Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisinages... — Chapitre 1 · Aude
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Voisinages...
Chapitre 1 · Aude
Le lotissement se situe en périphérie de la ville, un lieu calme, en retrait de la route, à proximité de champs agricoles.
Une quinzaine d’habitations plus ou moins similaires et mitoyennes y avaient récemment été construites, prises d’assaut essentiellement par de jeunes parents cherchant un peu d’espace pour leur marmaille toute fraîche et ne pouvant pas se permettre d’acheter une maison au centre-ville.
Le promoteur, avide de pécules pour démarrer un nouveau projet, avait poussé les nouveaux colotis à tous aménager au même moment, si bien que les bâtisses vides se sont retrouvées en plein déménagements concomitants, créant une espèce de chaos, mais où chacun, se retrouvant dans une situation similaire, pouvait se croiser et nouer quelques affinités par mimétisme de l’appréhension et des opérations de rigueur lors de l’arrivée sur un lieu nouveau.
Le promoteur, avide de pécules pour démarrer un nouveau projet, avait poussé les nouveaux colotis à tous aménager au même moment, si bien que les bâtisses vides se sont retrouvées en plein déménagements concomitants, créant une espèce de chaos, mais où chacun, se retrouvant dans une situation similaire, pouvait se croiser et nouer quelques affinités par mimétisme de l’appréhension et des opérations de rigueur lors de l’arrivée sur un lieu nouveau.
Aude, une jeune femme de trente-deux ans, anxieuse et introvertie, est mariée à Cédric, son premier amour, du même âge.
Leur rencontre datait de la fin de leurs communes études.
Ils s’étaient tous deux beaucoup investis dans leur travail et avaient finalement, peut-être plus par pression familiale que conviction parentale, enfanté il y a de ça deux ans.
Une jolie petite Lydie était née, mais leur en faisait voir de toutes les couleurs, et leur volonté de parents modernes permissifs faisait que l’espiègle gamine cherchait sans cesse à dépasser les limites et leur menait une vie particulièrement rude.
Leur rencontre datait de la fin de leurs communes études.
Ils s’étaient tous deux beaucoup investis dans leur travail et avaient finalement, peut-être plus par pression familiale que conviction parentale, enfanté il y a de ça deux ans.
Une jolie petite Lydie était née, mais leur en faisait voir de toutes les couleurs, et leur volonté de parents modernes permissifs faisait que l’espiègle gamine cherchait sans cesse à dépasser les limites et leur menait une vie particulièrement rude.
Le fait d’avoir un petit jardin pour que la demoiselle puisse galoper derrière un ballon en cas d’excès de vivacité les rendait heureux de leur fraîche installation.
Qui plus est, une des deux maisons mitoyennes à la leur était occupée par un autre couple qui avait trois enfants, dont une ado pouvant éventuellement faire office de babysitter, au milieu se trouvait un petit gars sympa, et leur dernière, d’apparence toute sage, devait avoir un ou deux ans de plus que leur terrible fauve, ce qui présageait une entente envisageable entre les deux. Le tout leur donnait une perspective non négligeable de pouvoir souffler de temps à autre.
Qui plus est, une des deux maisons mitoyennes à la leur était occupée par un autre couple qui avait trois enfants, dont une ado pouvant éventuellement faire office de babysitter, au milieu se trouvait un petit gars sympa, et leur dernière, d’apparence toute sage, devait avoir un ou deux ans de plus que leur terrible fauve, ce qui présageait une entente envisageable entre les deux. Le tout leur donnait une perspective non négligeable de pouvoir souffler de temps à autre.
Aude, blonde, cheveux épais et ondulants, généralement posés sur ses épaules, très blanche de peau, aux yeux bleu-vert, avait un visage simple, pas forcément désagréable, mais qu’elle ne mettait jamais en valeur.
De nature rondelette, depuis sa grossesse elle avait pris un sérieux surpoids qui l’enfermait dans des complexes sans fin, qu’elle fuyait à grand renfort de restaurants et de livraisons à domicile de tous genres de gastronomies, pas nécessairement les plus fines.
De nature rondelette, depuis sa grossesse elle avait pris un sérieux surpoids qui l’enfermait dans des complexes sans fin, qu’elle fuyait à grand renfort de restaurants et de livraisons à domicile de tous genres de gastronomies, pas nécessairement les plus fines.
Ce n’est pas qu’elle ne s’aimait pas, son visage faisait très jeune, probablement aidé par la rondeur de ses traits, mais elle bloquait sur ses courbes invasives, seins dont elle ne savait que faire, fesses débordantes, cuisses inesthétiques selon ses propres critères.
Son mari était soigné, taciturne, organisé, toujours pressé et également tout en rondeurs, mais sans excès.
Il faut dire que le couple d’ingénieurs était féru de belles automobiles : Cédric possédait une magnifique voiture de sport toute neuve et elle un luxueux SUV allemand.
Ainsi, leurs activités sportives se résumaient à voiture, resto, Netflix.
Il faut dire que le couple d’ingénieurs était féru de belles automobiles : Cédric possédait une magnifique voiture de sport toute neuve et elle un luxueux SUV allemand.
Ainsi, leurs activités sportives se résumaient à voiture, resto, Netflix.
Quelques semaines après l’emménagement, chacun continuait les petits travaux d’intérieur avec assiduité afin de rendre chaque logement, à la base identique ou presque, plus personnel.
