Les vents de la passion
Chapitre 1 · Rendez-vous à Versailles
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les vents de la passion — Chapitre 1 · Rendez-vous à Versailles

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Sweetnude
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Les vents de la passion

Chapitre 1 · Rendez-vous à Versailles

Le 27 août 1664, pour concurrencer l’expansion coloniale de l’Angleterre et des Pays-Bas, Jean-Baptiste Colbert, Ministre de Louis XIV, crée la Compagnie française pour le commerce des Indes orientales. Très vite un premier comptoir est ouvert à Pondichéry…
…
Voilà déjà une heure que le château reprend vie. La nuit s’efface devant la naissance d’un nouveau jour de printemps. Les servantes, les palefreniers, les laquais et les cuisiniers ont rejoint leurs postes et commencent à s’affairer dans les sous-sols et les écuries. Tout doit être prêt pour le lever de Monsieur le marquis et Madame la marquise du Planson. Le majordome sait déjà que Monsieur le marquis partira tôt dans les bois, à la recherche de quelques plantes rares ou spécifiques. Monsieur est féru de botanique et fait autorité dans le royaume. Madame, elle, se lèvera vers huit heures, s’habillera puis se rendra au petit salon, à l’étage, où la famille prend ses repas lorsqu’elle ne reçoit pas. Quant à Aurore, leur fille de dix-neuf ans, elle rejoindra sa mère pour le petit déjeuner, après qu’Ines, sa jeune camériste, l’a aidée à s’habiller. Aurore est une jeune femme heureuse. À dix-neuf ans, elle vit comme toutes les jeunes femmes nobles et célibataires, ses journées se partagent entre les cours de maintien, de danse, de musique et de chant. Elle aime la lecture aussi et accompagner son père dans les bois.
Ines est la fille d’une cuisinière d’origine hispanique qui sert au château. Aurore l’avait remarquée un soir où, désœuvrée, elle déambulait dans les parties communes, là où travaillent les serviteurs. Son regard, sa longue chevelure brune et bouclée, ainsi que sa peau mate lui donnaient un air de gitane qui fascina Aurore. C’était le temps où elle allait avoir dix-huit ans et ses parents envisageaient de lui attribuer une camériste, ces servantes chargées de l’habillage, de la coiffure et des apparats des femmes de bonne naissance. Aurore demanda à ses parents que ce soit Ines. Elles avaient le même âge à un an près et très vite, une certaine complicité s’installa entre la jeune marquise et sa servante, sans que cela ne fût évoqué un jour.
— Je vous donne le bonjour, Mère, lance Aurore d’un ton enjoué, avant de s’asseoir à table.
— Bonjour mon enfant, répond la marquise tandis qu’un laquais s’empresse de lui resservir du thé.
— Quelle belle journée s’annonce, ne trouvez-vous pas ? reprend Aurore.
— Oui ma chère, une journée idéale pour une promenade jusqu’aux étangs. M’accompagnerez-vous ?
Aurore acquiesce, elle adore aller dans la nature, elle tient cela de son père, elle s’y sent sereine, proche de toutes formes de vie et trouve cela bien plus agréable que ces heures interminables passées dans les salons à bavarder entre commères.
— Ma fille, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer !
Aurore regarde sa mère avec étonnement.
— Votre père est mandé à Versailles par le Grand Colbert lui-même ! Il souhaite l’entretenir au plus tôt d’un projet voulu par sa Majesté elle-même ! Il s’y rendra dès aujourd’hui, cela doit être important pour que le Ministre du Roi le requiert en personne !
— Oh mère, quel honneur ! s’enchante Aurore. J’ai hâte de découvrir quels dessins projette Monsieur Colbert pour Père.
Ce n’est que deux jours plus tard que le marquis rentre de son séjour. Dès son arrivée, le marquis réunit son épouse et sa fille dans le petit salon.
