Fantasme
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une salope parfaite — Chapitre 1 · Avec sa copine
Auteur
Une salope parfaite
Chapitre 1 · Avec sa copine
Est-ce que je vous ai déjà dit que ma femme était une vraie salope ? Attention, je dis « salope », mais dans le meilleur sens du terme. Une vraie cochonne, une chienne et… tous les autres animaux que vous voulez et qui vous font bander, mais je ne veux pas de détails scabreux car des détails, je vais en avoir pour vous. Ma femme est une bête et moi, je suis sa victime, sa proie et surtout, son Maître. Voilà une petite anecdote que je partage rien qu’avec vous, car vous m’êtes sympathique et, comme je suis un homme, un mâle, je me dois de frimer un peu auprès de mes confrères masculins et masculinistes et aussi de titiller la jalousie des autres femmes qui seraient partagées entre brûler ma Salope de femme ou la remplacer.
Un jour, ma femme fit venir l’une de ses meilleures amies. Là aussi, quand je dis « meilleure », je dis meilleure dans tous les sens du terme. Les deux femmes se connaissent et s’apprécient depuis leurs années universitaires (oui, ma femme est cultivée, ça vous pose un problème ? Faut bien qu’il y ait au moins un cerveau dans le couple !) et meilleure car putain, ce qu’elle est bonne, cette pute ! Excusez-moi, je me suis laissé aller mais il faut dire qu’elle est vraiment mais vraiment belle, à tel point que je ne m’hazarderai pas à essayer de la décrire, peut-être dans quelques années quand j’aurai pris de la bouteille et après quelques milliers de mots supplémentaires car là, mon dictionnaire n’est pas assez étoffé pour décrire la bombe… bref, c’est une putain de putain de putain ! Elle ne pratique pas de tarif donc, ce n’est pas une grue, c’est une expression, vous comprenez ? Non ? Oui ? Rien à foutre, je continue.
Donc bref, elle est agréable à regarder et assez plaisante à déshabiller du regard. De plus, elle s’habille toujours avec des jupes que je soupçonne de ne pas connaître de culotte et, chaque fois qu’elle vient à la maison, elle me regarde comme si elle voulait me violer. Même si, techniquement, vu que je dirais oui, ce ne serait pas un vrai viol, mais vous me comprenez, je pense.
Je reprends donc, par où je m’étais arrêté. Voilà que ma femme arrive avec sa copine et monte à l’étage pour glousser comme se doivent de le faire deux femmes ensemble. Sauf qu’elles ne gloussent pas si longtemps que ça. Moi, je suis en bas, qui fais du chocolat… C’était facile ! J’étais en bas et je faisais du nougat ! Ahahah, vous ne l’avez pas vue venir, celle-ci… Un peu de sérieux, il y a deux canons toutes seules en haut et moi, je fais des rimes, je suis perturbé, excusez-moi.
J’étais donc en bas à faire le repas (cette fois, c’est vrai ! Je suis bien un homme qui fait des rimes et qui cuisine ! Et qui pi…e !!).
Et donc, voilà que mes deux glousseuses ne gloussent plus, elles se sont enfermées dans le bureau. Ça promet d’être chaud (il faut que j’arrête avec ces rimes à la noix), mais bon, je continue ma popote sans trop me rendre compte que bientôt mon nez va saigner façon manga (je suis sûr que tout le monde ici a la réf !). Mon téléphone reçoit un message, puis deux. Bien sûr, quand je travaille à la cuisine, je n’arrive pas toujours à regarder mon téléphone sans le salir, et essayez d’ouvrir votre téléphone avec vos petits doigts mouillés (oui, les frimeurs qui peuvent s’acheter des téléphones ultramodernes qui gèrent les doigts humides, je vous entends). Et là, j’en lâche ma spatule et ma mâchoire, un texte et une photo :
— Quel maillot de bain tu préfères ?
Et une photo de ma femme et sa copine en maillot de bain, ma femme avec un maillot deux-pièces bleu et sa copine dans un une-pièce rouge (inutile de vous dire que, comme beaucoup d’hommes, j’en suis sûr, je préfère les maillots une-pièce).
