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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Entièrement au service de ma patronne envoûtante — Chapitre 4 · Les confidences et les désirs d'Irène

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Billy5470
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Entièrement au service de ma patronne envoûtante

Chapitre 4 · Les confidences et les désirs d'Irène

Cérémonie des obsèques terminée. Retour au restaurant-hôtel. Un silence pesant dans la voiture — Marlène sanglote sur la banquette arrière, elle paraît inconsolable. Ça me fait mal de la voir dans cet état, mais les mots pour la réconforter ne me viennent pas.
— On va se poser un peu en arrivant, dit Irène. Michel, je suppose que tu as à faire. Je viendrai te voir plus tard — j'ai certaines choses à te dire.
Je m'arrête devant le restaurant, descends de voiture, ouvre la portière arrière pour aider Marlène à descendre. Elle s'accroche à moi, me remercie, me serre contre elle, la tête sur mon épaule — puis se recule et me pose son habituel petit bisou sur les lèvres. J'ai toujours du mal à interpréter ce geste. Agréable, mais bon.
Irène a déjà ouvert la porte du restaurant ; elle se retourne.
— À tout à l'heure, Michel.
— À tout à l'heure, Irène.
Je retourne au haras, range la CX au garage, retire les clefs du contact — j'en suis responsable, donc pas de risques inutiles. Je passe voir les chevaux, replace correctement le fourrage dans les mangeoires, donne un coup de balai dans l'allée centrale. Un passage rapide au bureau. L'activité est assez lucrative en fait : quatre juments sont en pension à l'année, l'étalon et la jument restante sont la propriété du haras, donc à Irène. Je range les documents à leur place, ferme la porte.
Je rentre au duplex. J'arrive toujours pas à dire « chez moi », mais je m'y sens bien. Douche, bière fraîche, canapé, télé. 19 h — on est jeudi, et mon estomac me rappelle que c'est le soir du camion pizza sur la place du village. Je décide d'y aller.
Je frappe à la porte de derrière du restaurant. Une fenêtre de l'appartement s'ouvre — la tête blonde de Marlène se penche.
— Ah, Michel, tu as un problème ?
— Non, non. Je vais au camion me chercher une pizza. Je me suis dit que vous aviez peut-être faim.
La tête d'Irène surgit à côté de sa fille. Mon Dieu qu'elles sont belles toutes les deux — la mère aux cheveux d'ébène, la fille blonde comme les blés.
— C'est une très bonne idée, Michel. Effectivement — mais je te dois déjà le plein d'hier. Tu as ce qu'il faut ?
— Oui, on verra ça plus tard. Vous voulez quoi comme pizza ?
— Comme toi, dit Irène.
— Comme toi, répète Marlène dans un souffle.
— D'accord, je vous rapporte ça.
Au retour, je frappe à nouveau. Irène descend prendre les pizzas.
— Ça lui fait du bien que je sois seule avec elle, me dit-elle à voix basse. J'espère que tu comprends ?
— Oui. Pas de souci, aucun problème, j'ai pris des reines, c'est ce qui vous correspond le mieux, non ? Elle esquisse un léger sourire.
Puis, d'une voix plus grave, me fixant dans les yeux :
— Je viendrai t'expliquer des choses tout à l'heure. J'espère que tu es capable de garder un secret.
Je rentre dans mon petit cocon, me pose sur le canapé avec une bière — tiens, quelqu'un est venu renouveler le stock. Je mange ma pizza à la main dans le carton, pas de vaisselle salie. La télé parle toute seule.
Je m'interroge sur ce qu'Irène veut me dire. Peut-être que j'aurais dû refuser les petits bisous de Marlène ? Non — elle m'a parlé de garder un secret, donc c'est autre chose. Je suis en train de me faire des nœuds au cerveau quand la porte s'ouvre.
C'est ma belle quinquagénaire. Cheveux lâchés et encore humides, robe de chambre et mules aux pieds. Il faut être sérieux, je pense. Je me lève, lui désigne le canapé.
— Tu veux t'asseoir ?
— Oui, mais à table. Et je veux bien une bière — avec un verre, s'il te plaît.
— Oui. Merci pour les bières, au fait — il n'en restait plus que deux.
— Tu diras merci à Marlène. C'est elle qui les a apportées, des fraîches prises dans les frigos du bar.
— Délicate attention. Je ne manquerai pas de le lui dire, merci.
— Allez — assieds-toi en face de moi.
Je m'exécute.
— Voilà, dit-elle d'un ton plus que sérieux. Je pense que je peux te faire confiance, alors écoute bien. Je vais te confier un lourd secret qu'André et moi étions les seuls à connaître. Marlène n'est pas la fille biologique d'André. Quand j'ai rencontré André, j'étais déjà enceinte. On s'est mariés, il l'a reconnue et élevée comme sa fille. À ceci près — et c'est la gêne que tu as peut-être sentie quand elle te fait ses petits bisous sur les lèvres — c'était son habitude avec André. Ça n'a rien de sexuel. Tu comprends ?
