Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Pur plaisir — Chapitre unique
Auteur
Pur plaisir
Chapitre unique
Elle est allongée sur le lit, les yeux mi-clos, le souffle déjà un peu plus court. Les draps froids sous son dos contrastent avec la chaleur qui commence à monter en elle. Ses doigts se crispent sur le tissu dès les premières sensations, comme si elle cherchait un ancrage, quelque chose de solide pendant que tout en elle commence à se dissoudre.
Ça commence doucement. Elle sent d’abord la langue, chaude et humide, se poser juste au-dessus de l’endroit le plus sensible. Un simple contact, plat, large. La chaleur diffuse s’éveille entre ses cuisses. Elle sent ses muscles se tendre instinctivement, puis se relâcher un peu, puis se tendre à nouveau. Ses hanches font un tout petit mouvement, involontaire. Elle serre les draps un peu plus fort. Le tissu glisse entre ses doigts. Elle ferme les yeux complètement.
La langue commence à bouger. Lentement. Elle la sent glisser de bas en haut, large et molle, puis se resserrer un peu pour devenir plus précise. Chaque passage envoie une vague lente, épaisse, qui monte du bas de son ventre et se répand dans ses cuisses, dans le creux de son dos, jusque dans la pointe de ses seins. Elle sent ses mamelons se durcir contre le tissu de sa chemise de nuit. Le frottement léger lui arrache un frisson. Ses lèvres s’entrouvrent. Un petit souffle échappe.
Ses hanches se soulèvent d’elles-mêmes, juste un centimètre, puis redescendent. Elle essaie de rester immobile, mais son corps refuse. La langue insiste. Elle la sent maintenant faire de petits cercles autour du point le plus sensible, sans le toucher vraiment, juste assez près pour la rendre folle. Puis elle s’aplatit à nouveau et la lèche longuement, du bas jusqu’en haut, en appuyant un peu plus fort. La chaleur devient plus précise, plus insistante. Elle sent quelque chose de doux et d’humide qui glisse, qui presse, qui caresse sans jamais s’arrêter. Chaque mouvement envoie une petite décharge électrique le long de sa colonne vertébrale. Elle mord sa lèvre inférieure. Ses doigts s’enfoncent plus profondément dans les draps.
La tension monte. Elle sent ses cuisses commencer à trembler. Pas un grand tremblement, juste un frémissement léger, presque invisible, mais elle le sent partout. Sa respiration s’accélère. L’air entre et sort plus vite, plus court. Elle essaie de le contrôler, de le ralentir, mais c’est inutile. Son ventre se contracte. Une boule de chaleur se forme juste au-dessus de son pubis, dense, lourde, qui pulse doucement au rythme de la langue.
Elle arque un peu plus le dos. Ses épaules s’enfoncent dans le matelas. La tête se renverse en arrière. Ses cheveux glissent sur l’oreiller. Elle sent la pointe de ses seins frotter encore contre le tissu, et chaque frottement ajoute une couche de sensation. La langue change de rythme. Elle devient plus rapide, plus pointue. Elle la sent maintenant se concentrer exactement sur le petit nœud de nerfs. Des coups de langue courts, répétés, précis. Puis de longs léchers lents qui l’écrasent presque. La chaleur entre ses cuisses devient plus intense, plus humide. Elle a l’impression que tout son bas-ventre est en train de fondre.
Ses mains lâchent un instant les draps pour se poser sur son ventre, comme pour contenir la vague qui monte. Mais elles retrouvent vite le tissu, le serrent, le tordent. Ses ongles griffent un peu. Elle gémit, un son bas, guttural, qui sort tout seul. Elle n’a pas voulu le faire. Il est juste là, échappé de sa gorge.
Puis elle sent les doigts. D’abord un seul, doux, qui glisse le long de ses lèvres, les écarte légèrement, s’attarde. Elle le sent faire de petits mouvements de va-et-vient, juste à l’entrée, sans entrer vraiment. La sensation se mélange à celle de la langue. Deux caresses différentes qui se superposent. La langue continue ses cercles et ses coups rapides pendant que le doigt presse, caresse, explore.
