Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le petit chaperon rose — Chapitre unique
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le petit chaperon rose
Chapitre unique
Quand j'essaye de penser à mon passé, je ne me rappelle pas avoir aimé une autre couleur que le rouge. Petite fille déjà, je ne voulais que des jouets rouges, des habits rouges, des poissons rouges comme animal de compagnie, et même si je mangeais d'autres choses, j'adorais les fruits rouges, les betteraves et rapidement, la viande rouge. À l'école c'était pareil, mes premiers coloriages étaient des monochromes rouges, mes premières lignes étaient écrites en rouge et malheureusement mais régulièrement j'étais obligée de prendre une autre couleur parce que le rouge était réservé à l'enseignant ou l'enseignante. Mes parents ont tout fait pour m'ouvrir aux autres couleurs, mais se sont résignés sur certains points éducatifs, je faisais de longs caprices s'ils essayaient de m'habiller avec d'autres coloris. Certes, les achats d'habits rouges étaient un peu plus compliqués, mais sur internet on trouve de tout, et surtout, ils pensaient que ça ne durerait pas.
J'ai vingt ans aujourd'hui et presque rien n'a changé. Je suis plutôt sociable, assez sportive, mais reste la curiosité des groupes que je fréquente. Je suis actuellement en deuxième année d'école d'infirmière et veux entrer avec mon diplôme chez les pompiers professionnels. Certes ils sont en noir, mais leurs véhicules… À l'école, j'ai eu du mal à me résigner à mettre une blouse blanche, mais je garde des touches rouges dans ma tenue. Sous ma blouse bien sûr, mais aussi les crocs, les ongles et les cheveux.
Au collège, puis surtout au lycée, quand les interactions sociales prennent largement autant d'importance que la fonction première de l'établissement, j'ai toujours su être entourée. J'étais une des attractions du bahut, une de celles qu'on voit de loin, et que tout le monde voudrait un peu connaître. Mais en même temps ça m'a aussi isolée. J'ai plein de camarades mais je n'ai pas de véritables amies ou amis. Je suis quand même aussi la fille bizarre, extrême. Traîner avec une excentrique, c'est rigolo au lycée, mais au bar ou en boîte un peu moins. Ça ne m'a pas dérangée, je vis avec du monde autour de moi, mais j'ai besoin de moments solitaires. Et de ne pas être draguée m'a permis de ne pas éconduire trop de garçons.
Sur ce sujet, il y a un vrai blocage, c'est vrai. Pour tout dire, à vingt ans, je suis vierge ascendant pucelle. Je ne suis pas coincée et complètement naïve, j'aime les plaisirs sexuels, mais pour le moment c'est seule : Souvent dans mon lit ou sous la douche, mais parfois ailleurs aussi. J'aime avoir des orgasmes dans des lieux insolites, un des plus mémorables : dans une grande roue, à Paris pendant la période de Noël. Donc question garçon c'est compliqué, le dernier qui m'a embrassée, c'était en CM2 je crois. On a tiré les rois et il m'a choisie comme reine. À la récréation, devant les copains et copines, tout naturellement on est sorti main dans la main et on s'est fait un bisou sur la bouche. On s'est aussi fait engueuler par la maîtresse, ça ne se fait pas devant tout le monde, surtout à dix ans.
Les filles alors ? Eh bien oui, depuis ma petite enfance où on commence à rêver du prince charmant, j'étais amoureuse des princesses, naïvement, tout simplement. Et ça a été très facile car il n'y a jamais eu une influence parentale pour me faire croire que ce n'était pas possible. Puis je suis tombée amoureuse de toutes mes copines qui avaient un truc en plus : Hélène qui m'a invitée chez elle pour ses six ans, Myriame qui faisait du judo avec moi à huit ans, et surtout Cathy avec qui on a joué à touche pipi pendant que nos parents mangeaient ensemble, j'avais dix ans : On s'est montré nos foufounettes. Oui, c'était cette année que j'ai embrassé mon roi, c'était normal, j'étais la reine ! Mais je n'étais pas amoureuse de lui.
