Nouveau départ pour un jeune couple
Chapitre 1
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✦ timide38 Nouveau départ pour un jeune couple XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Nouveau départ pour un jeune couple — Chapitre 1

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timide38
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On est tout de suite dans la complicité de ce couple attachant, avec leurs maladresses touchantes et leur façon bien à eux de se parler — le mot inventé « sexitude » fait mouche et dit tout sur leur relation. La progression de Louise, de la femme qui claque les portes à celle qui suit une inconnue dans l'obscurité d'un couloir, se fait avec une crédibilité rare. Et la scène du gloryhole est construite avec un soin d'orfèvre, jouant à la fois sur les deux côtés de la cloison et sur ce que chaque personnage ressent, imagine ou tait.

Nouveau départ pour un jeune couple

Chapitre 1

Sébastien se passa de l'eau fraîche sur le visage, s'essuya, puis se regarda dans le miroir. Le moment était arrivé, et il n'en menait pas large. Il s'inspecta une dernière fois, ne souhaitant pas être l'élément qui ferait échouer cette expérience avant même de la commencer : chemise blanche, pantalon de costume noir, que du classique, mais « tenue correcte exigée ».
Comme tant de fois dans sa vie, il envia Louise. Les femmes avaient tellement de choix pour être belles et sexy, dans leur tenue, dans leur lingerie. Même si, pour son plus grand malheur, Louise, trop complexée par ses rondeurs, et par une éducation assez stricte, refusait de porter de la lingerie sexy. Elle n'aimait pas porter des pantalons, et il avait au moins le plaisir de la voir chaque jour porter des jupes ou des robes, bien entendu ni trop courtes, ni trop moulantes. Pourtant Sébastien adorait ses rondeurs, mais comment lutter contre toute une vie de remarques désobligeantes sur son poids de la part de parents sans filtres ni empathie.
Il grimaça en repensant à cette Saint-Valentin où il lui avait offert un bel ensemble complet, et onéreux : soutien-gorge balconnet, string et porte-jarretelles en dentelles blanches, avec les bas blancs assortis, tout cela dans une grande marque. Il avait espéré que la couleur pourrait donner une certaine classe et pureté qu'elle apprécierait, mais au lieu de cela elle plongea dans une colère noire, le fustigeant :
— C'est comme ça que tu veux me voir, habillée en prostituée ? Toutes tes belles paroles, quand tu me dis que tu me trouves belle dans ma simplicité, c'est du vent ? Tu es comme tous les autres en fait, tu veux juste une « soit belle et tais-toi » ! Si c'est une pute que tu veux, je peux demander aux chauffeurs de ma boîte où ils vont, tu pourras te faire plaisir !
Après cela, elle lui jeta la lingerie au visage, et alla s'enfermer dans la chambre, en prenant bien soin de claquer la porte. Un claquement qui voulait dire « Toi, mon grand, ne pense même pas à t'approcher de cette porte, je ne veux plus t'entendre ni te voir tant que je ne l'aurai pas décidé, et c'est même pas sûr que je le décide un jour ». Il ne connaissait personne d'autre capable de mettre autant de choses dans un claquement de porte. Celle-ci se rouvrit néanmoins à peine une minute plus tard, et son pyjama lui arriva en boule. Puis la porte claqua à nouveau — cette fois voulant dire « Tu as compris le message ? »
Cela lui avait valu une nuit sur le canapé, une semaine d'excuses, et un mois de diète sexuelle. Après cela, il ne tenta plus jamais de faire la moindre remarque ni proposition sur ses tenues ou lingeries, il n'osa plus ouvrir la bouche lorsqu'il l'accompagnait faire les boutiques. Il eut l'heureuse surprise tout de même un jour de la voir acheter un premier string, mais il eut droit à un regard « Si tu fais le moindre commentaire je te tue, c'est moi qui décide ce que je fais et quand je le fais », suivi tout de même d'un sourire et d'un petit rougissement charmant. Il savait qu'elle pouvait évoluer, mais à son rythme, et qu'il était fait pour elle pour cette raison : il n'était pas un de ces machos bruts de décoffrage qui voulaient soumettre et bousculer les femmes, il était un homme respectueux, et amoureux, et il ferait tout pour elle.
La voix enjouée de Louise le sortit de ses pensées :
— Seb, qu'est-ce que tu fais ? Ce n'est pas parce que tu as la chance d'avoir une femme qui ne passe pas trop de temps dans la salle de bain qu'il faut compenser !
