Entre potes, tout est permis
Chapitre 1
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✦ tounet777 Entre potes, tout est permis XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Entre potes, tout est permis — Chapitre 1

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Entre potes, tout est permis

Chapitre 1

— Bien joué, putain, tu m'as mis une mine !
Emeric éclate de rire en balançant sa manette sur le canapé, hilare, tandis que l'écran affiche un score sans appel. Vautrés dans le vieux canapé, les pieds sur la table basse, on émerge à peine du carton de pizza encore fumant et du paquet de chips éventré. Nos canettes de bière, déjà vides pour la plupart, s'entassent aux côtés des verres. L'alcool commence doucement à détendre l'atmosphère, chauffant nos joues et alimentant nos éclats de rire.
— Attends, c'est ton défenseur central qui a fait de la merde sur l'action, m'indigné-je en reprenant mon souffle, un sourire narquois collé aux lèvres. C'était exactement pareil que dimanche dernier sur le terrain de foot. T'étais complètement à la ramasse au marquage, tout le monde l'a vu.
— N'importe quoi ! Je couvrais ton côté parce que t'étais cramé à la cinquantième minute, rétorque Emeric en me balançant un bout de croûte de pizza en boule, esquivé d'un juste.
Six ans qu'on foule les mêmes pelouses dans la même équipe de foot locale, six ans qu'on est devenus inséparables. À 24 et 25 ans, on partage tout : les matchs, les troisièmes mi-temps arrosées, les galères et les confidences.
En m'éclipsant quelques minutes pour aller chercher deux nouvelles bières fraîches dans le frigo, je m'attarde en ouvrant la porte. Quand je reviens dans le salon pour lui tendre sa canette, Emeric la prend machinalement, les yeux rivés sur mon nouveau téléphone posé sur la table, puis sur la dernière console branchée sous la télé. Il fronce les sourcils, l'air soudain songeur.
— Dis, Mahé... Faut que tu m'expliques un truc, lâche Emeric en plissant les yeux. Entre la dernière PlayStation que tu t'es payée le mois dernier, le nouveau téléphone de la semaine dernière et tes vacances prévues cet été... Tu gagnes au loto en cachette ou quoi ? Avec notre paye au boulot, c'est mathématiquement impossible.
Je hausse les sourcils, un sourire en coin étirant mes lèvres, avant de m'affaisser à nouveau sur le canapé à côté de lui en décapsulant ma bière.
— Mieux que ça. Je fais des streams le soir, sur une plateforme de cam, avoué-je en le regardant en face. Je me fous à poil devant la webcam, je discute avec les gens, et j'encaisse les pourboires. Franchement, c'est super rentable et ultra simple. En deux heures, je me fais l'équivalent de trois jours de boulot.
Emeric manque de s'étouffer avec sa gorgée. Il écarquille les yeux, le regard mi-amusé, mi-choqué, avant de pointer un doigt vers moi.
— Attends... tu te fous à poil devant des inconnus ? Mais t'es grand malade ! Ça ne te dérange pas ? Genre, la honte totale, non ?
Je hausse les épaules avec un détachement total.
— Zéro honte. De toute façon, je ne les vois pas, c'est juste des pseudos qui défilent sur un écran. Pour moi, c'est comme un jeu vidéo, sauf qu'à la fin, y'a du cash.
Emeric secoue la tête, mi-incrédule, mi-fasciné, en sirotant sa bière. Une question un peu plus délicate lui traverse soudain l'esprit, teintée de curiosité.
— Et Lina... enfin, est-ce qu'elle est au courant de ce que tu fais ? Si elle l'apprend, elle pète un câble, non ?
Je manque de m'étrangler de rire, levant les mains en signe d'interdiction.
— T'es fou ! Tu veux ma mort ou quoi ? Si Lina l'apprend, elle me flingue direct et me jette dehors en moins de deux. Pour elle, je bosse tranquillement sur mon PC, point barre. Et toi, avec Jessica, tu lui raconterais tout, toi ?
— Oh, putain, non... Jessica me ferait une scène pas possible, reconnaît Emeric en riant jaune en repensant à sa copine.
Il pose sa canette, regarde de nouveau l'ordinateur allumé au loin dans le coin de la pièce, puis tourne les yeux vers moi, le regard qui change, plus doux, plus attentif, comme s'il découvrait quelque chose qu'il n'avait jamais vu jusque-là...
Je me rapproche un peu de lui, la voix plus basse, comme pour nous envelopper seuls dans la pièce.
— Dis-moi... et si tu voyais comment ça fonctionne ? Ça te dirait ?
Il me dévisage, surpris, et je continue avant qu'il ne réponde.
— Tu sais, y a pas mal de gens qui préfèrent regarder deux mecs plutôt qu'un seul. Deux hétéros qui font ça ensemble, ça rapporte vraiment gros. Et on se partage, bien sûr : la moitié des recettes de la soirée, rien que pour toi.
Emeric recule légèrement sur le dossier du canapé, secoue la tête d'un air dubitatif.
— Euh... je sais pas, Mahé. C'est pas que je sois contre, mais... ça me semble bizarre, tout de même. On est pas du genre à faire ce genre de choses, non ?
Il n'a pas l'air emballé, loin de là, mais je vois bien dans son regard que la curiosité est plus forte que tout. Il attend ce que je vais dire, les yeux grands ouverts, un peu méfiant mais pas indifférent.
— Je comprends, je lui dis doucement. Mais écoute, je veux pas te forcer. Simplement, il faut que tu saches : y aura beaucoup de mecs qui vont regarder. Ils peuvent demander des choses... des trucs qui te sembleront peut-être étranges au début. Je veux pas que tu sois choqué. Et il faudra aussi être clair : si tu viens, tu participes. Tu devras te déshabiller, comme moi. Pas le choix, d'accord ?