Et puis au collège et au lycée j'ai été amoureuse tous les mois, peut-être même tous les jours, quand les hormones vous font découvrir la vie, quand le corps se transforme. Mais je n'ai pas conclu. Je n'ai même pas osé demander. Dans une petite ville ce n'est déjà pas facile de draguer une fille. Quand on est timide, c'est plus dur. Pour un premier rendez-vous, ça l'est encore plus. Alors quand on est habillée en rouge… c'est mission impossible. Mais je n'ai pas changé de style vestimentaire pour autant. J’ai beaucoup fantasmé ma première fois, alors sans être impatiente, j'aimerais que ça arrive quand même.
Aujourd'hui, je suis en route pour aller chez Fanny. J'ai été invitée ce samedi après-midi de juin pour profiter de la piscine puis manger ensemble. C'est une copine de promo, je suppose qu'elle organise ça pour fêter la fin des partiels. Je me gare dès que je vois une place à l'entrée du village. Pour bien comprendre le tableau qui se joue, je suis vêtue d'une petite robe d'été unie et rouge (mes sous-vêtements et mes sandales le sont aussi), je prends mon sac de piscine et mon panier de fraises, je me suis dit que ce serait bien pour le dessert, surtout avec un petit pot de crème. Je traverse le village et poursuis la route jusqu'à la lisière du bois et une belle demeure en pierre, un peu isolée. Je sonne et le portail s'ouvre. Je traverse le parc sur les graviers qui indiquent le passage.
Sur le perron, Fanny m'accueille à bras ouverts, et m'embrasse chaleureusement.
— Coucou, tu as trouvé facilement ?
— Oui, grâce au GPS, mais je me suis garée un peu loin, je ne pensais pas que tu avais tant de place. Tiens, du dessert.
— Oh merci, il ne fallait pas ! Viens entre.
— Oui, grâce au GPS, mais je me suis garée un peu loin, je ne pensais pas que tu avais tant de place. Tiens, du dessert.
— Oh merci, il ne fallait pas ! Viens entre.
Après un grand vestibule, on arrive dans une pièce immense, comme un grand loft avec une hauteur sous plafond de cathédrale : il y a un balcon à l'intérieur ! La pièce sert de cuisine, salle à manger, salon, avec des baies vitrées immenses qui donnent sur la terrasse à l'arrière de la maison, et la piscine ! La maison est géniale, alliant modernité à l'intérieur et rusticité à l'extérieur. Il y a de l'argent dans cette famille.
Ça ne m'a pas frappée tout de suite, subjuguée par la maison, mais en fait il n'y avait pas de voitures dehors, et personne à part Fanny et moi dedans.
— Je suis la première ?
— Euh, la dernière aussi alors.
— Je croyais que c'était une fête avec toute la promo.
— Non, je ne me rappelle pas t'avoir dit ça d'ailleurs.
— Effectivement, je me suis fait un film.
— Ça t'embête ?
— Non pas du tout, ça nous fera plus de fraises !
— Génial ! Tu veux te baigner tout de suite ? L'eau est à vingt-neuf.
— Oui, pourquoi pas.
— Euh, la dernière aussi alors.
— Je croyais que c'était une fête avec toute la promo.
— Non, je ne me rappelle pas t'avoir dit ça d'ailleurs.
— Effectivement, je me suis fait un film.
— Ça t'embête ?
— Non pas du tout, ça nous fera plus de fraises !
— Génial ! Tu veux te baigner tout de suite ? L'eau est à vingt-neuf.
— Oui, pourquoi pas.
On sort sur la terrasse, la piscine est très belle. Fanny défait la petite fermeture éclair sous son bras et laisse tomber sa robe d'été par terre autour d'elle.
— Allez hop, pas de chichi !
Je reste bloquée par son naturel, elle apparaît devant moi dans un petit string très sexy. Je la regarde, médusée, mes yeux rivés sur sa poitrine.