Il se retourna et son cœur s'emballa à nouveau. Pourtant il l'avait vue sortir de la chambre ainsi vêtue : une jolie robe cache-cœur rouge asymétrique, qui lui arrivait à mi-cuisse devant et aux genoux derrière, avec cette très légère transparence qui laissait deviner un ensemble noir dessous, le plus sexy en sa possession : soutien-gorge pigeonnant et string, celui-là même qu'elle avait acheté parce qu'elle l'avait décidé, elle. Seulement habituellement, elle portait un débardeur et des collants opaques sous ce vêtement pour éviter que cette transparence n'en dévoile trop. Mais l'endroit où ils allaient aurait rendu une telle précaution un peu ridicule. Ce qui remua d'autant plus Sébastien, c'était l'ajout, depuis tout à l'heure, de talons hauts noirs de dix centimètres. Il ne l'avait presque jamais vue porter des talons, à part aux grandes occasions telles que repas de famille ou mariage. Elle n'était pas très grande, un mètre soixante-cinq, mais cela donnait une cambrure à ses hanches un peu larges qui lui procurèrent une décharge électrique dans tout le corps.
Il lâcha sans réfléchir :
— Waouh !
Louise rougit avec un sourire, heureuse, flattée, avant soudain de paniquer :
— Tu trouves que c'est trop ? C'est la transparence ? On dirait une traînée ?
Sébastien se précipita vers elle et prit ses mains dans les siennes en la fixant dans les yeux :
— Non mon cœur, tu es juste magnifique, il n'y a aucune vulgarité dans ta tenue, juste une sexitude monstrueuse.
— Tu sais que ce mot n'existe pas ?
— L'intérêt des mots est de communiquer, tu m'as comprise ?
— Oui, je pense.
— Alors c'est que c'était le mot parfait.
Louise éclata de rire. Elle connaissait son chéri et savait qu'il était très doué pour la détendre avec son humour. Et cela avait fonctionné. Son anxiété redescendue à un niveau acceptable, elle le regarda dans les yeux avec un sourire :
— Prêt ?
— Prêt !
Il n'en était rien, mais Sébastien savait feindre l'assurance pour rassurer sa moitié, il la connaissait bien.
Ils sortirent de chez eux et montèrent en voiture, Sébastien au volant. Il lança le GPS pour l'adresse qu'il avait déjà enregistrée depuis plusieurs jours, sous le nom « Nouveau départ ».
...
C'était un couple jeune, Louise vingt-cinq ans et Sébastien vingt-sept ans, déjà ensemble depuis sept ans. Ils étaient plutôt des spontanés l'un comme l'autre, et à peine six mois après leur rencontre, ils emménageaient ensemble. Louise avait déjà eu deux histoires plutôt sérieuses avant lui, tandis que lui n'avait eu que de petites aventures qui n'avaient guère duré, avant qu'il ne rencontre Louise et se dise que c'était la bonne.
Leur vie de couple avait démarré vite, mais leur sexualité avait toujours été très classique. Louise avait eu une éducation très catholique et avait beaucoup de mal à envisager des choses nouvelles. Elle n'était pas innocente au point de ne pas connaître une partie des variétés possibles du plaisir, mais la plupart s'apparentaient pour elle à des pratiques de salope, ce qu'elle se refusait d'être.
De son côté Sébastien, pas du tout à l'aise avec la sexualité, avait énormément de mal à aborder le sujet et proposer de nouvelles choses, et trop de gentillesse pour insister en cas de refus. Il avait fallu un an par exemple avant que Louise ne se décide à lui faire sa première fellation.
Au fil du temps, leurs rapports devenaient de plus en plus identiques, et de plus en plus espacés. Après avoir rassemblé son courage pendant plusieurs mois, Sébastien avait fini par lui faire comprendre que cela ne pouvait plus durer et que leur couple allait en mourir s'il ne se renouvelait pas. Louise le rejoignait sur cette conclusion, sans pour autant avoir d'idée de solution. L'ambiance était morose, les deux amoureux avaient les larmes aux yeux après cette discussion éprouvante.
Ce fut Sébastien qui osa, après un effort supplémentaire, proposer une idée :
— Écoute, Louise, j'ai peut-être une idée. Mais s'il te plaît, ne me coupe pas, laisse-moi aller jusqu'au bout, d'accord ?
Louise lui lança un regard suspicieux, mais hocha la tête.
