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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Parce que je te Résiste — Chapitre 16

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Parce que je te Résiste

Chapitre 16

Chapitre 16 – Le prix de la reddition
Alexandre se tenait immobile devant l'immeuble, un bloc de verre et d'acier qui dominait le quartier comme une sentinelle indifférente. La façade reflétait les lumières de la ville, fragmentant son propre visage en éclats distordus. C'était le dernier jour de l'ultimatum. Trois jours qu'Elena lui avait accordés, trois jours qu'il avait passés à tourner en rond dans son appartement, à relire les preuves qu'elle détenait, à peser le pour et le contre jusqu'à l'épuisement. Il avait ignoré les appels de Sophia, effacé les messages de Lila qui dataient d'avant son silence. Tout convergeait vers cet instant. Il n'avait plus le choix, ou du moins, c'est ce qu'il se répétait pour justifier sa présence ici.
Il inspira profondément l'air frais du soir, chargé d'humidité après une averse récente, et poussa la porte d'entrée. Le hall était vaste, éclairé par des spots encastrés qui projetaient une lumière froide sur le marbre poli. L'ascenseur monta en silence jusqu'au quinzième étage. Chaque seconde amplifiait le nœud dans son estomac. Il frappa à la porte de l'appartement quinze cent trois, trois coups secs, comme on frappe à une porte close sur un avenir incertain.
Elena ouvrit presque immédiatement. Elle portait une robe noire simple, ajustée sans excès, qui soulignait sa silhouette sans la caricaturer. Ses cheveux châtains étaient lâchés, encadrant un visage où le sourire semblait trop parfait, trop calculé.
— Je savais que tu finirais par venir. Entre, dit-elle d'une voix douce, presque accueillante, mais Alexandre y perçut une note triomphante, comme si elle savourait déjà sa victoire.
Il franchit le seuil. L'appartement s'ouvrait sur un vaste salon aux tons neutres : murs blancs cassés, parquet en bois clair qui craquait légèrement sous ses pas, meubles minimalistes aux lignes épurées. Une grande baie vitrée occupait tout un pan de mur, offrant une vue panoramique sur la ville illuminée en contrebas. Quelques tableaux abstraits aux couleurs vives accrochaient le regard, et des plantes vertes luxuriantes apportaient une touche de vie dans cet espace autrement austère. L'air portait un parfum discret, floral et propre, qui contrastait avec la tension qu'il ressentait.
Elena referma la porte derrière lui avec un clic doux. Alexandre traversa l'entrée et se dirigea vers le canapé en cuir gris, où il s'assit, les mains posées sur ses genoux pour masquer leur léger tremblement. Elle s'approcha du bar encastré, se servit un verre de vin rouge qu'elle fit tourner lentement entre ses doigts.
— Tu en veux un ? demanda-t-elle en levant la bouteille.
Il secoua la tête.
— Non.
Elle haussa les épaules et s'installa en face de lui, dans un fauteuil assorti, croisant les jambes avec une élégance naturelle.
— Tu sais, tu m'as fait beaucoup de peine en m'évitant comme ça. Je pensais qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous. Je voyais bien tes regards, tes petites hésitations pendant les réunions.
Alexandre serra les mâchoires.
— Tu te fais des idées. Entre nous, ça a toujours été purement professionnel.
Elle but une gorgée de vin, ses lèvres laissant une trace légère sur le bord du verre.
— C'est pour ça que tu es là ce soir ? Pour le travail ?
Il la fixa droit dans les yeux.
— Tu sais très bien pourquoi je suis là.
Son sourire s'élargit, un éclat malicieux dans le regard.
— Oui, je sais. Et je suis contente que tu aies choisi la raison. Je te regarde souvent, tu sais. Par-dessus mon bureau, pendant les réunions. Quelle n'a pas été ma surprise de voir ta réaction lors de la dernière… Tu transpirais la culpabilité. Je savais où chercher. Même si ça m'a pris un peu de temps, j'ai trouvé. Les logs modifiés, les projections effacées… Tout pointe vers toi. Alors, qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
Alexandre sentit son pouls s'accélérer. Les mots d'Elena confirmaient ce qu'il redoutait : elle tenait les preuves irréfutables. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais elle se leva déjà, s'approchant de lui avec une assurance fluide. Sans un mot de plus, elle posa une main sur sa nuque et l'attira vers elle. Leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser urgent, presque violent, comme si toute la tension accumulée explosait enfin.
Il tenta un instant de résister, mais son corps répondit malgré lui. Les lèvres d'Elena étaient douces, insistantes, et bientôt, ses mains glissèrent sur son torse, défaisant les boutons de sa chemise. Elle le guida vers la chambre adjacente, une pièce aux lumières tamisées, dominée par un lit king-size aux draps blancs impeccables.
