent sur moi, se dérobent vers la cheminée. Le malaise a une texture. Il épaissit entre le fauteuil et le canapé, dans l’espace que ni elle ni moi ne comblons par une phrase sur le magazine. Je la regarde. La frange droite, la bouche un peu trop pleine, le cou qui rosit, la robe noire qui ne sait plus très bien où se tenir sur ses cuisses. Si je ne me retenais pas, je traverserais la table basse. Je la tirerais du fauteuil, je la plaquerais contre le dossier, je remonterais le tissu et je la prendrais là, tout de suite, sans préambule. L’envie de la pénétrer me serre le ventre, précise, presque douloureuse. Mon sexe est dur contre la couture, et je ne bouge pas. Je me fais violence. Je reste assis, le verre à la main, le visage égal, comme si nous parlions encore de travail. Elle finit son verre. Le dernier trait tremble un peu contre sa lèvre. Je me lève, je prends la bouteille dans le seau, je la ressers. Le vin coule plus haut que la première fois. L’alcool commence à faire son office : ses épaules descendent d’un cran, le genou cesse de battre, elle s’enfonce un peu plus dans le siège. Elle me remercie d’une voix basse, l’accent traînant sur la fin du mot.
— Je reviens.
Prétexte mince. Dans la cuisine je ne prends rien, ou presque : une coupelle d’olives que je n’ai pas l’intention de poser. Au retour, je passe près d’elle. Mon avant-bras frôle le sien, nu, puis la courbe de l’épaule. Le contact est bref. Son corps, lui, répond tout de suite : un frisson net, qui part du bras, monte à la nuque, descend le long de la robe. Elle retient son souffle. Je fais semblant de ne pas l’avoir senti. Je me rassois en face d’elle. Je ne suis pas dupe. Elle n’est pas venue me soumettre un article, ni un projet, ni quoi que ce soit qui concerne le magazine. Pas de notes, pas de dossier, pas une phrase préparée depuis qu’elle a franchi le portail. Elle est là pour autre chose. Je veux en avoir le cœur net. Je pose mon verre.
— Magali, vous êtes très jolie. Et je veux en découvrir plus. Écartez les jambes.
Le rouge lui monte d’un coup, du cou jusqu’à la frange. Elle ouvre la bouche, fait mine de refuser.
— Mais… monsieur Guillaume…
Sa voix se casse sur le nom. Ses mains restent sur les accoudoirs. Et ses genoux, eux, ne suivent pas la phrase. Ils s’écartent un peu. Puis un peu plus. Le fauteuil bas l’y aide, ou ne l’en empêche pas. La robe remonte. J’ai maintenant une vue claire sur son entrejambe, caché par une petite culotte blanche. Je m’étais trompé tout à l’heure, dans la pénombre : ce n’est pas du coton. C’est de la dentelle, fine, un peu transparente sur les bords, le tissu clair tendu entre ses cuisses. Je peux m’en repaître à loisir. Le spectacle est simple, et il me coupe le souffle quand même. Avant qu’elle ne se reprenne, avant qu’elle ne réalise tout à fait la direction que prend la rencontre, je parle. La voix basse, égale, sans me pencher.
— Vous allez maintenant m’expliquer pourquoi vous êtes là. Seule. Dans la maison isolée d’un homme de quinze ans votre aîné. Et maintenant, cuisses écartées.
Elle finit son verre d’un trait. Le vin lui monte aux joues, déjà rouges. Elle me regarde par-dessus le cristal vide, les grands yeux bleus trop ouverts, suppliants, comme si le silence que je lui laisse était une punition. Je prends la bouteille. Je la ressers, sans un mot, jusqu’au même niveau. Ses cuisses restent écartées. La dentelle blanche n’a pas bougé. Alors elle parle. Ça sort d’un coup, mal rangé, un flux qu’elle ne contrôle plus. Elle m’a croisé plusieurs fois dans le village, au marché, devant la poste, une fois sur la route quand je rentrais à pied. Nous avons une amie en commun, Chantal, qui lui a parlé de moi sans le vouloir, ou en le voulant, elle ne sait plus. Elle a flashé. Le mot la fait rougir encore. Elle dit que je porte souvent des Doc Martens, noires, un peu usées au talon, et que ça l’a marquée, elle ne sait pas pourquoi. Elle savait que j’étais célibataire. Chantal le lui a dit, après l’histoire qui s’est terminée au printemps. Elle connaissait bien ma grand-mère, avant. Elle venait parfois à la maison, petite, quand la vieille dame tenait encore le jardin. Elle se souvient du portail, de l’allée, de l’odeur du buis. C’est pour ça qu’elle a su où glisser la lettre. Les détails s’enchaînent, se coupent, reprennent : le magazine qu’elle lit vraiment, la façon dont je parle aux commerçants, une chemise bleue que j’avais un dimanche, le fait qu’elle ait tourné trois semaines autour de la boîte avant d’oser. J’en reste surpris. Elle en sait plus sur moi que certains qui me côtoient depuis des années, et elle le déverse là, cuisses ouvertes, la voix qui tremble sur les fins de phrase. Lorsqu’elle s’arrête, le souffle lui manque. Elle baisse la tête. La frange cache les yeux. On dirait une confession qui l’a anéantie, le vin et les mots partis en même temps. Quand elle la relève, le regard est honteux. Le bleu est mouillé, fixe, incapable de soutenir le mien plus de deux secondes, et pourtant il revient. Attentiste. Elle attend le verdict, le rire, la colère, n’importe quoi qui mette un nom sur ce qu’elle vient de faire. Je laisse planer le doute. Je ne souris pas. Je ne la rassure pas. Je bois une gorgée, je repose le verre, je la regarde encore.
— Pardon. Je suis désolée.
Elle resserre les jambes. Dernier rempart. Les genoux se rejoignent, la robe retombe, la dentelle disparaît. Elle se lève trop vite, le fauteuil gémit, le verre manque de verser.
— Je n’aurais pas dû. Qu’allez-vous penser de moi. Je ne suis pas une cochonne.
Elle prend la fuite. Trois pas vers le couloir, les escarpins sur le parquet, la main déjà tendue vers son manteau qu’elle n’a pas posé. Je la saisis par le poignet. Pas brutalement. Assez fermement pour qu’elle s’arrête net.
— Qui vous a dit de partir. Rasseyez-vous.
Elle s’immobilise. Le pouls bat sous mes doigts, rapide. Elle ne tire pas. Elle ne se retourne pas tout de suite.
— Allez. Dépêchez-vous. Asseyez-vous.
Elle réfléchit une seconde, le dos tourné, les épaules hautes. Puis elle revient. Elle se rassoit dans le fauteuil bas, la robe remontée par le mouvement, les mains à plat sur les cuisses comme pour les retenir.
— Écartez les jambes. Je veux voir votre culotte.
La voix est basse. Elle obéit. Les genoux s’ouvrent, moins qu’avant, assez. La dentelle blanche reparaît, fine, un peu humide au centre, tendue entre les cuisses. Je me lève. Je passe derrière le fauteuil. Elle sent ma présence avant que je la touche : la nuque se raidit, le souffle se coupe. Je fais glisser les bretelles de la robe, une puis l’autre, sur les épaules. Le tissu descend, s’arrête à la taille. Elle est dans une ambivalence totale. Je le sens dans le corps : un élan pour se relever, un autre pour rester, les mains qui quittent les cuisses et ne savent pas où se poser, le menton qui baisse, qui remonte. Partir ou rester. Elle ne choisit pas. Je ne lui laisse pas le temps. Mes mains se posent sur ses seins. Ils sont petits, fermes, chauds dans les paumes, à peine de quoi les remplir, le poids léger et précis. Les tétons sont déjà dressés, durs sous les doigts, deux pointes qui se tendent dès que je les effleure. La peau est douce, un peu fraîche sur le dessus, brûlante dans le creux. Elle tremble. Un frisson continu, des épaules jusqu’au ventre, que le fauteuil n’absorbe pas.
— Calmez-vous. Vous n’êtes pas une cochonne. Juste une coquine qui a tout organisé pour être là, ce soir, avec moi. Alors laissez-vous faire.
Pendant que je parle, mes mains caressent. Elles découvrent la rondeur courte, le grain de la peau, la façon dont le téton durcit encore entre le pouce et l’index. Je ne serre pas. Je prends le temps. Derrière elle, le feu éclaire ses clavicules, la frange noire, la ligne de son cou penché. Devant, les cuisses restent écartées, la dentelle blanche offerte, et elle ne referme pas les genoux. Mes pouces tournent, lents, autour des tétons. Je ne pince pas tout de suite. Je les effleure, je les contourne, je reviens au centre quand la pointe s’est encore durcie. Les seins tiennent dans les paumes, petits, fermes, chauds ; sous les doigts la peau se tend, le grain se fait plus fin. Je prends mon temps. Un cercle, un autre, plus appuyé. Le téton roule entre le pouce et l’index, je le tire d’un rien, je le relâche, je recommence. Elle retient d’abord son souffle. Les mains crispées sur les accoudoirs, les cuisses toujours écartées, la dentelle blanche immobile entre elles. Le premier gémissement lui échappe malgré elle. Bas, rauque, à peine un son, coupé net comme si elle pouvait encore le ravaler. Je ne m’arrête pas. Je caresse avec la même précision, la même volupté, les paumes qui soulèvent le peu de poids, les doigts qui reviennent sur les pointes dures. Le deuxième gémissement est plus long. Sa tête bascule contre le dossier. La frange glisse. Elle ne se reprend pas. C’est ce que j’attendais. Qu’elle s’offre. Qu’elle accepte, sans phrase, ce qui va suivre. Je retire les mains. Elle reste une seconde offerte, les seins nus dans la lumière du feu, le souffle court. Je lui prends la main.
— Venez.
Elle se lève. La robe, déjà descendue, tient à peine sur les hanches. Elle me suit dans le couloir, les seins offerts, les escarpins sur le parquet, les doigts serrés dans les miens. Elle ne parle pas. Elle ne ramène pas le tissu sur sa poitrine. Dans la chambre je n’allume qu’une petite lampe, sur la table de nuit. La lumière est chaude, basse, elle découpe l’ombre du lit et laisse le reste dans le doré. Je m’assois au bord du matelas. Je la place debout devant moi, entre mes genoux. Je fais glisser la robe sur ses hanches, le long des cuisses, jusqu’aux escarpins. Le tissu noir s’affaisse à ses pieds. Je me penche. Je lui retire la première chaussure, le talon qui quitte le pied, la cheville fine sous ma main, puis la robe que je dégage. La deuxième chaussure suit. Elle est pieds nus sur le parquet, un peu plus petite, un peu plus proche. Je relève la tête. Elle est presque nue devant moi. Uniquement la culotte en dentelle blanche, fine, un peu transparente sur les bords, le tissu clair tendu sur le sexe. Le reste est à moi : les seins petits et dressés, le ventre plat, les hanches étroites, les cuisses qui se touchent à peine. Je la contemple. Elle est belle. Fragile, oui, les clavicules, les poignets, la frange qui tombe droit sur les yeux baissés. Et terriblement excitante. Je ne me pose pas de questions. Je ne cherche pas à comprendre comment la lettre, le vin, la fuite et le retour nous ont menés là. Je profite de ce cadeau. Mes mains montent à ses reins. La peau est chaude, un peu moite dans le creux. Je descends sur les fesses, rondes sous les paumes malgré la finesse du corps, la dentelle qui s’arrête haut. Je découvre. La courbe, le poids léger, la façon dont elle se cambre d’un rien quand mes doigts passent sous l’élastique. Elle frémit. Un frisson continu, des reins jusqu’aux genoux, que mes mains suivent sans se presser. Elle ne recule pas. Elle reste debout entre mes jambes, les bras le long du corps, et elle se laisse apprendre.
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Chapitre 3 · L'offrande
Guillaume et Magali sont seuls. Il l'attendait, elle est venue. Entre eux, quelques semaines de distance et quelque chose qui n'a jamais été dit à voix haute. Lui, l'homme mature qu'elle a cherché. Elle, debout entre ses genoux, qui ne recule pas. Ce soir, il n'est pas question de se précipiter : Guillaume veut prendre le temps, apprendre chaque frisson, lire chaque hésitation sur la peau de Magali. Jusqu'où ira-t-elle pour se donner ?
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