Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camille "assistante de direction" — Chapitre 1 · Shopping chaud et taxi complice
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Camille "assistante de direction"
Chapitre 1 · Shopping chaud et taxi complice
Note de l'autrice Bertille :
Suite au changement opéré sur ce site, j'ai perdu mes identifiants de connexion à mon profil "Bertille". Je poursuis donc ici la parution de mon histoire : Camille "assistante de direction".
Il s'agit donc bien du chapitre 6 de cette histoire.
Bonne lecture
Bertille
Suite au changement opéré sur ce site, j'ai perdu mes identifiants de connexion à mon profil "Bertille". Je poursuis donc ici la parution de mon histoire : Camille "assistante de direction".
Il s'agit donc bien du chapitre 6 de cette histoire.
Bonne lecture
Bertille
Alice était très volubile, manifestement excitée par cette journée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices. Le chauffeur de taxi ne perdait pas une goutte de ces deux jolies jeunes femmes qui s’étaient installées à l’arrière de son taxi.
Alice s’était assise, volontairement je pense, à l’arrière droit de la voiture. Le chauffeur avait en ligne de mire dans son rétroviseur les jambes d’Alice gainées de nylon couleur cappuccino. Le tissu de sa jupe crayon était tendu par le léger écartement de ses cuisses, formant ainsi un petit triangle partant du haut des genoux et délimité par le tissu de la jupe. Vous savez, ce petit triangle dont l’obscurité laisse toujours court à l’imagination débordante de celui qui le regarde. Ce triangle qui semble être une porte d’accès, mystérieux et terriblement attirant. Et dans le cas présent, celui qui avait une imagination sans aucun doute concupiscente, c’était bien notre chauffeur de taxi. Alice jouait avec lui. Elle avait tous les atouts en main. Un léger déplacement de ses jambes et les yeux du chauffeur se fixaient sans retenue sur elle. Un croisement puis un décroisement de ses jambes, le crissement de ses bas nylons et un léger sourire se manifestait, rempli d’un désir inassouvi. Alice était la féminité incarnée et si elle commençait à jouer avec un homme, c’était elle le chat et lui la souris. Une marionnette masculine qui devenait obsessionnelle devant cette déesse de la féminité.
Alice se rapprocha de moi et me chuchota à l’oreille :
— Tu vas découvrir le pouvoir que nous avons, nous les femmes. Les hommes sont totalement fétichistes dans le fond, tu sais. Les jupes, les talons aiguilles, le nylon, ça les rend dingues. Et ils deviennent de vrais toutous. Si je lui demandais là maintenant de danser sur son capot pour me faire plaisir, il le ferait. J’en suis certaine.
— Fétichistes comme nous d’ailleurs ! dis-je d’un ton espiègle.
Alice me regarda avec complicité.
— Oui, tu as raison, mais tu vas découvrir que ta sexualité ou plutôt ta sensualité va changer. Car notre plaisir est probablement en partie fétichiste certes, mais il est beaucoup plus long que celui d’un homme. Il s’insère en nous, mêlant le fétichisme et une aspiration à une forme de féminité très profonde. Ce n’est pas simplement du travestissement. C’est beaucoup plus intime psychologiquement.
Le chauffeur avait-il entendu le mot « travestissement » quand Alice le prononça ? Je n’en avais aucune certitude. Mais je vis dans ses yeux une interrogation, doute mêlé à la surprise. Mais pas de condamnation, pas de rejet ou d’attitude scandalisée.
Alice éclata de rire à nouveau et dit tout fort :
— Mais que je suis sérieuse aujourd’hui ! C’est pourtant une journée de plaisir qui s’annonce.
Et en interpellant le chauffeur :
— Et savez-vous pourquoi, Monsieur le chauffeur ?
— Appelez-moi Joseph, je préfère, dit notre chauffeur avec un grand sourire.
— Eh bien Joseph, mon amie qui est avec moi est ici aujourd’hui pour changer sa garde-robe. Entièrement, intégralement.
— Ah vraiment, vous allez dévaliser les Grands Magasins ?
— Très probablement, je pense.
— Et qu’allez-vous changer dans la garde-robe de Mademoiselle… ?
— Camille, dis-je avec ma voix la plus fluette.
Alice reprit immédiatement la maîtrise de la conversation. C’était réellement une alliée précieuse pour une fille comme moi. Une fille qui entrait aujourd’hui dans le monde de la féminité. Elle me protégeait, me préservait comme une guide, un mentor qui préserve une débutante, son élève.
Le jeu avec Joseph, notre taxi, continuait. Et d’ailleurs ne faisait que commencer. Alice rayonnait :
— Eh bien, tenez-vous bien, cher Joseph, mon amie Camille n’a jamais porté de robe, de jupe. À part peut-être quand elle était petite, n’est-ce pas Camille ? Et encore moins de talons aiguilles.
— Et vous allez aujourd’hui réparer cet impair, dit le chauffeur ravi de la tournure que prenait la conversation. Et si je puis me permettre cette petite indiscrétion, qu’allez-vous acheter en premier ?
