Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une bicoque en héritage. — Chapitre 2
Auteurs
Une bicoque en héritage.
Chapitre 2
Conversation téléphonique entre Eve et son mari Ewen
—Ah, enfin, tu es ou, je suis mort d'inquiétude. Tu devais m'appeler dès ton arrivée.
—Excuse-moi, mais… Je lui raconte en deux mots mon arrivée tardive, la découverte de la maison, son délabrement.
—Tu vas en faire quoi ?
—Figure toi que les voisins, tu as bien vu avec moi sur Maps qu'elle faisait partie d'un ensemble, voulaient racheter cette partie, que le propriétaire était d'accord mais qu'il est parti inconscient et donc sans finaliser. Attends… Justement Claire, notre voisine arrive… Je ne précise pas dans quelles conditions…. Claire vous me confirmez toujours être intéressée par la maison ?
—Oui, absolument.
—Tu as entendu ? Je mets cela en place et je rentre.
—Pourquoi si vite ? Vous pourriez rester quelques jours. Qu'en pensez-vous ? Et vous Monsieur ? Propose Claire en élevant la voix en direction de mon téléphone.
—Tu as entendu Chéri ? Ils ont une piscine. J'ai tout de suite sympathisé avec Claire…
—Mais bien sûr, chérie, fais comme tu veux.
—Quelques jours. Je te tiens au courant.
—Bien, bien.
Mais je sens qu'il est déjà passé à autre chose, comme à son habitude, ne consacrant à nos échanges que le strict minimum. Alors, probablement influencée par ce que je viens de vivre et cette liberté que je découvre, je lance.
—Au fait, ils sont libertins. Claire vient de me faire un cunni d'enfer et vraiment je te remercie de me laisser quelques jours avec eux.
—Mais je t'en prie. Profite bien de tes vacances. Il faut que j'y aille, bisous.
Et il raccroche.
------------------------------------
Si j'avais des regrets, ils sont partis avec la ligne coupée.
—Excuse-moi, mais… Je lui raconte en deux mots mon arrivée tardive, la découverte de la maison, son délabrement.
—Tu vas en faire quoi ?
—Figure toi que les voisins, tu as bien vu avec moi sur Maps qu'elle faisait partie d'un ensemble, voulaient racheter cette partie, que le propriétaire était d'accord mais qu'il est parti inconscient et donc sans finaliser. Attends… Justement Claire, notre voisine arrive… Je ne précise pas dans quelles conditions…. Claire vous me confirmez toujours être intéressée par la maison ?
—Oui, absolument.
—Tu as entendu ? Je mets cela en place et je rentre.
—Pourquoi si vite ? Vous pourriez rester quelques jours. Qu'en pensez-vous ? Et vous Monsieur ? Propose Claire en élevant la voix en direction de mon téléphone.
—Tu as entendu Chéri ? Ils ont une piscine. J'ai tout de suite sympathisé avec Claire…
—Mais bien sûr, chérie, fais comme tu veux.
—Quelques jours. Je te tiens au courant.
—Bien, bien.
Mais je sens qu'il est déjà passé à autre chose, comme à son habitude, ne consacrant à nos échanges que le strict minimum. Alors, probablement influencée par ce que je viens de vivre et cette liberté que je découvre, je lance.
—Au fait, ils sont libertins. Claire vient de me faire un cunni d'enfer et vraiment je te remercie de me laisser quelques jours avec eux.
—Mais je t'en prie. Profite bien de tes vacances. Il faut que j'y aille, bisous.
Et il raccroche.
------------------------------------
Si j'avais des regrets, ils sont partis avec la ligne coupée.
—Tu as vu ? Je questionne Claire. Il n'écoute pas. Pas plus de quelques secondes d'attention, après il pense à autre chose.
—Je ne vais pas dire qu'avec Clément c'est la même chose. Avec lui c'est différent. Il s'inquiète que tout se passe bien. S'il sait, et presque toujours je le tiens informé, que je suis hors de la maison avec Mathias ou en mission, il m'appelle pour me demander si je vais bien. Mais c'est plus par peur du risque que cela se sache, que je suis en sécurité, que pour s'inquiéter de mon propre plaisir.