— Voilà, j'ai mon collègue Jean-Paul, celui avec qui je discute pas mal. Je lui en avais parlé un peu.
— Ah parce que tu parles de nos problèmes aux autres avant de m'en parler ? Je vais être hyper mal à l'aise la prochaine fois qu'on va s'inviter !
— J'avais dit « sans m'interrompre », il me semble, non ? Avec lui on parle de tout, et il a vingt ans de plus que moi, il a déjà vécu plein de choses et il est de bon conseil. Il m'a raconté que lui aussi, avec sa femme, ils ont eu une mauvaise passe qui a failli les amener au divorce. Pour tenter de relancer leur couple et leur libido, ils ont tenté d'aller dans un club libertin.
Louise ouvrit de grands yeux, et ouvrait déjà la bouche pour protester quand Sébastien lui jeta un regard noir. Elle bougonna mais referma la bouche.
— Il m'a raconté que ce n'est pas forcément des orgies et de l'échangisme. Il y en a, mais dans un premier temps, le simple fait de voir, et de se montrer, les a relancés, leur a même donné des idées nouvelles. Et ça a fonctionné, ça a sauvé leur couple.
Sébastien regarda Louise, surpris de son silence. Elle semblait déstabilisée. Elle finit par dire :
— Jean-Paul, je suis pas vraiment surprise, je te l'ai déjà dit, il a quand même l'air un peu pervers sur les bords. Mais venant de Viviane, j'avoue que ça fait réfléchir, elle me ressemble plus. Je sais pas, j'ai besoin d'y réfléchir.
— OK, je n'en parlerai plus, si jamais tu changes d'avis, tu me diras.
La discussion s'arrêta là, et Sébastien n'aborda plus le sujet. Les semaines passèrent, et leur vie de couple ne s'améliorait pas spécialement. Ils firent quelques week-ends en amoureux, au cours desquels ils firent l'amour avec plaisir, mais sitôt revenus, le rythme s'espaçait de nouveau.
Sans en parler à Sébastien, Louise commença tout de même à se renseigner un peu sur les clubs libertins, et l'idée commençait à se faire une place. Elle ne se voyait pas faire l'amour avec Sébastien devant tout le monde, mais voir des gens le faire lui paraissait de plus en plus intéressant. Elle repensait à ce qu'avait dit Jean-Paul à son chéri, sur le fait en plus de grappiller des idées en regardant les autres.
Et un soir, alors qu'ils se couchaient et que Sébastien venait d'éteindre la lumière, dans le noir, il entendit :
— OK, je suis partante pour une visite, pour voir.
...
Ils se présentèrent devant la porte d'entrée un peu tendus. Ils étaient venus tôt pour avoir le temps de visiter avant qu'il n'y ait trop de monde. Ils sonnèrent, un homme imposant leur ouvrit et les scruta pendant quelques secondes qui leur parurent interminables, avant qu'il ne s'efface :
— Bienvenus.
Ils passèrent devant lui dans un étroit couloir, puis arrivèrent devant le guichet où une femme mûre attendait.
— Bonjour, une entrée couple s'il vous plaît.
Elle leur demanda le prix de l'entrée, puis leur fit un sourire chaleureux :
— Première fois dans un club libertin ?
Sébastien et Louise rougirent dans un bel ensemble. Louise demanda :
— Ça se voit tant que ça ?
La femme sourit de plus belle.
— Pour des habitués, oui, mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas un problème, au contraire. Vous connaissez un peu les règles ?
— Oui nous nous sommes renseignés avant, répondit Sébastien.
La femme se tourna vers Louise :
— Le plus important de tout : vous n'êtes obligée à rien, et un non est un non. C'est une loi absolue. Celui qui ne le respecte pas se retrouve exclu à vie du club. Si vous avez des questions vous pouvez vous adresser au bar ou venir me voir ici. C'est bon pour vous ?
Le jeune couple échangea un regard, et ils répondirent en cœur :
— C'est bon pour nous.
Ils continuèrent leur chemin, et arrivèrent dans la première pièce, qui se trouvait être le bar.
— Tu veux boire quelque chose ? demanda Sébastien.
— Non, pas pour l'instant, j'aimerais qu'on profite d'abord pour faire un peu le tour pendant qu'il n'y a personne.