Se mettre à planter des choses dans le jardin était monnaie courante, ainsi, par ce bel après-midi de printemps, bon nombre de colotis étaient au jardinage.
Les haies encore minces permettaient quelques étroits passages entre les jardins.
Se mettre à planter des choses dans le jardin était monnaie courante, ainsi, par ce bel après-midi de printemps, bon nombre de colotis étaient au jardinage.
Les haies encore minces permettaient quelques étroits passages entre les jardins.
— Hééééééé, comment tu t’appelles ?
— M’appelle Lydie, toi ? toiiiii t’appelle ?
— Lorane, et t’as quel âge Lydie ?
— z’ai trois ans
— ben moi j’ai déjà cinq anheuuuuu
— M’appelle Lydie, toi ? toiiiii t’appelle ?
— Lorane, et t’as quel âge Lydie ?
— z’ai trois ans
— ben moi j’ai déjà cinq anheuuuuu
— Dis donc Lorane, n’ennuie pas ta voisine, elle est plus petite.
La voix chaude et vibrante qui avait levé le ton fit redresser Aude de l’installation de son rosier, elle avait reconnu le timbre de Damien.
— Haha, bonjour Damien, laisse, elles font connaissance, c’est pas plus mal non ?
— Salut Aude, oui oui tu as raison, mais je connais ma chipie et sa façon de faire sa petite cheffe, alors je préfère avoir un œil.
— Oh, mais je te rassure, on galère pas mal avec Lydie, c’est pas du genre à se laisser faire. Elle a cinq ans, alors ta dernière ?
— Oui, c’est ça, mais seulement depuis quelques semaines, chez les moyens. Et Lydie ?
— Hé bien elle va avoir trois ans dans un mois, mais déjà elle crie sur tous les toits qu’elle a trois ans, tu vois le genre. Mais ouais, c’est la rentrée à l’école l’année prochaine.
— Salut Aude, oui oui tu as raison, mais je connais ma chipie et sa façon de faire sa petite cheffe, alors je préfère avoir un œil.
— Oh, mais je te rassure, on galère pas mal avec Lydie, c’est pas du genre à se laisser faire. Elle a cinq ans, alors ta dernière ?
— Oui, c’est ça, mais seulement depuis quelques semaines, chez les moyens. Et Lydie ?
— Hé bien elle va avoir trois ans dans un mois, mais déjà elle crie sur tous les toits qu’elle a trois ans, tu vois le genre. Mais ouais, c’est la rentrée à l’école l’année prochaine.
Aude crut percevoir un regard furtif de Damien s’attarder sous son cou. Sa peau pâle rosit en un instant lorsqu’en se penchant elle se rendit compte que sa bataille avec le rosier l’avait débraillée et que le décolleté qu’elle offrait malgré elle sur son opulente poitrine n’était absolument pas souhaitable ni souhaité.
Les yeux toujours baissés, elle reboutonna hâtivement son cardigan, tentant de garder contenance, comme si de rien n’était. Cependant, lorsqu’elle leva la tête, elle sembla déceler une lumière qu’elle ne pouvait traduire dans l’œil de Damien.
Les yeux toujours baissés, elle reboutonna hâtivement son cardigan, tentant de garder contenance, comme si de rien n’était. Cependant, lorsqu’elle leva la tête, elle sembla déceler une lumière qu’elle ne pouvait traduire dans l’œil de Damien.
— Et ça se passe bien à l’école ? reprit-elle très sérieusement.
— Oh oui, avec elle pas de soucis, c’est avec son frère qu’on galère un peu.
— Ah, Arthur, c’est ça ?
— Oui, à huit ans il est un peu à l’âge bête et se contrefiche de ses devoirs.
— Ohlallaaaa, bon, on a le temps avant d’arriver là, mais franchement on a aussi notre lot de ras-le-bol parfois, même à deux ans, hahaha ! Et ta grande, elle a quel âge ?
— Quatorze.
— Parfait pour le babysitting, ça, non ?
— Haha, si tu veux embaucher ma fille, pourquoi pas, hein ? Je te l’envoie.
— Mais c’est une idée carrément.
— Hé bien, entendu, mais dis donc, pas mal ton jardin. Il faut qu’on s’y mette aussi, il n’y a pas encore grand-chose.
— Ah oui, merci, c’est du boulot.
— Tu as raison, c’est carrément sportif parfois.
— Oh oui, avec elle pas de soucis, c’est avec son frère qu’on galère un peu.
— Ah, Arthur, c’est ça ?
— Oui, à huit ans il est un peu à l’âge bête et se contrefiche de ses devoirs.
— Ohlallaaaa, bon, on a le temps avant d’arriver là, mais franchement on a aussi notre lot de ras-le-bol parfois, même à deux ans, hahaha ! Et ta grande, elle a quel âge ?
— Quatorze.
— Parfait pour le babysitting, ça, non ?
— Haha, si tu veux embaucher ma fille, pourquoi pas, hein ? Je te l’envoie.
— Mais c’est une idée carrément.
— Hé bien, entendu, mais dis donc, pas mal ton jardin. Il faut qu’on s’y mette aussi, il n’y a pas encore grand-chose.
— Ah oui, merci, c’est du boulot.
— Tu as raison, c’est carrément sportif parfois.