Il hésite, passe une main dans ses cheveux, inspire profondément.
— Je... je ne promets rien, hein. Je veux bien voir comment ça marche, c'est tout. Mais je ne sais pas si je serai capable d'aller jusqu'au bout.
— Ça me va, je souris. Tu verras, ça va aller.
Je me lève, attrape l'ordinateur et l'installe sur la petite table entre nous, puis je place la caméra bien droite, face au canapé. Je m'assieds à côté de lui, vérifie le cadrage, puis je me tourne vers lui.
— Reste toi-même, d'accord ? Sois à l'aise, ne te force pas. On peut très bien continuer à jouer à la console pendant que les gens arrivent, le temps que ça se remplisse.
Je clique sur le bouton pour lancer le live. L'écran s'illumine, le compteur de spectateurs commence à grimper.
— C'est parti, dis-je tout bas.
L'écran vient à peine de s'illuminer que les premiers messages défilent déjà en bas à droite, rapides comme des coups de feu. Je reconnais les pseudos habituels, ceux qui sont là tous les soirs, et je vois tout de suite leurs questions tomber :
— C'est qui l'autre gars ? 🤩
— Il est nouveau ? Trop mignon !
— Tu nous présentes, Mahé ? 😏
Je jette un coup d'œil à Emeric : il tient toujours sa manette, les yeux fixés sur l'écran de la télé, les doigts crispés sur les touches, comme si la partie qui se déroule là-bas était la seule chose qui comptait. Je vois bien qu'il écoute, pourtant. Son souffle est un peu plus court, et il évite de regarder la caméra.
Je m'adresse directement à l'objectif, d'une voix calme et posée :
— Les gars, je vous présente Emeric. Il est hétéro, tout comme moi. Il est venu voir comment ça fonctionne, c'est tout. Pas de pression, on est tranquilles ce soir.
Les réactions fusent aussitôt, plus brûlantes que d'habitude :
— Deux hétéros ?! Je vais me branler rien qu'à les voir 🔥
— Il reste là juste pour regarder ou il montre tout ?
— Trop beau votre pote, Mahé, j'en mouille déjà 😍
— Allez, à poil ! On veut voir ces corps, maintenant !
— Deux beaux mecs costauds dans la même pièce… je bande rien qu'à imaginer 😈
Je lève une main vers la caméra, ton ferme mais souriant :
— Hé, les mecs, on se calme, hein ! Rien ne se donne gratuitement. Vous connaissez le principe : c'est avec les pourboires que ça se passe. Le menu est affiché en haut de l'écran :
— Haut : on retire le t-shirt — 15 tokens.
— Bas : on enlève le pantalon — 25 tokens.
— Sous-vêtements : on passe au reste — 50 tokens.
•
Et au-delà, pour les défis ou les demandes spéciales, c'est indiqué plus bas, à partir de 80 tokens. Ça marche comme ça, on fait dans l'ordre, pas de précipitation.
Je me tourne brièvement vers Emeric. Il n'a pas lâché sa manette, ses yeux suivent la course sur l'écran comme si sa vie en dépendait.
— Tu suis ? je lui dis tout bas. On fait comme si de rien n'était. On joue, on se chamaille comme d'hab', et on avance au rythme des pourboires. Tu n'as qu'à rester toi-même.
Il hoche la tête sans me regarder, les sourcils froncés sur l'écran :
— Ouais… d'accord. Mais je ne promets rien, hein. Et si tu me bats, je te rappellerai ça demain.
— T'inquiète pas, je rigole. Tu vas voir, je vais te mettre une mine.
Les messages continuent de défiler, de plus en plus crus et pressants :
— Trop chaud cette paire, on valide tout de suite ! 🥵
— Mahé, tu es déjà un canon, j'espère qu'il est aussi bien monté que toi 👀
— Deux hétéros qui se déshabillent l'un pour l'autre… je rêve de ça depuis toujours 😫
— Est-ce qu'il a une grosse bite aussi ? Montrez-nous !
— Je parie qu'il est dur rien qu'à être là, sous la caméra 🔥
— J'aimerais bien le voir nu, celui-là… le prendre dans la bouche 😭
Je rigole doucement en voyant ça, et je parle à nouveau face à la caméra :
— Eh bien, vous verrez bien, les gars. Patience. On va aller à votre rythme, pas plus vite.
Puis les premiers pourboires arrivent. D'abord pour les t-shirts. Je me tourne vers Emeric :
— Ça y est, on y est. On enlève le haut, d'accord ?
— D'accord, mais ça ne veut pas dire que je continue après, hein, répond-il sans quitter l'écran des yeux.
Il pose sa manette un instant, attrape le bord de son t-shirt, le lève lentement et le retire complètement avant de le jeter sur le côté. Il reprend sa manette tout de suite, les joues un peu plus chaudes, et se concentre de nouveau sur la partie.
— Tu es nul là, tu as raté le virage ! me lance-t-il en riant.
— Je te laisse gagner pour l'instant, c'est tout, je lui réponds en souriant.
Je retire mon propre t-shirt sans hésiter, et nous reprenons la partie torse nu, comme si nous étions seuls chez nous. Les commentaires explosent, plus explicites que jamais :
— WAOUH ! 😍 Ils sont parfaits tous les deux !
— Deux torses comme ça… je vais jouir devant mon écran 🔥
— Emeric, tu es à tomber par terre, j'aimerais te lécher partout 😈
— Merci pour le spectacle les gars, continuez, on veut voir la suite !
— Leurs muscles… je bande à m'en faire mal 🥵
Très vite, le compteur monte pour l'étape suivante : le pantalon.
— On passe en bas, je préviens Emeric.
— Déjà ? soupire-t-il, mais il détache sa ceinture sans hésiter plus que ça.
