Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camille - "assistant" de direction — Chapitre 4 · Ma nouvelle garde-robe
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Camille - "assistant" de direction
Chapitre 4 · Ma nouvelle garde-robe
Le lendemain matin, comme convenu, Alice frappa à ma porte à huit heures sonnante. Je n'avais aucune habitude de me lever si tôt. J'étais totalement endormi. Elle frappa de nouveau.
— Merde, merde, me dis-je intérieurement.
J'avais dormi nu dans mes draps de soie. Inévitablement au réveil, comme tous les garçons, j'étais au garde-à-vous, le sexe bien dressé. Pas de pyjama. Comment faire ? Alice frappait de nouveau et manifestement elle s'impatientait. Tant pis, je pris la nuisette qui était à côté de moi, la mis devant mon sexe et courus vers la porte d'entrée.
Alice était sur le palier, chargée de sacs de shopping.
— Ha, je vois que tu apprécies la petite nuisette rose, dit Alice malicieusement.
— Non, non, mais je n'ai pas de pyjama et quand tu as frappé, j'étais nu.
— Oui, oui, je vois quand même que tu l'apprécies cette nuisette ! dit-elle tout en regardant mon sexe qui émergeait fièrement à travers le tissu. Je te comprends, je raffole moi aussi de toutes ces matières soyeuses. Elle poursuivit :
— Non, non, mais je n'ai pas de pyjama et quand tu as frappé, j'étais nu.
— Oui, oui, je vois quand même que tu l'apprécies cette nuisette ! dit-elle tout en regardant mon sexe qui émergeait fièrement à travers le tissu. Je te comprends, je raffole moi aussi de toutes ces matières soyeuses. Elle poursuivit :
— Allez, file sous ta douche, la coiffeuse et la manucure arrivent à neuf heures. Il faut que tu sois prêt et que l'on fasse avant les essayages de ce que je t'ai acheté.
Je sors de la douche après quelques minutes. Je n'ai aucun vêtement, donc j'enroule autour de mes hanches la serviette de bain. Je me présente ainsi à Alice. Elle me tend une sorte de grande culotte en Lycra noir.
— Ça commence mal, je ne vais pas mettre ça ! dis-je.
— Fais-moi confiance, tes pantalons vont être très près du corps et je ne pense pas que Monsieur appréciera de voir l'élastique d'un de tes vieux slips, dit-elle en riant.
— Ils ne sont pas vieux mes slips, dis-je en grommelant.
— Chut ! m'interrompra Alice. Si tu discutes tout, on n'a pas fini. Allez, mets-le, je me tourne.
— Fais-moi confiance, tes pantalons vont être très près du corps et je ne pense pas que Monsieur appréciera de voir l'élastique d'un de tes vieux slips, dit-elle en riant.
— Ils ne sont pas vieux mes slips, dis-je en grommelant.
— Chut ! m'interrompra Alice. Si tu discutes tout, on n'a pas fini. Allez, mets-le, je me tourne.
Me voilà ridicule dans cette culotte devant Alice.
— Je t'ai acheté de quoi tenir la semaine. Après on verra. Tu as cinq chemises, plutôt des chemisiers, compte tenu du boutonnage à l'envers. Et deux pantalons taille haute. Et deux paires de chaussures et des sous-vêtements en quantité suffisante pour un usage quotidien.
Je regardais les chemisiers. Il y en avait de toute sorte. Mais franchement, aucun n'était vraiment masculin. Certains étaient en soie, d'autres en satin avec des manches légèrement bouffantes. Tout était très mode, très élégant, mais pas vraiment masculin.
— Tu n'as rien trouvé de plus masculin ? dis-je.
— Allons, allons, je pensais que nous étions d'accord. Et surtout que tu avais bien accepté les conditions de Monsieur. Cela va mettre en avant ton côté métrosexuel certes. Tous ces vêtements sont des vêtements de marque, crois-moi. Tu entres dans un nouvel univers, celui de la mode. Mais tu peux toujours renoncer. À toi de me dire, mais si c'est le cas, c'est maintenant !
— Allons, allons, je pensais que nous étions d'accord. Et surtout que tu avais bien accepté les conditions de Monsieur. Cela va mettre en avant ton côté métrosexuel certes. Tous ces vêtements sont des vêtements de marque, crois-moi. Tu entres dans un nouvel univers, celui de la mode. Mais tu peux toujours renoncer. À toi de me dire, mais si c'est le cas, c'est maintenant !