Elle sent ses hanches se soulever plus haut, plus longtemps. Ses cuisses s’écartent d’elles-mêmes, un peu plus. Elle n’y pense même pas. Son corps décide pour elle. La vague de plaisir devient plus forte, plus régulière. Elle pulse. Elle monte. Elle redescend juste un peu, puis remonte encore plus haut.
Le doigt s’enfonce enfin. Lentement. Elle le sent glisser en elle, chaud, ferme, parfaitement calibré. Il avance jusqu’à un point précis, puis s’arrête, presse doucement. La langue, en même temps, redouble d’intensité sur le clitoris. Elle sent le double assaut. La pression intérieure et la caresse extérieure. Ses muscles se contractent par vagues. Le bas de son ventre se resserre, se relâche, se resserre. Ses fesses se tendent contre le matelas. Elle pousse, cherche plus de contact, plus de pression. Ses doigts s’agrippent si fort aux draps qu’elle a l’impression que le tissu va se déchirer. Sa respiration n’est plus qu’un enchaînement de petits souffles rapides, coupés de gémissements plus longs.
La chaleur devient brûlante. Elle a l’impression que quelque chose d’incandescent se déplace en elle. Le doigt commence à bouger. Lentement d’abord, de longs va-et-vient qui la remplissent et la vident à chaque mouvement. Puis plus vite. Elle le sent courber légèrement, chercher un endroit particulier. Quand il le trouve, une décharge plus forte la traverse. Elle gémit plus fort. La langue, elle, ne s’arrête jamais. Elle lèche, sucote, presse, tourne. Elle la sent parfois large et plate, parfois pointue et rapide. Chaque variation la fait trembler plus fort.
Ses seins s’alourdissent, deviennent plus sensibles. Le moindre frottement du tissu lui arrache un frisson plus violent. Elle arque le dos plus fort. Sa tête s’enfonce dans l’oreiller. Sa bouche s’ouvre. Elle n’arrive plus à fermer les lèvres. Les sons sortent sans filtre : des « ah » courts, des gémissements plus graves, des souffles tremblants. Ses cuisses tremblent maintenant clairement. Elle les sent vibrer. Ses genoux se plient un peu, se tendent, se plient encore.
Un deuxième doigt la rejoint. Elle le sent s’ajouter au premier, l’élargir un peu plus. La sensation de plénitude augmente. Les deux doigts bougent ensemble, en rythme avec la langue. Ils s’enfoncent, se retirent, s’enfoncent encore, tout en pressant ce point précis à l’intérieur. La langue, elle, suce maintenant le clitoris, le prend entre ses lèvres, le tire doucement, le relâche, puis le lèche à nouveau avec une rapidité qui la rend presque folle.
Elle serre les draps si fort que ses jointures blanchissent. Ses ongles s’enfoncent. Elle tire sur le tissu, le ramène vers elle, comme si elle voulait s’y accrocher pour ne pas partir trop loin. Mais elle part. Elle le sent. La vague monte trop haut maintenant. Elle ne peut plus la retenir.
Ses cuisses se referment un instant autour de la tête qui est entre elles, puis s’ouvrent à nouveau, plus larges. Elle pousse ses hanches vers le haut, cherche plus, plus, toujours plus. Sa respiration est devenue un souffle rauque, irrégulier. Des larmes de plaisir perlent au coin de ses yeux. Elle les sent couler sur ses tempes. Elle ne les essuie pas.
La tension atteint un point presque douloureux. Tout son corps est tendu comme une corde. Ses muscles tremblent. Ses seins se soulèvent rapidement. Le bas de son ventre se contracte par à-coups de plus en plus rapprochés. Elle sent la langue redoubler d’efforts, plus rapide, plus pressante. Les doigts, eux, accélèrent aussi, s’enfoncent plus profondément, se courbent plus fort. Elle sent chaque mouvement avec une clarté extrême. La langue qui lèche en rythme, les doigts qui la remplissent et la caressent de l’intérieur.