Il pose sa manette à nouveau, se penche pour baisser son pantalon et le retirer en se tenant sur le bord du canapé. Il se rassoit aussitôt, les mains croisées entre les genoux, puis reprend la manette.
— Tu perds du temps, me dit-il en souriant. Je suis déjà loin devant.
— C'est ce qu'on va voir, je réplique en enlevant mon propre pantalon.
La salle s'emballe complètement, les messages deviennent plus directs, plus brûlants :
— C'est trop chaud là ! Leurs jambes… je veux voir ce qu'il y a entre 🥵
— Allez les sous-vêtements ! On veut voir ces bites ! Maintenant !
— Emeric… tu es magnifique, je veux te branler 😭
— Est-ce qu'il est aussi bien monté que Mahé ? Montrez-nous, on paie ! 👀
— Je parie qu'il a une queue énorme, comme tous les sportifs 🔥
— Deux mecs nus ensemble dans la même pièce… je vais éjaculer rien qu'à regarder 😫
— J'imagine leurs deux bites qui se touchent… j'en peux plus 😩
— Montrez tout, on veut voir si le pote est à la hauteur !
Les pourboires s'enchaînent, rapides comme la pluie, et le compteur atteint bientôt le palier des sous-vêtements. Je regarde Emeric. Il joue toujours, mais ses doigts se sont mis à trembler légèrement sur les touches.
— On y est, je lui dis doucement. Il faut enlever le boxer, Emeric.
Il s'arrête de jouer, pose la manette sur ses genoux, et reste un instant immobile, les yeux fixés sur l'écran de la télé sans rien voir. Puis il tourne la tête vers moi, hésitant, comme pour vérifier que je suis bien là, que tout ceci est réel. Derrière moi, les messages continuent de défiler, plus pressants, plus crus, plus avides…
Il me regarde encore un instant, puis souffle, comme pour chasser son doute, et passe une main sur son visage. D'un mouvement plus décidé qu'il ne l'aurait cru, il saisit la taille de son boxer, tire lentement, et le laisse glisser sur ses hanches, sur ses cuisses, jusqu'à ses chevilles. Il se débarrasse du tissu d'un coup de pied, puis se rassoit, nu sur le canapé, et tente de reprendre sa manette comme si de rien n'était — mais ses joues sont en feu, et il n'ose plus trop regarder ni la caméra ni moi. Je fais de même, me débarrassant de mon boxer à mon tour, et nous voilà tous les deux entièrement nus, assis côte à côte, les yeux tournés vers la télé tandis que les messages se multiplient en bas de l'écran, fiévreux et pressants.
Je sens déjà la chaleur monter en moi — l'alcool, le regard des gens qui nous observent, le fait d'être nu devant lui, tout cela me trouble plus que je ne l'aurais admis. Je bande légèrement, sans pouvoir m'en empêcher, et je vois tout de suite les réactions qui éclatent :
— Regardez Mahé… il est déjà dur 😍
— Mahé a une SUPERBE queue, bien épaisse 🔥
— Trop mignon comme ça, ça me rend fou 🥵
— Et le pote aussi ! Il cache quelque chose, allez !
— Montrez-vous bien, les gars, on veut tout voir !
— Mahé bande pour nous, c'est trop chaud 😭
Emeric a suivi les lignes des yeux, puis il tourne la tête vers moi, les pupilles grandes ouvertes. Il voit distinctement entre mes jambes, sans plus se cacher, et murmure, stupéfait, la voix à peine audible :
— Putain… la vache, Mahé… mais tu rases tout, toi ?
Je souris, un peu gêné mais amusé, et je m'adresse à la caméra :
— Les gars, on est là, on est nus, ça vous va ? Après… ce que vous demandez dépend de vous, vous savez comment ça marche.
Presque aussitôt, de nouveaux paliers s'affichent en surbrillance :
Montrer son cul et le trou — 70 tokens
Se toucher et montrer l'érection — 90 tokens
Pompes entièrement nus et en érection — 120 tokens
Défi spécial — Embrasser avec la langue — 150 tokens
Les montants montent, et les demandes deviennent plus précises, plus brûlantes :
— On veut voir vos fesses, tournez-vous ! Montrez le petit trou ! 😈
— Mahé, tu es déjà un peu dur… touche-toi pour nous, montre comment tu fais !
— Emeric, ne cache pas ta queue, on veut voir si elle est grosse !
— Faites monter la bite les gars, branlez-vous devant la cam !
— Des pompes à poil en érection… ça serait le rêve, qui valide ? 😫
— Emeric, touche-toi bien en face, en gros plan, qu'on voie tout ! 🔥
Je jette un coup d'œil à Emeric. Il détourne le regard, puis revient vers moi, hésitant :
— Ils sont… directs, dis donc.
— C'est comme ça, je lui dis. Plus on va, plus ils paient, plus ils demandent. Tu n'es pas obligé de tout faire, tu sais.
— Je sais… mais on a commencé, non ? Il hausse les épaules, les yeux brillants d'une excitation qu'il tente de masquer. Si je fais ça, ça fait monter la cagnotte, c'est ça ?
— Exactement.
Le compteur valide d'abord « montrer son cul et le trou ». Je me lève, me tourne de dos, me penche légèrement pour que la caméra cadre bien.
— Voilà pour vous, les gars… dis-je à mi-voix.
Je me rassois, et c'est au tour d'Emeric, après une nouvelle salve de pourboires. Il hésite, puis se tourne, se penche un peu, raide au début, puis se détend quand il voit que ça va. Il se rassoit très vite, les joues rouges, mais il cache un sourire.
— C'est fait, murmure-t-il.
— Tu vois ? Ça va, non ? je dis.
Puis le palier des 90 tokens est atteint : se toucher, montrer l'érection. Je sens monter en moi une chaleur plus forte, l'alcool aidant, et ma queue se raidit davantage entre mes doigts quand je la saisis doucement.
