Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Erreur de recrutement — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Erreur de recrutement
Chapitre 1
Janvier 2025. J'ai enfin convaincu mon directeur général de recruter une personne pour le service « technique et placements » que je dirige dans une petite société d'assurance. Nous sommes une quarantaine et mon service compte une seule personne : moi ! Faisant des semaines de soixante-dix ou quatre-vingts heures, ce recrutement n'est pas du luxe. L'annonce est passée et une première sélection est faite.
En mars 2025, je reçois une dizaine de personnes de vingt-huit à trente-cinq ans. Sur les neuf premiers entretiens, trois profils correspondent : expérience, autonomie, curiosité et compétence. Il ne me reste plus qu'une certaine Ludivine Fraissin à recevoir.
Je descends la chercher à l'accueil. C'est une belle femme de trente-deux ans, élancée aux courbes harmonieuses, dont le visage fin retient immédiatement l'attention. Pourtant, ses atouts sont dissimulés sous une tenue d'une sobriété excessive : un tailleur-pantalon gris anthracite informe, un chemisier blanc opaque boutonné jusqu'au cou et un chignon bas très strict. Cette absence de bijoux ou de maquillage accentue une allure presque monacale, en contraste total avec son charme naturel.
L'entretien se passe si bien qu'elle intègre ma short-list :
— Madame Fraissin, vous correspondez au profil. Si cela vous convient, je vous propose de vous recevoir de nouveau le 27 mars à 10 h. Vous êtes quatre à avoir retenu mon attention pour ce choix final.
— Merci beaucoup, Monsieur Figuon. C'est parfait pour moi.
— Merci beaucoup, Monsieur Figuon. C'est parfait pour moi.
Je me lève pour la raccompagner. Au moment d'ouvrir la porte, j'ose lui poser la question qui m'a trotté dans la tête :
— Madame Fraissin, une dernière question qui n'a rien de professionnel : pourquoi portez-vous une tenue aussi austère ? Vous êtes pourtant une très jolie femme.
Je regrette déjà, ma question est déplacée. Mais, à ma grande surprise, elle me répond avec aplomb :
— Monsieur Figuon, je réserve cela à mon futur employeur.
Surpris, je lui ouvre la porte sans même un sourire et la raccompagne.
27 mars 2025, 10 h. L'hôtesse m'annonce son arrivée. Je l'attends devant l'ascenseur au deuxième étage. Quelle ne fut pas ma surprise quand je la vis apparaître. Elle porte une robe fourreau noire parfaitement ajustée qui s'arrête juste au-dessus du genou. Le décolleté en V, plongeant mais maîtrisé, dévoile subtilement la naissance de sa poitrine. Ses cheveux détachés tombent en cascade sur ses épaules, et son maquillage met en valeur son regard captivant. Juchée sur des escarpins vernis à talons hauts, elle dégage assurance et sensualité.
L'entretien confirme les qualités identifiées, mais j'ai découvert chez elle une nouvelle force : la persuasion. Restée très professionnelle, elle sait que son physique joue en sa faveur et elle s'en sert intelligemment.
— Madame Fraissin, c'est à vous que je souhaite proposer le poste.
— Monsieur Figuon, je serai ravie de travailler avec vous. J'ai un préavis de trois mois, je pourrai donc commencer le premier juillet.
— Parfait, cela me laisse le temps de faire valider votre contrat.
— Monsieur Figuon, je serai ravie de travailler avec vous. J'ai un préavis de trois mois, je pourrai donc commencer le premier juillet.
— Parfait, cela me laisse le temps de faire valider votre contrat.
Je me lève pour la raccompagner. Elle range ses affaires puis me regarde en se levant. À son sourire, je sais qu'elle s'est aperçue que ma verge appréciait son physique. Dans l'ascenseur, elle reste immobile, mais ses yeux s'amusent à faire des allers-retours entre mon visage et mon pantalon. Gêné et pris de bouffées de chaleur, je suis soulagé quand les portes s'ouvrent au rez-de-chaussée.
Au moment de partir, elle demande à utiliser les toilettes. Je lui propose de lui montrer le chemin et la guide vers la salle de restauration.
— Les toilettes sont juste à côté, dis-je en lui ouvrant la porte qui donne sur les lavabos.
Elle entre et se retourne. Sans un mot, elle me sourit et regarde avec malice ma braguette. Je sais que c'est une connerie, mais je cède à l'invitation. J'entre à mon tour et elle verrouille la porte.
Sans hésiter, elle s'accroupit, détache ma ceinture et ouvre ma braguette. Paralysé par la peur de faire du bruit, je la laisse faire. Ses gestes sont précis, calmes. Lorsqu'elle libère ma verge pleinement éveillée, ses doigts effleurent ma peau avec une douceur calculée qui me tire un frisson. Elle lève les yeux, ancrant son regard captivant dans le mien. Son sourire victorieux ne quitte pas ses lèvres. La culpabilité professionnelle et la panique se mélangent à un désir brut, me rendant spectateur consentant de ma propre erreur.
Elle approche ses lèvres entrouvertes avec une délicatesse extrême. Le premier contact est un effleurement vertical qui teste ma réaction, puis elle m'enveloppe de la tiédeur de sa bouche. La sensation de chaleur est intense. Le mouvement de va-et-vient commence, régulier et maîtrisé. Le glissement de ses lèvres s'accompagne du jeu de sa langue sur mon gland avec une précision remarquable, alternant pressions douces et élans plus profonds.
Mes mains finissent par trouver un appui sur ses épaules. Le contact de son blazer me rappelle le cadre professionnel transgressé, mais le plaisir balaie toute envie de recul. Le rythme s'intensifie. Ludivine accélère le mouvement, ses cheveux détachés caressant mes cuisses. Elle anticipe mes réactions, resserrant l'étreinte au moment précis où le plaisir se fait plus vif.
La tension atteint son paroxysme. Ludivine perçoit le changement dans mon souffle et le raidissement de mes mains. Loin de ralentir, sa bouche se fait plus pressante tandis que ses grands yeux brillent d'un contrôle absolu. Je ferme les yeux un instant, l'aboutissement devient inévitable. Elle accueille l'instant avec docilité, absorbant mon éjaculation dans un silence parfait, brisé seulement par ma respiration saccadée.
Le temps semble suspendu, puis le calme revient. Ludivine se redresse avec une fluidité déconcertante, sans une once de gêne. Elle prend une feuille essuie-mains, tamponne le coin de ses lèvres, réajuste sa robe et replace ses boucles devant le miroir. Son maquillage n'a pas bougé. Elle se tourne vers moi, la main sur le verrou, et me jette un regard amusé :
— À bientôt, Monsieur Figuon.
Elle passe devant l'accueil et salue l'hôtesse. Quelques secondes plus tard, je sors à mon tour. L'hôtesse m'interpelle avec un sourire en coin :
— Tout s'est bien passé ?
— Oui.
— Oui.
Je sais qu'encore aujourd'hui elle a des doutes, mais elle n'en a jamais eu confirmation.
Ludivine est aujourd'hui ma collaboratrice. Nous formons un duo efficace. Jusqu'à présent, nous n'avons jamais reparlé de ce moment et notre relation est strictement professionnelle.
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