Je reste une seconde sans répondre. Les petits bisous de Marlène — cette façon qu'elle a de poser ses lèvres sur les miennes comme si c'était la chose la plus naturelle du monde — je les revois autrement, soudain. Pas moins touchants. Différents. Je comprends.
— Euh... oui. J'avoue que ça me mettait plutôt mal à l'aise, les p'tits bisous. Tu fais bien de m'expliquer. Le secret, quant à lui, sera bien gardé, tu peux me faire confiance. Je suis peut-être jeune, mais je n'ai qu'une parole.
— J'ai confiance en toi. Je connais bien les hommes, et toi tu es de ceux qui ont encore des valeurs — celles que tes parents t'ont inculquées. Je respecte leurs valeurs, même si on ne conçoit pas la vie de la même manière. Tes parents sont des gens honnêtes, ils ne m'ont jamais jugée, je les respecte beaucoup pour ça !!! Je pense que tu es là pour un moment avec nous, même si tu peux avoir envie de voir d'autres contrées.
Elle pose son verre, croise les mains sur la table.
— Je vais donc terminer par ceci. Pour Marlène — je sais qu'elle va se remettre, tourner la page, peut-être plus vite qu'on ne pense, même si elle n'oubliera jamais son papou. Elle risque de te solliciter. Elle est proche de ton âge : ne lui refuse pas ce qu'elle veut, si toi aussi tu en as envie. Par contre, si tu sens qu'elle tombe amoureuse et que ce n'est pas réciproque, dis-le-moi assez tôt — on trouvera comment régler ça en douceur. Le plaisir entre adultes consentants est à consommer sans modération. Les sentiments, eux, sont souvent le grain de sable qui gâche une harmonie établie. Entre partenaires proches, il faut tout se dire, constamment, mettre les choses à plat. Voilà. Désolée si j'ai été un peu longue, mais je tenais à ce que tu saches tout ça — pour pouvoir me comprendre, et continuer à me satisfaire. Pour aujourd'hui, ce sera tout. Tu vas peut-être être déçu : on ne baisera pas. Elle rit. Mais on va aller dans ta chambre, et tu vas me faire l'amour. J'ai besoin de tendresse. Je veux passer la nuit dans tes bras — si toi aussi tu en as envie.
Pour toute réponse, je me lève et fais descendre mon jogging. Ma queue gonflée en jaillit au-dessus de la table. Irène défait le nœud de la ceinture de sa robe de chambre — elle est nue dessous, magnifiquement belle, sans artifice. Elle monte l'escalier. Je la suis, hypnotisé par ses fesses. Elle est vraiment bandante.
Elle se couche sur le dos, ouvre les jambes. Ses lèvres sont déjà luisantes. Je m'allonge le long de son corps, elle m'offre sa bouche — nos langues se cherchent, se trouvent, se caressent longuement. Sa main remonte dans ma nuque, comme pour m'empêcher de rompre ce baiser. Je sens sa cuisse qui se frotte contre mon sexe.
Je l'embrasse dans le cou, sur ses épaules, promène mes lèvres sur sa peau. J'arrive à ses seins, les suce, les mordille — elle frissonne. Je descends jusqu'au nombril, joue avec ma langue. Et puis, au moment où elle commence à onduler du bassin, je passe délibérément à côté de son clitoris sans l'effleurer — je pose mes lèvres sur ses lèvres intimes, là où elle est déjà toute moite. J'adore l'odeur de sa chatte. Des gouttes coulent le long de son périnée.
Je continue à sucer ses lèvres, à fouiller l'intérieur avec ma langue. Je la sens qui cherche mes cheveux de la main, qui retient son souffle. Alors je reviens sur ses lèvres, lentement — je remonte le long de son ventre, je l'embrasse dans le cou, puis je plonge à nouveau — et cette fois je m'occupe de son bourgeon. Je l'aspire entre mes lèvres, bouge la tête doucement, régulièrement.
Puis je me positionne, rentre mon gland, avance centimètre par centimètre. Me voilà enfin au fond — je touche son utérus. Nos pubis collés l'un à l'autre. Elle pousse un grand soupir, les yeux à moitié ouverts. Je commence des lents va-et-vient, alternant pénétrations profondes et plus courtes.
Elle ouvre les yeux.
— Embrasse-moi, mon chéri.
On se roule un baiser profond, sans précipitation, sans profusion de salive. Je continue mes allers-retours. Je sens ses muscles vaginaux qui se contractent — elle jouit doucement, longuement. Je lui envoie une multitude de jets de sperme bien chaud. Je reste en elle sans bouger. Je suis bien. Elle me serre dans ses bras, fort.
Longtemps après, dans le noir, elle murmure :
— Tu m'as fait exactement ce que j'avais en tête. Même mieux encore que ce que j'espérais. Quelle douceur — et quel corps tu as. Je suis comblée.
— J'ai adoré te faire ça. Te découvrir au naturel, sans artifice — c'était un bonheur. Tu as tellement de charme. Tu restes avec moi cette nuit ?
— Oui. J'ai envie de dormir contre toi. Pourquoi, tu ne veux pas ?
— Bien sûr que je veux. J'en rêve. Bonne nuit, ma chérie — viens tout contre moi. Voilà. Comme ça.
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