L’esthéticienne
Chapitre unique
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de L’esthéticienne, par OliH
Couverture de L’esthéticienne, par OliH
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

L’esthéticienne — Chapitre unique

8 minutes
2.9k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

Auteur

Photo de profil de OliH
OliH
Histoires publiées
83
Chapitres publiés
150
Abonnés
52
J'aime cumulés
2.3k

L’esthéticienne

Chapitre unique

Clara avait ouvert son petit salon d’esthétique il y a cinq ans, dans une ruelle calme du quartier des Batignolles. L’enseigne était sobre – « Institut Clara » – et la décoration minimaliste : murs blanc cassé, lumière tamisée, musique douce qui couvrait à peine le bruit de la cire qui chauffe. Elle avait choisi l’épilation comme spécialité parce que c’était intime, précis, et que cela lui donnait une raison légitime de poser ses doigts là où personne d’autre n’avait le droit d’aller.
Clara n’avait jamais dit à personne qu’elle aimait les femmes. Ni à ses amies d’enfance, ni à sa mère, ni même à elle-même pendant longtemps. Elle avait eu deux ou trois petits amis, des histoires tièdes qui s’étaient éteintes sans drame. Ce qu’elle désirait vraiment, elle le gardait enfoui, comme une braise qu’on protège du vent. Dans son salon, elle laissait parfois la braise s’approcher de la flamme.
L’épilation intégrale était son rituel préféré. Les clientes qui la demandaient étaient rares, mais elles revenaient. Certaines parce que c’était pratique, d’autres parce qu’elles aimaient se sentir nues, vulnérables, prises en charge. Clara, elle, aimait la lenteur du geste : étaler la cire chaude, attendre qu’elle prenne, tirer d’un coup sec, puis apposer sa main entière pour calmer la brûlure. Sous ses paumes, elle sentait les frissons, les contractions involontaires, les souffles qui se raccourcissaient. Parfois, une cliente fermait les yeux plus longtemps que nécessaire. Parfois, ses hanches se soulevaient imperceptiblement. Clara savait lire ces signes. Et, quand elle les lisait, elle osait un peu plus.
Ce mardi-là, la cliente de quatorze heures s’appelait Lise.
Lise avait trente-deux ans, des cheveux châtains mi-longs, une silhouette fine mais athlétique, et une voix douce avec une pointe d’hésitation quand elle avait pris rendez-vous par téléphone.
— C’est la première fois que je fais une intégrale, avait-elle avoué.
Clara avait souri dans le combiné. Les premières fois étaient toujours les plus intéressantes.
Quand Lise entra, elle portait un jean slim et un pull en cachemire beige. Elle enleva ses boots dans l’entrée, comme indiqué sur le petit panneau. Clara l’accueillit avec son sourire professionnel, calme et rassurant.
— Bonjour Lise. Vous allez bien ? Prenez votre temps pour vous installer, je vous laisse vous déshabiller en bas et vous allonger sur la table. Il y a une serviette pour vous couvrir si vous voulez.
Lise hocha la tête, un peu rouge. Clara sortit pour lui laisser de l’intimité, referma la porte coulissante, et resta une minute dans le couloir, le cœur battant déjà légèrement plus vite. Elle se reprocha cette excitation. Ce n’était pas professionnel. Mais c’était plus fort qu’elle.
Quand elle revint, Lise était allongée sur la table, la serviette pliée sur ses hanches, les jambes légèrement écartées. Sa peau était claire, parsemée de quelques grains de beauté. Elle avait gardé son soutien-gorge, un modèle en dentelle ivoire. Clara enfila ses gants, même si elle détestait leur sensation ; elle les ôterait plus tard, quand elle passerait à l’huile apaisante.
— On commence par les jambes, puis le maillot, et on termine par l’intégrale. Dites-moi si la température de la cire est trop chaude.
Lise acquiesça. Clara commença par le mollet gauche, étalant la cire en bandes régulières. La peau de Lise était douce, presque soyeuse. À chaque tirage, Lise inspirait profondément, mais ne se plaignait pas. Clara posait ensuite sa paume chaude sur la zone épilée, comme pour calmer la douleur. C’était le geste classique. Mais elle laissait sa main un peu plus longtemps que nécessaire, effleurant du bout des doigts la face interne de la cuisse.
Au fur et à mesure qu’elle remontait, l’atmosphère changeait. Lise respirait plus lentement, plus profondément. Quand Clara arriva au maillot échancré, elle demanda doucement :
— Vous voulez qu’on fasse un ticket de métro, ou vraiment tout ?
Lise déglutit.
— Vraiment tout.
Clara hocha la tête. Elle replia la serviette plus haut, découvrant complètement le pubis. Lise avait une toison châtain clair, bien entretenue. Clara appliqua la première bande sur le haut, tira. Lise laissa échapper un petit gémissement étouffé. Pas de douleur, non. Quelque chose d’autre.
Clara continua. Bande après bande, elle dégageait la peau, révélant la chair rose et lisse. À chaque fois, elle posait sa main pour apaiser, mais maintenant ses doigts glissaient plus près du centre, frôlant les grandes lèvres sans vraiment les toucher. Elle observait Lise : les yeux fermés, les lèvres entrouvertes, la poitrine qui se soulevait plus vite sous la dentelle.
Quand il ne resta plus qu’une fine ligne au milieu, Clara ôta ses gants.
— Je passe à l’huile maintenant, c’est plus doux pour les zones sensibles.
