Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La peur de l'amour — Chapitre 1 · Première fissure ?
Auteur
La peur de l'amour
Chapitre 1 · Première fissure ?
Dans un sauna libertin, Samantha, vingt-quatre ans, s’affala sur un canapé, un verre de vodka-tonic à la main. Ses cheveux blonds encadraient un visage aux joues encore roses, son corps généreux exhalant encore l’odeur du sexe des quatre hommes qui venaient de la posséder. Son 90D, qui se soulevait à chaque inspiration, attirait les regards et les tentatives d’approche.
D’un simple geste, elle les écarta.
— Désolée, mon chou, mais la boutique est fermée, lança-t-elle à un homme qui s’approchait. Reviens demain, peut-être.
"J’ai eu ma dose. Pour aujourd’hui. Au moins, eux, ils partent comblés… Pas comme moi. Quatre mecs, et je me sens vide. Pleine de sperme, mais vide."
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Pendant le gang bang de Samantha, dans une cabine discrète, Émilie, cinquante et un ans, brune pulpeuse aux courbes généreuses — un bon 100F qui faisait pâlir d’envie plus d’une —, vivait une expérience qui allait la laisser anéantie. Patrick, un jeune homme d’une petite trentaine d’années, la défonçait littéralement. Il avait joui pour la dernière fois, lui offrant un orgasme si violent qu’elle en avait les larmes aux yeux. Son sexe, imposant et infatigable, l’avait amenée à des sommets qu’elle n’avait plus atteints depuis des années.
Elle ajusta sa serviette, prit la main de Patrick et le ramena vers la pièce principale, où l’attendait sa filleule, Samantha. Mais elle voulait aussi le montrer, comme une preuve vivante qu’à cinquante et un ans, elle avait encore ce qu’il fallait pour se faire dompter par de jeunes étalons.
[Émilie, témoin au mariage de sa meilleure amie, était devenue la marraine de Samantha. À la mort des parents de cette dernière, elle l’avait recueillie.]
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Samantha, toujours assise, leva les yeux… et son souffle se bloqua. Patrick, grand, musclé, avec un regard noir et profond. En bonne salope, elle baissa les yeux. Même à travers sa serviette, on devinait une bosse imposante. Mais son regard remonta.
Son cœur s’emballa. Ses doigts se crispèrent autour de son verre. Elle sentit son entrejambe s’humidifier, ses tétons durcir, ses seins gonfler.
Ce n’était pas que charnel. C’était autre chose. Quelque chose de bien plus dangereux.
"Non. Non, non, non. Pas ça. Pas maintenant. Je ne tombe pas amoureuse. Je suis une salope, une traînée, une fille qui a besoin de plusieurs mecs pour se sentir vivante. Un seul homme ? Impossible. Et pourtant… Je tremble comme une gamine."
— Samantha ! Ma chérie, laisse-moi te présenter Patrick, dit Émilie en posant une main sur l’épaule du jeune homme. Un vrai étalon, celui-là. Il m’a… comment dire… fait voir les étoiles. Plusieurs fois.
— Patrick, je te présente Samantha, ma filleule.
— Patrick, je te présente Samantha, ma filleule.
Patrick tendit instinctivement la main.
— Oh non, ici, on fait la bise, mon grand ! s’exclama Émilie.
Samantha se pencha vers lui, effleura à peine sa joue de ses lèvres, mais sentit son odeur. Quand elle recula, ses doigts tremblèrent autour de son verre.
Émilie marqua une pause, un sourcil levé, avant d’ajouter avec un clin d’œil :
— Alors, ma belle ? Ton gang-bang, ça s’est bien passé ? Ils t’ont comblée, au moins ?
Les mots frappèrent Samantha comme un coup de massue. La colère montait, chaude et amère. "Comment osait-elle ? Comment osait-elle en parler devant lui ?"
— Ça ne te regarde pas, Émilie.
Elle se leva d’un bond, sa serviette glissant presque de son corps. Elle la rattrapa d’un geste brusque.
— (Sans le regarder.) Ravie de t’avoir… rencontré.
Et elle partit, presque en courant, vers les vestiaires. Émilie, surprise par la réaction de Samantha, échangea un regard avec Patrick avant de se lancer à sa poursuite.
— Hé, attends ! Qu’est-ce qui te prend ?