Alors, que décides-tu ? En guise de réponse, je me résolus à enfiler le premier chemisier, couleur ivoire, un peu satiné. De toute façon, je n'avais pas le choix, j'étais quasi à la rue. Intérieurement, je devais admettre que la sensation du tissu était agréable sur la peau. Voire même très agréable. Mon sexe recommençait à gonfler. Cela n'échappa pas à l'œil avisé d'Alice. Mon sexe était parfaitement dessiné par le fin tissu de ma culotte en Lycra.
— Tu grognes, mais ton corps parle pour toi, dit-elle en pointant son index verni de rouge à ongle brillant vers mon sexe. Allez, le pantalon maintenant, dit Alice.
Il s'agissait d'un pantalon noir. Très étroit en bas et légèrement fendu au niveau des chevilles. Mais le haut, ce fut la surprise. Le pantalon se fermait sur le côté au niveau de la hanche. Pas de fermeture éclair devant.
— Mais comment vais-je faire pour aller aux toilettes ?
— Mais tu vas faire assis. C'est beaucoup plus hygiénique de toute façon !
— Mais tu vas faire assis. C'est beaucoup plus hygiénique de toute façon !
Je me résolus à enfiler ce pantalon. Il m'allait parfaitement. La fermeture sur le côté était perturbante.
— Et la petite ceinture pour finir, dit Alice, toujours aussi satisfaite de ses achats.
Clairement la ceinture était aussi une ceinture de femme. Discrète noire en cuir mais si fine, délicatement terminée par une boucle dorée.
— Pour les chaussures, je t'ai acheté des mocassins noirs avec une boucle dorée.
Là, il faut admettre que c'était à peu près neutre. Sauf qu'avec ce pantalon assez court au niveau des chevilles, cela rendait la chaussure beaucoup plus féminine.
J'essayais d'enfiler les chaussures. Ça passait, mais un peu difficilement.
— Mais suis-je bête, je t'ai pris des chaussettes. Sèche-toi un peu les pieds et mets ça !
Alice me présenta une paire de chaussettes en nylon, que les femmes appellent le plus souvent des mi-bas.
— Je ne vais quand même pas mettre ça ! dis-je.
— Alors pour le coup, je trouve que tu exagères. Beaucoup d'hommes d'affaires en portent et puis pour aujourd'hui j'ai choisi une couleur beige, donc invisible.
— Alors pour le coup, je trouve que tu exagères. Beaucoup d'hommes d'affaires en portent et puis pour aujourd'hui j'ai choisi une couleur beige, donc invisible.
Et pour finir, Alice me fit enfiler un petit blazer lui aussi assez court, qui m'arrivait aux hanches.
— Alors, dis-moi en me faisant pivoter devant le grand miroir.
Clairement, c'était une métamorphose. Rien à voir avec Camille, le jeune étudiant de la veille. Mais, je dois dire que le résultat était finalement assez réussi. Il fallait que je m'assume ainsi. C'était ça l'enjeu. Et ce n'était pas gagné !
La coiffeuse et la manucure arrivèrent à ce moment de mes constats un peu perturbés. En voyant entrer ces deux jolies jeunes femmes, je fus honteux de ma tenue. Mon ego en prit un coup. De leur côté, elles avaient un œil professionnel et ne firent aucun commentaire déplacé.
— Bien, voilà notre assistant que nous devons relooker, dit la coiffeuse. Alice, qu'as-tu imaginé comme coupe ?
Visiblement, mon avis ne comptait pas. Elles discutaient ensemble sans se soucier de moi.
— Une coupe au carré juste au-dessus des épaules, il a une belle chevelure ? dit la coiffeuse.
— Oui, un carré c'est parfait, confirma Alice.
— Peut-être une frange, ça revient à la mode, proposa la coiffeuse.
— Non quand même pas, il faut que Camille reste masculin pour sa vie hors du bureau, affirma Alice, ou alors un carré et devant je laisse deux mèches un peu plus courtes. Cela donnera une bonne symétrie à l'ensemble, renchérit la coiffeuse.
— Oui, un carré c'est parfait, confirma Alice.
— Peut-être une frange, ça revient à la mode, proposa la coiffeuse.