— Ça va ? Tu as l'air toute bizarre.
— C'est que… tu es si naturelle.
— On est entre filles, mais si tu veux il y a un vestiaire là-bas.
— C'est que… tu es si naturelle.
— On est entre filles, mais si tu veux il y a un vestiaire là-bas.
J'essaye de ne pas rougir, de respirer doucement, mais je n'arrive pas à bouger. Fanny, en toute simplicité, baisse son sous-vêtement et met son maillot, le bas et le haut d’un bikini qui en laisse voir beaucoup. Là, je rougis vraiment, j'ai vu son sexe glabre et n'ai pas pu regarder ailleurs jusqu'à ce que le tissu bleu le recouvre. Pourtant j'ai fait du sport, dans les vestiaires des filles se sont mises nues devant moi et je me suis aussi changée. Mais avec Fanny on ne se connaît pas beaucoup, on n'a jamais eu de moment d'intimité. On a partagé des cours, des repas à la cantine et quelques rares soirées mais pas plus. Et là on est dehors, en pleine lumière, il n'y a pas le groupe qui anonymise les individus.
Fanny vient vers moi et sent que son déshabillage m'a chamboulée. Elle pose ses mains sur mes épaules,
— Tu te baignes habillée ?
— Euh… non, désolée.
— Euh… non, désolée.
Mais avec elle juste devant moi, je ne bouge pas plus.
— Je t'aide ?
Sans attendre de réponse, elle attrape le bas de ma robe et la soulève doucement. Je réagis et tire sur ma robe pour la passer par-dessus ma tête.
— Ouah tu es en rouge partout !
— Oui, ça peut paraître bizarre mais je n'ai que cette couleur à part mes blouses de travail.
— Non, pas bizarre, original plutôt et visiblement sexy aussi.
— Oui, ça peut paraître bizarre mais je n'ai que cette couleur à part mes blouses de travail.
— Non, pas bizarre, original plutôt et visiblement sexy aussi.
Un ensemble en satin bordé de dentelle, plutôt joli mais pas hyper sexy quand même, mais je prends le compliment. Le plus dur reste à faire. Heureusement que mon maillot n'est pas à portée de main, il est toujours dans le sac que j'ai posé sur un transat.
— Je vais mettre mon maillot, j'arrive.
Cela me permet de souffler un peu. J'attrape le bout de tissu et vais rapidement vers le vestiaire. Au calme, je me déshabille vite pour mettre mon une pièce de natation, rouge bien sûr. Je reviens sur la terrasse deux minutes plus tard, Fanny est dans l'eau, j'y plonge.
Après quelques longueurs, elle propose une petite séance de bronzage avec un cocktail bien frais. Je m'installe sur un transat double pendant que Fanny va chercher les boissons et elle s'installe à côté de moi. On discute en sirotant, parlant de notre année qui s'achève et des rares mecs de la promo. Boisson bue, Fanny s'allonge un peu plus, puis finit par me demander :
— Je peux bronzer seins nus, j'ai commencé sans soutif cette saison, j'aimerais éviter les marques.
— Euh… Oui, oui bien sûr, tu es chez toi, dis-je en bafouillant.
— Euh… Oui, oui bien sûr, tu es chez toi, dis-je en bafouillant.
Elle tire sur les liens et enlève les petits triangles qui protégeaient juste en partie le galbe de ses seins.
— Tu peux faire pareil si tu veux.
Déjà gênée par la vue du corps de Fanny, envisager de me déshabiller, même que le haut, n'est pas encore possible.
— Oui, mais je n'ai pas de maillot deux pièces.
Que n'ai-je pas dit, pourquoi ce “oui” est sorti de ma bouche. Et Fanny saute sur l'occasion.
— Mais si tu peux quand même, il faut rouler le haut, attends, je te montre dit-elle en se redressant.