—Il sait pour Mathias, la soumission ?
—Oui. Je joue franc jeux. On s'est toujours parlé librement. Je n'ai jamais posé la question de savoir s'il avait une maitresse, mais si je l'avais fait il me l'aurait dit. Je lui laisse son jardin secret. Tu sais c'est un bon mari. Il a su trouver le temps pour nos enfants. Mais il se fait "bouffer" par son métier, un véritable sacerdoce et à notre époque un homme, un docteur avec cette passion, je me dois de le laisser libre, d'autant qu'il me donne carte blanche.
—Maintenant qu'on a fait le point sur nos hommes, on fait comment pour la bicoque. Tu es toujours intéressée ?
—Oui, mais pas à n'importe quel prix.
—Ne compte pas sur moi pour te faire une réduction parce que tu m'as fait jouir comme une folle.
—Zut, raté. Pour ce qui est du prix, je te conseille de faire venir deux agences, comme cela tu auras une estimation. Après on négociera.
—Bonne idée.
—Je ne vais pas dire qu'avec Clément c'est la même chose. Avec lui c'est différent. Il s'inquiète que tout se passe bien. S'il sait, et presque toujours je le tiens informé, que je suis hors de la maison avec Mathias ou en mission, il m'appelle pour me demander si je vais bien. Mais c'est plus par peur du risque que cela se sache, que je suis en sécurité, que pour s'inquiéter de mon propre plaisir.
—Il sait pour Mathias, la soumission ?
—Oui. Je joue franc jeux. On s'est toujours parlé librement. Je n'ai jamais posé la question de savoir s'il avait une maitresse, mais si je l'avais fait il me l'aurait dit. Je lui laisse son jardin secret. Tu sais c'est un bon mari. Il a su trouver le temps pour nos enfants. Mais il se fait "bouffer" par son métier, un véritable sacerdoce et à notre époque un homme, un docteur avec cette passion, je me dois de le laisser libre, d'autant qu'il me donne carte blanche.
—Maintenant qu'on a fait le point sur nos hommes, on fait comment pour la bicoque. Tu es toujours intéressée ?
—Oui, mais pas à n'importe quel prix.
—Ne compte pas sur moi pour te faire une réduction parce que tu m'as fait jouir comme une folle.
—Zut, raté. Pour ce qui est du prix, je te conseille de faire venir deux agences, comme cela tu auras une estimation. Après on négociera.
—Bonne idée.
Je questionne Google. Je note deux agences. J'arrive à avoir les deux facilement. Deux visites à une heure d'intervalle. Manifestement le marché de l'immobilier doit être calme par ici.
--------------------------------------
Fin d'après-midi. Retour chez Claire.
Je rentre. Les réunions avec les agences immobilières m’ont lessivée : visite, sourires, café, et enfin une estimation, deux estimations. Ce n'est pas le prix de chez nous. C'est la campagne. Au moins j'ai de quoi pour me servir de base de négociation. Pas question de me laisser avoir, même si l'acheteuse m'a léchée.
Elle m'avait donné une clé, j'entre. Il a été convenu que je passerais la nuit dans la chambre d'amis. Son sourire, en m'invitant me paraissait comme une promesse. Je ne suis pas devenue lesbienne, encore que son cunni et ses caresses avaient une sensibilité particulière.
Personne. Elle doit être sur la terrasse ou dans la piscine.
Non, pas dans la piscine. A moins qu'elle puisse entrainer les poutres d'un auvent, poutres en bois, massives.
Je m'arrête. J'ai l'impression de revivre ce que j'ai vu ce matin. Mais de plus près, moins de sidération, plus d'étonnement. Manifestement elle a rappelé Mathias ou bien c'est lui qui s'est invité. Je sais qu'ils sont liés par cette relation maitre-esclave, mais quant à savoir comment ils gèrent ? Peut-être que c'est Claire qui l'a rappelé, notre aparté ne lui a peut-être pas suffit.