Et vous allez me dire que je dois être un homme bien en misère pour m’émouvoir de deux femmes en maillot de bain, mais attendez la suite, car je reçois plusieurs photos de différentes positions puis, au milieu de ce torrent de poses de mannequins, il y en a une où les deux femmes s’embrassent ! Là, si j’avais un doute que mon cœur n’était pas à gauche, il est levé, car je vous jure, j’ai vu ma poitrine à gauche se soulever, quelques millimètres, mais ça a bougé. J’étais alors tellement surpris et excité que mon petit oiseau est resté sans bouger, une sorte de déni d’excitation. Ce n’était pas réel pour lui, comme dit l’expression : trop beau pour être vrai !
Je reposai mon téléphone, les mains tremblantes. Un autre message :
— Alors, quel maillot de bain ?
Je ne réfléchis pas et je dis : les deux… (oui, même dans un état second, un homme est capable d’exécuter des gestes de survie élémentaires, comme de ne pas dire qu’il préfère le maillot de la copine à celui de sa femme, même si la femme sait très bien à quoi s’en tenir. Les femmes sont capables, parfois, de voir des choses que nous, les hommes, ne percevons pas. Je les soupçonne d’être parfois capables de percevoir les champs quantiques. Si toi, tu ne vois pas le chat de Schrödinger avant d’ouvrir la porte, elles, sont parfois capables de le voir, ou de ne pas le voir, avant d’ouvrir la porte.)
Mais je m’égare. Je continue de faire ma cuisine, je n’ai pas beaucoup avancé et j’ai quelque peu totalement perdu le fil de ce que j’étais en train de faire. Alors que mon esprit refusait encore de réintégrer mon corps, un nouveau message arrive. Il est quand même curieux comme la sonnerie de notre téléphone est capable de produire dans notre corps une telle réaction physiologique… Je regarde mon message. Je regarde mon écran pendant un certain temps. Elles se sont échangé les maillots. Un message arrive :
— Et cette fois ? Toujours pas de préférence ?
Je réponds bien sûr trop vite :
— Non, toujours aucune.
Après un plus ou moins long moment pour une personne dans ma situation, un nouveau message arrive. Cette fois, c’est une vidéo où la copine de ma femme filme ma femme en train d’enlever son maillot pour mettre une nouvelle culotte. Là, j’étais déjà dans un état proche du bien cuit, mais la vidéo suivante aura fini ma cuisson. Cette fois, c’est ma femme qui filme sa copine en train d’enlever son maillot et de mettre une culotte sexy. Je peux tout voir et surtout ce regard que lance la copine à la caméra. Bien sûr, elle sait que je regarderai la vidéo. À ce moment, je sais que, même si je perds la vue, ces deux vidéos ne quitteront plus jamais mon esprit et je sais aussi que je ne regarderai plus jamais la copine de ma femme de la même manière.
Le message arrive alors :
— Il faut que tu choisisses l’une d’entre nous. Cette fois, tu ne peux pas te défiler !
Puisque je manque totalement de courage, je dis :
— Toi, ma petite femme d’amour…
Le temps passe puis une vidéo arrive. J’y vois ma femme qui se filme en selfie. Elle penche alors la caméra et je vois la tête de sa copine entre ses jambes, en train de lui lécher la chatte. C’est à ce moment que le sang a giclé du nez. Les deux femmes étaient à l’étage en train de se faire des câlins et moi, je me retrouvais spectateur en bas. J’aurais bien sûr dû monter, défoncer la porte et les gouverner toutes les deux, mais j’étais prisonnier de la suite des événements. L’excitation était une drogue si douce et si troublante.
La suite arriva en une succession de photos, pas toujours nettes et pas toujours bien cadrées. On y voyait les deux femmes dans des positions du Kamasutra. Elles étaient nues et endiablées et moi, j’étais là, figé devant mon téléphone. Ce jeu ne dura pas si longtemps au final. Mais moi, je n’allais plus jamais pouvoir retrouver une vie normale après cette expérience.
Les deux femmes redescendirent habillées. Ma femme m’en fit un baiser plutôt chaleureux puis sa copine arriva et m’embrassa aussi chaleureusement et elles s’embrassèrent toutes les deux devant moi et la copine partit. Le repas n’était pas fini… mais moi si...
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