Du bout des doigts et sans aucune réaction de ma part, elle attrape mes bretelles et les glisse le long de mes bras. Puis elle roule mon maillot comme elle l'a dit, et je sens inexorablement le tissu dévoiler mon corps. Quand mes mamelons apparaissent, je ne peux retenir un soupir de plaisir. Fanny ne s'arrête qu'à la lisière de ma toison pubienne, bien moins entretenue que la sienne. Bien sûr je ressens de la gêne, mais aussi du plaisir : une fille belle comme Fanny peut voir ma poitrine, et cela se passe dans un cadre assez intime. Sauf qu'elle continue, mon hôte tend la main vers une mèche de cheveux qui traverse mon visage, et dans un geste très doux, la replace derrière mon oreille. Sa main reste en contact avec mon cou, quelques secondes, immobile, puis ses doigts s'étendent derrière pour m'attirer vers elle. Dans le même temps, Fanny approche son visage du mien et pose ses lèvres sur les miennes. Le temps semble suspendu, après ce premier contact aussi léger que celui d'un papillon sur une fleur, je recule de quelques centimètres puis reviens chercher cette sensation. Cette fois le baiser est un peu plus appuyé. Puis nos lèvres s'entrouvrent, s'humidifient, et enfin la pointe de nos langues se touchent.
Pause, j'ai besoin de faire ralentir mon cœur, ou mon cerveau, je ne sais pas.
— Tu es hétéro et tu veux juste essayer avec une fille ?
— Non, je suis lesbienne mais le cache un peu, un peu trop peut-être. Et secrètement tu m'attires depuis longtemps. Je t'ai invitée pour tenter ma chance.
— Non, je suis lesbienne mais le cache un peu, un peu trop peut-être. Et secrètement tu m'attires depuis longtemps. Je t'ai invitée pour tenter ma chance.
Je souris à ses phrases et cette fois tends mes bras vers elle pour l'attirer vers moi. Notre baiser est voluptueux, profond, nos langues s'emmêlent dans un ballet sensuel. Je sens mon corps réagir, des fourmillements naissent dans mon ventre, mes tétons gonflent et mon sexe s’humidifie.
Après de longues minutes passées à s'embrasser, Fanny se redresse et me prend la main.
— Allons nous rafraîchir dans l'eau, j'ai chaud.
Je la suis, je sens mes seins à l'air se mouvoir en liberté, puis dans l'eau j'apprécie le flux engendré par mes mouvements sur leur masse. Ces sensations sont déjà une découverte agréable. Enfin, presque autant que le baiser. Je me remémore le moment où nos langues se sont rejointes, et dévie ma nage vers Fanny. Elle est debout avec de l'eau jusqu'au cou, je me lève juste devant elle et pose mes lèvres sur les siennes.
— Tu as refroidi ?
— Non, c'est ta présence qui m'échauffe.
— Non, c'est ta présence qui m'échauffe.
Elle m'attire vers elle et nos corps entrent en contact, nos ventres, nos jambes, nos poitrines se touchent. Heureusement que l'eau modifie les sensations, je pourrais presque jouir de ces attouchements nouveaux pour moi. Nos jeux de langues reprennent et ses mains se font baladeuses sous la surface. Elle les pose sur mes fesses et je sens rapidement son envie de baisser mon maillot. Je la laisse faire, et quand il est à mi-cuisse je l'aide même à l'enlever complètement. J'ose baisser son tanga aussi.
— On ressort ?
— Oui, dis-je timidement.
— Oui, dis-je timidement.
Fanny déplie le transat pour qu'il ressemble plus à un lit sur lequel on s'étend côte à côte. On s'embrasse encore mais nos mains entrent en jeu, je caresse pour la première fois une poitrine qui n'est pas la mienne, et réciproquement je sens des attouchements sur mon corps qui me sont inconnus. Quand la main de Fanny atteint mon nombril je la retiens et l'immobilise.
— Je… Je suis vierge, osé-je dire.
— Je serai douce ne t'inquiète pas.