Aude une fois de plus détourna les yeux. Avait-il fait cette remarque car elle était en surpoids, ou bien avait-il noté que sa veste était indécemment déboutonnée ?
— Je… oui, c’est vrai.
S’entendant répondre, elle se trouva bêtasse, comme souvent, et ne trouva pour s’échapper rien d’autre que de s’en prendre à sa fille.
— Lydie, bon allez, ça suffit, on va rentrer, puis c’est l’heure du goûter.
— Hé bien bon goûter, on va peut-être aussi y aller, Lorane ?
— Je peux aller chez Lydie ?
— Ah oui, oui, une autre fois certainement.
— Ohhh, nooon, maintenant !
— Ce n’est pas moi qui décide, c’est sa maman.
— Si tu veux venir goûter avec Lydie, tu peux, Lorane, pas de soucis.
— Uiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
— Merci, c’est gentil, Aude, à charge de revanche.
— Volontiers.
— Je passe la récupérer dans une heure.
— Ok, parfait.
— Hé bien bon goûter, on va peut-être aussi y aller, Lorane ?
— Je peux aller chez Lydie ?
— Ah oui, oui, une autre fois certainement.
— Ohhh, nooon, maintenant !
— Ce n’est pas moi qui décide, c’est sa maman.
— Si tu veux venir goûter avec Lydie, tu peux, Lorane, pas de soucis.
— Uiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
— Merci, c’est gentil, Aude, à charge de revanche.
— Volontiers.
— Je passe la récupérer dans une heure.
— Ok, parfait.
Aude prit les deux gamines par la main et Damien retourna à ses occupations.
À l’heure de récupérer sa fille, il alla sonner à la porte officielle pour éviter de passer par les jardins comme les gamines avaient fait.
Aude l’accueillit en robe longue, les cheveux encore humides d’une douche récente.
À l’heure de récupérer sa fille, il alla sonner à la porte officielle pour éviter de passer par les jardins comme les gamines avaient fait.
Aude l’accueillit en robe longue, les cheveux encore humides d’une douche récente.
— Oh, rebonjour Damien, entre.
L’entrée étant particulièrement étroite, Aude remarqua trop tard qu’elle obstruait le passage, Damien répondant à son invitation en frôlant sa main, sa poitrine en passant.
Elle perçut à son passage son parfum de mâle, ainsi qu’un frisson dans le ventre particulièrement vif, mais qu’elle ne chercha pas à expliquer.
Elle perçut à son passage son parfum de mâle, ainsi qu’un frisson dans le ventre particulièrement vif, mais qu’elle ne chercha pas à expliquer.
— Elles sont encore en haut, tu vois, elles s’entendent bien, ce qui m’arrange, ça m’a laissé quelques minutes pour me doucher et pour le ménage. Je n’ai pas vraiment eu le temps, désolée pour le désordre, Cédric ne rentre que ce soir d’un congrès, du coup je cours partout toute seule.
— Haha, ne sois surtout pas désolée, tu n’as pas vu chez nous, avec les trois, c’est toujours un territoire sinistré.
— Ouf, tu me rassures. Bon, ben tu peux monter, je suppose que sinon personne ne bougera.
— Héhé, certainement, on a les mêmes.
— Haha, ne sois surtout pas désolée, tu n’as pas vu chez nous, avec les trois, c’est toujours un territoire sinistré.
— Ouf, tu me rassures. Bon, ben tu peux monter, je suppose que sinon personne ne bougera.
— Héhé, certainement, on a les mêmes.
Suivi par Aude, surveillant les gestes de son voisin, Damien, curieux de visiter cette maison, à la base identique à la sienne mais pourtant déjà tellement différente, s’amusait à promener ses yeux un peu partout.
À l’étage, son regard fut attiré par la salle d’eau laissée grande ouverte, probablement dans un objectif d’aération.
À même le sol jonchait une culotte blanche imposante, mais de chic facture, en dentelles fines.
À même le sol jonchait une culotte blanche imposante, mais de chic facture, en dentelles fines.
Aude, en arrivant sur le palier, vit à son tour le sous-vêtement oublié, dont la présence proéminente lui parut comme s’il était fluorescent. Elle se crispa un instant et voulut tenter de dépasser Damien pour aller fermer la salle de bain, cependant elle ne pouvait y parvenir sans le pousser littéralement.
Trépignant, elle se ravisa, ravalant sa salive, à nouveau toute rouge de honte.
Damien ne put s’empêcher, après l’observation détaillée du vêtement, de jeter un petit regard sur le côté, en direction du visage d’Aude.
Encore une fois la jeune femme, honteuse, détourna le regard et tenta de garder un minimum de contrôle de soi en interpellant sa fille.
Trépignant, elle se ravisa, ravalant sa salive, à nouveau toute rouge de honte.
Damien ne put s’empêcher, après l’observation détaillée du vêtement, de jeter un petit regard sur le côté, en direction du visage d’Aude.
Encore une fois la jeune femme, honteuse, détourna le regard et tenta de garder un minimum de contrôle de soi en interpellant sa fille.
— Allez Lydie, le papa de Lorane est là, elle doit rentrer, ça va être l’heure du bain.
Après quelques hâtives politesses, chacun rentra chez soi, mais Aude se sentait toujours troublée plus que de raison, sans pouvoir mettre fin à ses pensées exacerbées.