La question s’adressait à moi directement. Je répondis d’un trait. Mon envie s’exprima sans y réfléchir. Une envie impérieuse !
— Des talons, des talons aiguilles !
Ma voix était naturellement passée un ton en dessous. Je découvrais qu’elle était crédible. C’était une très bonne nouvelle pour moi. Je poursuivis sur ma lancée avec Joseph. C’était finalement la première fois que je pouvais exprimer naturellement au monde extérieur mes envies de femme.
— Et en priorité, je veux des sandales à talons aiguilles. Je pense des sandales dorées.
— Je vois que vous savez ce que vous voulez. J’ai hâte de vous voir avec.
Notre chauffeur s’exprimait d’un ton qui se voulait désormais complice.
— Oui, je pense que nous allons être très chargées de sacs en tout genre aujourd’hui, glissa Alice au chauffeur.
Joseph avait compris l’allusion, c’est certain :
— Que diriez-vous si je vous réservais ma journée ? Je vous propose un forfait convenable. Et à chaque fois que vous avez trop de sacs à porter, vous m’appelez et nous les mettons dans le coffre de mon taxi.
— Quelle merveilleuse idée, Joseph, vous êtes un ange, s’enthousiasma Alice.
Elle reprit :
— Nous allons rester dans ce quartier une bonne partie de la journée. Et nous aurons besoin de vous pour aller en fin d’après-midi dans un autre arrondissement. Il y a une boutique de lingerie que j’adore et que je veux absolument faire découvrir à mon amie Camille.
— Cela sera le bouquet final, dit Joseph.
— Oui, c’est certain. Je veux convaincre Camille de porter de la lingerie de luxe au quotidien. Les femmes ont oublié pour certaines le plaisir de mettre le matin une jolie guêpière ou un beau porte-jarretelles. Les bas-nylon ont un tel charme. Pour moi, ils incarnent la féminité. Et c’est la raison pour laquelle je ne porte plus de collants. Sauf quand j’y suis vraiment contrainte.
À ces mots, notre chauffeur déglutit bruyamment, sans pouvoir vraiment se contrôler. Il réalisait par cet aveu que la femme à l’arrière de son taxi portait très probablement sous sa jupe crayon, des bas nylons, au moins un porte-jarretelles et peut-être une guêpière !
Ce fameux petit triangle formé par la jupe tendue et le haut des genoux recelait donc tous ces trésors supposés. Il avait débarqué sur l’île de la féminité en prenant ce matin ces deux sirènes dans son taxi.
— Et à quel moment y êtes-vous contrainte ? demanda-t-il en se ressaisissant.
Alice explosa de rire, comme à son habitude.
— Vous êtes bien un homme, pour poser ce genre de question ! Eh bien cher Joseph, quand je porte une mini-jupe, et parfois une mini mini-jupe, je ne veux pas que mes bas ou mon porte-jarretelles soient visibles quand je me penche ou quand je m’assois à la terrasse d’un café. Vous imaginez la scène ?
— Oui, j’imagine très bien. Et j’avoue que c’est un spectacle qui ne déplairait pas à beaucoup d’hommes.
— Vous êtes un coquin Joseph. Alice avait ce ton malicieux plein d’entrain, qui n’était propre qu’à elle.
Le taxi s’arrêta.
— Nous voici arrivés, nous indiqua Joseph.
Il nous donna sa carte avec son numéro de portable. Je sortis du taxi. Je n’étais plus la même qu’en y entrant. Déjà certaines craintes s’étaient estompées. Mais je sautais quand même enfin dans le grand bain. J’en avais pleinement conscience. Cette journée allait être une journée initiatique pour moi. Sans aucun doute, aucun !
Une fois dans le hall du Grand Magasin, Alice s’accrocha à mon bras comme le font deux bonnes copines.
— Serre bien tes bras le long de ton corps. C’est ainsi que les femmes font. Sers-toi aussi de ton sac à main pour occuper ton bras. Cela te donnera de la contenance.
— Merci Alice pour tout ce que tu fais pour moi. Tout cela est si nouveau.
— Je suis passée par là et je sais que c’est plus facile avec une amie comme moi.
Déjà les escalators pour accéder aux étages supérieurs se présentaient à nous. Direction la mode féminine : hiii hii !
Alice est une marche au-dessus de moi, je vois sa taille fine se dessiner, sa jupe crayon si moulante, ses mollets gainés de nylon et ces talons aiguilles interminables. Je suis si impatiente.
Nous marchons tranquillement à travers les différents stands, que les professionnels appellent je crois des corners. Beaucoup de grandes marques y sont représentées, offrant à l’achat à la fois des vêtements et aussi des chaussures de femmes.
Enfin nous tombons sur un corner qui arrête notre attention.
— Je crois que nous allons trouver ton bonheur ici Camille. Regarde, elles sont là tes sandales dorées à talons aiguilles.
— Puis-je vous aider ?
Déjà une vendeuse s’est présentée. Alice prend la parole :
— Quelle hauteur de talons ces sandales ?
— Dix centimètres.
Et en me regardant :
— Camille, dix centimètres c’est bien pour une première fois.
— Ce sont vos premiers talons aiguilles Mademoiselle ?