— Je serai douce ne t'inquiète pas.
Au fond je ne m'inquiétais pas de ça, nos premiers baisers, nos premières caresses l'étaient, je ne vois pas pourquoi Fanny deviendrait brutale. J'avais besoin de lui dire, pour excuser des petites hésitations de ma part, ou de la maladresse. Je lâche donc son bras avec l'envie de partager ce moment avec elle. Sa main reprend sa progression pendant que nos bouches se scellent à nouveau. Ses doigts jouent avec mes poils mais continuent leur voyage vers le centre du plaisir. Ils caressent l'extérieur de mes lèvres intimes, puis ils se posent sur mon clitoris et après quelques mouvements dessus, je me tétanise dans un orgasme que je ne pensais pas si rapide. Quand mes muscles se relâchent je retombe à plat dos sur le transat.
— Désolée, je suis nulle.
— Mais désolée de quoi ? D'avoir joui sous mes doigts ? J'en suis flattée moi !
— Merci, c'est gentil de dire ça, mais c'était trop court.
— Pourquoi ? Tu veux t'arrêter ? Aller goûter tes fraises et nager ?
— Euh… Non, effectivement on peut continuer.
— Mais désolée de quoi ? D'avoir joui sous mes doigts ? J'en suis flattée moi !
— Merci, c'est gentil de dire ça, mais c'était trop court.
— Pourquoi ? Tu veux t'arrêter ? Aller goûter tes fraises et nager ?
— Euh… Non, effectivement on peut continuer.
Fanny se penche sur moi pour me faire des bisous sur le visage, sur la bouche. Pendant ce temps, sa main reprend ses caresses sur mes seins puis descend sur mon sexe.
— Ça ne te gêne pas ?
— Tes poils ? Dit-elle en rigolant. Bien sûr que non, j'ai les mêmes, je les ai juste épilés hier pour toi, pour me faire belle. Enfin j'espère que tu aimes ça.
— Tes poils ? Dit-elle en rigolant. Bien sûr que non, j'ai les mêmes, je les ai juste épilés hier pour toi, pour me faire belle. Enfin j'espère que tu aimes ça.
J'ai été fascinée de te voir tout à l'heure, mais mon inexpérience fait que je n'ai pas d'avis sur la question.
— Tu veux toucher ?
— Oui, je veux le faire.
— Oui, je veux le faire.
Je repousse l'épaule de Fanny pour l'allonger à son tour, et commence à caresser et découvrir son corps.
— Ne te force à rien…
Je commence par exciter ses seins, en caressant ses aréoles puis ses tétons. Je les prends en bouche, première chose qu'on ne peut pas faire sur soi. Et pendant que je joue de ma langue sur ses seins, ma main descend vers le cœur de son intimité. Son pubis est doux et surtout sa peau est fine sous l'aine, entre les cuisses et les lèvres, c’est un plaisir à toucher. C'est peut-être là que l'absence de poil est le plus intéressant.
Je pose mon doigt à la commissure de ses lèvres intimes dont j'ai l'impression qu'elles s'ouvrent à mon contact. Je ressens le besoin pressant d'aller voir, j'espère que Fanny ne sera pas choquée. J'abandonne donc ses seins et descends le long de ses jambes pour que je puisse observer ce que je touche. Mes doigts se font plus curieux et plus précis. Je vois son clitoris que j'effleure un peu du bout de l'index. Je poursuis mes attouchements, je suis contente intérieurement qu'elle me laisse regarder de près, si elle l'avait fait tout à l'heure sur moi, je ne suis pas sûre que j'aurais laissé faire. Je trouve son sexe très beau, simple, attirant. Je ne résiste pas à approcher ma bouche puis à poser ma langue sur le haut de ses lèvres et à remonter vers le clitoris. J'ai l'impression que Fanny apprécie ma caresse alors que je n'en ai entendu parler que par des vantardises d'adolescents au lycée ou au bar. Honnêtement, je n'ai même pas cherché sur internet à voir ce que je voulais découvrir par moi-même.