Elle lui prit la main et entra dans le premier couloir qui se présentait. Ça avait toujours été comme cela dans leur couple, Sébastien lançait les idées, Louise hésitait, mais une fois décidée, elle prenait un peu la main. Ils enchaînèrent ainsi une suite de couloirs, regardant sur les côtés les pièces qui s'ouvraient, toutes avec un grand lit, certaines pièces grandes, d'autres petites, certaines avec des vitres, d'autres des miroirs sans tain, d'autres encore sans aucune vitre. Ils croisèrent un couple de cinquantenaires qui leur sourit, et ils leur rendirent timidement leur sourire sans s'arrêter. L'homme était habillé de façon élégante, chemise un peu tendue sur un léger embonpoint, la femme, grande et mince, portait une robe noire moulante tellement courte qu'elle laissait apparaître les bas et même les attaches du porte-jarretelles.
Sébastien tenta de ne pas regarder trop ouvertement. Une fois le couple dépassé, il regarda Louise :
— Tu vois, tu n'es pas trop sexy, pour le lieu.
— Parce que tu aimes ça, toi ?
Sébastien bafouilla et tenta d'esquiver :
— Ben, euh, c'est le lieu qui veut ça, c'est pas pour porter ailleurs.
Louise le fixa pendant quelques secondes, puis reprit sa marche sans rien ajouter de plus.
Ils croisèrent également un homme seul, la soixantaine, qui leur proposa une visite guidée. Un habitué qui avait tout de suite remarqué, tout comme l'ouvreuse, qu'ils étaient novices. Car ce que ne leur avait pas précisé l'ouvreuse, c'est que les vieux libertins adorent guider voire former les couples ou femmes débutants. Mais Louise refusa poliment.
Ils avaient presque terminé leur tour lorsque Louise s'arrêta devant une pièce qui l'interpella. Celle-ci n'avait pas de lit, et s'apparentait plus à un couloir. Le sol était jonché de coussins, et des trous étaient présents dans le mur donnant sur le couloir. Elle jeta un regard interrogatif à Sébastien. Celui-ci répondit sans réfléchir :
— C'est un gloryhole, non ?
Louise le regarda sans comprendre.
— Un quoi ?
Sébastien se mit à paniquer. Il avait parlé trop vite. Le gloryhole était un de ses fantasmes, mais comment expliquer ça à Louise ? Comment reconnaître que oui, de temps en temps, il se pourrait qu'il regarde du porno ? Et surtout comment sortir vivant d'un tel aveu ! Il fut sauvé in extremis.
— Un gloryhole, c'est bien ça.
Celui qui venait de parler, c'était le mari du couple quinqua qu'ils avaient croisés un peu plus tôt. Le regard de Louise ainsi que les foudres divines sur le point de s'abattre se détournèrent d'un Sébastien penaud. Elle vit le couple qui les regardait, amusés. L'homme continua :
— Les hommes passent leur sexe par les trous, et des femmes généreuses et altruistes se mettent à l'intérieur pour soulager ces messieurs.
— Ou des femmes gourmandes, ajouta son épouse avec un clin d'œil coquin à Louise, qui s'empourpra aussitôt.
Louise demanda timidement :
— Mais, ça craint pas, de... faire une fellation à un inconnu ?
L'homme répondit :
— C'est vrai que les hommes ne s'embarrassent pas d'un préservatif ici, mais déjà sache que la plupart des libertins comme nous font des tests IST réguliers, mais en plus rien ne t'oblige d'avaler à la fin.
Il lui adressa un grand sourire chaleureux, mais avec un regard teinté de perversion qui fit baisser les yeux à Louise. Sébastien se fit discret, curieux de voir comment allait réagir Louise. Mais contre toute attente, c'est la femme qui réagit la première, en s'approchant très près de Louise :
— Le mieux, c'est d'essayer. Il n'y a que nous, donc tu seras sûre de t'occuper de ton homme.
Louise releva la tête, toujours un peu intimidée par ces inconnus, mais elle croisa le regard de cette femme si provocante et assumée. Elle sentit une chaleur monter dans le creux de son ventre, un peu envieuse de cette femme à l'air si sûre d'elle. Elle esquissa un timide sourire, auquel un regard brûlant lui répondit. Elle prit délicatement la main de Louise, et souffla d'une voix chaude et vibrante :
— Viens.
Louise se laissa alors entraîner, jetant un regard à Sébastien avant de disparaître dans la porte. Sébastien eut l'impression que son cœur ratait un battement. Il ne se rappelait pas avoir vu Louise avec ce regard et ce petit sourire coquin. Il se tourna vers l'homme :
— Elles vont vraiment ?...