— Regardez… je murmure à la caméra. Ça monte facilement…
Les commentaires explosent :
— Il est dur ! Mahé est tout raide pour nous 😭
— Quelle belle bite, bien droite et bien lisse 🔥
— Continue, ne t'arrête pas ! C'est trop beau 🥵
— Emeric, à ton tour ! Touche-toi, montre-nous !
Emeric hésite, puis, comme poussé par la curiosité et l'idée de faire grimper la somme, il avance un peu vers la caméra, saisit sa queue de la main, et commence à se toucher lentement, en gros plan, les yeux mi-clos, concentré. Il bande déjà, plus fort qu'il ne l'aurait cru, et je vois ça distinctement, comme si je découvrais une partie de lui que je n'aurais jamais dû voir.
— Il est énorme ! 😍
— Regardez comme il se touche… c'est parfait 🥵
— Deux bites raides dans la même pièce… on voit tout, c'est incroyable 😫
— Emeric, plus lentement, encore… c'est trop bon !
Le palier suivant arrive très vite : des pompes nus et en érection.
— On se lève ? je propose à Emeric.
— T'es sérieux ? On va être tout vus, comme ça…
— Justement. Et ça rapporte gros. Allez, on fait ça ensemble.
On se met tous les deux par terre, face à la caméra, nus, bandant clairement. On commence les pompes, lentement, et chaque mouvement montre nos corps entiers, nos dos, nos jambes, et nos queues qui se balancent légèrement. La salle devient frénétique, les messages se bousculent :
— Incroyable… deux beaux mecs musclés et raides comme ça 🔥
— Leurs corps nus en plein effort… on voit absolument tout 😈
— Regardez leurs bites… c'est énorme tous les deux !
— Ils sont parfaits, c'est mon plus beau live !
On se relève essoufflés, on se rassoit, on reprend haleine. Emeric me regarde, les yeux brillants, un sourire à la fois gêné et fier sur les lèvres.
— C'était… spécial, dit-il. Mais je comprends mieux pourquoi ça marche.
— Tu vois ? je souris. Et on n'a pas fini…
Le compteur continue de grimper, au-delà des 120, jusqu'à atteindre le dernier palier : 150 tokens pour le défi spécial. Et soudain, un message s'affiche en grand, en surbrillance, avec la somme complète versée d'un seul coup :
— EMBRASSEZ-VOUS, AVEC LA LANGUE ! 🔥🔥🔥
Je lis la demande, je vois le montant, et avant de répondre, nos regards se croisent — et là, c'est plus fort que nous, nous éclatons de rire tous les deux, un fou rire nerveux et complice, comme si nous venions de réaliser à quel point tout cela était absurde et excitant à la fois. Je m'en tords les hanches, il se tient le ventre, nous rions aux éclats, nus côte à côte, sous la lumière de la caméra. Quand le calme revient, les yeux encore brillants de rire, il me regarde droit dans les yeux, et d'une voix encore un peu tremblante mais décidée :
— Et puis quoi… allez, soyons fous, non ? On est là pour ça, autant y aller à fond.
Il se lève, je me lève à mon tour, et nous nous approchons lentement l'un de l'autre, face à la caméra, nus, nos corps qui se rapprochent jusqu'à se frôler. Je sens sa chaleur, je vois qu'il bande très fort, bien plus que moi, et cette vue me trouble intensément. Nos visages se rapprochent, nos souffles se mêlent, et quand nos lèvres se touchent, c'est d'abord timide, puis plus assuré. Il passe une main dans mon cou, je pose la mienne sur sa hanche, et nous nous embrassons avec la langue, profondément, ardemment, comme si nous nous étions toujours attendus — deux amis qui découvrent soudain une autre façon de se toucher, de se goûter.
La pression monte dans la pièce, à la fois sur l'écran et entre nous. Le baiser dure, long et brûlant, nos langues qui se cherchent, qui se caressent, nos corps qui se collent presque l'un contre l'autre. Je sens sa queue raide qui effleure la mienne, et un frisson me parcourt tout entier. Quand nous nous écartons enfin, essoufflés, les lèvres gonflées, Emeric a les yeux brillants et le souffle court — il bande si fort que ça en paraît douloureux, et il me regarde comme s'il venait de découvrir quelque chose d'essentiel.
Derrière nous, l'écran s'embrase, les messages défilent par centaines, enragés et ravis :
— OH MON DIEU 😭😭😭
— C'ÉTAIT PARFAIT… ON VOIT TOUT, DEUX BEAUX MECS QUI S'EMBRASSENT COMME ÇA 🔥🔥🔥
— IL BANDE TRES FORT POUR TOI, MAHÉ… IL EN EST AMOUREUX 😭
— LEUR BOUCHE… C'ÉTAIT TELLEMENT CHAUD 🥵
— ENCORE ! EMBRASSEZ-VOUS ENCORE, ON VEUT VOIR PLUS !
— SES YEUX… IL VEUT PLUS QUE T'UN BAISER, TU VAS VOIR 😈
— DEUX HÉTÉROS QUI S'EMBRASSENT COMME ÇA… JE VAIS JOUIR 🔥
— Regardez-le… il est tout raide et tout excité, il a aimé ça !
— Leurs deux queues qui se frôlent… refaites-le, s'il vous plaît 😩
Emeric me regarde toujours, sans dire un mot, et je vois dans son regard que ce baiser a changé quelque chose entre nous, que la ligne entre « pour la caméra » et « pour nous » vient de s'effacer complètement…
Le compteur ne s'arrête pas de grimper. Au-delà des 150 tokens, de nouveaux paliers s'affichent, plus audacieux les uns que les autres, et les messages se pressent, fiévreux et exigeants :
— On veut plus ! Se branler mutuellement, les gars ! 180 tokens !
— Allez, vous êtes chauds, on l'a vu ! Se toucher l'un l'autre en même temps ! 😈
— 200 tokens pour ça ! Qui valide ? 🔥
— Puis après… on verra pour la suite… 😏
Je regarde Emeric, un peu interdit, et à peine ai-je le temps de dire quelque chose que les pourboires s'enchaînent, le compteur franchit les 180, puis les 200 d'un coup. C'est validé.
— Eh bien… dis-je en rigolant nerveusement, on dirait qu'ils ne nous lâcheront pas.
Emeric éclate de rire à son tour, secouant la tête :
— C'est pas croyable… Ils nous font faire n'importe quoi !
— Allez, on se tient la main… ou presque, dis-je en avançant vers lui.
Nous nous rapprochons, nus l'un devant l'autre, et nos mains se posent à la fois sur la queue de l'autre. Nous éclatons de rire ensemble, gênés mais amusés, comme si nous faisions une bêtise.
— T'es dur comme un roc, remarque-je en riant, la main autour de lui.
— Toi aussi, répond-il en souriant, la paume enserrée autour de moi. C'est complètement idiot…
— Ouais… mais c'est drôle, non ?
Nous commençons à bouger la main en même temps, lentement, l'un pour l'autre, nous regardant droit dans les yeux, et nous continuons de rire, de nous chamailler, de faire des remarques complices.
— Tu vas trop vite, dis-je.
— Et toi pas assez, réplique-t-il en souriant.
C'est à la fois absurde et incroyablement excitant. Je sens sa main chaude et ferme sur moi, la façon dont il respire plus fort, et de voir que je suis celui qui lui fait ça me trouble profondément. Les messages affluent :
— C'est trop chaud ! Ils rient en le faisant, c'est encore plus beau 😭
— Deux potes hétéros qui se branlent mutuellement… c'est mon rêve 🔥
— Regardez comme ils se touchent… ils aiment ça !
— Plus loin ! On veut la suite !
Le compteur monte encore, franchit les 250, et une demande s'affiche en rouge, en surbrillance :
— MAHÉ SUCE EMERIC — 300 tokens ! 🔥🔥🔥
— Allez, on paie ! Fais-le !
— Montre-nous ça, Mahé !
Je lis, je recule d'un pas, et je secoue la tête immédiatement :
— Non… ça, ce n'est pas possible, les mecs. Vous avez oublié qu'on est hétéro, ou quoi ? On ne fait pas ça.
— Après le baiser vous pouvez le faire ! répond quelqu'un.
— Ouais, ça change rien ! On a vu comment vous vous regardiez ! ajoute un autre.
— Ce n'est pas la même chose ! dis-je, un peu embarrassé.
Je me tourne vers Emeric, comme pour chercher un appui, et c'est lui qui me regarde, un sourire à la fois gêné et taquin sur les lèvres :
— Allez… ça reste entre nous, non ? Personne ne saura rien. Et regarde… il dit ça en se passant une main dans les cheveux, la voix un peu basse, je suis bien dur, non ? Il rigole doucement, mais ses yeux brillent d'envie.
J'hésite une seconde, je regarde l'écran, puis lui.
— C'est quand même dégueulasse ce qu'ils demandent, dis-je à mi-voix.
— Peut-être… mais on s'en fiche, non ? On fait ça pour s'amuser. Et puis… tu n'as qu'à essayer, juste un peu.
Je m'approche de lui, toujours hésitant.
— D'accord… mais juste un instant.
Il s'allonge sur le canapé, les bras croisés derrière la tête, et me regarde venir. Je m'agenouille devant lui, je saisis sa queue raide dans ma main, et je m'approche lentement, ne sachant pas trop comment m'y prendre. Je l'effleure d'abord de la lèvre, puis je l'ouvre doucement, je le prends en bouche, très lentement, très prudemment. Je ne sais pas faire, je ne fais ça jamais, mais je m'applique, je le fais avec douceur, allant au rythme de ce qui me semble juste.
Emeric retient son souffle d'abord, puis un gémissement sourd s'échappe de sa gorge. Il ferme les yeux, les lèvres entrouvertes, et sa tête se renverse en arrière sur le coussin.
— Oh… Mahé… murmure-t-il à demi-mot.
Je continue, deux minutes à peine, attentif à ses réactions, découvrant la chaleur de lui, le goût de lui, la façon dont il tressaille sous mes lèvres. C'est étrange, c'est nouveau, c'est troublant. Quand je m'arrête enfin, je me relève, un peu essoufflé, les joues en feu.
— Voilà… c'est fait.
Il ouvre les yeux, me regarde, un sourire tendre et confus sur les lèvres.
— C'était… incroyable, dit-il simplement.
Mais déjà de nouveaux messages défilent, plus pressants :
— A TOI EMERIC ! SUCE MAHÉ ! 350 tokens ! 🔥
— Equité ! Il l'a fait, fais pareil !
— Allez, on veut voir ça !
Emeric secoue la tête immédiatement :
— Non… ça, je ne peux pas.
— Et pourquoi ça ? dis-je en le regardant. Je te l'ai fait, non ? Alors fais-le aussi.
— Ce n'est pas pareil…
— Si, allez… on a commencé, on ne va pas s'arrêter là.
Il hésite, regarde l'écran, puis moi.
— D'accord… mais si c'est dégueulasse, tu me le dois ! dit-il en rigolant.
Il s'agenouille à son tour devant moi, et je m'installe confortablement, les bras derrière la tête, le regardant venir. Il hésite, s'approche, et commence à me prendre en bouche, maladroit au début, essayant de trouver le bon rythme. Pour rigoler, je pose une main sur sa tête, je guide doucement, puis j'appuie un peu plus, le faisant descendre plus loin que prévu. Il tousse, se retire aussitôt, les yeux brillants, et me lance un regard indigné :
— T'es un enfoiré, Mahé ! Tu me l'as mis bien à fond !