Fanny écarte un peu plus les jambes et ondule son bassin, mon cuni est de plus en plus énergique et je sens son plaisir monter. Ma main passe sous mon menton et vient caresser son sexe maintenant bien plus ouvert. Mon majeur se fait inquisiteur, et pénètre doucement ma partenaire. Ses mouvements sont de plus en plus saccadés et ses gémissements indiquent un orgasme imminent. Enfin elle explose de plaisir, tous ses muscles semblent se contracter, j'essaye de maintenir le contact de ma bouche sur son sexe, et profite de ses saveurs intimes pendant qu'elle récupère. Quand son relâchement est total, elle m'attire à sa hauteur et essaye de m'embrasser alors que je suis un peu gênée de partager son goût secret. Mais elle insiste légèrement et m'embrasse très naturellement.
— Tu es sûre que c'était ta première fois ?
— Oui, pourquoi ?
— Tu as été très efficace, merci.
— J'ai juste suivi mes envies.
— Eh bien c'est très intéressant, dit-elle dans un sourire charmeur. Mais maintenant c'est à moi.
— À toi quoi ?
— De goûter ton jus, dit-elle avec un brin de vulgarité qui me fait rougir.
— Oui, pourquoi ?
— Tu as été très efficace, merci.
— J'ai juste suivi mes envies.
— Eh bien c'est très intéressant, dit-elle dans un sourire charmeur. Mais maintenant c'est à moi.
— À toi quoi ?
— De goûter ton jus, dit-elle avec un brin de vulgarité qui me fait rougir.
J'ai du mal à refuser, d'une part parce que je le lui ai fait, et d'autre part parce que j'en ai très envie malgré ma timidité et mes petits complexes. Fanny se redresse et suit le même chemin que moi tout à l'heure. Dès qu'elle m'embrasse, mon excitation remonte, encore plus quand elle mordille mes tétons puis laisse traîner sa langue jusqu'à mon nombril. Elle relève la tête pour me faire un clin d'œil et pose sa langue pile sur ma zone clitoridienne. Je mets mes mains sur sa tête pour suivre sa caresse, le plaisir augmente mais cette fois je gère cette montée de l'orgasme. Je bouge doucement sous sa bouche et ouvre machinalement mes jambes, lui permettant de glisser sa main. Les premières caresses sont douces et excitantes, et surtout, elles durent plus longtemps que tout à l'heure. J'espère, malgré mon inexpérience, qu'elle va vouloir me pénétrer, au moins un petit peu. Ses doigts caressent l'intérieur de mes lèvres et l'entrée de ma grotte. Je sens une légère poussée, puis un doigt entrer et coulisser lentement et longtemps. J'ai l'impression qu'il atteint des zones que je n'ai jamais explorées seule. Fanny ressort son majeur et cette fois ajoute son index. La sensation d'être remplie est grisante, après quelques va-et-vient je sens mon plaisir à son paroxysme et un orgasme me libère enfin. Je suis KO, heureuse, béate, ébouriffée et dépucelée. Quelle joie !
Fanny me rejoint à côté de moi, je comprends son dernier baiser, moi aussi j'ai envie de l'embrasser tout de suite, même si ses lèvres sont un peu brillantes et si sa langue a un petit goût en plus.
— Viens, tu m'as donné faim, je veux goûter tes fraises.
Elle me prend la main et m'entraîne dans la maison. Elle pose le ras de ses fesses sur un tabouret haut mais reste debout, je fais pareil, et on grignote les fraises sur le bar en les tapotant dans une coupelle de sucre en poudre. On est nues, face à face, très proches l'une de l'autre, croquant autant dans le fruit que dans la vie.
— Quelle idée ont eu tes parents de t'appeler comme ça ?
— Oui, ça ne me va pas très bien comme prénom, Rose-Mary.
— Oui, ça ne me va pas très bien comme prénom, Rose-Mary.
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