Note de l'auteur
Les événements de ce récit s'inscrivent dans la continuité des intrigues de Sarah Boileau - affaires privées. Pour le confort de votre lecture et la compréhension des personnages, la lecture de cet ouvrage est recommandée au préalable.
Elle s'assit au bord du lit sans même allumer la lumière. Quelques heures plus tôt, elle était encore députée de la République. Maintenant, elle n'était plus personne. La détresse lui serrait la gorge, lui coupant presque la respiration dans la pénombre poisseuse de cette pièce étrangère. Le contraste était violent, insoutenable. Fini les dorures feutrées du Palais Bourbon, le cliquetis des caméras sur les plateaux de télévision, les chauffeurs de la République qui lui ouvraient la portière en s'inclinant, et le luxe de son appartement du 7e arrondissement. Sa vie de privilégiée s'était évaporée en une fraction de seconde, la laissant nue et terrifiée au milieu d'un exil misérable.
Sa fuite avait été organisée dans l'urgence. Juste après le départ de Chevillard de son appartement, elle avait senti le danger. Le flair politique qui lui avait permis de survivre à tant de scandales s'était mué en un pur instinct de survie animale. Elle savait que la veuve Boileau allait tout faire sauter. Elle avait appelé un ancien contact, un homme qu'elle avait aidé des années plus tôt lorsqu'il avait besoin d'un vote discret sur un amendement budgétaire majeur concernant des capitaux étrangers. Cet industriel franco-argentin n'avait pas agi par pure amitié, mais parce qu'il connaissait la règle du milieu : on ne laisse pas un complice de haut rang tomber sans risquer d'être entraîné dans sa chute. En échange, il lui avait ouvert une porte. Le protocole de crise avait fonctionné à merveille. Un passeport diplomatique secondaire, établi sous un autre nom, déjà prêt depuis des mois « au cas où » par une officine complaisante. Un billet pour São Paulo, puis une correspondance intérieure vers Buenos Aires sous une autre identité. À l'arrivée, pas de douaniers pointilleux grâce à une liasse de billets glissée au bon endroit par son intermédiaire. Un chauffeur anonyme l'avait déposée devant cet immeuble discret du quartier de Palermo. L'appartement appartenait à une société écran gérée par le même réseau. Ils n'avaient pris aucun risque. Trois mois de loyer payés d'avance. Aucun bail à son nom. Aucune trace.
Mais cette sécurité apparente masquait une déchéance totale. Elle avait tout abandonné en fuyant. Ses vêtements, ses bijoux, ses comptes. Toutes ses cartes de crédit étaient désormais des morceaux de plastique morts, ses comptes en banque français gelés par la justice. Elle n'avait pas un sou en poche, pas de garde-robe de rechange, pas de réseau local. Dans cette ville immense dont elle ne maîtrisait même pas la langue, elle était aussi démunie qu'une mendiante. Ses mains, privées de ses bagues de valeur, tremblaient. Il ne lui restait que son corps et ce qu'elle savait en faire.
Elle se leva et marcha jusqu'à la salle de bain, n'allumant pas les ampoules blafardes par peur de découvrir les ravages de l'angoisse sur son visage. Elle fit glisser les mains le long de ses hanches, sous la soie fine de son peignoir froissé qu'elle avait jeté à la hâte dans sa valise. À quarante-deux ans, sa silhouette était restée d'une sensualité ravageuse. Une poitrine lourde et généreuse, une taille marquée, des jambes interminables. La panique l'étouffait, mais une rage froide commença à supplanter la peur. Elle refusait de pourrir dans ce trou. Si l'État français lui avait retiré son immunité, elle allait utiliser sa plus vieille monnaie d'échange pour s'en reconstruire une autre ici.
La détresse se mua en une résolution glaciale. Elle savait comment fonctionnaient les hommes de pouvoir, qu'ils soient parisiens ou argentins. Ils étaient tous mus par les mêmes pulsions élémentaires : la domination, le sexe et le secret. Elle allait chasser. Non pas pour le plaisir, mais par nécessité vitale.
Elle retourna dans la pièce principale. Elle ouvrit le petit frigo vide, referma. L'appareil vibrait dans un ronronnement agaçant qui accentuait la solitude de la pièce. Elle alluma une cigarette à la fenêtre et regarda la rue en contrebas.
Les phares des voitures rayaient la nuit de Palermo, le bruit de la ville lui parvenait comme un murmure lointain et indifférent. Personne ne savait qu'elle était là. Pour l'instant. Elle tira une longue bouffée de tabac, observant les silhouettes masculines qui fréquentaient le bar branché en face de son immeuble. Son esprit, aiguisé par des années de combines parlementaires, échafaudait déjà un plan. Il lui fallait un protecteur. Un homme influent, un rouage politique ou économique de premier plan. Elle allait devoir se donner sans retenue, accepter la soumission s'il le fallait, mais elle utiliserait chaque caresse, chaque secret sur l'oreiller pour collecter des leviers. Le retour vers la lumière serait sale, mais il viendrait. Hélène Marchand n'était pas finie. Le premier pion de sa revanche était sur le point d'être avancé.