J'éclate de rire, et lui aussi, secouant la tête en s'essuyant la bouche.
— Désolé… dis-je en souriant. Tu y es arrivé pourtant.
— Ouais… mais tu m'as eu ! répond-il en reprenant place devant moi.
Il recommence, plus assuré cette fois, et je le laisse faire, appréciant la chaleur de sa bouche, la façon dont il s'applique, découvrant avec étonnement à quel point ça me plaît. Les commentaires deviennent frénétiques :
— C'est trop parfait ! Ils s'amusent tellement 😭
— Emeric est doux comme ça… continue !
— Mahé tient sa tête… c'est chaud ! 🔥
— Encore plus ! On veut le 69 ! 450 tokens !
Le compteur monte, franchit les 450, et la demande s'affiche clairement :
— 69 TOUS LES DEUX, CINQ MINUTES ! ET DES COUPS DE BITE AU VISAGE D'ABORD !
Je regarde Emeric, et cette fois, nous sourions tous les deux, plus excités que gênés.
— On y va ? dis-je.
— Allons-y, répond-il.
D'abord, nous nous approchons l'un de l'autre, et je me place devant lui. Je le touche avec la mienne, je lui effleure les lèvres, le visage, à petits coups légers, et il rigole en me repoussant doucement.
— Tu es idiot, dit-il.
— Tu aimes pourtant, je réplique en souriant.
Il fait de même, il me frôle, me taquine, et nous nous amusons de ça, jusqu'à ce que nous nous allongions l'un à côté de l'autre, tête-bêche, nos bouches au niveau des queues de l'autre. Nous commençons en même temps, je le prends en bouche, il me prend en bouche, et nous nous découvrons mutuellement dans cette position intime et brûlante. Je caresse ses fesses nues de mes mains, je les serre doucement, je le sens tressaillir contre moi, et j'aime ça — sentir sa peau chaude, la fermeté de lui, la façon dont il se donne. Je descends plus bas, je touche ses hanches, son dos, je m'appuie contre lui, et il fait de même, ses mains qui se posent sur moi, qui me caressent, qui me serrent.
Nous restons cinq minutes comme ça, dans le 69, nous suçant l'un l'autre, nous tenant chaud, nous découvrant, oubliant peu à peu la caméra pour ne plus penser qu'à nous. Je l'entends gémir, je sens ses doigts qui se crispe sur mes fesses, et je me laisse aller, découvrant que ce qui avait l'air dégueulasse tout à l'heure est devenu la chose la plus naturelle et la plus désirée du monde entre nous. Quand nous nous séparons enfin, essoufflés, la bouche humide, nous nous regardons et nous sourions, et nous savons que quelque chose a définitivement changé — ce n'est plus pour les tokens, ce n'est plus pour le spectacle… c'est nous.
Emeric se rapproche, il pose sa tête contre mon épaule, et murmure tout bas, pour moi seul :
— On a dépassé les bornes, non ?
Je le serre contre moi :
— Ouais… mais on s'en fiche, non ?
— Ouais, répond-il en s'embrasant dans mon cou. Je ne regrette rien.
Et derrière nous, l'écran continue de défiler, mais nous n'y regardons plus…
Nous sommes encore l'un contre l'autre, essoufflés, quand l'écran se rallume, plus animé que jamais. Les messages se succèdent, plus brûlants et plus insistants :
— ENCORE DES BAISERS, MAIS CARESSEZ-VOUS BIEN, PLUS LONGTEMPS ! 500 tokens ! 🔥
— Embrassez-vous en vous frottant l'un contre l'autre, on veut voir ça !
— Emeric, frotte-toi contre lui ! Pose ta queue sur ses fesses et fais des allers-retours ! Avec de l'huile pour que ça glisse bien ! 600 tokens ! 😈
— Puis à Mahé de faire pareil ! Allez, on paie !
Je regarde Emeric, un sourire complice aux lèvres :
— Ils ne nous lâchent plus, hein ?
— Ouais… et franchement, je n'ai plus tellement envie qu'ils nous lâchent, avoue-t-il en me tirant vers lui.
Nous nous embrassons à nouveau, plus lentement, plus profondément, nos mains qui se promènent partout, qui se serrent, qui explorent comme si nous découvrions pour la première fois ce qu'est le corps d'un ami. Il me caresse le dos, descend sur mes fesses, remonte sur mes hanches, et je fais de même, nos doigts qui suivent les lignes de l'autre, tout en échangeant des baisers longs et chauds. Quand le baiser se rompt, il me dit, les yeux brillants :
— Bon… alors l'huile ? On fait ça ?
— Vas-y, je te regarde.
Il se lève, va chercher une bouteille, et revient s'asseoir derrière moi sur le canapé. Il en verse sur ses mains, sur sa queue, et sur mes fesses.
— Ça va être tout lisse, dit-il en riant. Tu ne vas rien sentir.
— On verra bien, je réponds en souriant.
Il se place derrière moi, pose sa queue bien luisante d'huile entre mes fesses, et commence à faire des allers-retours, très doucement, frottant contre moi, se frottant lui-même, en rigolant et en parlant de tout et de rien comme si nous étions en train de discuter normalement.
— Tu vois ? Ça marche bien, dit-il.
— Ouais… c'est agréable, avoué-je.
— C'est pas mal du tout, confirme-t-il.
Il continue, et l'huile fait son œuvre — ça glisse parfaitement, c'est lisse, chaud, humide. Mais à force de bouger, de se frotter, de s'approcher, le gland, bien lisse et gonflé de désir, glisse tout seul, descend légèrement, et vient se loger juste au bord, puis entre, d'un seul mouvement imperceptible. Je pousse un cri de surprise, tout se tend en moi, et je m'écrie :
— Putain mec ! T'as voulu m'enculer !