— J’ai donc été reçu à Versailles par Monsieur Colbert, qui me pria de l’accompagner à la promenade de sa Majesté ! Peut-on imaginer plus grand honneur ? se délecte le marquis avant de reprendre son récit sous la pression de son épouse et de sa fille, impatientes d’en connaître le dénouement.
— Eh bien, sa Majesté parut et s’arrêta face à nous. Tandis que nous nous inclinions, Elle nous tint ces propos :
— Marquis du Planson, monsieur Colbert, Nous a vanté toute la compétence que vous avez dans la science des plantes et de la nature. Or il Nous paraît crucial que la France soit au fait de ses richesses, tant matérielles que naturelles. Aussi Nous avons ordonné qu’une expédition soit menée dans nos colonies, aux Indes Orientales, afin d’inventorier, d’étudier et de rapporter céans toutes sortes de plantes qui pourraient donner avantage à les cultiver dans Notre royaume. Sur le conseil de notre bon Colbert et pour la réussite de cette expédition, Nous vous donnons, Monsieur, la charge de commander et d’accomplir cette mission en Notre nom, car tel est notre volonté.
Aurore ne peut s’empêcher de demander à son père comment il avait réagi à cette faveur accordée par le Roi. Le marquis lui répond d’un ton enjoué qu’il s’est incliné respectueusement, avant de répondre au Roi :
— C’est un honneur que de servir mon Roi et la France, votre Majesté. Puisse Dieu m’assister et me rendre digne de la confiance que votre Majesté daigne m’accorder.
La marquise n’en croit pas ses oreilles, son époux a reçu un ordre de mission de la bouche du Roi lui-même et le marquis ajoute que Colbert lui a précisé qu’un navire sera armé et prêt à partir pour Pondichéry dans un mois. Compte tenu du temps requis par ce voyage et le temps nécessaire pour accomplir la mission, il est prévu que le marquis puisse s’y rendre accompagné de sa famille et de quelques serviteurs. Aurore bondit de sa chaise en s’exclamant :
— Ainsi nous partons tous aux Indes ! Quelle aventure cela sera, Père ! Je suis impatiente de découvrir ce pays que l’on dit si mystérieux !
Les semaines passent vite. Le marquis fait de nombreux voyages à Lorient où la Daphnée, une élégante frégate à deux ponts, se prépare elle aussi pour le voyage vers Pondichéry. Six jours avant le départ, la marquise de Planson, Aurore ainsi que Charlotte, la femme de chambre de la marquise, et Ines, partent rejoindre le marquis à Lorient. Dès leur arrivée, elles embarquent à bord de la Daphnée et prennent possession de leurs cabines, à l’arrière du bâtiment. Pour plus de commodité, Aurore partagera une cabine double habituellement attribuée aux jeunes « gardes de la Marine », des gentilhommes aspirant à devenir officiers. Charlotte sera logée dans une cabine de sous-officier jouxtant celle du marquis et de la marquise.
Enfin, le jour du grand départ est arrivé. Sur le quai, comme souvent au départ d’un bâtiment de la marine royale, une foule s’amasse et fait ses adieux à l’équipage. La frégate est tractée par plusieurs longues embarcations mues par des rames, pour la faire sortir du port, puis les voiles se gonflent sous le vent et la Daphnée prend de la vitesse. Les premiers jours en mer s’avèrent difficiles. Le navire tangue et roule sur une mer houleuse. Aurore et sa famille se réfugient souvent dans leur cabine et n’en sortent qu’en courant pour aller vomir. Puis la mer se calme enfin et au bout d’une semaine, tout le monde s’habitue peu à peu aux mouvements du vaisseau. Les journées se passent en jeux, en lectures et en conversations. Aurore aime regarder l’océan durant de longues heures, y apercevant parfois quelques créatures des mers telles que des marsouins ou des dauphins qui accompagnent la Daphnée pendant quelques secondes. Le soir, après le dîner en compagnie des officiers, Aurore se retire dans sa cabine, laissant ses parents en compagnie du Capitaine de Vaisseau.
