Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Balade de printemps — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Balade de printemps
Chapitre 1
Alors que la nature s'éveillait, que les jardins et les arbres commençaient à se couvrir de feuilles et de fleurs, illuminant un paysage de montagne après un long hiver gris et froid... nous voilà tous deux en route par une belle soirée de début mai.
Mon fidèle petit camion rouge reprenait du service pour l'occasion. La radio diffusait un air de musique, les regards perdus dans le paysage. Pourtant, je ne pouvais me retenir de te contempler par moments. Admirer tes cheveux qui volaient au vent de la vitre ouverte, ton nez si fin en trompette et ton regard si unique.
Passant un col, nous finîmes par trouver notre petit coin de calme et de paradis. Un grand espace vert, une herbe fraîche comme si elle n'avait jamais été foulée par l'homme, et un lac au bleu si pur qu'on jurerait qu'il s'agissait du ciel.
Après avoir pris le temps d'ouvrir le camion, d'avoir sorti une table et des chaises et installé le lit, nous profitâmes de ce moment au calme. Je saisis ta main délicatement pour t'attirer à moi et t'embrasser comme si c'était la première fois. Un baiser long, les yeux fermés car il n'y avait rien à voir, juste... à savourer. Une étreinte qui se fit un peu plus longue, plus forte, comme si les deux corps avaient envie de fusionner. Le temps sembla s'être arrêté. Et alors que les secondes semblaient avoir duré des heures, le beuglement d'une vache de l'autre côté du lac nous ramena sur terre avec un éclat de rire.
La soirée fut charmante : discussions, rires et surtout ton regard. Ce bleu qui perforait de part en part. Même les silences racontaient tant de choses dans la magie de cet instant hors du temps. Hormis quelques animaux qui venaient s'abreuver... nul ne vint nous déranger.
Nous finîmes par rentrer, allumant la guirlande du camion, une choisie pour son si bon goût de tes soins. Une lumière douce et un peu jaune pour échauffer les cœurs d'une soirée qui semblait s'annoncer des plus fraîches. Le matelas était épais, la couette chaude et épaisse. Allumant une tablette, nous savourâmes un film un peu niais, une histoire d'amour qui faisait du bien, qui faisait rêver. Et puis le sommeil nous gagna et, sans même penser à éteindre, ta tête posée au creux de mon épaule, encore habillée avec ta polaire pour rester réchauffée, nous finîmes par sombrer. Et la nuit nous garda...
Du moins, nous le pensions.
Passant machinalement ma main dans ton dos, la pression devint malgré moi un peu plus forte, une tension commença à se faire sentir. Tu dus le sentir, car ton regard quitta l'écran pour venir accrocher mon regard. Nos lèvres se rapprochèrent malgré nous... le baiser fut chaud, tendre, passionné. Ta main glissa sous mon T-shirt, se frayant un chemin sous l'élastique de mon survêtement, tu allas directement saisir mon sexe encore un peu timide et mou. Ce qui ne dura guère longtemps entre tes doigts si délicats. Ma main dans ton dos commença à te serrer plus fort contre moi, ce qui t'arracha un sourire satisfait. Tes charmes furent toujours aussi rapides à opérer.
Tu te déferas de mes bras, retiras ta main de mon pantalon. Tu commenças par prendre ton élastique, saisir la partie supérieure de tes cheveux pour faire la demi-queue de cheval à laquelle tu me savais si sensible... Fixant ton regard dans le mien, tu ouvris la porte arrière, la pleine lune sembla baigner ton dos de sa lumière, te donnant des airs de créature féerique.
Sans même que je ne comprenne ni quand ni comment... tu te retrouvais seins nus devant moi. Tes yeux toujours fixés dans les miens, tu étais si sublime. Pleine de force et de beauté. Tu te mordillas la lèvre inférieure et tes mains commencèrent à caresser tes seins. Je n'osai bouger. Comme si le moindre de mes gestes pouvait me tirer d'un rêve plus que parfait.
Esquissant un sourire, tu te retrouvais à genoux sur le lit, glissant une main entre tes cuisses. L'épaisseur de la couette m'empêchant de contempler pleinement le spectacle, je te vis rougir légèrement, j'entendis ta respiration qui s'accélérait, ta bouche qui s'entrouvrait doucement. Perdant le contrôle, tu te mis à pousser de légers cris si enivrants.
J'allai pour me lever. Mais ton regard me cloua sur place. Alors tu te fis louve. Prenant appui sur tes mains, tu t'approchas de moi à quatre pattes. Comme si la lumière de la lune révélait une part de ta personnalité trop souvent ignorée.
Tu tiras la couette et mes vêtements pour me mettre à nu. Une lueur d'excitation et de satisfaction illumina ton regard un court instant en découvrant ma verge raidie d'envie. Me fixant des yeux, tu te courbas au-dessus, la saisissant d'une main, glissant l'autre sous mes bourses pour les caresser, tu pris mon pénis en bouche pour le sucer, le lécher. Doucement d'abord, fermant les yeux comme savourant le plat d'un grand cuisinier, les ouvrant pour me fixer, contempler mon envie, mon désir. Accélérant la succion, léchant intensément... pour finalement m'avaler tout entier comme si mon sexe n'était qu'un petit bâtonnet.
Ne tenant plus et au bord de l'orgasme, tu me laissas me redresser, tu te mis dans le même temps allongée, cuisses écartées et déjà toute trempée. Pourtant, je savais qu'avant de te pénétrer, un autre plat devait être dégusté.
Ta tête pendant au bout du lit, admirant le ciel étoilé à travers les portes ouvertes, tu savouras ma langue qui vint doucement te caresser. Mes lèvres embrassèrent ton intimité, la chaleur de mon souffle sur un corps déjà brûlant d'intensité ne fit qu'augmenter l'intensité. Le désir fut palpable, l'air chargé d'envie.
Alors un doigt se glissa en toi, tes doigts vinrent malgré toi pincer tes tétons tandis que ma langue commença à danser sur ton clitoris si joliment exposé. Lentement, doigt et langue travaillèrent de concert. Puis les gestes se firent plus rapides, plus intenses, des cris de plaisir t'échappèrent. Ton corps se cambra quand la danse si synchronisée devint soudain anarchique... ne tenant plus, tu saisis mon visage à deux mains pour me tirer à toi.
Et alors que d'un coup tu m'amenas pour t'embrasser comme jamais auparavant, mon sexe glissa d'un coup en toi. Écarquillant les yeux, échappant un cri, le moment fut juste sublime.
Alors les hanches commencèrent à se mouvoir. Cette harmonie toujours si parfaite entre nous permit de ressentir chaque mouvement si intensément. Les yeux se fermèrent, s'ouvrirent, les mains caressèrent, les grognements de plaisir se mêlèrent au son des suspensions qui couinèrent.
Je me sentis si bien en toi. Profondément, passionnément. Mordillant ton cou, tes ongles griffant mon dos, empoignant tes seins... Le temps n'exista plus. La lune baigna ton corps de sa lumière blanche.
Me sentant proche de l'explosion, tu me repoussas doucement, te mettant à quatre pattes devant moi. Tes hanches si bien dessinées, tes fesses fermes et si délicieusement généreuses. Cambrant ton dos, la lumière de la lune sembla danser dessus.
Tu sentis mes mains se poser sur tes fesses, tu sentis mes doigts les empoigner avec plaisir. Tendant du côté droit, tu sus ce qui allait venir. Le claquement fut sec, ni trop fort ni trop mou. Une légère douleur, une sensation de chaleur, tu mordis instinctivement ta lèvre inférieure juste avant que le plaisir ne surpasse la douleur et que le cri retenu devienne un gémissement défendu... la fessée fut parfaite.
Puis, sentant mon membre raidi d'envie, gorgé de sang, sentant presque le sang affluer tant j'étais excité, tu plongeas la tête dans l'oreiller, le mordant de plaisir et de lubricité. Perdant contact avec la réalité, tu entendis comme si j'étais au loin mon grognement si particulier.
Mes mains attrapèrent les draps autour de toi, mon corps se raidissant si puissamment et cette chaleur affluant en toi. Succombant aussi à ton plaisir, la lune fut seule témoin de cet incroyable instant, si propice pour jouir.
Le calme revint au bord du lac. Sortant du camion nu, nous courûmes dans l'eau. Ignorant le froid mordant, nous nous jetâmes l'un dans les bras de l'autre, nous échangeâmes un ultime baiser, baigné par la lune.
Baiser qui clôtura ici... ce moment de si bonne fortune.
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