Il éclate de rire, les épaules secouées, sans s'arrêter tout de suite :
— Mais non ! C'est pas fait exprès ! Je te jure ! Ça a glissé tout seul avec l'huile !
— Tu es sûr ? dis-je, encore un peu secoué, mais déjà un peu amusé aussi.
— Sûr ! Je ne m'y attendais pas du tout ! C'est la faute à l'huile, pas à moi !
Il se retire doucement, toujours en rigolant, mais je sens qu'il est encore plus excité qu'avant.
— Bon… à toi maintenant, dit-il en se tournant. Allonge-toi sur le ventre.
Il s'étend à plat ventre sur le canapé, les bras repliés sous lui, les fesses bien visibles, légèrement relevées. Je verse à mon tour de l'huile sur mes mains, sur ma queue, et sur ses fesses. Je me place derrière lui, et je commence à faire glisser ma queue le long de lui, entre ses fesses, d'avant en arrière, très lentement, bien à plat contre sa peau luisante.
— Ça glisse tout seul, dis-je en riant. Tu sens ça ?
— Ouais… c'est chaud, murmure-t-il, la voix déjà un peu changée.
Je continue les allers-retours, ma queue bien huileuse qui passe et repasse sur lui, le long de la raie, tantôt plus haut, tantôt plus bas, tout en m'approchant de son oreille.
— Et si je te faisais la même chose ? dis-je tout bas.
Il éclate de rire, secouant la tête sans se retourner :
— Pas chiche ! Et puis avec ta knacki, tu ne me ferais même pas mal ! Tu ne vas pas aller bien loin !
Il se moque de moi, il rigole, et ça me donne envie de le faire justement — de lui montrer, de voir, de jouer. Je ne pense plus à la caméra, plus aux tokens, plus à rien d'autre que lui et moi. Je cesse de rire, je guide le gland lisse et brillant d'huile jusqu'au bord précis de lui, et je pousse très doucement, régulier, sans brusquer. Ça entre facilement, l'huile aidant, et il se cambre sur le canapé, le souffle coupé, les doigts qui se cramponnent au coussin, sans plus rigoler du tout.
— Alors… je continue ? dis-je à voix basse, le gland déjà bien en place.
Il hésite une seconde, je le sens qui se raidit, puis il répond, d'une voix rauque et changée :
— Putain… ouais.
Je commence à bouger, très lentement d'abord, pour que ça entre bien, pour que ça s'habitue. C'est serré, chaud, incroyablement doux — je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi bon, aussi intense. Je sens chaque contour, chaque contraction, chaque chaleur qui m'enveloppe, et je comprends pourquoi ça arrive à exciter autant. Emeric respire fort, le visage dans le coussin, il pousse des petits gémissements étouffés qu'il ne peut plus retenir.
— C'est bon ? je lui demande, posant une main sur son dos.
— Ouais… continue… plus fort, s'il te plaît.
J'accélère peu à peu, je vais plus profondément, plus régulièrement, l'huile faisant que ça glisse sans effort, sans douleur, juste du plaisir pur et brûlant. Je sens chaque mouvement, chaque contact, la façon dont il se serre autour de moi, dont il se balance en rythme avec moi. Je le tiens par les hanches, je caresse ses fesses, je le sens de plus en plus excité, de plus en plus abandonné.
— Mahé… je sens que je vais… dit-il, la voix dans le coussin.
— Moi aussi… je réponds. Je vais jouir, Emeric… je vais venir bien au fond de ton cul.
— Ouais… viens… viens là…
Je pousse une dernière fois, je vais au plus profond, et ça explose en moi — un plaisir énorme, chaud, qui me prend tout entier, et je décharge en lui, longuement, en le tenant contre moi, murmurant son nom. Il se tressaille, se cambre, et jouit aussi dans ce mouvement, ses mains agrippées au canapé. Nous restons un instant comme ça, collés l'un à l'autre, essoufflés, avant que je me retire doucement.
Il se retourne alors, les yeux encore brillants, et il me regarde avec un sourire à la fois malicieux et intense :
— Tu as joui dans mon cul… alors je vais jouir dans ta bouche.
Je rigole, je m'agenouille devant lui sur le canapé, la bouche grande ouverte, la langue tendue, sans plus hésiter du tout.
— Allez… fais-moi ça, dis-je.
Il se place au-dessus de moi, il se branle vivement, les yeux fixés sur moi, et je le regarde venir, attendant, ouvert. Il pousse un cri, et ça jaillit — une quantité énorme, chaude, abondante, qui me remplit la bouche, coule sur mes lèvres, et je l'avale, tout, sans rien laisser, sans détourner le regard. Quand il a fini, il me regarde, stupéfait :
— Putain, mec… tu as tout avalé ! Tu es un grand malade, tu sais ça ?
Je souris, la bouche encore humide :
— J'avale le mien, alors ça le fait, non ?
Il éclate de rire, me tire vers lui, et nous nous allongeons enfin l'un à côté de l'autre sur le canapé, épuisés mais heureux. C'est alors que je regarde vers la caméra — l'écran est complètement noir de messages, les commentaires défilent par milliers, et le compteur de tokens a grimpé jusqu'à des chiffres énormes, inimaginables.
— On a cassé la baraque, dis-je en montrant l'écran.
Emeric regarde, puis me regarde, et il me sourit. Il me tape dans la main.
— Et dire qu'on a commencé par rigoler…
— Ouais… on ne s'attendait pas à ça, hein ?
— Absolument pas, répond-il en serrant ma main. Et franchement… je ne regrette rien.
Je jette un dernier coup d'œil à l'écran, puis je me tourne vers la caméra, un sourire encore un peu tremblant aux lèvres.
— Bon, les gars… on s'arrête là pour ce soir. Merci à tous, à bientôt.