Ce soir-là, Aurore demande à Ines de l’aider à faire sa toilette. La jeune femme lui retire sa robe, puis ses jupons et ses bas. Une fois nue, la camériste, qui a rempli une cuvette d’eau, lave le corps et les pieds de sa maîtresse. Puis elle lui demande de s’asseoir et de poser ses pieds sur le bord de sa couchette. Ines prend un carré de coton humide, s’agenouille face à Aurore et, avec une douceur infinie, nettoie délicatement chaque pli de sa vulve. Aurore réagit à cette caresse par un long soupir. Elle se laisse choir sur le matelas et pose un de ses pieds sur l’épaule d’Ines.
— Continue Ines, cela me détend…
Ines sourit et obtempère avec malice. Elle passe le bout de son doigt autour du clitoris qui se tend et durcit immédiatement. Aurore frémit, puis halète.
— Que me fais-tu ? Cela est… ooooh mon Dieu !
Aurore ferme les yeux et caresse lentement ses seins.
Ines sent sa propre vulve mouiller, elle respire fort aussi. Puis, ne tenant plus, elle penche son visage entre les cuisses blanches et si douces d’Aurore et passe le bout de sa langue le long de ses petites lèvres, puis remonte sur son bouton. Elle sent le goût du plaisir de sa maîtresse envahir ses papilles. Aurore tient sa tête en répétant oh oui… encore ! Ines lèche longuement la noble chatte qui soudain inonde son visage de mouille. Aurore jouit dans des spasmes violents, elle cache son visage sous l’oreiller pour ne pas être entendue. Puis, une fois son corps apaisé, elle repousse l’oreiller et regarde le visage d’Ines, brillant de mouille et souriant.
— Comment as-tu osé, Ines ?
La jeune camériste la regarde avec douceur. Elle ne se sent pas coupable et, tout en baisant les cuisses et les pieds de la jeune marquise, elle lui répond que la traversée sera longue, et que leurs corps de pucelles seront à rude épreuve dans cette cabine si exiguë.
— Nos plaisirs solitaires ne resteront pas longtemps ignorés l’une de l’autre, alors autant apprendre tout de suite à nous satisfaire sans pudeur, Madame. N’avez-vous pas apprécié mon dévouement à la cause de votre petite motte ?
— Mais cela est contre nature, et c’est pécher que de céder aux plaisirs saphiques, l’ignores-tu ?
Les lèvres d’Ines remontent le long des cuisses d’Aurore et très vite, elles retrouvent la chatte si douce qu’elle baise et lèche langoureusement. Aurore ne résiste pas et ne peut se retenir de jouir à nouveau. Puis, à voix basse, elle demande à Ines de préserver sa virginité.
— N’ayez crainte, Madame, je sais jusqu’où mes doigts peuvent aller…
Aurore reste nue, alanguie sur sa couchette, tandis que Ines se dénude et offre aux yeux de sa maîtresse la splendeur de son jeune corps de gitane. Aurore se lève alors et lui murmure :
— À mon tour de te laver, et de goûter ta cyprine…
Au matin, les deux jeunes femmes se réveillent dans le même lit, enlacées. Ines sort immédiatement de la couche, elle s’accroupit et soulage sa vessie dans le grand seau de bois, puis attrape ses vêtements. Elle entend Aurore lui chuchoter qu’elle devra se coucher dans ses bras chaque soir. En souriant, Ines s’assoit sur le bord du lit et embrasse les seins tendus de sa maîtresse.
— Tout ce que tu voudras ! Je suis à ton service Madame, répond-elle en riant tout bas.
— Non Ines ! Ne m’appelle pas Madame quand nous ne sommes que toutes les deux. Je me fiche d’être marquise et que tu sois servante, il m’importe plus que tu sois ma bien-aimée et que nous jouissions l’une de l’autre.