Elle est juste au bord. Juste là. Elle peut presque la toucher.
Puis ça bascule.
L’orgasme la frappe comme une vague énorme, puissante, qui part du plus profond d’elle et se répand en une seule déflagration. Elle crie. Un son long, déchiré, qui sort de sa gorge sans qu’elle puisse le retenir. Son dos s’arque violemment. Ses hanches se soulèvent haut, restent suspendues un instant, puis redescendent en tremblant. Ses cuisses se contractent avec force autour de la tête, se relâchent, se contractent encore. Des vagues de plaisir se succèdent, chacune plus forte que la précédente.
Elle sent les doigts continuer à bouger en elle pendant qu’elle jouit, prolongeant chaque vague. La langue ne s’arrête pas non plus. Elle reste collée au clitoris, le lèche, le presse, le sucote encore, et chaque contact prolonge l’orgasme, le rend plus long, plus profond. Son ventre se contracte en rythmes irréguliers, puissants. Chaque contraction envoie une nouvelle décharge de plaisir dans tout son corps. Ses seins tremblent. Ses mamelons sont durs, hypersensibles. Ses doigts tordent les draps avec une force désespérée. Ses pieds se crispent. Ses orteils se recroquevillent.
La vague ne s’arrête pas. Elle continue. Elle roule. Elle la submerge. Elle a l’impression de n’être plus qu’un corps qui jouit, qui pulse, qui se contracte encore et encore. Les sons qu’elle fait sont méconnaissables : des gémissements aigus, des souffles coupés, des « oui » à peine formés. Ses yeux sont fermés, mais elle voit des éclairs derrière ses paupières. Sa bouche reste ouverte. Elle n’arrive plus à la fermer.
Une deuxième vague, plus haute encore, la rattrape. Elle se cambre plus fort. Ses hanches battent l’air. Ses cuisses tremblent si fort qu’elle a l’impression qu’elles vont se briser. Elle sent encore la langue et les doigts travailler en elle, ne lui laissant aucun répit, transformant chaque seconde en pure intensité. Le plaisir est presque trop fort. Elle a envie de fuir et en même temps de s’y abandonner complètement. Elle choisit de s’abandonner.
Les contractions deviennent plus espacées, mais toujours aussi puissantes. Chacune la fait gémir plus fort. Elle sent son corps se vider, se liquéfier, se perdre. La chaleur est partout maintenant. Dans ses cuisses, dans son ventre, dans sa poitrine, jusque dans ses bras et ses jambes. Elle est un seul grand frisson continu.
Lentement, très lentement, les vagues s’apaisent. Elles deviennent plus douces. Plus longues. Elles la bercent encore un moment. Ses hanches retombent enfin sur le matelas. Ses cuisses restent légèrement écartées, tremblantes. Elle sent encore la langue qui ralentit, qui caresse plus doucement maintenant, et les doigts qui se retirent peu à peu, la laissant encore sensible, encore ouverte. Ses doigts relâchent un peu les draps, mais ne les lâchent pas complètement. Sa respiration est encore courte, saccadée. Des petits gémissements sortent encore, involontaires, à chaque expiration.
Elle reste là, les yeux fermés, le corps entièrement abandonné, traversée encore de petits frissons. La chaleur ne disparaît pas tout de suite. Elle pulse encore doucement, comme un écho. Elle sent son cœur battre très fort dans sa poitrine, dans son ventre, partout. Elle a l’impression d’avoir été dispersée et de se reformer lentement, morceau par morceau.
Ses lèvres s’entrouvrent encore une fois. Un dernier soupir, long, tremblant, s’échappe. Puis elle reste immobile, les draps encore serrés dans ses mains, le corps entièrement livré au plaisir qui continue de résonner en elle.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()