Elle retourna dans la salle de bain et, comme pour se venger, prit sa petite culotte pour la planquer le plus au fond possible de la corbeille à linge.
Après quelques hâtives politesses, chacun rentra chez soi, mais Aude se sentait toujours troublée plus que de raison, sans pouvoir mettre fin à ses pensées exacerbées.
Elle retourna dans la salle de bain et, comme pour se venger, prit sa petite culotte pour la planquer le plus au fond possible de la corbeille à linge.
Avait-il vu ?
Bien sûr ! Quelle honte. Que va-t-il penser ? Et puis alors ? C’est ma maison ? Mais quand même, je suis vraiment cruche.
Bien sûr ! Quelle honte. Que va-t-il penser ? Et puis alors ? C’est ma maison ? Mais quand même, je suis vraiment cruche.
Le soir, alors que Cédric dormait déjà, elle se retournait dans son lit, agitée par l’adrénaline qui la tiraillait un peu plus à chaque pensée bouclant sans fin dans son esprit : la voix de Damien, ses seins et sa culotte exposés, le frôlement à l’entrée, son odeur.
Malgré elle, une chaleur dans son bas-ventre, qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps, la titillait.
Malgré elle, une chaleur dans son bas-ventre, qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps, la titillait.
Embarrassée, elle glissa très silencieusement ses doigts par-dessous l’élastique de sa culotte.
À peine eut-elle sa toison épaisse ainsi effleurée qu’elle fut prise d’un spasme vertigineux, trop vif mais pas désagréable, quelque chose de chaud et vivifiant qu’elle n’avait ressenti depuis longtemps, invitant sa main à descendre un peu en dedans.
Elle constata avec effroi que sa fente toute serrée était humide, presque mouillée.
À peine eut-elle sa toison épaisse ainsi effleurée qu’elle fut prise d’un spasme vertigineux, trop vif mais pas désagréable, quelque chose de chaud et vivifiant qu’elle n’avait ressenti depuis longtemps, invitant sa main à descendre un peu en dedans.
Elle constata avec effroi que sa fente toute serrée était humide, presque mouillée.
Elle fut prise d’angoisse en se rendant compte qu’elle avait oublié sa protection contre les fuites urinaires.
En effet, sa grossesse avait laissé des traces, même deux ans plus tard, et les petits accidents gynéco lui étaient encore fréquents.
Pourtant, machinalement touchant cette fente bien close, autant pour prolonger la sensation de douce chaleur perçue que par contrôle de ce qui se passait, elle se rendit compte que la substance qui perlait était plus visqueuse qu’elle ne l’aurait pensé.
Machinalement, elle sortit la main de sa culotte pour la mener sous ses narines, confirmant, aussi soulagée qu’interloquée, que ce n’était ni de l’urine ni du sang.
Elle finit par s’apaiser et rejoindre Morphée.
En effet, sa grossesse avait laissé des traces, même deux ans plus tard, et les petits accidents gynéco lui étaient encore fréquents.
Pourtant, machinalement touchant cette fente bien close, autant pour prolonger la sensation de douce chaleur perçue que par contrôle de ce qui se passait, elle se rendit compte que la substance qui perlait était plus visqueuse qu’elle ne l’aurait pensé.
Machinalement, elle sortit la main de sa culotte pour la mener sous ses narines, confirmant, aussi soulagée qu’interloquée, que ce n’était ni de l’urine ni du sang.
Elle finit par s’apaiser et rejoindre Morphée.
Mercredi et jeudi, Aude était traditionnellement en télétravail.
Le mercredi, Cédric pouvait amener Lydie chez ses parents, ainsi elle était au calme et pouvait en profiter pour aller faire deux ou trois kilomètres de jogging avant de se mettre au travail.
Le mercredi, Cédric pouvait amener Lydie chez ses parents, ainsi elle était au calme et pouvait en profiter pour aller faire deux ou trois kilomètres de jogging avant de se mettre au travail.
Ce mercredi, sur le chemin du retour, fière de la sensation de s’être surpassée, essoufflée, le teint rouge vif, sueur perlant de son front à son cou, elle avait couru trois kilomètres le plus vite qu’elle pouvait.
De larges auréoles sombres marquaient son top rose sous chacun de ses seins. Heureusement que son cycliste trop moulant était noir, car on aurait certainement vu qu’il était également imbibé de transpiration.
De larges auréoles sombres marquaient son top rose sous chacun de ses seins. Heureusement que son cycliste trop moulant était noir, car on aurait certainement vu qu’il était également imbibé de transpiration.
C’est à cet instant même qu’elle croisa Damien sur son vélo, il roulait tranquillement en sa direction.
Elle ne le vit qu’au bout d’un moment, lorsqu’elle leva le front et, se trouvant pile les yeux dans son regard perçant, elle tressaillit perceptiblement.
Elle ne le vit qu’au bout d’un moment, lorsqu’elle leva le front et, se trouvant pile les yeux dans son regard perçant, elle tressaillit perceptiblement.
— Ah, heu, salut.
— Salut Aude, bonne journée.
— Heu,… oui, merci.
— Salut Aude, bonne journée.
— Heu,… oui, merci.
Depuis quand la fixait-il ainsi ?
À nouveau, elle se sentit grosse et moche, suant comme une vache, alors que cinq minutes plus tôt elle était fière de son parcours et n’avait accordé la moindre importance aux regards que les passants avaient pu porter sur elle.