Dès le lendemain, elle passa à l'action. Elle n'avait pas le droit à l'erreur. Elle laissa ses cheveux châtains flotter librement sur ses épaules, enfila sa seule robe noire de créateur — coupée dans une soie lourde qui épousait la courbe de ses hanches sans jamais paraître vulgaire — et chaussa ses escarpins Louboutin. Elle connaissait son pouvoir. Elle ne cherchait pas une aventure d'un soir pour payer son dîner ; elle cherchait un homme d'influence. Quelqu'un qui disposait d'un ancrage politique ou économique assez profond pour lui servir de bouclier, même ici.
Pour maximiser ses chances, elle avait choisi le bar de l'Hôtel Alvear Palace, à Recoleta. Ce n'était pas un choix de touriste. Avant de quitter la France, Hélène avait méticuleusement épluché le carnet de contacts secret de son intermédiaire franco-argentin, y notant les quelques établissements de Buenos Aires où les lobbyistes, les diplomates étrangers et les politiciens de haut rang de leur réseau avaient l'habitude de mener leurs affaires discrètes. L'Alvear Palace était en tête de liste : un des rares écrins feutrés de la ville où son manque d'espagnol ne serait pas un handicap, mais un atout. Dans ce genre d'endroit, parler un français impeccable était un marqueur de distinction immédiat, un piège à ego imparable pour les notables locaux habitués à courtiser la haute société européenne. Vers vingt-deux heures, elle repéra sa cible. L'homme avait environ quarante-cinq ans, un costume de lin sur mesure, et cette assurance tranquille propre à ceux qui ont le bras long. Le barman s'adressait à lui en l'appelant « Señor Ministro ». Un haut fonctionnaire de la province ou un secrétaire d'État.
Hélène s'installa au comptoir à deux places de lui, commanda un verre de blanc d'une voix claire, en français, avant de feindre une légère hésitation face à la carte. Elle croisa lentement ses jambes interminables, laissant le tissu de sa robe glisser juste au-dessus du genou. L'homme ne mit pas trois minutes à mordre à l'hameçon. Il tourna son visage bronzé vers elle.
— Vous êtes seule ? demanda-t-il en espagnol, avant de se reprendre dans un français aristocratique, teinté d'un charmant accent sud-américain.
Hélène tourna lentement la tête, lui offrant son plus beau sourire, calibré, presque tendre.
— Disons que je découvre votre ville. Et que je fuis les dîners officiels un peu trop rigides.
Le mensonge était parfait. Elle se faisait passer pour une femme de la haute bourgeoisie internationale, peut-être l'épouse d'un diplomate en goguette ou une consultante de luxe. Durant une heure, elle mena le jeu avec une intelligence chirurgicale. Elle parla peu d'elle, mais beaucoup de lui. Elle le laissa comprendre qu'elle comprenait les rouages du pouvoir, les secrets d'État, les dossiers qu'on enterre. Elle flatta son autorité tout en distillant une vulnérabilité feinte. Elle lui fit comprendre qu'elle savait écouter, mais surtout, qu'elle savait se taire. Une femme belle, brillante et sûre, c'était rare ; une femme qui garantissait le secret absolu, c'était le fantasme de tout homme politique.
Il y eut un moment — une question d'Alejandro sur Paris, formulée avec une précision un peu trop fine, un regard qui s'attardait une seconde de trop — où Hélène sentit le sol se dérober légèrement sous ses certitudes. Il savait peut-être quelque chose. Ou il testait, simplement. Elle maintint son sourire, but une gorgée de vin, et laissa passer. Mais l'imperceptible vertige était là, et elle nota mentalement de ne jamais laisser cet homme poser deux questions de suite sans en reposer une elle-même.
Quand le ministre posa sa main sur la sienne et proposa, d'une voix devenue plus basse, de poursuivre la conversation dans le calme de sa suite privée à l'étage, Hélène soutint son regard sans ciller. Elle accepta sans marchander, le cœur froid. Elle entrait dans l'arène.
La porte se referma à peine qu'Hélène cessa de jouer la demoiselle.
Pas un mot. Pas un baiser. Elle le poussa contre le mur, s'agenouilla face à lui, et ses doigts ouvrirent sa braguette avec une précision fébrile, comme si chaque seconde perdue était une trahison. Elle sortit sa queue déjà mi-dure et la prit en bouche sans préambule, goulûment, presque avec désespoir.
L'homme lâcha un juron, le corps plaqué au mur.