L'homme lui lança un sourire franc, tout en ouvrant déjà son pantalon pour sortir son sexe :
— Bien sûr, on va se régaler. Enfin, plutôt elles !
Il éclata d'un rire un peu gras et vulgaire qui donna à Sébastien un frisson qui lui parcourut toute l'échine. Il sentit son sexe gonfler déjà, pendant qu'il voyait son voisin passer dans le trou devant lui un sexe plutôt imposant, surtout en longueur. Bien sûr, toutes les femmes, Louise la première, disent toujours que la taille ne compte pas. Mais Sébastien n'en était pas persuadé, et en tout cas, comme tous les hommes, ne pouvait s'empêcher de comparer. S'il n'avait jamais été complexé par son sexe, d'une taille honorable il lui semblait, c'était néanmoins la première fois qu'il voyait en vrai le sexe d'un autre homme, et la comparaison n'était pas à son avantage. Il se dit soudain que Louise allait certainement le voir, et ressentit une petite pointe de jalousie mêlée à un sentiment nouveau qui provoqua son érection complète. Il s'empressa de sortir son sexe pour le mettre aussi dans le trou face à lui, espérant que l'homme ne regarderait pas. Il entendit alors l'homme pousser un soupir. Il tourna la tête vers lui, et celui-ci lui fit un sourire où Sébastien crut sentir un petit air de supériorité.
Ses pensées furent immédiatement pulvérisées lorsqu'il sentit la bouche de Louise prendre possession de son sexe, lentement, sa chaleur l'englober.
...
Louise se laissait guider par cette femme inconnue. Elles entrèrent dans la pièce, et elle referma la porte derrière elle. Cela rassura Louise, la gêne se dissipait déjà, et les battements de papillons dans son ventre commençaient à s'amplifier.
Elle fut surprise de voir la femme retirer sa robe. Celle-ci ne portait dessous qu'un porte-jarretelles et des bas, sans soutien-gorge ni culotte. Cela surprit la jeune Louise qui, s'il lui arrivait en été de ne pas porter de soutien-gorge, malgré son 90C, n'aurait jamais imaginé sortir sans culotte.
— Je connais mon homme, et je vais beaucoup baver, je le sais, expliqua-t-elle.
Louise rougit violemment.
— Ah.
— Je te conseille d'en faire autant, tu seras mieux.
Ne voulant pas paraître trop coincée, elle défit le nœud de sa robe, écarta les pans et la retira, se retrouvant en string et soutien-gorge en dentelles noires devant une femme qu'elle ne connaissait que depuis quelques minutes. Elle entendit celle-ci pousser un petit sifflement discret.
— Eh bien, il ne doit pas s'ennuyer, ton homme, avec des formes comme ça !
— Euh, merci.
Elles furent interrompues par un sexe qui se présenta devant la femme quinquagénaire, celui de son mari. Louise ouvrit de grands yeux en découvrant la taille, et détourna vite le regard. Devant elle celui de Sébastien apparaissait. Louise se morigéna.
— De toute façon tu ne prends déjà même pas Sébastien entier, pensa-t-elle, donc ça te servirait à rien un truc aussi gros.
Elle vit sa voisine ouvrir sa bouche, et prendre directement en bouche son mari, sans prendre le temps de découvrir avec des caresses, des coups de langue. Elle se rappela alors ce qu'avait dit le collègue de Sébastien, qu'ils avaient observé pour reprendre des idées. Elle se dit qu'elle pouvait imiter, pour voir. Contrairement à son habitude, elle décida donc, elle aussi, de prendre directement en bouche le sexe de son amoureux.
Elle devait reconnaître que dans son état d'excitation inhabituel, ça avait du bon de ne pas trop faire traîner, pour une fois. Elle se mit en devoir de sucer Sébastien comme elle savait qu'il aimait, lentement et en profondeur. Lorsqu'elle sentait le gland aller trop loin, elle remontait lentement, resserrant ses lèvres, puis lorsqu'elle n'avait plus que le gland en bouche, elle redescendait. Elle aimait le goût, la sensation.
Elle entendit alors le mari parler à sa femme :
— C'est bien ma chérie, sois une belle salope, bien au fond, comme tu sais le faire, donne-moi ta gorge. Oui ! Très bien, continue, prends-la entière !