— (Les larmes aux yeux.) Rien. Laisse-moi. Je rentre à la maison.
— Oh…
— (D’une voix plus douce) : C’est lui, n’est-ce pas ?
— (Secouant la tête, les lèvres tremblantes) : Non. Non, ce n’est rien. Je… Je ne veux pas de ça. Je ne peux pas.
— Sam…
— (Les larmes aux yeux.) Rien. Laisse-moi. Je rentre à la maison.
— Oh…
— (D’une voix plus douce) : C’est lui, n’est-ce pas ?
— (Secouant la tête, les lèvres tremblantes) : Non. Non, ce n’est rien. Je… Je ne veux pas de ça. Je ne peux pas.
— Sam…
Mais Samantha était déjà partie, laissant Émilie, les bras ballants, avec une question en tête : "Et si, pour la première fois, Samantha avait peur…"
Émilie revint vers Patrick, qui l’observait, intrigué.
— Elle m’a à peine regardé, murmura-t-il. Pourtant, j’ai senti… quelque chose.
— Ah, tu as remarqué, toi aussi ? fit-elle avec un sourire en coin. Elle marqua une pause, puis son ton devint sérieux. Je pense… ou je suis presque sûre que Samantha est folle de toi.
— Vraiment ?
— Oui. Mais… elle est persuadée qu’elle n’est qu’un objet, une salope que les mecs utilisent pour se vider les couilles. Pour elle, le sexe, c’est sa liberté. L’amour, c’est une cage. Elle s’est mise à la pluralité masculine parce qu’aucun homme seul n’a su la satisfaire. Elle a peur de tout. Surtout d’elle-même.
— Peur de moi ?
— Non, mon grand. Peur de ce que tu pourrais lui faire ressentir. Et si on lui montrait qu’elle n’a pas à avoir peur ?
— Comment ça ?
— Tu as des projets pour demain soir, Patrick ?
— Aucun. Pourquoi ?
— Alors, viens chez moi. Voici mon adresse.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai une idée. On verra où la soirée nous mène. Et surtout… j’ai envie de revivre ce que tu m’as fait vivre aujourd’hui.
— Ah, tu as remarqué, toi aussi ? fit-elle avec un sourire en coin. Elle marqua une pause, puis son ton devint sérieux. Je pense… ou je suis presque sûre que Samantha est folle de toi.
— Vraiment ?
— Oui. Mais… elle est persuadée qu’elle n’est qu’un objet, une salope que les mecs utilisent pour se vider les couilles. Pour elle, le sexe, c’est sa liberté. L’amour, c’est une cage. Elle s’est mise à la pluralité masculine parce qu’aucun homme seul n’a su la satisfaire. Elle a peur de tout. Surtout d’elle-même.
— Peur de moi ?
— Non, mon grand. Peur de ce que tu pourrais lui faire ressentir. Et si on lui montrait qu’elle n’a pas à avoir peur ?
— Comment ça ?
— Tu as des projets pour demain soir, Patrick ?
— Aucun. Pourquoi ?
— Alors, viens chez moi. Voici mon adresse.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai une idée. On verra où la soirée nous mène. Et surtout… j’ai envie de revivre ce que tu m’as fait vivre aujourd’hui.
Patrick hésita, puis un sourire malicieux apparut sur ses lèvres.
— Et Samantha ?
— Je suis chez moi, Patrick. J’invite qui je veux. Si elle n’est pas contente, elle ira dormir ailleurs.
— Je suis chez moi, Patrick. J’invite qui je veux. Si elle n’est pas contente, elle ira dormir ailleurs.
Le lendemain, Samantha rentra chez elle, sortant d’un plan cul avec deux mecs. "Putain, je n’arrive pas à me sortir Patrick de la tête. Et ces deux losers, incapables de me baiser correctement…"
Elle ouvrit la porte et vit Patrick, un verre à la main, en train de discuter avec Émilie.
— Tu n’as pas le droit d’être ici !
— Émilie m’a invité, répondit-il calmement. Mais si tu veux que je parte, je le ferai.
— Non, Patrick… Tu restes. Tu es mon invité.
— Émilie m’a invité, répondit-il calmement. Mais si tu veux que je parte, je le ferai.
— Non, Patrick… Tu restes. Tu es mon invité.