— Puta…
Hélène leva les yeux vers lui et l'avala plus profond. Elle suçait avec une intensité brute, sans finesse, sans calcul — la salive coulant le long de sa verge, une main serrée autour de la base, l'autre plantée dans sa cuisse comme pour l'empêcher de fuir. Elle en avait besoin. Pas seulement pour jouir. Pour exister encore. Et quelque chose d'inattendu traversa cette certitude : elle n'était plus tout à fait sûre où s'arrêtait le calcul et où commençait autre chose, quelque chose de plus nu, de moins maîtrisable. Elle chassa la pensée d'un mouvement de langue et l'avala plus profond encore. Pour accrocher cet homme et ne plus le lâcher.
— Tu suces comme une vraie salope, souffla-t-il, la voix déjà cassée.
Elle se retira juste assez pour répondre, un filet de salive tendu entre ses lèvres et son gland :
— Parce que je le suis. Et j'ai besoin que tu me baises comme telle. Maintenant.
Elle se releva d'un bloc, tourna le dos, remonta sa robe jusqu'aux reins d'un geste sec et s'appuya contre le bureau, les jambes écartées. Elle n'avait pas de culotte. Elle l'avait décidé avant même de monter.
— Baise-moi. Fort. Sans te retenir. Utilise-moi.
Il n'eut pas besoin qu'on le lui répète. Il s'aligna et s'enfonça en elle d'un seul coup sec, jusqu'à la garde. Hélène poussa un cri rauque, presque animal, le front claquant contre le bois. Elle était trempée, brûlante. Sa chatte se referma sur lui avec une avidité désespérée, comme si elle refusait de le laisser partir.
— Oui… putain oui… plus fort…
Il la prit avec force, les mains agrippées à ses hanches à la faire basculer, les coups de reins secs, profonds, impitoyables. Le bureau grinçait, cognait le mur à chaque poussée. Hélène gémissait sans aucune retenue, la bouche ouverte, les seins ballotant sous la robe, les joues en feu. Et par instants — entre deux impacts, dans l'espace d'une respiration arrachée — quelque chose débordait le plan, débordait tout, et elle ne savait plus si elle jouissait parce qu'elle le voulait ou parce qu'elle n'avait plus la force de ne pas le vouloir.
— Plus fort… plus profond… je suis ta pute… baise-moi comme tu veux, comme tu…
Elle n'achevait plus ses phrases. Quand il ralentissait un instant, elle poussait son bassin en arrière pour le forcer à reprendre, exigeante, affamée. Sa cyprine coulait déjà le long de ses cuisses, brillante, indécente. Elle jouissait d'être utilisée, de n'être plus qu'un corps offert, un réceptacle, rien d'autre que ça et c'était tout ce qu'elle voulait être.
— T'es… t'es trempée, puta, haleta-t-il derrière elle.
— Et alors ? Baise-moi, c'est tout. Ne t'arrête pas.
Il la retourna brutalement, la souleva et la pénétra à nouveau en la plaquant contre le mur. Hélène croisa ses jambes dans son dos, les talons de ses escarpins se croisant derrière lui, les bras noués à son cou. Elle se laissait baiser avec une soumission totale, le visage renversé, la bouche ouverte sur des gémissements de plus en plus aigus, presque des sanglots.
— Encore… oui, baise-moi juste… plus fort… je vais jouir, je vais…
— Regarde-moi, ordonna-t-il.
Elle le regarda. Et ce fut ça. Cette intensité-là, ces yeux qui ne la lâchaient pas, cet homme qui la baisait comme si elle était la dernière chose sur terre.
Elle jouit en criant, les ongles plantés dans ses épaules, un long frisson la secouant tout entière, des pieds à la nuque. Il ne s'arrêta pas. Il la porta jusqu'au lit sans sortir, la jeta à quatre pattes et la reprit encore plus profondément — une main dans ses cheveux, l'autre qui claquait sur ses fesses, la peau qui rougissait sous chaque impact.
— T'es tellement serrée… putain…
— Parce que j'en ai besoin… plus fort… remplis-moi…
Elle jouit une deuxième fois, plus fort encore, le corps entier tremblant, un jet de cyprine mouillant les draps sous elle. Seulement alors l'homme se laissa aller. Il s'enfonça jusqu'au bout, une dernière fois, et jouit en elle avec un gémissement sourd, les doigts crispés à lui laisser des marques sur les hanches.
Ils restèrent immobiles, haletants, collés l'un à l'autre, le souffle mêlé. Hélène sentait encore sa queue battre à l'intérieur d'elle, chaude, vivante. Elle serra volontairement ses parois pour prolonger la sensation, encore, encore, jusqu'à ce qu'il gémisse une dernière fois. Puis elle se releva lentement, le dos droit, la robe toujours retroussée — repue, mais déjà affamée.
