Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Vénus aux escarpins — Chapitre 4 · À ses pieds
Auteur
La Vénus aux escarpins
Chapitre 4 · À ses pieds
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis cette première visite. Léo se demandait s'il ne l'avait pas rêvé. Il pensait souvent à elle, surtout le soir, avant de s'endormir, au moment où l'imagination se débride et explore les fantasmes les plus profonds.
Un matin, alors qu'il n'avait pas encore commencé sa journée de travail, il reçut un sms d'un numéro inconnu : « 19h chez moi, amenez une bouteille de champagne ».
Léo passa sa journée sur un nuage. Il eut du mal à se concentrer, commit de nombreuses erreurs, en caisse comme lors de la mise en rayon, il envisagea de nombreux scénarios, de la simple entrevue jusqu'aux positions sexuelles les plus osées.
Il fut bien entendu ponctuel, et sonna avec fébrilité. Son hôte ouvrit la porte avec un léger sourire. Elle lui tourna le dos et il la suivit dans le salon. Elle portait une robe blanche, et des sandales à talons aiguilles blancs qui laissaient apparaître une pédicure et des pieds parfaits. Les ongles vernis de rouge tranchaient avec le blanc immaculé des chaussures.
— Servez-nous du champagne, dit-elle en s'asseyant et en indiquant deux verres sur la table.
— Oui Madame, répondit Léo en s'exécutant.
— Alors vous disiez vouloir me servir, jeune homme. Expliquez-vous. Pourquoi moi ?
— Oui Madame, répondit Léo en s'exécutant.
— Alors vous disiez vouloir me servir, jeune homme. Expliquez-vous. Pourquoi moi ?
Léo avala sa salive. Il savait quoi lui répondre, il avait réfléchi à l'obsession qu'il avait développée pour cette femme alors qu'il ne la connaissait pas.
— Quand je vous ai vue la première fois, il se dégageait de vous une classe naturelle qui m'a touché. Votre démarche avec vos talons est celle d'une reine. Vous marchez avec aisance, avec classe, je ne sais rien de vous mais je vous admire.
Il était debout face à elle, suspendu à ses lèvres, attendant une réponse qu'il craignait. Elle tenait sa coupe de champagne, but une gorgée, croisa les jambes. Elle prit une longue minute avant de répondre :
— Et vous pensez qu'on doit rester debout quand on salue une reine ?
Il ne s'attendait pas à une telle question, mais il en saisit le sens : ce n'était pas une question comme les autres, c'était une autorisation. Il se mit à genoux, et s'inclina front contre terre, à quelques centimètres des pieds et des talons de sa Reine. Il sentit un mélange de plénitude et d'excitation. Il était soulagé de pouvoir s'incliner devant cette Vénus divinement chaussée. C'est comme s'il pouvait enfin retirer un masque, montrer son visage, et se sentir à sa place. Il releva la tête, regarda sa Reine dans les yeux, mais son regard était toujours attiré par ses pieds. Elle lui sourit :
— Vous pouvez leur rendre hommage, dit-elle en présentant le pied de la jambe droite qui était croisée sur la gauche.
Les doigts de pied manucurés n'étaient qu'à quelques centimètres de son visage. Il déposa ses lèvres sur son pied, puis embrassa à plusieurs reprises, avec respect, le pied et la chaussure qui lui étaient présentés. Il était en érection, il prit son temps, puis leva un regard reconnaissant vers la Vénus.
— Merci ma Reine, je veux vous servir encore, je veux vous appartenir, réaliser vos souhaits, vous obéir.
— Cette première rencontre est prometteuse. J'accepte. Comment vous appelez-vous ?
— Leopold, répondit-il. Et vous ?
— Cette première rencontre est prometteuse. J'accepte. Comment vous appelez-vous ?
— Leopold, répondit-il. Et vous ?
Elle éclata de rire, un rire qui le rendit heureux.
— Leopold, évidemment. Moi c'est Eve, mais tu peux m'appeler Madame, ou Ma Reine si tu préfères. Si tu veux vraiment me servir, honorer mes pieds et mes chaussures, tu devras m'obéir, venir à chaque fois mais seulement quand je te le demande. Et tu devras marquer cette appartenance sur ton corps, de la manière qui te conviendra. Tu peux te relever et rentrer chez toi.
Léo se releva, s'inclina légèrement.
— Merci ma Reine.
Il se retourna et prit congé. Il était ivre de désir, comblé par le moment qu'il venait de vivre. Il rentra chez lui, se coucha directement, et fit durer le désir et le plaisir dans l'intimité de ses draps.
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