À nouveau, elle se sentit grosse et moche, suant comme une vache, alors que cinq minutes plus tôt elle était fière de son parcours et n’avait accordé la moindre importance aux regards que les passants avaient pu porter sur elle.
Qu’allait-il penser de moi, si grosse, alors que lui a un physique sportif entretenu et sans faille ?
L’observait-il pour se moquer ?
L’observait-il pour se moquer ?
Son salut semblait des plus naturels, mais sa conscience lui envoyait des idées négatives : il jugeait son corps, ses vêtements, il faudra vraiment qu’elle prenne plus soin d’elle.
Sous la douche, elle se sentait encore négligée, honteuse, elle se frottait énergiquement le corps, les seins, les fesses, les cuisses, même la vulve, comme pour tenter d’en effacer un peu les rondeurs.
Elle envisagea d’aller courir tous les jours.
Sous la douche, elle se sentait encore négligée, honteuse, elle se frottait énergiquement le corps, les seins, les fesses, les cuisses, même la vulve, comme pour tenter d’en effacer un peu les rondeurs.
Elle envisagea d’aller courir tous les jours.
Jeudi matin, lorsqu’elle rentrait à pied de la boulangerie, passant devant le jardin des voisins, elle ne put s’empêcher un coup d’œil furtif, probablement pour comparer l’avancée de leur aménagement par rapport au sien, et aperçut Damien torse nu, en caleçon, qui récupérait une serviette pendue au fond du jardin.
Lui, affairé à sa besogne, ne pouvait pas la voir, alors elle le détailla rapidement : son corps semblait doux et musclé, et son caleçon de laine, moulant ses fesses fermes et légèrement rebondies, lui donnait un côté naturellement sexy.
Lui, affairé à sa besogne, ne pouvait pas la voir, alors elle le détailla rapidement : son corps semblait doux et musclé, et son caleçon de laine, moulant ses fesses fermes et légèrement rebondies, lui donnait un côté naturellement sexy.
La respiration d’Aude s’accéléra sans qu’elle interprète pourquoi. Elle accéléra le pas, tournant pourtant la tête toutes les secondes pour observer un peu plus son voisin.
Que faisait-il dans cette tenue à cette heure ?
Est-il en congés ?
En télétravail également, très probablement ?
C’est un bel homme quand même.
Aude, mais qu’est-ce que tu racontes !
Peut-être qu’il se lève juste, qu’ils viennent de faire l’amour avec Clara ?
Tiens, est-ce qu’ils font souvent l’amour ?
Sans doute avec autant d’enfants !
Est-il en congés ?
En télétravail également, très probablement ?
C’est un bel homme quand même.
Aude, mais qu’est-ce que tu racontes !
Peut-être qu’il se lève juste, qu’ils viennent de faire l’amour avec Clara ?
Tiens, est-ce qu’ils font souvent l’amour ?
Sans doute avec autant d’enfants !
Elle se mit à rougir de cette pensée soudaine, survenue de nulle part : serait-elle devenue perverse à se mettre à penser des trucs comme ça ?
Plus elle tentait de chasser ce qui perturbait son esprit, plus elle voyait Damien dans un lit avec Clara.
L’image de Damien faisant glisser contre ses fesses son caleçon de laine pour venir embrasser Clara nue devant lui s’immisça dans ses pensées.
Ses joues devinrent brûlantes, elle secoua la tête vigoureusement, comme pour ôter cette image immédiatement.
Plus elle tentait de chasser ce qui perturbait son esprit, plus elle voyait Damien dans un lit avec Clara.
L’image de Damien faisant glisser contre ses fesses son caleçon de laine pour venir embrasser Clara nue devant lui s’immisça dans ses pensées.
Ses joues devinrent brûlantes, elle secoua la tête vigoureusement, comme pour ôter cette image immédiatement.
Elle n’appréciait pas particulièrement Clara, qui semblait froide par rapport à Damien, qui ne lui parlait presque pas alors que Damien était en général loquace et souriant.
Elle la percevait un peu hautaine, jugeante, avec ses jolis petits seins, ses cheveux lisses et ses courbes harmonieuses.
Elle la percevait un peu hautaine, jugeante, avec ses jolis petits seins, ses cheveux lisses et ses courbes harmonieuses.
Elle n’avait jamais admis qu’elle pouvait tout simplement jalouser Clara ; ça n’aurait aucun sens de jalouser cette femme banale et sans intérêt.
Un soir, peu après cette troublante matinée voyeuse, Aude lisait dans son lit alors que Cédric dormait à poings fermés.
Il ne lisait pas et s’endormait toujours en quelques minutes, mais elle appréciait de se plonger dans un bon roman, peu importe le style tant que le scénario était prenant.
Ils avaient laissé la fenêtre ouverte pour laisser la nuit rafraîchir les lieux, car il faisait de plus en plus chaud le jour.
Aude fut tirée malgré elle de la concentration qu’elle portait à son bouquin par quelques sonorités étranges provenant de l’extérieur.
Il ne lisait pas et s’endormait toujours en quelques minutes, mais elle appréciait de se plonger dans un bon roman, peu importe le style tant que le scénario était prenant.
Ils avaient laissé la fenêtre ouverte pour laisser la nuit rafraîchir les lieux, car il faisait de plus en plus chaud le jour.