Le silence revint d'un coup dans la suite de l'hôtel, lourd, seulement rythmé par leurs respirations saccadées. L'air conditionné diffusait une fraîcheur artificielle qui fit frissonner Hélène. Allongée sur les draps de fil de soie froissés, elle ne laissa rien paraître du dégoût ou de l'épuisement qui lui nouaient l'estomac. La déchéance physique qu'elle venait d'accepter n'était qu'un investissement.
Elle se releva la première avec une grâce calculée, ramassa son peignoir et sa robe noire au sol, puis se tourna vers lui. L'homme était adossé aux oreillers, la chemise grande ouverte, le regard encore embrumé par la puissance de sa jouissance. Ils avaient partagé une intimité sauvage, mais ils ne savaient toujours rien l'un de l'autre. Ils ne s'étaient même pas présentés au bar.
Hélène s'approcha du lit, attachant ses cheveux d'une main, parfaitement maîtresse d'elle-même.
— Je crois que nous avons sauté les présentations, Señor, dit-elle d'une voix douce, son français agissant de nouveau comme un aimant. Valeria. Valeria Silva.
L'homme la dévisagea de haut en bas, un sourire satisfait et flatteur étirant ses lèvres charnues. La soumission de cette femme venait de nourrir son ego de notable. Il passa une main dans ses cheveux grisonnants et s'adossa davantage. Puis il fit quelque chose qu'elle n'attendait pas : il se leva, alla au minibar, et lui tendit un verre sans lui demander ce qu'elle voulait — un geste d'habitude, presque conjugal, comme si des femmes comme elle avaient toujours existé dans ses nuits d'hôtel et ne méritaient plus qu'on s'en étonne. Hélène accepta le verre. Elle rangea l'information.
— Alejandro, répondit-il, son accent argentin rendant son prénom traînant et grave. Alejandro Vargas.
Hélène s'assit sur le rebord du matelas, assez près pour qu'il sente encore la chaleur de sa peau, mais assez loin pour imposer une distance professionnelle. Elle plongea ses yeux dans les siens.
— Et que fait Alejandro Vargas quand il ne passe pas ses fins de soirées à l'Alvear Palace ? Tu travailles dans quoi, exactement ?
Il hésita une seconde, le réflexe de prudence du politicien luttant avec l'envie de briller devant cette créature fascinante. L'ego l'emporta.
— Je supervise une partie des commissions de développement de la province, dit-il avec une fausse modestie. Des financements internationaux. Les investissements étrangers qui entrent par le port de Buenos Aires.
Hélène rangea mentalement l'information avec la précision d'une archiviste juridique. C'était plus que ce qu'elle espérait. Des flux de capitaux, des investissements étrangers, des baux commerciaux... C'était le cœur même des réseaux de blanchiment, le genre de poste où l'on brasse des millions de dollars invisibles et où l'on dispose de contacts haut placés dans chaque ministère. Alejandro Vargas n'était pas un simple fonctionnaire ; il était une plaque tournante.
Vargas se tourna vers la table de nuit. Il attrapa un stylo en or et, d'un geste fluide, griffonna une série de chiffres au dos d'une boîte d'allumettes de l'hôtel avant de la lui tendre.
— Ma ligne directe personnelle, murmura-t-il, ses yeux noirs fixés sur elle avec une lueur possessive. Ne passe pas par mon secrétariat. Appelle-moi quand tu veux à nouveau... te confesser.
Hélène s'empara du morceau de carton, effleurant ses doigts au passage. Elle laissa un sourire mystérieux flotter sur ses lèvres, se pencha, et posa un baiser lent, presque chaste, sur sa bouche encore chaude, avant de se redresser.
— On se revoit. Bientôt, murmura-t-elle à son oreille.
Elle récupéra son unique sac de voyage et sortit de la suite sans se retourner, le laissant seul dans l'opulence de sa chambre.
Dans l'ascenseur en acajou qui la descendait vers le hall, Hélène s'appuya contre la paroi miroitante et ferma les yeux une seconde. Sa main se crispa sur le numéro de téléphone. Dès que les portes s'ouvrirent sur la nuit fraîche de Recoleta, la détresse de son exil lui retomba sur les épaules comme une masse froide. La faim, la solitude, la peur des mandats d'arrêt internationaux... tout était toujours là, tapi dans l'ombre.
Mais en marchant d'un pas ferme vers le métro pour regagner son deux-pièces miteux de Palermo, ses talons claquant sur le trottoir, elle sentit l'adrénaline effacer la panique. Elle venait de poser son tout premier pion sur l'échiquier argentin. Elle tenait le numéro de sa planche de salut.
Elle n'était plus députée de la République.
Elle était une criminelle en cavale.
Et elle savait exactement quel corps et quels secrets elle allait devoir sacrifier pour remonter jusqu'au sommet.
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