Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les chasseurs — Chapitre 2 · On doit discuter :
Auteur
Les chasseurs
Chapitre 2 · On doit discuter :
Note de l'auteur :
Correction par IA... désolé... bref, lisez la note de l'auteur du chapitre 1, cela sera plus simple car rien n'a changé. Oui, je suis partisan du moindre effort héhé.
Correction par IA... désolé... bref, lisez la note de l'auteur du chapitre 1, cela sera plus simple car rien n'a changé. Oui, je suis partisan du moindre effort héhé.
J'arrive sur Franceville-Merville en moto. Pour la discrétion, on repassera. Je prends la direction de la plage et je découvre la foule de touristes avec grand plaisir. Face à la mer, je laisse la moto sur un parking, moteur allumé, et je m'éloigne tout en la surveillant du coin de l'œil. « Allez les gars... c'est une moto, il y a la clé dessus ! »
Je n'attends même pas deux minutes : je la vois partir à toute vitesse, suivie d'une voiture de la police municipale. Parfait. Avec un peu de chance, il va les conduire très loin d'ici.
Je rebrousse chemin car j'ai vu un hôtel pas loin. En marchant, j'en profite pour réserver une chambre et ainsi éviter le contact avec un membre du personnel de l'hôtel. Moins on me voit, mieux je me porte.
En arrivant proche de ma destination, je tombe sur une pizzeria. Ce n'est pas sérieux, mais je ne résiste pas à la pizza normande. Un pur délice !
Devant la porte de la chambre, je tape le code. Elle s'ouvre, j'entre. La porte encore grande ouverte, je me retrouve face au côté gauche du lit. Une table sur la droite avec une chaise. Sur ma gauche, une seconde chaise, et de l'autre côté du lit, une porte qui donne sur la salle de bain. C'est parfait. Je pose la pizza sur la table, ainsi que la bouteille de Fanta... un petit plaisir. Je me retourne pour fermer la porte et je fais face à cette jeune femme. Comment m'a-t-elle retrouvé si vite ? Je n'ai pas le temps de lui parler qu'elle tente de me frapper. Je pare les premiers coups maladroitement. Elle est rapide, ses coups sont précis, mais je reconnais les enchaînements enseignés par l'Organisation. Elle saisit mon poignet gauche et le tire, me faisant pivoter sur ma droite malgré moi, puis me donne un coup de pied derrière ma rotule. Je tombe à genoux... Elle place aussitôt une main sur mon front et je sens la lame froide de son katana sur mon cou. Je ne bouge plus...
— Qui es-tu ? me demande-t-elle.
— Un ex-chasseur. Et toi ? Une chasseuse d'infectés ou une tueuse d'humains ?
— Une chasseuse, mais je peux me reconvertir !
— Pour une reconversion, je te conseille de toujours vérifier le bas de ton ventre...
Elle regarde rapidement le bas de son ventre et découvre une de mes deux lames, dirigée vers elle. Elle grogne de rage, retire ses mains et fait un pas en arrière. Je me relève péniblement. Je sens que mon genou va être douloureux pour un bon bout de temps. Je la contourne, ferme la porte et je m'installe sur la chaise près de la table.
— Où vas-tu ? me lance-t-elle.
— J'ai faim, j'ai une pizza, donc je vais la manger. Prends la chaise et viens.
— Pour quoi faire ?
— Là, comme ça... pour manger ?
— Je veux des réponses !!
— Et moi, j'ai faim... Prends la chaise.
Sur la table, il y a une bouilloire et des tasses. Je verse de la boisson pétillante dans les tasses.
— Je ne bois que de l'eau...
Je lève les yeux vers elle... lui donne sa tasse et lui montre la salle de bain. Elle la saisit en grommelant puis revient alors que je croque dans une part de pizza... Elle s'assied devant moi, je pousse la pizza vers elle... Je lui demande :
— Tu t'appelles comment ?
— Karine, me dit-elle sèchement.
Je la regarde. Elle tient mon regard puis soupire. Elle sort de son blouson de cuir son portefeuille et fait glisser sa carte d'identité sur la table. Je la prends, l'observe...
— La vieille taupe du sous-sol est encore vivante ? C'est une excellente faussaire, mais elle a un égo surdimensionné... Regarde, en haut à droite sur ta photo, il y a un point noir : c'est sa signature.
Elle plisse les yeux et m'arrache sa pièce d'identité des mains. Je continue...