Aude fut tirée malgré elle de la concentration qu’elle portait à son bouquin par quelques sonorités étranges provenant de l’extérieur.
C’était très léger, assez lointain, mais comme il n’y avait aucun bruit dans le lotissement, elle se redressa et affûta son oreille pour tenter de multiplier sa perception des sons.
Il y avait comme un souffle, sifflant, lancinant, hétérogène, que parfois on entendait, parfois plus du tout, parfois plus aigu, parfois un peu plus grave.
Il y avait comme un souffle, sifflant, lancinant, hétérogène, que parfois on entendait, parfois plus du tout, parfois plus aigu, parfois un peu plus grave.
Un souffle mêlé d’une voix, d’une voix probablement féminine.
Quelques « hhhhhhaaaaa », « hhhhhhhmmmmm »
Quelques « hhhhhhaaaaa », « hhhhhhhmmmmm »
Soudain, Aude se crispa, elle venait de percevoir, cette fois bien plus clairement, un « Haaouiiiii ».
C’était…
C’était la voix de Clara, d’habitude si taiseuse ; elle l’avait pourtant nettement identifiée.
Elle eut, sans maîtrise ni rationalité, et surtout sans comprendre pourquoi, un geste d’énervement.
C’était…
C’était la voix de Clara, d’habitude si taiseuse ; elle l’avait pourtant nettement identifiée.
Elle eut, sans maîtrise ni rationalité, et surtout sans comprendre pourquoi, un geste d’énervement.
Bon sang, ils sont vraiment pas discrets.
Pourtant son oreille cherchait à chaque instant à percevoir un peu plus ce qu’il se passait.
— hoooooo, ouiiiiiii
Pourtant son oreille cherchait à chaque instant à percevoir un peu plus ce qu’il se passait.
— hoooooo, ouiiiiiii
Haha, j’ai ma réponse, ils baisent souvent.
Aude n’en avait aucune idée, ce n’était qu’une interprétation, mais sa conclusion fut rédhibitoire, sans analyse.
Elle se perdit alors en pensées multiples qui l’assaillirent.
Aude n’en avait aucune idée, ce n’était qu’une interprétation, mais sa conclusion fut rédhibitoire, sans analyse.
Elle se perdit alors en pensées multiples qui l’assaillirent.
Ils couchent ensemble tous les jours sans doute.
Est-ce qu’il la fait jouir ?
Elle a l’air d’aimer ça en tout cas.
Et moi, ça fait combien de temps que je n’ai pas joui ?
Boarf, au moins six mois, et encore.
Les sons ne s’estompaient pas, au contraire, ils étaient lointains mais restaient bien perceptibles : la fenêtre voisine devait elle aussi être ouverte.
Est-ce qu’il la fait jouir ?
Elle a l’air d’aimer ça en tout cas.
Et moi, ça fait combien de temps que je n’ai pas joui ?
Boarf, au moins six mois, et encore.
Les sons ne s’estompaient pas, au contraire, ils étaient lointains mais restaient bien perceptibles : la fenêtre voisine devait elle aussi être ouverte.
— Hhhhhhaaaaaaaa, haaaaoooooooo
Sans s’en rendre compte, Aude avait posé son roman et descendu une main sur sa culotte.
Il n’y avait pas de préméditation dans son geste, peut-être simplement de l’instinct : elle voulait voir ce qu’elle pouvait encore ressentir, elle, là, en bas.
Il n’y avait pas de préméditation dans son geste, peut-être simplement de l’instinct : elle voulait voir ce qu’elle pouvait encore ressentir, elle, là, en bas.
Comme cette fois elle avait sa protection, elle ne pouvait pas vraiment atteindre sa fente en touchant par-dessus la petite culotte, alors elle glissa sa main dedans.
— hhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh
Ce dernier souffle, plus sonore encore, la fit frémir, frémir au niveau des tétons, du pubis, mais également au creux de ses cuisses, que ses doigts boudinés commençaient à masser.
À nouveau, elle sentit une chaleur vive dans son ventre mais aussi à l’intérieur de son sexe.
Une chaleur d’appel à la caresse, une chaleur puissante, suave et addictive.
À nouveau, elle sentit une chaleur vive dans son ventre mais aussi à l’intérieur de son sexe.
Une chaleur d’appel à la caresse, une chaleur puissante, suave et addictive.
Elle osa cette fois entrouvrir d’un doigt sa petite fente, qui semblait close depuis tant de temps. La sensation était surprenante, elle l’avait totalement oubliée, involontairement certainement, mais clairement oubliée.
C’était une chaleur vive, très chaude et douce à la fois, enveloppante, développante, mais pas pour autant brûlante.
Son index glissa dans le sillon de sa vulve.
Elle eut à cet instant en elle un flash de l’image de Clara pénétrée par Damien.
Cette photo virtuelle généra en elle un petit pic de plaisir qui lui fit reprendre ses esprits et percevoir qu’il n’y avait plus aucun bruit venant de l’extérieur.
Les seuls sons présents étaient alors ses propres halètements et le froissement de ses draps.
Son index glissa dans le sillon de sa vulve.
Elle eut à cet instant en elle un flash de l’image de Clara pénétrée par Damien.
Cette photo virtuelle généra en elle un petit pic de plaisir qui lui fit reprendre ses esprits et percevoir qu’il n’y avait plus aucun bruit venant de l’extérieur.
