Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bélinda devient une Queen Of Spades — Chapitre 1
Auteurs
Bélinda devient une Queen Of Spades
Chapitre 1
Je suis Bélinda. Grande blonde aux yeux bleus, cinquante-deux ans aujourd'hui. Élevée dans une famille traditionaliste où l'on parlait encore de « bonnes fréquentations » et de « Travail, Famille, Patrie ». Église le dimanche. Des repas où l'on ne discutait jamais de « l'étranger ». Rien, absolument rien, ne me prédisposait à devenir ce que je suis devenue : une BAB, une Blanche à Blacks. Ce que les Américains appellent une Queen of Spades.
C'était en deux mille quatorze. J'avais tout juste quarante ans. Fraîchement divorcée. Libérée, affamée. Badoo était alors l'application à la mode. J'y chassais mes amants comme on chasse le gibier. Un message, un rendez-vous, un amant. Ma philosophie de l'époque.
Un soir, un jeune homme, très jeune même au regard de mes quarante ans, très loin de mes recherches habituelles. Il s'appelait Mamadou, il arrivait du Togo. Vingt-deux ans tout juste. Photos simples, pas particulièrement musclé, sourire doux, regard calme. Gentil, trop gentil, peut-être. Moi qui n'avais jamais été attirée par les Africains, ce soir-là pourtant j'ai répondu. Après tout, ce serait peut-être mon premier homme de couleur.
Une semaine de messages pour se découvrir, d'envoi de photos devenant de plus en plus suggestives, de plus en plus dénudées pour moi. Lui restait poli, presque timide. Un soir, il m'a proposé un verre près de chez lui. J'ai accepté.
Pour ce rendez-vous, j'avais choisi mon arme. Maquillage, tailleur mini-jupe noire qui s'arrêtait juste sous les fesses. Collants résilles ouverts à l'entrejambe. Escarpins vernis noirs. Soutien-gorge push-up lui aussi noir qui faisait saillir mes seins. Aucune culotte. La tenue qui ne laissait aucun doute sur mes intentions.
Le bar était petit, sombre, presque vide, un café de quartier comme il y en a beaucoup à Paris. Mamadou m'attendait déjà à une table dans le fond de la salle. Plus grand que sur les photos, faisant plus jeune aussi. Son sourire était doux, presque gêné. On a commandé des mojitos.
Au bout d'une heure, sa main a glissé sous la table et s'est posée sur mon genou. Je lui ai pris la main et on a continué la discussion comme si de rien n'était.
— Dis-moi Mamadou, je te plais, dis-moi…
— Depuis que je t'ai vue entrer.
Alors je l'ai suivi chez lui. Son appartement était à deux pas, petit, lumière tamisée, musique douce. On s'est installés sur le canapé. Un autre verre. Puis ses lèvres se sont posées sur les miennes. Ses mains ont caressé mes seins à travers le tailleur, ont ouvert mon corsage, ont sorti mes seins. Il a pris un téton entre ses lèvres, l'a sucé doucement pendant que ses doigts glissaient de nouveau sous la jupe, trouvaient la fente, s'enfonçaient en moi. Mes doigts caressaient ses cheveux.
Il introduit deux doigts en moi, puis trois. J'étais toute mouillée, je gémissais déjà.
J'ai fait glisser sa braguette. Sa queue est sortie, lourde, chaude, de belle taille. Pas monstrueuse, mais bien dure, la peau mate, les veines saillantes, le gland déjà luisant. J'ai glissé devant le canapé, je me suis mise à genoux entre ses cuisses. J'ai léché cette queue de haut en bas, j'ai pris le gland dans ma bouche, j'ai senti le goût salé de son pré-sperme. J'ai descendu jusqu'à le sentir frapper le fond de ma gorge, j'ai respiré par le nez, j'ai sucé plus fort, plus profond. Ses couilles dans mes mains, sa bite qui glissait entre mes lèvres. Il a gémi, a agrippé mes cheveux, a poussé un peu plus loin. En moins de cinq minutes, il a joui. Des jets chauds, épais, qui se sont répandus sur mon visage, sur mes joues, entre mes lèvres. J'ai avalé ce qui se déversait dans ma bouche. Le reste a coulé le long de mon menton, a goutté sur mes seins.
Il est allé me chercher une serviette et un verre d'eau. Quand il est revenu, il était de nouveau en érection. Il m'a retournée sur le canapé, a relevé ma jupe jusqu'à la taille, a écarté la fente du collant, a déroulé un préservatif et m'a empalée d'un coup sec, une bonne levrette. Sa queue est entrée facilement, glissante dans mon sexe trempé. Il a commencé à me baiser, vite, fort, les mains agrippées à mes hanches, les hanches claquant contre mon cul.
— Putain… t'es tellement chaude…
Je gémissais à chaque pénétration, le canapé grinçait. Il a accéléré, a frappé plus profond, plus sec, frappant mon col de l'utérus à chaque coup. Cinq minutes. Il a joui dans la capote, s'est retiré en tremblant, a respiré un peu, le dos luisant de sueur.