— Oui, tout à fait, puis-je les essayer, dis-je avec l’impatience d’une enfant devant un cadeau.
La vendeuse, après m’avoir fait asseoir, s’agenouilla à mes pieds pour m’enfiler ces délicieuses sandales. Elle serre délicatement la sangle autour de ma cheville. Un pied puis les deux.
— Levez-vous.
— C’est le moment fatidique, rigola Alice.
Une fois debout, je ressentis immédiatement la courbure de mon dos s’accentuer.
— Vas-y, marche.
Je voyais mes ongles de doigts de pieds à travers le nylon de mes collants. C’était si bon.
Contre toute attente, je me mis à marcher très naturellement avec ces sandales aux talons si hauts. J’allais et venais comme une gamine. Plusieurs fois, en extase devant ce moment si particulier pour moi.
— Je crois que nous avons compris Camille, tu es faite pour porter des talons aiguilles.
— Oui, je veux bien essayer d’autres escarpins.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées dès le premier arrêt avec trois sacs de chaussures.
— Bon maintenant, il te faut des robes et des jupes. Y a-t-il quelque chose en particulier que tu voudrais avoir en premier ?
— Oui, je crois que j’aimerais avoir une petite jupe plissée. Je raffole de cela.
— Comme je te comprends, j’adore aussi en porter. Et avec des sandales à talons c’est très mignon. Je crois savoir où nous pouvons te trouver ça.
Alice connaissait bien le magasin. En quelques pas (sur mes talons aiguilles), nous arrivâmes à la caverne d’Ali Baba. Un choix incroyable de jupes. Alice prit cinq modèles après ma validation. Après un coup d’œil complice avec la vendeuse, nous pénétrons dans le couloir des cabines d’essayages.
— Voilà, après cela tu ne vas plus très souvent mettre des pantalons, crois-moi.
— Tu veux dire que je vais sortir avec cette jupe ?
— Allons, allons, on est là pour cela, pour que le petit papillon Camille prenne son envol.
Une fois seule dans la cabine, j’essayais la première jupe. Une beige assez courte. Quelle sensation ! Le plissé, la forme évasée, c’était si féminin. Et cela allait parfaitement avec mon chemisier en satin ivoire. Je regardais, comme hypnotisée, mes longues jambes.
— Alors, alors, dit Alice impatiente. Sors et viens me montrer.
Je sortis timidement.
— Tu es tout simplement splendide. Je n’avais pas encore remarqué tes jambes. C’est incroyable. Beaucoup de femmes vont t’envier, je t’assure.
Je pris trois jupes plissées. La vendeuse nous aida ensuite à trouver d’autres articles. Une jupe en cuir, une jupe crayon, des hauts, de petits gilets sages. Je me promenais dans les rayons en talons aiguilles et en jupe plissée. Celle-ci était très courte mais je m’assumais. J’étais simplement heureuse d’être moi, d’être… Elle.
Alice ne résista pas non plus à la tentation du shopping. Elle choisit une jupe noire satinée de type patineuse.
— Je la mets maintenant. Nous serons toutes les deux très sexy. J’adore !
— Tu vas avoir à gérer la visibilité de tes bas et ton porte-jarretelles.
— Oui, tu vas voir la Pro ! Savoir montrer, mais pas trop. C’est tout le plaisir. Tu verras en fin d’après-midi.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Tu verras, rappelle-toi que nous finissons la journée par le magasin de lingerie.
Alice, je l’ai déjà dit, était espiègle, joueuse.
— Appelons Joseph, on va finir par nous confondre avec des bourricots avec tous nos sacs.
Joseph nous attendait à une des sorties du Grand Magasin. Le coffre déjà ouvert. Il me vit sur mes talons aiguilles et en petite jupe plissée.
— Le changement vous va très bien Mademoiselle Camille. Quelle élégance !
— Merci Joseph, je me sens très bien habillée ainsi.
Alice me demanda de mettre mes sacs dans le coffre. J’eus le réflexe de garder mes jambes bien tendues. Ma petite jupe se releva certainement un peu, mais j’étais en collant.
Quant à Alice, ce fut un tout autre manège. Elle se plia bien en deux pour mettre au fond du coffre. Joseph la regardait faire en retrait. Et le spectacle était bel et bien au rendez-vous. La jupe se releva suffisamment pour laisser apparaître la lisière des bas et les attaches du porte-jarretelles. Alice mit sa main sur l’arrière de sa jupe comme pour la rabattre.
— Joseph, ne seriez-vous pas un peu voyeur, de regarder ainsi sous les jupes ?
— Ce n’est pas du voyeurisme Mademoiselle Alice, c’est comme être au spectacle.
— Et ce que vous avez vu vous a plu ?
— Oui, beaucoup, s’il y a une autre représentation j’achèterai tous les billets.
— Flatteur avec ça, rigola Alice. Nous verrons pour une nouvelle représentation, la journée n’est pas finie.
En repartant vers l’entrée du grand magasin, je regardais Joseph qui ne quittait pas Alice des yeux. Son pantalon était déformé par une grosse bosse. Il bandait comme un âne !
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