Elle tourna un peu la tête pour regarder et vit sa voisine parvenir à avaler l'entièrement du membre imposant de son homme ! Elle en avait déjà entendu parler, elle savait ce que c'était, une gorge profonde, mais elle s'était toujours dit que c'était juste un truc d'actrice porno, qu'aucune femme normale n'était capable de ça. Et là, devant ses yeux, cette femme y arrivait ! Sans vomir ni rien ! Et elle avait l'air d'être heureuse, malgré les insultes de son mari qui choquaient Louise.
Leurs yeux se croisèrent alors, et les deux femmes se mirent à sucer au même rythme, même si Louise parcourait moitié moins de distance avec ses lèvres soyeuses. Elle comprit pourquoi la femme s'était mise en lingerie en la voyant saliver abondamment. Et d'être calée comme cela sur le même rythme, les choses se mélangeaient dans la tête de Louise, qui ne pouvait plus quitter des yeux ce sexe, qui avait presque l'impression d'être en train de le sucer elle-même.
Sa voisine remarqua ce regard troublé, et fit un geste pour dire à Louise d'approcher. Après une brève hésitation, elle stoppa sa fellation, et gardant en main le sexe de Sébastien, s'approcha un peu, regardant ce spectacle fascinant de plus près. La femme s'arrêta elle aussi de s'occuper de son mari, jeta un regard espiègle à Louise, et lui chuchota à l'oreille :
— On échange.
Louise resta interloquée, et avant qu'elle n'ait pu réagir, elle vit cette inconnue prendre en bouche son homme. Elle fut surprise de ne pas ressentir de jalousie, peut-être parce qu'elle avait déjà conscience de ce qu'elle s'apprêtait à faire.
Elle prit d'abord dans sa main un peu fébrile ce sexe long, dur, luisant de salive. Elle fit quelques va-et-vient de sa petite main, caressa ses testicules entièrement rasées, ce qu'elle trouva très agréable. Puis elle finit par se jeter à l'eau, et prit ce sexe inconnu en bouche. La sensation était indescriptible, un goût différent, une sensation de puissance autre qu'avec Sébastien, une grosse veine palpitant sous sa langue, mélangé avec cette ivresse de l'interdit.
Elle fit quelques va-et-vient, une envie furieuse de se toucher en même temps, une main caressant ces bourses lisses et pleines, quand soudain elle entendit l'homme lui parler, sans se douter qu'il ne s'agissait plus de son épouse :
— Mmmmm, ma belle, tu as vraiment une bouche à pipe, tu le sais ! On va finir comme j'aime, colle bien ta bouche contre le trou et laisse-moi faire.
Ce genre de compliment vulgaire l'aurait normalement mise hors d'elle, mais comme il était destiné avant tout à sa voisine, elle se sentit surtout flattée, vu le talent de la quinquagénaire.
Elle le sentit reculer, sortir de sa bouche, et se rappela soudain de la deuxième partie de ce qu'il venait de dire. Sans trop comprendre ce qu'il comptait faire, elle obéit et vint plaquer son visage sur la cloison, sa bouche passant dans le trou du mur, qu'elle ouvrit, prête à l'accueillir.
Elle fut étrangement soulagée de sentir son gland retrouver sa bouche, un peu frustrée de ne l'avoir sucée que quelques secondes sans en profiter. Mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il fit ensuite, ne s'arrêtant pas dans son élan et poussant jusqu'à toucher le fond, lui provoquant une sensation de gêne intense tellement il alla loin, lui faisant pousser un gémissement sourd, étouffé par ce sexe.
Il se mit alors à aller et venir dans sa bouche, brutal, animal. Ce n'était plus une fellation, il la possédait littéralement par la bouche, il l'utilisait pour son plaisir. Mais que pouvait-elle faire maintenant ? Elle avait atteint le point de non-retour, si elle ne faisait pas ce qu'il attendait d'elle, il découvrirait la vérité, et Sébastien aussi. Elle se devait donc de résister et encaisser stoïquement. Mais pendant que son cerveau pensait à tout cela, et se choquait d'un tel traitement, son corps, lui réagissait différemment. Les papillons dans son ventre étaient passés de quelques-uns à des dizaines, elle se rendit compte que sa main était dans son string sans se rappeler l'y avoir mise, caressant son clitoris, ses lèvres abondamment humidifiées.
Et une petite voix lui murmurait, dans le délire de ses sens et de ces sensations brutes :
— Ce n'est pas vraiment toi qui subit ça, c'est elle, c'est sa femme, tu ne dois pas les décevoir.