— Non quand même pas, il faut que Camille reste masculin pour sa vie hors du bureau, affirma Alice, ou alors un carré et devant je laisse deux mèches un peu plus courtes. Cela donnera une bonne symétrie à l'ensemble, renchérit la coiffeuse.
On me fit asseoir et sans mon avis ni mon aval, la coiffeuse commença sa coupe. Pendant ce temps, la manucure s'occupait de mes ongles.
— Vous avez de la chance, vous avez de belles mains et des doigts fins. Beaucoup de femmes en seraient jalouses si elles vous voyaient, observa la manucure. Et des ongles déjà bien dessinés. Je vais un peu travailler cela, mais je n'ai pas beaucoup à faire. Est-ce que je mets des faux-ongles, Alice ?
Comment ça des faux-ongles, me dis-je. Je commençais à remuer sur mon fauteuil. Alice intervint :
— Non pas de faux-ongles, juste un verni transparent pour unifier le tout.
Du vernis ? Mais où avais-je mis les pieds ? Impossible d'arrêter cette machine infernale ! Déjà la coiffeuse s'était emparée du sèche-cheveux, et je compris après qu'elle me faisait un... brushing !
Ce fut enfin terminé. Alice, dans une attitude un peu théâtrale, glissa vers moi le grand miroir. Ce que je vis dans le reflet, ce n'était pas moi. Je crus voir une de mes sœurs. J'étais stupéfait !
— Ça te change, mais c'est très réussi. Ça te plaît ? me demanda Alice.
J'étais sans voix.
— Alice, Alice... je ne sais pas, dis-je. Et en me reprenant : c'est trop, je ne vais pas y aller. Je vais renoncer, je crois.
Alice, voyant la situation se dégrader, mit dehors en un clin d'œil les deux femmes. Elle s'approcha de moi :
— Vraiment renoncer à tout cela. Réfléchis bien Camille. C'est un changement, j'en ai conscience et c'est très rapide. Mais Monsieur est ainsi, il décide et on doit exécuter. Vite. C'est comme cela ici.
Tout en me parlant, elle me caressait doucement le genou. Je voyais ses ongles cheminer sur mon pantalon. Cela m'électrisait totalement. Mon sexe se remit à grossir. Alice croisa ses jambes. Habillée d'une jupe droite, je voyais tout près le nylon de ses bas. Elle vit mon regard.
— Tu aimes mes jambes, j'ai déjà remarqué hier, dit-elle.
Je restais muet.
— Ou plutôt est-ce le nylon de mes bas qui te fait tant d'effet ? dit-elle à nouveau en remontant légèrement sa jupe en réajustant sa position.
Ses mains avaient malheureusement quitté mes genoux.
— Camille, ce que je peux te promettre pour le moment, c'est que tous les jours, tu auras le plaisir de contempler une femme qui adore la féminité. Moi en l'occurrence, dit-elle avec un panache plein d'humour. Et si tu es sage, je te permettrai de toucher mes bas, dit-elle en riant.
Et en disant cela, elle prit ma main dans la sienne et la posa sur son genou gainé de nylon, entrouvrit légèrement ses cuisses.
— Touche comme c'est soyeux.
Elle arrêta son geste. Mais je compris clairement que c'était une invitation future.
Je pris mes fonctions dès le début de l'après-midi. Incapable, que j'étais de renoncer à tout cet univers si incroyable, si inédit pour moi.
Je ne vis pas les jours s'écouler tellement il y avait à apprendre. Je finis par m'habituer à mes tenues. Et je prenais presque plaisir le matin, à choisir la tenue que je porterai la journée. J'assumais de descendre dans la rue quand Monsieur me demandait d'aller lui chercher un croissant à la boulangerie. Je voyais les regards des hommes, mais surtout celui des femmes, qui se questionnaient sur ce jeune homme avec une coupe de cheveux de femme, des bottines à petits talons beiges en croco et un chemisier en satin.
Au bout de quelques semaines, je compris que plus je me féminisais, plus Camille homme disparaissait aux yeux du public. Plus les gens étaient indifférents. Enfin presque, car désormais c'étaient les hommes qui me regardaient. Sur les conseils d'Alice, la troisième semaine, j'achetais un léger fond de teint et un peu de Ricil et Eyeliner. C'était très suggéré, mais cela fonctionnait à merveille.
Je pensais donner toutes satisfactions à Monsieur par mon travail et aussi mon look. J'étais loin du compte...
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