— Allez, je ne t'en veux pas, mais j'ai été un chasseur moi aussi. Je sais que tu n'as pas de nom, juste un matricule. Rassure-moi, tu sais qu'on est toutes et tous des orphelins, que l'Organisation nous a éduqués depuis nos cinq ans ?
— Je m'appelle 2-01-163.
— Hmmm, 2 pour le nord-ouest de la France, 01 pour 2001, donc tu as vingt-cinq ans... Comment je dois t'appeler ? 163 ?
— Karine. Et toi ? Ton matricule ?
— Je n'en ai plus. Appelle-moi... (je sors une carte d'identité de ma poche) Il est écrit Philippe.
Elle soupire, mais prend une part de pizza tout de même.
— Le bibliothécaire m'envoie. Il faut qu'on discute tous les deux.
— Le quoi ? Tu veux dire l'archiviste !
— Ne me dis pas que tu ne connais pas la série Buffy... Celui qui lui donne toutes les infos est un bibliothécaire. C'est pour cela qu'on le nomme comme ça.
Elle me regarde avec de grands yeux. Je me dis que la génération 2001 ne connaît aucun classique.
— Je t'ai vu combattre et tu es...
— Je n'ai pas besoin de baby-sitter.
— Tant mieux, je n'en suis pas un ! Et après un combat, il faut se changer les idées et parler.
Elle se lève et se dirige vers la porte.
— Je me change les idées avec du sexe ! dit-elle.
— Et pour parler ?
Elle me lance un regard qui fait froid dans le dos et sort de la chambre.
Bon, bah... je vais finir ma pizza.
La plage
Il fait déjà nuit quand 163 arrive sur la plage. Elle est énervée et elle veut du sexe !! Elle voit un homme, seul sur la plage, environ de son âge. Elle se dirige vers lui et, après quelques mots échangés, elle lui prend la main et l'entraîne plus loin, à l'écart des derniers touristes.
Derrière une dune, elle le pousse au sol et le chevauche aussitôt. Il veut lui parler, mais elle lui dit de se taire. Elle retire son blouson, son t-shirt. L'homme pose ses mains sur les hanches de 163, puis lui caresse les seins. Elle ferme les yeux, elle veut du sexe ! Maintenant !! Elle déboutonne le pantalon de cet inconnu et se penche pour l'embrasser. Dans sa tête, une parole revient : « Et pour parler ? ».
— Tout va bien ? lui demande le jeune homme.
— Je t'ai dit de ne pas parler !!
Elle l'embrasse. « Et pour parler ? ». Elle soupire et se relève.
— Tu t'en vas ?
— Oui. Je n'ai plus envie.
L'inconnu se redresse et lui attrape le poignet :
— Tu me chauffes et tu pars comme ça ??
La chambre d'hôtel
Dans ma chambre, après avoir dévoré la pizza et profité d'une bonne et longue douche, je reviens vers le lit. J'entrouvre la porte de la chambre pour être certain que tout est calme, question d'habitude. Soudain, Karine surgit et me pousse en arrière avant de claquer la porte derrière elle. Je trébuche et je tombe sur le lit, sur le dos. Avant que je puisse réagir, Karine me chevauche.
— Tu as détruit mon plan cul de ce soir !!!
— Et toi, il faudrait que tu cesses d'entrer dans ma chambre comme ça !!
— Je t'ai entendu dans ma tête, tes paroles !! Tu m'as bloquée, j'ai abandonné l'autre sur la plage par ta faute...
— Oh... Il a réagi comment ?
— Il m'a attrapé le poignet...
Je me mets à sourire. Karine me regarde, en colère.
— Qu'est-ce qui te fait rire ?
— Je me demandais s'il était encore vivant...
Un silence s'installe dans la chambre. Karine, toujours sur moi, se redresse et soupire.
— Il aura besoin de quelques séances d'ostéo... Ça lui apprendra, dit-elle en souriant à son tour.
— Allez, laisse-moi me relever. On va se prendre un café.
Elle se lève et s'installe sur une chaise. Je me relève en grimaçant à cause de la douleur au genou gauche.
— Je m'excuse pour... enfin tu vois... ton genou... Je ne savais pas qui tu étais.
— Je ne t'en veux pas, tu es très rapide et je n'étais pas prêt.
— Je te fais l'autre genou quand tu veux !
Je fais non du doigt alors que je me rhabille. On sort de la chambre pour se rendre à l'accueil, là où il y a une machine à café. On s'installe à une table et on commence à discuter.
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