Elle versa quelques gouttes d’huile d’amande douce dans sa paume, la réchauffa entre ses mains, puis commença à masser la peau fraîchement épilée. Ses gestes étaient professionnels au début : des mouvements circulaires, larges, apaisants. Mais peu à peu, ses doigts descendirent, effleurant les lèvres externes, puis les écartant légèrement pour vérifier qu’il ne restait aucun poil.
Lise tressaillit. Un frisson visible. Ses hanches se soulevèrent d’un millimètre.
Clara sentit son propre souffle se faire plus court. Elle leva les yeux vers le visage de Lise. Les paupières de la jeune femme étaient toujours closes, mais ses joues étaient rosies, ses lèvres entrouvertes. Clara murmura :
— Tout va bien ?
Lise ouvrit les yeux, croisa son regard une seconde, puis hocha la tête.
— Oui… ça va.
Clara reprit. Ses doigts glissèrent maintenant plus franchement entre les lèvres, effleurant le clitoris gonflé. Lise gémit, plus fort cette fois. Clara sentit une chaleur intense monter en elle. L’odeur. Cette odeur musquée, intime, qu’elle adorait. Elle se pencha imperceptiblement, comme pour vérifier son travail, et inspira profondément. C’était là, puissant, animal, féminin.
Elle ne pouvait plus s’arrêter.
Ses doigts se firent plus insistants. Elle écarta doucement les lèvres de Lise, exposant complètement la chair rose et luisante. Lise était trempée. Clara sentit son propre sexe palpiter sous sa blouse. Elle murmura :
— Je vais vérifier qu’il ne reste rien… partout.
Lise ne répondit pas, mais ses jambes s’écartèrent davantage, presque d’elles-mêmes.
Clara posa alors sa bouche. D’abord un baiser léger sur le mont de Vénus fraîchement épilé, puis plus bas. Sa langue effleura le clitoris, doucement, comme une caresse. Lise sursauta, gémit plus fort. Ses mains agrippèrent les bords de la table.
Clara perdit toute retenue. Elle lécha lentement, savourant le goût salé, l’odeur qui l’enivrait. Ses lèvres aspiraient le clitoris gonflé, sa langue dessina des cercles, puis descendit plus bas, pénétrant légèrement l’entrée humide. Lise haletait maintenant, ses hanches se soulevaient pour aller à la rencontre de la bouche de Clara.
— Oh mon Dieu… souffla Lise.
Clara introduisit un doigt, puis deux, les courbant pour toucher ce point précis à l’intérieur. Elle accéléra le rythme de sa langue, lapant, suçant, tandis que ses doigts allaient et venaient, mouillés du désir de Lise. Les bruits étaient obscènes : le clapotis des doigts, les gémissements de plus en plus aigus de Lise, le souffle saccadé de Clara elle-même.
Elle sentait Lise se contracter autour de ses doigts, les muscles qui se resserraient. Elle accéléra encore, sa langue implacable sur le clitoris. Lise cria, un cri étouffé mais intense, son corps se cambra violemment. Clara continua, prolongeant l’orgasme, buvant les spasmes, jusqu’à ce que Lise retombe, tremblante, sur la table.
Clara releva la tête lentement. Ses lèvres brillaient. Elle regarda Lise, qui ouvrit les yeux, le regard flou, encore perdu dans les répliques du plaisir.
— Je… je ne sais pas quoi dire, murmura Lise, la voix rauque.
Clara sourit, pour la première fois sans son masque professionnel. Elle se leva, essuya discrètement sa bouche du revers de la main.
— Ce n’est pas grave. Respirez.
Elle replaça doucement la serviette sur les hanches de Lise, comme si rien ne s’était passé. Mais tout avait changé. L’air était chargé d’une odeur entêtante, celle du plaisir partagé.
Lise resta allongée encore quelques minutes, le temps de reprendre ses esprits. Quand elle se redressa enfin, elle regarda Clara avec une intensité nouvelle.
— Je… je reviendrai, dit-elle simplement.
Clara hocha la tête.
— Quand vous voulez.
Après le départ de Lise, Clara ferma la porte du salon à clé, tira le rideau. Elle s’assit dans le fauteuil de la salle d’attente, encore tremblante. Elle porta ses doigts à son nez, inspira profondément l’odeur qui y restait. Puis elle ferma les yeux, revivant chaque seconde.
Elle mit alors la main dans son pantalon. Elle ne se caressa pas longtemps. Mais elle jouit en mouillant sa culotte et son pantalon.
Pour la première fois depuis longtemps, la braise n’était plus seulement protégée du vent. Elle brûlait.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Ce livre ne comporte pas de suite.

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de Moutcho
Moutcho
26 octobre 2026 à 05:56
Excellent récit dommage que ça ne soit qu'un chapitre unique j'aurais bien aimé une suite et il y avait matière a faire plusieurs chapitres
Photo de profil de assas78
assas78
25 octobre 2026 à 17:12
Simple, mais efficace ...
Va t elle revenir ? une suite j'espère

Histoires similaires

✦ Quinto93 La Coloc''' XSTORY
La Coloc'''
Chapitre 17
Par Quinto93
65
3
5.1k
Hétéro
✦ Chris44 Chez l'esthéticienne XSTORY
Chez l'esthéticienne
Chapitre 1
Par Chris44
281
7
44.3k
Bi
✦ sms35 Loisirs communs XSTORY
Loisirs communs
Chapitre 3
Par sms35
326
13
28.8k
Lesbiennes
✦ touliss40 Séance d'épilation torride XSTORY
Séance d'épilation torride
Chapitre 1
Par touliss40
147
2
27.5k
Hétéro
✦ ninaedena Drainage en profondeur XSTORY
Drainage en profondeur
Chapitre 1
Par ninaedena
218
6
8.7k
Lesbiennes

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio