À l'écran, les fenêtres des collègues défilent, s'allument et se coupent dans un bourdonnement de voix professionnelles. La responsable des flux fait un point budget, sa voix monocorde égrenant des chiffres dont elle n'a cure. Elle est assise bien droite face à sa webcam, le visage sérieux, professionnel. En haut, elle porte un petit ensemble sobre, de rigueur pour une journée de télétravail. En bas, c'est une autre histoire : juste une petite dentelle, pas hyper sexy au premier abord, mais assez affriolante pour lui avoir trotté dans la tête toute la matinée. Une dentelle qu'elle s'est juré de ruiner aujourd'hui.
La réunion a commencé depuis dix minutes quand elle entend un frôlement discret. Elle jette un œil rapide hors du champ de la caméra. Il est là ! Il s'infiltre dans la pièce comme une ombre, un sourire en coin qui annonce déjà le pire. Elle lui fait les gros yeux, secoue la tête pour lui dire non, mais la provocation est trop belle. Sans un bruit, il se laisse glisser au sol et disparaît sous le plateau du bureau. Son cœur fait un bond dans sa poitrine. À l'écran, un collègue pose une question sur les objectifs du second semestre. Elle essaie de se concentrer, mais sous la table, là où l'espace est étroit, confiné ; elle sent la chaleur de son corps contre ses jambes nues. Soudain, deux mains chaudes se posent sur ses genoux. Ses doigts remontent lentement le long de ses cuisses, faisant frissonner sa peau. Elle se raidit sur sa chaise, les yeux fixés sur la webcam, le souffle brusquement bloqué.
— Oui… tout à fait, la connexion est bonne de mon côté, parvient-elle à articuler d'une voix un peu trop haut perchée lorsque la responsable l'interpelle.
Sous le bureau, il savoure sa détresse. Ses mains atteignent enfin la dentelle. D'un geste lent, délibéré, il écarte simplement le tissu fin sur le côté pour libérer le passage et accéder directement à son sexe déjà brûlant. Sa bouche s'approche. Elle tente de reculer sa chaise, le repousse un peu du bout des doigts, mais sans aucune conviction. C'est la panique et l'excitation pure. « Oh putain, si ma responsable savait… » pense-t-elle alors qu'une première caresse de sa langue la cueille à froid. La sensation est si vive qu'elle doit s'agripper au rebord du bureau pour ne pas sursauter.
— Tout va bien ? Tu me sembles bizarre, ça va ? T'es toute rouge d'un coup ! demande la voix dans le haut-parleur.
Elle avale sa salive, les joues brusquement empourprées, les yeux affolés.
— Oui, pardon… Mon appartement… est mal isolé, il y fait… une de ces chaleurs aujourd'hui… Je transpire un peu, pfff… Et puis, il y a des travaux dans la rue… la… la liaison bugge un peu…
Sous la table, il s'en fout des travaux. Il double la mise. Sa langue s'aplatit, s'active, chaude et gourmande, venant cueillir sa moiteur qui coule déjà le long de ses doigts. Dans l'espace confiné, elle perçoit son souffle chaud contre elle, feutré, concentré — un son qui n'appartient qu'à eux deux au milieu des voix de la réunion. Elle le déteste à cet instant précis, mais Dieu sait qu'elle n'a pas envie qu'il arrête. Ses pensées se bousculent, se mélangent aux sensations physiques qui irradient dans son ventre.
— S'il te plaît, arrête… Faut que je bosse bébé… Non mais non… Oh putain ! Ne mets pas ta langue là ! Oh ouiiiii… T'es chiant… Mmmmm… T'es horrible…
Ses lèvres s'entrouvrent, son regard se perd un instant loin de l'objectif de la caméra. Pour masquer ses tremblements et les vagues qui commencent à la submerger, elle coupe discrètement son micro, feignant de chercher un document. Ses doigts se crispent sur ses cuisses alors qu'il aspire son clito avec une force brute, le protégeant du monde extérieur par le rempart de ce bureau en bois, devenu le théâtre secret de leur plus belle transgression. Sous l'épaisseur du bois, il sent bien que la dentelle a perdu la bataille depuis longtemps. Elle est totalement trempée, ruinée, comme elle l'avait prophétisé ce matin. Pour pousser le jeu encore plus loin et la mettre délicieusement mal à l'aise, il saisit les bords du tissu fin. Ses doigts frôlent sa peau brûlante alors qu'il fait glisser la fine dentelle le long de ses cuisses, puis de ses chevilles, avant de la retirer complètement. Elle retient un hoquet de surprise. Ça y est, elle est intégralement nue à partir de la taille, les fesses posées à même le cuir du fauteuil, le sexe à l'air libre et totalement exposé, grand ouvert, offert au moindre caprice de son homme. À l'écran, la voix de la responsable résonne, implacable.
— Bien, on va passer au point suivant. Tu as pu finaliser les graphiques ?
Elle sent son intimité intégralement nue, une sensation de vulnérabilité absolue qui lui flanque des frissons de la tête aux pieds. Sa main tremble sur la souris pour rallumer son micro. Elle doit faire face, le visage décomposé par l'effort de concentration, les épaules rigides. Le contraste est violent : le haut de son corps est figé dans une attitude professionnelle, tandis qu'en bas, elle sent l'air frais de la pièce sur son sexe ouvert et ruisselant, juste avant que la chaleur de la bouche de son homme ne revienne s'y coller.
— Oui… oui, c'est… c'est prêt, réussit-elle à articuler d'une voix un peu blanche, avant de couper aussitôt le micro pour ne pas trahir son souffle.
Sous la table, il n'attendait que ça. Il profite de sa détresse avec une malice féroce. Sa langue revient se coller contre son bourgeon, mais cette fois, le rythme change. Ce n'est plus une caresse, c'est un roulement rapide, une aspiration continue et vicieuse qui la prend par surprise. En même temps, il enfonce deux doigts profondément dans sa moiteur brûlante, jouant sur les deux tableaux pour l'ouvrir encore plus, tandis que sa langue reprend ses mouvements circulaires, savourant sa drogue. Elle est obligée de mordre sa lèvre inférieure pour ne pas gémir devant l'objectif. Ses yeux fixent l'écran, affolés, emplis de larmes de plaisir, alors qu'elle sent les vagues de l'orgasme monter en flèche dans son ventre, rendue folle par l'interdit de la situation. Le choc électrique est si violent que son regard se fige. Ses pupilles se dilatent. Ses doigts lâchent le clavier. Alors, tout en gardant les yeux rivés sur l'écran et un masque de marbre face à ses collègues, elle laisse descendre sa main droite le long du bureau, hors du champ de la caméra. Elle lui adresse un doigt d'honneur vengeur et tremblant, juste sous son nez.
Sous le plateau, il manque de s'étouffer de rire contre sa peau et, pour la punir de son insolence, il aspire de plus belle son clito. La vague arrive. Énorme. Elle tient deux secondes, les dents plantées dans sa lèvre. Puis rien ne la retient plus. D'un clic frénétique, elle coupe définitivement sa caméra. L'écran devient noir pour ses collègues. Sous le bureau, la digue cède. Elle se laisse glisser un peu plus bas sur son siège, le dos cambré à s'en rompre les vertèbres, et lâche enfin le cri qu'elle retenait au fond de sa gorge. La jouissance la traverse — un seul spasme d'abord, net, presque douloureux, puis les secousses qui déferlent, rythmées par le doigt de son homme qui continue de la marteler sans pitié et sa langue qui boit ses tremblements jusqu'au dernier. Elle reste là, les yeux fixés sur le plafond, à bout.
Il attend que les dernières secousses s'apaisent, puis remonte sa tête entre ses cuisses pour capter son regard. Elle est essoufflée, en sueur, complètement sonnée, mais un sourire incroyable flotte sur ses lèvres. Elle jette un œil à l'écran. Un message de la responsable s'affiche sur le chat de la réunion, « Problème de réseau ? »
— Toi… Attends que j'aie fini, je vais m'occuper de ton cas, tu vas voir… chuchote-t-elle, les yeux brillants.
Elle reprend son souffle, replace une mèche de cheveux derrière son oreille, rallume la caméra et tape rapidement, les doigts encore tremblants.
— Désolée… la liaison a coupé… sûrement à cause des travaux dans la rue ! Je suis de retour.
À l'écran, les fenêtres des collègues clignotent à nouveau. Sous la table, il est resté assis par terre, son menton posé sur son genou nu, un sourire victorieux aux lèvres alors qu'il l'observe faire face au reste de l'équipe. Tout en reprenant son ton le plus professionnel pour commenter les graphiques du budget, elle laisse glisser sa main libre sous le bureau. Ses doigts viennent se perdre dans les cheveux de son homme, scellant leur secret dans l'ombre de leur complicité. La responsable continue son monologue, totalement inconsciente du court-circuit qui vient d'avoir lieu.
Commentaires ()
Après, j'en connais une autre qui s'est fait plaisir devant la cam 😏... Mais elle s'est fait griller 🫣
Merci de ta visite et de ta lecture.