Ines l’embrasse encore puis elle prépare la tenue de sa maîtresse. Le temps d’habillage se prolonge par de longs baisers. Les doigts d’Ines courent sur le corps d’Aurore, caressent sa fente sans y pénétrer, retournent sur ses seins, puis entre ses fesses, faisant tressaillir sa maîtresse qui pousse un petit gémissement lorsque l’un d’eux appuie fermement sur son petit orifice.
— Là, je ne peux, en aucune façon, mettre en péril ta virginité, ma douce, et crois-moi, tu vas adorer cela, chuchote Ines à l’oreille d’Aurore, qui sent ce doigt inquisiteur la pénétrer lentement.
Mais il ne faut pas trop s’attarder. Ines libère le cul de la marquise pour achever son habillage, non sans un soupir de déception de la part d’Aurore.
— Je vais brûler toute la journée par ta faute !
— Ainsi tu seras heureuse que nous nous retrouvions enfin seules ce soir…
Aurore rejoint ses parents pour le déjeuner. Elle fait l’objet de toute l’attention des officiers et sous-officiers, qui voient en elle un parti fort enviable. Les hommes ? Elle n’y pense pas vraiment. Elle sait que ses parents choisiront un parti digne de son rang le moment venu, et cela ne devrait pas tarder. Cependant, l’idée de passer dans le lit d’un duc ou d’un prince de sang ne la réjouit pas outre mesure. Censée ignorer en quoi cela consiste, elle a appris par la fille du comte de Soissy, récemment épousée, comment « la chose » se déroule :
— Cela est fort impressionnant au début, ma chère, lui a commenté son amie. Il a empoigné et secoué son membre qui est devenu raide et très dur. Puis il l’a mis dans ma bouche, afin, m’a-t-il dit, de le rendre bien apte à me pénétrer sans difficulté. Cela avait un goût étrange et une odeur assez forte aussi. Enfin, il l’a fait entrer en moi… par… devant… J’ai saigné, ce qui est bon signe, selon ma préceptrice, et très vite, mon époux a joui de moi. Mais je n’ai ressenti aucune extase en cela. Du moins pas la première fois.
Voilà qui n’incite pas à la rêverie et porte un coup au romantisme des livres qu’Aurore a lus en cachette dans les bois !
Ines, elle, déjeune dans la pièce d’à côté, avec Charlotte et un sous-officier qui assure leur sécurité. Elles ne doivent pas quitter le pont supérieur. Le lieutenant de vaisseau les a prévenues dès l’embarquement : le voyage va prendre plusieurs mois. La présence de femmes à bord risque de poser des problèmes si elles se montrent trop ou circulent parmi l’équipage, et cela s’intensifiera avec la chaleur, dans les mers du Sud. Le sous-officier fait office d’intermédiaire pour tous les besoins qu’elles pourraient exprimer. Les matelots sont des hommes rudes et sans manières. Ils savent qu’elles ne sont que des servantes et ne prennent pas de pincettes quant à leurs commentaires. Un matin, un gabier a passé sa main sur les fesses d’Ines ; elle s’est retournée et l’a giflé, déclenchant l’hilarité générale. Le sous-officier est intervenu et a fait mettre le matelot aux fers, à fond de cale. L’équipage est soumis à une discipline implacable et sait que les punitions peuvent être terribles, quand elles ne sont pas définitives.
Les jours s’écoulent lentement. Par chance, le navire n’a pas encore rencontré de tempêtes, et une première escale pour ravitaillement est prévue sur les côtes de Guinée septentrionale, où des comptoirs sont implantés. Ce sera sûrement l’occasion de pouvoir poser pied à terre avant de continuer et de doubler le cap de Bonne-Espérance.
Après, il ne restera à la frégate qu’à remonter vers le nord puis vers l’ouest pour atteindre les Indes.
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patpassif
27 octobre 2026 à 18:30
très beau texte comme toujours
kudu
26 octobre 2026 à 18:24
Géographie expérimentale?
Selon tous les globes et cartes terrestres que j'ai pu consulter ,  l'Inde est à droite de l'Afrique.

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