Les seuls sons présents étaient alors ses propres halètements et le froissement de ses draps.
Mon Dieu, qu’est-ce que je fais, c’est quoi ces pensées, bon sang.
Un serrement anxieux lui noua le ventre, éjectant le doigt de son intime écrin.
Elle retira la main de sa culotte comme si elle l’avait malencontreusement posée sur un plat brûlant.
Puis elle éteignit sa lampe de chevet et se retourna dans son lit.
Un serrement anxieux lui noua le ventre, éjectant le doigt de son intime écrin.
Elle retira la main de sa culotte comme si elle l’avait malencontreusement posée sur un plat brûlant.
Puis elle éteignit sa lampe de chevet et se retourna dans son lit.
Désormais, lorsqu’elle croisait Damien ou Clara, elle ne pouvait s’empêcher de rosir, le regard fuyant.
Elle n’avait fait que s’imaginer des choses, mais elle se sentait oppressée, comme si elle avait été victime d’une scène qu’elle n’aurait jamais dû voir.
Elle n’avait fait que s’imaginer des choses, mais elle se sentait oppressée, comme si elle avait été victime d’une scène qu’elle n’aurait jamais dû voir.
Pourtant, souvent, en passant devant le jardin d’à côté, elle cherchait avidement à retrouver, en vain, ce qu’elle avait déjà vu.
Bien sûr, le jardin était vide ou occupé par ses hôtes normalement vêtus. C’était un coup du hasard, cependant l’image de Damien en caleçon revenait à son esprit, très claire, et beaucoup plus souvent qu’elle ne l’aurait souhaité.
Bien sûr, le jardin était vide ou occupé par ses hôtes normalement vêtus. C’était un coup du hasard, cependant l’image de Damien en caleçon revenait à son esprit, très claire, et beaucoup plus souvent qu’elle ne l’aurait souhaité.
Quelque temps après, Aude s’était fait surprendre par un orage d’été en allant faire son jogging. En se dépêchant de rentrer à moitié trempée, elle se retrouva coincée, sans clé, devant sa porte. Cédric, qui était censé être là, avait dû partir, elle ne savait où, avec Lydie.
Énervée, elle lui envoya un texto, auquel il répondit aussitôt qu’il avait amené Lydie à la bibliothèque, car elle était pénible à tourner en rond à la maison, et qu’il revenait dès qu’il pouvait, mais probablement pas avant vingt minutes.
Vingt minutes sous le déluge, nécessairement, c’était pour attraper froid.
Vingt minutes sous le déluge, nécessairement, c’était pour attraper froid.
Il faudrait que je sonne à côté.
Mais pour qui vont-ils me prendre, je suis un gros sac détrempé, on ne sonne pas comme ça chez les gens.
Mais autant, si je ne le fais pas, je vais encore être malade trois semaines.
Bon, tant pis, j’espère qu’ils comprendront.
Mais pour qui vont-ils me prendre, je suis un gros sac détrempé, on ne sonne pas comme ça chez les gens.
Mais autant, si je ne le fais pas, je vais encore être malade trois semaines.
Bon, tant pis, j’espère qu’ils comprendront.
Avalant sa fierté, voici Aude sonnant chez Damien et Clara.
Clara lui ouvre avec une vraie surprise.
— Oh, bonsoir Aude.
Aude, évitant tout questionnement, la coupa aussitôt, bredouillant :
— Je,… heu… bonsoir,… j’étais allée courir, et je n’ai pas ma clé et Cédric est parti, heu,… je…
Cette fois, Clara, en bonne mère de famille, la coupa à son tour.
— Mince, ma pauvre, ne reste pas là, entre vite !
— Oh, bonsoir Aude.
Aude, évitant tout questionnement, la coupa aussitôt, bredouillant :
— Je,… heu… bonsoir,… j’étais allée courir, et je n’ai pas ma clé et Cédric est parti, heu,… je…
Cette fois, Clara, en bonne mère de famille, la coupa à son tour.
— Mince, ma pauvre, ne reste pas là, entre vite !
Clara, bien plus mince et plus petite, prend Aude par les épaules pour lui faire la bise et la laisser entrer.
Aude se trouva dans l’entrée, dégoulinante, dans sa combi brassière en polyester et son cycliste moulant.
Aude se trouva dans l’entrée, dégoulinante, dans sa combi brassière en polyester et son cycliste moulant.
— Viens te réchauffer au salon, je vais te chercher une serviette et une veste.
— Merci, heu, d’accord, merci, c’est très gentil.
— Merci, heu, d’accord, merci, c’est très gentil.
Damien, qui jouait aux dominos avec Arthur sur la table du salon, lève le regard sur les deux femmes qui s’approchent de lui. Son regard pivote instantanément vers le top d’Aude, duquel semblent percer deux énormes mamelons ardemment vivifiés par l’eau froide.
Sa bouche s’entrouvrit, béante, avant qu’il relève brusquement son regard pour dire bonjour à Aude, qui n’avait pas manqué d’interpréter là où regardait son voisin.
Sa bouche s’entrouvrit, béante, avant qu’il relève brusquement son regard pour dire bonjour à Aude, qui n’avait pas manqué d’interpréter là où regardait son voisin.
Oh nooon, je n’ai pas fait gaffe, mes tétons dardent horriblement, on ne voit que ça, bien sûr je me pointe comme ça, en grosse baleine, quelle honte.