Ce n'était plus les fellations douces et propres dont elle avait l'habitude d'honorer Sébastien. C'était sale, avilissant. Elle ne pouvait empêcher sa salive de couler abondamment. Elle avait des haut-le-cœurs lorsque le gland massif butait au fond, sa bouche faisait des bruits de gargouillis qui semblaient motiver l'homme, et Louise se répétait comme une litanie, se mentant à elle-même « C'est ce qu'elle aurait fait, je n'ai pas le choix ».
Elle entendit Sébastien dire quelque chose qu'elle ne comprit pas, dans un état second, pendant que ce sexe butait au fond de sa bouche, contre l'entrée de sa gorge, et qu'elle maîtrisait enfin les haut-le-cœur. Puis il dit plus fort :
— Louise, si tu continues je vais jouir !
Et avant qu'elle puisse intégrer cela, elle l'entendit gémir, et elle entendit sa voisine déglutir !
Elle se dit :
— Oh non, il va croire que c'est moi, que j'ai tout avalé, alors que je ne fais pas ça !
Et soudain elle entendit une autre voix, plus grave, plus virile, plus autoritaire, dire :
— Je vais jouir ma salope, avale tout, n'en perds pas une goutte !
Elle resta à nouveau figée de stupeur, dans l'incapacité de prendre une décision. Il ne s'embarrassa pas et la prit pour elle, et elle sentit ce sexe vibrer, tressauter, gonfler, puis un premier jet chaud arriva dans sa bouche, puis un autre, et encore, abondant, et elle eut cette vision nette, précise, de ce quinqua avec de l'embonpoint, pas vraiment beau, mais imposant et viril, qui se déversait dans sa bouche elle à genoux devant lui, comme si le mur n'était pas là. Et elle déglutit, elle avala, les yeux fermés, cette image en tête.
Cela provoqua en elle un orgasme démentiel, titanesque, comme elle n'en avait jamais connu auparavant. Elle s'effondra alors sur les coussins, vidée de son énergie.
La femme s'approcha d'elle avec un sourire jusqu'aux oreilles. Elle nettoya le visage de Louise avec une lingette, car celle-ci n'avait pas réussi à avaler une telle quantité.
— Eh bien dis donc, ma chérie, t'es une sacrée suceuse, toi, tu as dû en voir pas mal !
Louise rougit et répondit, rouge de honte :
— Non, j'ai fait qu'avec Sébastien, et jamais comme ça.
— Vous avez bien fait de venir ici alors !
— S'il vous plaît, ne dites pas à Sébastien ce qui s'est passé ici.
La femme la regarda quelques secondes en silence.
— C'est toi qui vois, je ne dirai rien, mais ne fais surtout pas une croix sur ce que tu viens de découvrir de toi.
Les deux femmes se rhabillèrent pour rejoindre leurs hommes.
...
Les hommes se rhabillèrent en attendant le retour de leurs femmes. Sébastien ne s'était pas rendu compte que pendant ce temps des personnes étaient arrivées, des hommes les regardaient en souriant, avec un regard envieux envers son voisin dont il ignorait toujours le nom. Certains passèrent leur sexe dans un trou, espérant avoir le même traitement, mais il n'y avait pas d'autres femmes volontaires. Quelques minutes plus tard, les deux femmes revinrent.
Louise avait le regard fuyant, Sébastien mit ça sur le compte de la présence d'autres personnes dans le couloir. Il la prit aussitôt dans ses bras et l'embrassa. Louise eut un geste de recul lorsqu'elle le sentit tenter d'immiscer sa langue entre ses lèvres. Devant le regard étonné de Sébastien, elle rougit violemment, les yeux baissés :
— C'est que... je viens de... d'avaler du sperme.
— Justement, je t'aime tellement, je ne sais comment te remercier de ce cadeau !
Louise croisa le regard de la femme qui l'encourageait, au moment où Sébastien l'embrassait de nouveau. Elle s'abandonna à ce baiser, ressentant un mélange de culpabilité et de fierté, se promettant de rapidement goûter aussi au sperme de son homme. Elle devait reconnaître que sans cet échange, jamais elle n'aurait accepté une telle pratique, et que la joie de son chéri valait bien ce petit écart. Leur langue se caressait, avec une fougue qui avait disparu depuis bien longtemps. Louise caressait les joues de Sébastien et y mettait toute sa passion, comme pour lui prouver que c'était bien lui qu'elle aimait. Ou pour se le prouver à elle-même. Car c'était la première fois de sa vie qu'elle faisait un acte sans sentiments.