Je clique sur l'écran et l'image s'éteint d'un coup, laissant la pièce dans une lumière plus douce, plus calme. Nous restons un instant silencieux, côte à côte sur le canapé, comme si nous venions de sortir d'un autre monde. C'est alors qu'Emeric se tourne vers moi, la mine faussement sévère mais les yeux brillants de malice, et il se frotte légèrement le bas du dos :
— Dis donc… je dois dire que j'ai quand même un peu mal au cul, tu sais.
Je rigole doucement en le regardant :
— Ah oui ? Désolé…
— Non mais c'est ta faute, ajoute-t-il en me tapant gentiment sur la cuisse. Tu n'y es pas allé avec le dos de la cuillère, hein ! Tu as mis la sacrée dose de jus, là… je ne l'ai pas loupée, c'est certain.
— Ça t'a pourtant plu, non ? je lance en souriant.
Il hoche la tête, un sourire naissant sur les lèvres :
— Ouais… ça m'a plu. Beaucoup même.
Épilogue
Un an s'est écoulé depuis cette soirée. Nous nous retrouvons toujours de temps en temps pour diffuser ensemble, et ce qui avait commencé par hasard, sous la pression des demandes et des tokens, est devenu au fil des mois quelque chose de plus calme, de plus sûr — quelque chose à nous.
Nous nous voyons toujours aussi souvent, nous sortons ensemble, nous rigolons comme avant, mais il y a désormais cette chose en plus, discrète et forte à la fois. Une à deux fois par semaine, nous nous retrouvons — parfois dans le cadre du streaming, parfois juste entre nous, quand le besoin se fait sentir. Et c'est très souvent pour la même raison : nos copines, à un moment ou à un autre, n'ont pas voulu. Parfois elles sont fatiguées, parfois elles n'ont simplement pas envie, parfois elles ont leurs règles ou sont de mauvaise humeur. Et au lieu de rester sur notre faim, de se frustrer, de se renfermer ou de chercher ailleurs, nous nous tournons l'un vers l'autre.
C'est dans ces moments-là que nous nous soulageons. On se fait du bien, on se détend, on prend ce dont on a besoin — rien de plus, rien de moins. Nous ne nous considérons pas comme gays, pas plus qu'avant. Nous aimons les filles, nous sommes heureux dans nos couples, et cela ne changera pas. Mais entre nous, il y a cette autre vérité : nous sommes aussi des corps, des êtres de chair, et quand nos copines ne sont pas disponibles ou n'ont pas envie, nous répondons présents l'un pour l'autre. Ça nous évite de nous énerver contre elles, de leur en vouloir, de laisser le manque nous gâcher la vie. On se vide, on se détend, et tout le monde s'en porte mieux.
Ce n'est pas de l'amour au sens où on l'entend généralement — c'est quelque chose de différent, de plus brut et en même temps de plus tendre. C'est la confiance absolue que l'on porte à son meilleur pote, poussée jusqu'au bout de ses limites.
Si quelqu'un m'avait dit, avant cette soirée, que j'en arriverais à coucher avec Emeric, à le prendre, à le sucer, à partager ces moments aussi intimes que forts, je lui aurais ri au nez. Je lui aurais répondu que ce n'était pas possible, que nous étions amis et que ça devait le rester. Mais la vie a ceci de surprenant : elle ne vous demande pas toujours votre avis, et ce qui semble impensable un jour devient une évidence le lendemain.
Ce que j'ai appris, c'est que l'amitié entre deux garçons peut aller bien plus loin que ce que l'on croit. On dit souvent qu'il y a une frontière à ne pas franchir, que le sexe gâte tout, que l'on ne peut pas mélanger les choses. Eh bien, je dirais que c'est faux. On peut tout faire avec son meilleur pote — absolument tout — à condition qu'il y ait de la confiance, du respect et une complicité qui dépasse les conventions. Quand on sait qui l'on est, quand on sait ce que l'on vaut et ce que l'on aime, on peut explorer des choses sans que cela ne remette en question son identité ni ses sentiments. Le fait de se tourner l'un vers l'autre parce que nos copines ne veulent pas ne fait pas de nous autre chose que ce que nous sommes : deux potes qui s'entraident.
Nous ne sommes pas amoureux au sens romantique du terme, et nous ne le serons jamais. Mais nous nous aimons, d'une façon profonde, solide, qui n'a pas besoin de mots ni de déclarations. Nous savons que nous pouvons compter l'un sur l'autre, dans les bons moments comme dans les moments de manque ou de solitude. Et ça, ça renforce tout — notre lien, notre confiance, même nos relations avec nos copines, parce que nous ne reportons plus de frustration ou de colère sur elles. Quand elles ne veulent pas, nous ne nous fâchons plus : nous venons l'un chez l'autre, on s'arrange, et on est plus calmes, plus sereins, plus heureux avec elles après.
Le plus beau, c'est que rien n'a changé dans notre quotidien. Nous nous chamaillons comme avant, nous nous faisons des blagues, nous sortons boire un verre ou aller au foot ensemble. Mais il y a en plus cette petite lumière entre nous, cette chose silencieuse qui nous dit : « Tu n'es pas seul. Je suis là. »
Voilà ce que je retiens : l'amitié n'a pas de règles toutes faites, et elle n'a pas de limites, si ce n'est celles que l'on se donne à deux. Quand on trouve quelqu'un avec qui on peut être soi, tout entier, sans masque, sans peur du jugement, on ne le lâche pas. Et peu importe ce que font les autres, peu importe ce qu'ils pensent. Ce qui se passe entre nous reste entre nous, et c'est là l'essentiel.
Nous sommes deux potes, et nous le resterons toute notre vie. Et parfois, quand nos copines ne sont pas là ou n'ont pas envie, nous nous retrouvons. Et c'est précisément parce que nous sommes de vrais amis que cela marche aussi bien.
Fin.
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