Elle s'allongea la première, écartant les jambes avec une invitation muette. Ses doigts s'enfoncèrent dans ses cheveux, le dirigeant vers le bas. Alexandre, pris dans le tourbillon, obéit. Il posa sa bouche sur elle, sa langue explorant les plis humides, goûtant l'excitation salée qui perlait déjà. Elena gémit doucement, arquant le dos, ses mains le maintenant fermement en place, guidant ses mouvements plus profondément. Il sentait sa respiration s'accélérer, ses cuisses se resserrer autour de sa tête tandis qu'elle ondulait contre lui.
Après un moment, elle le repoussa avec un sourire satisfait, les yeux mi-clos. Elle l'allongea sur le dos d'un geste ferme et descendit sa main vers son pantalon, le déboutonnant avec une efficacité experte. Ses doigts enveloppèrent son sexe, des mouvements lents et précis qui le rendirent rapidement dur, pulsant sous sa paume. Elle se positionna au-dessus de lui, prit son membre dans sa main et le guida en elle. Elle s'empala lentement, un soupir de plaisir échappant de ses lèvres, puis commença à bouger, ses hanches ondulant en un rythme sensuel. Ses seins se balançaient au gré de ses mouvements, et Alexandre posa ses mains sur ses cuisses, sentant la peau chaude et lisse sous ses paumes.
Le plaisir montait, inexorable, mais Elena ralentit bientôt, essoufflée.
— Prends le relais, murmura-t-elle en se retirant.
Elle se mit à quatre pattes sur le lit, cambrée, l'invitant du regard par-dessus son épaule. Alexandre hésita un instant. Il n'aimait pas cette sensation de pouvoir qu'elle exerçait, cette manipulation qui transpirait dans chaque geste. Mais il était déjà trop engagé pour reculer. Son corps réagissait indépendamment de sa volonté, dur et tendu. Il repensa aux mots de Victor, lors de cette soirée au manoir : laisser l'instinct animal prendre le dessus. Peut-être était-ce le moment.
Il se positionna derrière elle et la pénétra d'un coup sec, profondément. Elena étouffa un cri dans l'oreiller. Délaissant toute retenue, il plaqua sa tête contre le matelas, masquant ce sourire dominateur qu'il ne supportait plus. Peu importait si elle peinait à respirer sous ses assauts ; il continua, enfonçant son membre plus loin, plus fort, pilonnant son corps avec une intensité qui frôlait la brutalité. Ses mains agrippaient ses hanches, marquant la peau de ses doigts, et chaque poussée libérait une part de la frustration accumulée, contre elle, contre lui-même, contre cette carrière qui l'avait amené là.
Elena gémissait maintenant sans retenue, son corps se contractant autour de lui, accueillant chaque coup avec une avidité qui l'exaspérait autant qu'elle l'excitait. Pour finir, prudent malgré tout, il se retira et jouit sur son dos, des jets chauds traçant des lignes sur sa peau moite.
Le silence retomba, lourd et essoufflé. Alexandre se redressa aussitôt, commençant à se rhabiller. Ses mains tremblaient légèrement en reboutonnant sa chemise. Elena émergea de l'oreiller, les cheveux ébouriffés, le visage rougi et repu. Elle se tourna vers lui avec un sourire languide.
— Oh oui, c'était parfait. Pourquoi tu te rhabilles déjà ? On n'a pas terminé. On va bien s'amuser tous les deux à partir de maintenant. Je compte sur toi pour me prendre comme ça très souvent.
Ces mots le frappèrent comme une révélation froide. Elle n'était pas rassasiée ; elle ne le serait jamais. Cette nymphomane, comme il l'avait pensée un instant plus tôt, voyait en lui une source infinie de plaisir et de pouvoir. S'il cédait une fois, elle exigerait plus, plus de nuits, plus de secrets, plus de contrôle sur sa vie. Le chantage ne s'arrêterait pas avec cette soirée ; il s'amplifierait, comme une toile d'araignée qui se resserre autour de sa proie.
Sophia avait raison. Elle l'avait averti dans la voiture, après cette confession sur son passé : ne jamais céder au chantage, car il ne s'arrête jamais. Il avait été naïf, aveuglé par la peur de perdre son poste, sa réputation, tout ce qu'il avait bâti. Mais maintenant, allongé dans ce lit étranger, il comprenait la profondeur de l'erreur. Céder n'effaçait pas les preuves ; ça ne faisait que lui donner plus de munitions.
Il finit de nouer sa cravate, ignorant le regard d'Elena qui le suivait avec une pointe d'étonnement. Sans un mot, il quitta la chambre, traversa le salon et ouvrit la porte d'entrée. Elle le rappela depuis le lit, la voix teintée d'incrédulité :
— Alexandre ? Où tu vas ?
Il ne répondit pas. La porte se referma derrière lui avec un clic définitif. Dans l'ascenseur qui descendait, il appuya son front contre la paroi froide, sentant enfin l'air revenir dans ses poumons. Il savait ce qu'il lui restait à faire. Pas fuir, pas céder. Affronter Moreau, accepter les conséquences.  ET trouver un moyen de retourner la situation. Mais plus jamais cela, plus jamais laisser quelqu'un tenir sa vie entre ses mains.
Dehors, la nuit était claire, les étoiles visibles au-dessus des lumières de la ville. Alexandre monta dans sa Jaguar, démarra le moteur et s'inséra dans la circulation. Pour la première fois depuis des semaines, une résolution ferme l'habitait. Le piège s'était refermé, mais il venait d'en briser les barreaux.
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