Pourtant Damien, attendri, arrête sa partie pour se lever et venir dire bonjour à Aude, alors que Clara est montée chercher de quoi la sécher.
Il lui fit une accolade dont la durée avait semblé à Aude bien plus longue que celle de Clara, la réchauffant de toutes parts mais faisant gonfler un peu plus ses imposants mamelons.
Il lui fit une accolade dont la durée avait semblé à Aude bien plus longue que celle de Clara, la réchauffant de toutes parts mais faisant gonfler un peu plus ses imposants mamelons.
Ne sachant plus que faire de cette double érection, elle croisa ses gros bras pour entourer ses seins qui débordaient malgré tout de toutes parts, reprit son souffle et, décontenancée, annonça d’une traite :
— Je suis vraiment désolée de faire irruption ainsi, c’est à cause de Cédric, il est parti sans prévenir, je ne savais pas pour l’orage, et il fait froid, et je suis souvent malade, et je ne voulais pas rester à me glacer, et je ne savais pas quoi faire, et alors j’ai sonné, mais je suis désolée, désolée.
Damien, qui écoutait, regardant tantôt les lèvres d’Aude, tantôt ses yeux, ne pouvait s’empêcher de glisser par instants son regard sur la poitrine mouillée, parfois le baissant jusqu’à son nombril dénudé.
Le regard baissé, Aude jetait de temps à autre un coup d’œil à son hôte. Elle sentit se poser sur elle ses yeux comme une caresse qui la parcourut d’un étrange frisson qu’elle ne s’expliqua pas.
Croisant le regard de Damien, elle ressentit à nouveau la lumière irradiante et troublante qu’elle avait déjà surprise dans son œil lorsqu’elle plantait son rosier.
Le regard baissé, Aude jetait de temps à autre un coup d’œil à son hôte. Elle sentit se poser sur elle ses yeux comme une caresse qui la parcourut d’un étrange frisson qu’elle ne s’expliqua pas.
Croisant le regard de Damien, elle ressentit à nouveau la lumière irradiante et troublante qu’elle avait déjà surprise dans son œil lorsqu’elle plantait son rosier.
Elle fut pourtant soulagée lorsque Clara lui tendit une grande serviette de plage ainsi qu’une veste polaire.
Clara et Damien étaient côte à côte pour lui prodiguer diverses attentions.
Clara et Damien étaient côte à côte pour lui prodiguer diverses attentions.
— Tu veux prendre une douche ?
— Tu veux manger quelque chose ?
— Tu veux te changer ?
— Tu veux boire quelque chose de chaud ?
— Tu veux manger quelque chose ?
— Tu veux te changer ?
— Tu veux boire quelque chose de chaud ?
Le regard d’Aude passait, presque apeuré, de l’un à l’autre. C’est alors qu’elle se remémora la nuit où les fenêtres des deux chambres étaient restées ouvertes.
Leur proximité fit son esprit les dévêtir en pensée.
Au lieu de répondre, elle se prit à imaginer, là, devant elle, Damien entièrement nu embrasser la belle Clara, glisser sa main entre ses jambes...
Leur proximité fit son esprit les dévêtir en pensée.
Au lieu de répondre, elle se prit à imaginer, là, devant elle, Damien entièrement nu embrasser la belle Clara, glisser sa main entre ses jambes...
— Je, non,… oui… non merci, ça ira, c’est très gentil, Cédric va arriver, je… juste un verre d’eau.
Damien se mit à rire d’un rire franc, chaleureux, qui lui fit pétiller les épaules, le bout des seins.
— Hahaha, mais tu n’as pas assez bu la tasse dehors, c’est vraiment le déluge, dis donc ! Attends, je te sers ça tout de suite.
— Merci.
— Merci.
La bonne humeur de Damien, la serviette chaude et le verre d’eau réussirent à détendre Aude, devenue plus souriante.
Lorane étant descendue quémander Lydie, sa mère lui avait gentiment répondu qu’elle était avec son papa.
Alors ils plaisantèrent tous les trois sur les aléas des orages qui prennent au dépourvu.
Cédric envoya un texto précisant qu’il venait d’arriver.
Lorane étant descendue quémander Lydie, sa mère lui avait gentiment répondu qu’elle était avec son papa.
Alors ils plaisantèrent tous les trois sur les aléas des orages qui prennent au dépourvu.
Cédric envoya un texto précisant qu’il venait d’arriver.
Aude se précipita pour prendre congé de ses voisins, qui, chacun à leur tour, vinrent l’embrasser pour lui souhaiter une bonne soirée, et insister pour qu’elle n’hésite surtout jamais à passer.
Elle sentit coup sur coup les joues posées contre les siennes, celle de Clara et celle de Damien.
La joue douce et sensuelle de Clara se posa comme une plume sur la sienne.
Puis celle de Damien, posée un peu trop longtemps, au contact entier, délicieusement piquant de sa barbe naissante de fin de soirée.
Elle sentit coup sur coup les joues posées contre les siennes, celle de Clara et celle de Damien.
La joue douce et sensuelle de Clara se posa comme une plume sur la sienne.
Puis celle de Damien, posée un peu trop longtemps, au contact entier, délicieusement piquant de sa barbe naissante de fin de soirée.
Une immense chaleur papillonnante inonda son entrecuisse glacée, dans son short de sport encore détrempé.
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