Lorsque leur baiser se termina, leurs regards plongèrent l'un dans l'autre, brûlant.
Le cinquantenaire allait leur parler, mais sa femme l'attrapa par le bras pour l'interrompre dans son élan. Ils échangèrent un regard complice, et c'est elle qui prit la parole.
— Je sais que vous avez besoin de débriefer un peu. Nous allons prendre un verre au bar, rejoignez-nous.
Le jeune couple répondit d'une même voix.
— Oui !
Ils se sourirent à nouveau devant cette complicité synchrone. Une fois seuls, Sébastien se lança, volubile, excité, passionné :
— C'était génial ma chérie ! Toutes ces sensations, sans te voir, sans pouvoir anticiper ce que tu allais faire ! Et puis voir ce couple à côté, c'était tellement stimulant. Tu as sûrement dû mieux voir que moi, mais je crois qu'il a un sexe vraiment long. Et en plus elle arrivait à le prendre tout entier, non ?
Louise répondit timidement :
— Oui, je confirme.
Sébastien répondit sans réfléchir :
— Ça doit être une sacrée sensation, il avait vraiment l'air d'aimer ça.
Puis il se rendit compte qu'il était peut-être allé trop loin :
— Mais bon, ce n'est peut-être pas très agréable pour la femme, aussi, et ça c'est le plus important. Parce qu'il faut reconnaître qu'il n'avait pas l'air de s'en soucier beaucoup, vu comme il a pris sa bouche après en lui parlant cru. La pauvre, je crois l'avoir entendue à deux doigts de vomir à plusieurs fois, mais elle le laissait se servir d'elle comme ça. J'imagine qu'elle est habituée, depuis le temps qu'ils sont ensemble, et qu'elle doit quand même aimer ça.
Louise avait à nouveau le regard fuyant, honteuse de ce qu'elle venait de faire, mais la passion avec laquelle racontait ça Sébastien déclenchait une boule de chaleur nouvelle dans le creux de son ventre qui la surprenait.
Elle dit avec un petit sourire :
— Je te confirme, elle a aimé cela autant que lui. Et moi aussi j'ai aimé. Je veux dire, m'occuper de toi derrière ce mur.
Il l'embrassa à nouveau :
— C'était vraiment un magnifique cadeau, mon amour. On va les rejoindre au bar ?
— Oui, avec plaisir.
Elle le prit par la main, et l'entraîna dans le couloir en direction du bar, une détermination nouvelle dans le regard.
Ils retrouvèrent le couple assis sur un canapé, dans un coin de la salle. Ils leur firent un signe de la main, Louise et Sébastien les rejoignirent. L'homme se leva aussitôt pour les accueillir :
— Au fait, nous, c'est Alain et Patricia, et vous ?
— Nous c'est Sébastien et Louise.
Alain montra la place qu'il venait de quitter, à côté de sa femme :
— Louise, installe-toi, Sébastien et moi allons chercher à boire.
Ils arrivèrent dans la partie bar. Les femmes s'installèrent sur un des canapés devant une table basse, pendant qu'Alain entraînait Sébastien au bar passer commande.
Profitant d'être seule avec Patricia, Louise osa lui demander :
— Comment tu arrives à le prendre dans ta gorge sans vomir ? C'est difficile ? Tu saurais m'apprendre ?
— C'est de l'entraînement avec quelqu'un qui sait faire, moi c'est Alain qui m'a appris. Tu voudrais qu'il t'apprenne pour faire plaisir à Sébastien ?
Louise rougit :
— Non, je peux pas faire ça, avec Sébastien on avait convenu juste de regarder, je suis déjà allée trop loin.
— Justement, ma belle, tu as déjà sucé Alain, donc une fois ou deux, qu'est-ce que ça change ?
— Je ne sais pas...
— Si tu veux je peux en parler à Alain. Je dois pouvoir me débrouiller pour occuper Sébastien un petit moment. Il a déjà bien travaillé ta gorge, tout à l'heure, je pense que tu pourrais vite y arriver. Tu ne serais pas trop fière de pouvoir le faire ce soir à Sébastien ?
— Ben si, c'est sûr.
— Donc voilà, t'inquiète, je m'occupe de tout !
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