Samantha, déstabilisée, s’enferma dans sa chambre.
Elle s’allongea sur son lit, les yeux fixés au plafond. "Ils discutent. Elle rit."
Puis, dans la pièce d’à côté, les premiers gémissements commencèrent. "Ils osent !"
— Oh… putain, Patrick…
"Une fessée ?" Samantha serra les cuisses, comme pour étouffer le feu qui montait en elle.
— Tu aimes ça, hein ?
— Oui ! Putain, oui… plus fort !
— Oui ! Putain, oui… plus fort !
Samantha se mordit la lèvre. "Elle jouit. Elle jouit avec LUI."
Chaque gémissement d’Émilie était comme un couteau qui lui transperçait la poitrine.
— Ne t’arrête pas… ne t’arrête pas, je vais…
— Oui, je viens… Putain.
— Oui, je viens… Putain.
Un long cri, puis un silence.
Samantha imagina Patrick, penché sur Émilie, son corps musclé tendu, son sexe enfoncé en elle.
Mais elle entendit les coups de reins reprendre, plus rapides, plus brutaux.
— JE… JE… OH MON DIEU—
Elle l’entendit. Elle l’entendit TOUT. Elle glissa une main sous son short, les doigts déjà humides. "Non. Non. Pitié, arrêtez-vous…"
Elle se leva d’un bond, les jambes flageolantes, et se colla contre la porte, comme si elle pouvait la traverser pour les séparer. Pour le prendre à sa place.
— ENCORE ! JE VEUX ENCORE—
— TU VAS ME TUER…
— AAHHHH…
— TU VAS ME TUER…
— AAHHHH…
Puis… le silence.
Samantha revint sur son lit, prit un gode et commença à se pénétrer. Elle avait mal, comme si on lui avait arraché quelque chose.
— Tu es un monstre…
— C’est toi qui m’as provoqué.
— C’est toi qui m’as provoqué.
Samantha ferma les yeux. "Un monstre. C’est ce qu’elle était, elle aussi. Une salope. Une traînée. Alors pourquoi est-ce que ça la dévastait ? Est-ce qu’ils s’embrassent ? Est-ce qu’ils ont fini ?" Une boule se forma dans sa gorge. Elle serra les cuisses, frustrée. "Pourquoi suis-je autant excitée ? Non, Sam, ta marraine se fait baiser, point barre."
Les gémissements reprirent, plus intenses. Émilie hurla, cette fois. Un son guttural, presque inhumain. Samantha se couvrit la bouche avec sa main.
"Putain… Je ne l’avais jamais entendue crier comme ça. Et moi non plus, je n’ai jamais crié comme ça, malgré tous les mecs avec qui j’avais couché."
La jalousie la submergea, acide et brûlante. Mais sous la jalousie, il y avait autre chose. Quelque chose de plus dangereux. De l’admiration. Du désir. Pour lui. Pour ce qu’il faisait à Émilie. Pour ce qu’il pourrait lui faire, à elle. "Il est inhumain, ce mec."
— Patrick… Je… je n’en peux plus…
— Si. Tu peux.
— Si. Tu peux.
Un nouveau claquement. Plus rapide. Plus violent. Émilie cria à nouveau, et cette fois, Samantha entendit distinctement, entre deux cris :
— Sam…
Samantha se figea. "Quoi ?" Elle tendit l’oreille, le cœur battant. Est-ce qu’Émilie venait de dire son nom ? Est-ce qu’elle pensait à elle ? Est-ce qu’elle voulait qu’elle les rejoigne ?
Mais non. Émilie ne disait plus rien. Juste des cris. Des supplications. Des mots incohérents. Puis, enfin, un dernier cri, long, tremblant, comme si on lui arrachait l’âme. Le lit grinça une dernière fois. Puis… le silence.
"Putain de merde… Ils avaient fini. Et moi… j’étais toujours là, à me ronger les sangs, à me goder comme une ado". Elle jeta le gode, se leva et se mit à faire les cent pas. "Pourquoi suis-je comme ça ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres filles, avec un mec, un vrai, qui te fait te sentir… normale ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas me contenter de ça ? Pourquoi est-ce que je dois toujours en vouloir plus ?"
La poignée de sa porte tourna lentement. Elle n’eut pas le temps de se couvrir.
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