Je suis allée aux toilettes. Quand je suis revenue, il était encore raide, la queue qui battait contre son ventre. Je l'ai repris en bouche, j'ai nettoyé le goût de sperme, j'ai sucé jusqu'à le sentir durcir encore un peu plus. Puis il m'a allongée sur le dos, a écarté mes jambes, a relevé mes genoux et m'a enfilée à nouveau.
Cette fois, il m'a baisée plus lentement, plus profondément, les yeux dans les miens. Ses mains ont écrasé mes seins. Au moment de jouir, il a pincé mes tétons très fort, ce qui a déclenché directement ma jouissance. Il a arraché le préservatif et a craché son sperme sur ma poitrine. Des filets blancs, épais, qui ont coulé entre mes seins, sur mon ventre, jusqu'à mon nombril. J'ai senti la chaleur, j'ai étalé son jus avec mes doigts, j'ai porté sa semence à ma bouche.
À peine cinq minutes plus tard, le temps de déposer son préservatif usagé dans la poubelle de la cuisine et sa queue était de nouveau raide.
Il m'a prise une quatrième fois, plus longtemps. Quinze minutes de va-et-vient réguliers, profonds, puissants, le canapé qui grinçait, mon cul qui claquait contre son ventre. Il changeait d'angle, me retournait, me mettait sur le côté, me remontait en levrette.
— Je... je vais encore jouir…
Il a retiré la capote au dernier moment et a joui sur mon dos. Le sperme, malgré cette quatrième éjaculation, était toujours abondant. Il a glissé le long de ma colonne, a coulé dans le sillon de mon cul, a goutté jusqu'à mes cuisses.
Il est sorti et est revenu avec une bouteille de champagne.
Il m'a servi une coupe. Sous le verre, son pieu était toujours tendu, luisant.
À peine la coupe bue, je me retrouvais une nouvelle fois sa queue forçant mes lèvres. Cette fois, il a tenu ma tête, a baisé ma bouche lentement, profondément, jusqu'à ce qu'il gicle sa semence dans ma gorge.
Je pensais : cet homme est surhumain. Cinquième fois en à peine deux heures. Un record. Et à chaque fois des jets puissants, un liquide abondant, chaud, épais.
Je me suis rajustée, remis mes seins dans leur soutien-gorge, quand au moment de partir, dans le couloir, j'ai enfin compris.
La porte de la chambre qui était restée fermée jusqu'à maintenant s'est ouverte.
Un deuxième homme en est sorti. Un second Mamadou en tous points identique. Même visage. Même corps. Même sourire.
Ils étaient jumeaux. Ils s'étaient relayés discrètement toute la soirée. L'un me baisait pendant que l'autre se reposait, et inversement.
Ils m'ont regardée dans le couloir, debout côte à côte, leurs queues pendantes encore à moitié dures sous leur boxer, et ils ont souri.
Moi, la grande blonde aux yeux bleus, la femme mature, la bourgeoise de bonne famille, j'avais servi de réceptacle à foutre pour ces deux mecs toute la soirée. Je suis restée plantée là, le visage encore collant de leur jus, les seins tachés, le dos gluant de leur sperme, et j'ai compris que quelque chose venait de basculer en moi.
Cette nuit-là, j'ai pris mon pied cinq fois de suite sans même savoir, sans même me rendre compte, qu'ils étaient deux et j'ai adoré.
Le lendemain, devant le miroir, j'ai regardé les traces sèches sur ma peau et j'ai souri. La gentille Bélinda « de bonne famille » était morte.
Mamadou et son frère m'avaient bien baisée. Dans tous les sens du terme.
Alors, c'est ce jour-là que j'ai décidé de devenir ce que j'allais être désormais.
La nouvelle Bélinda. " La Queen of Spades ".
Aujourd'hui, je suis mariée à un homme blanc, de mon milieu, respectable, cadre supérieur, deux enfants, la maison dans un quartier chic, les dîners entre amis, les vacances d'été dans notre maison en bord de mer, l'hiver au ski.
Il m'aime.
Il me croit fidèle. Il ne sait rien. Parce que, derrière le sourire de la femme d'affaires bourgeoise...
Je continue, seule ou en groupe, un Black dans un hôtel en semaine. Deux ou trois le week-end, quand mon mari est en déplacement. Parfois bien plus.
Je m'agenouille, j'ouvre la bouche, j'écarte les jambes, je prends leurs queues à fond, j'offre mon cul, je me fais remplir, je rentre chez moi avec leur sperme encore collé sur la peau, et je m'allonge à côté de mon mari comme si de rien n'était. Parfois, je descends encore plus bas. Je file dans les cités, les cages d'escalier, des caves, des appartements sordides. Je me fais prendre à la chaîne par des groupes de Blacks qui m'utilisent, qui me passent de main en main, qui me baisent à tour de rôle, qui me remplissent la bouche, la chatte, le cul. Je me donne dans des gangbangs sans tendresse, juste des queues dures et du sperme qui coule de partout. J'en ressors trempée, marquée, l'odeur de leur foutre encore sur moi à peine masquée par mon parfum, et je rentre chez mon mari propre sur lui, qui m'embrasse sans rien savoir.
Il me dit qu'il m'aime.
Et moi, je souris en pensant "Merci les jumeaux de deux mille quatorze…" et à tous ceux qui sont venus après.
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