D'ailleurs c'est moi qui ai jouis. Je n'ai même pas eu l'idée de lui renvoyer l'ascenseur. Quelle idiote et égoïste, je suis !
Ou bien c'est Mathias qui est venu pour récompenser sa soumise d'avoir bien rempli sa mission.
En tout cas, Claire est là.
Attachée aux poutres massives. Cordes épaisses aux poignets, tirées vers le haut, bras grand ouverts. Chevilles écartées, avec les mêmes cordes épaisses. Elle est, comme écartelée, comme on installait les condamnés au supplice de la roue, mais vertical, comme je l'avais vue ce matin, mais en bien plus impressionnant. Elle est nue, évidemment. "Evidemment" comme si j'étais familière de ce genre de scènes ? Sauf, ce bandeau qu'elle ne portait pas ce matin et qui doit la rendre aveugle. Aveugle, disponible, offerte. Oui offerte et disponible car elle m'a expliqué qu'il ne fallait pas s'arrêter aux apparences, que ce n'est pas une torture affligée, mais un supplice accepté, des plus pervers, un supplice qui menait à des extases hors du commun.
Sa chatte déjà luisante, lèvres gonflées, clito saillant. Des marques rouges zèbrent ses seins, son ventre, l’intérieur de ses cuisses.
Mathias se tient derrière elle. Nu lui aussi, son sexe qui se balance alors qu'il bouge, alors qu'il frappe. Un sexe qui me surprend, que je n'ai jamais vu, du moins dans la vraie vie, pas sur le net. Une longue tige que mon imagination fait gonfler pour… Cela doit lui faire une belle tige. J'imagine que Claire doit l'apprécier…
Dans ma vraie vie, j'ai évidemment connu des hommes, avant de rencontrer Ewen, mais aussi une faiblesse, une faute qui a bien faillit détruire mon couple. C'était en "accompagnement" d'une classe de neige. L'immeuble accueillait des écoles de différentes villes. Parmi les accompagnants, César, beau brun ténébreux dans la cinquantaine. J'ai flashé aussitôt. Quelque chose d'irrésistible m'attirait. Nous sommes devenus amants. De ces aventures d'adolescents avec des baises dans des endroits les plus improbables afin d'éviter le regard des autres et surtout le regard des enseignantes que je connaissais. Les toilettes, le local à ski et même la nuit dans les cuisines. Oh, le souvenir de nos rencontres dans les cuisines. Ces plans de travail qui donnaient à César toutes sortes d'idées. J'acceptais tout. J'étais folle amoureuse. Si on avait été filmés, on aurait pu passer sur le net. Ewen n'était pas manchot, mais à côté il ne jouait pas dans la même catégorie. Les ustensiles de cuisines pouvaient faire des godes étonnants. La confiture, le miel aussi. Mais dans le local à ski, ce n'était pas mal non plus. Si vous n'avez jamais essayé faite le. Chaussures de skis aux pieds, nue évidemment, les chaussures plaquées sur les deux skis au sol. Des skis en position chasse neige ou largement écartés. César qui me prenait, sans vraiment me tenir. Je partais en avant mais ne tombait pas. Mon Dieu quand j'y pense. Mais la fin a été moins drôle. Celui que je pensais amoureux aussi m'avait trompé. Non seulement il n'était pas amoureux, mais marié et heureux en ménage. Je suis rentrée effondrée au point que mon mari s'est inquiété. J'ai avoué mon infidélité. Il a eu du mal à l'accepté, surtout que j'avais été amoureuse. Cette faute m'avait servi de leçon. Sauf aujourd'hui, mais avec une femme cela ne compte pas.
Le geste de Mathias me réveille de mes pensées. Dans sa main droite, un martinet à lanières de cuir, ou d'autre matières, mais souples. Il la regarde comme on regarde une chose qui lui appartient.
Il lève le bras.
Non, c'est faux, il ne lève pas le bras. Une main sur la poignée, poignée d'ailleurs dont je devine que l'extrémité, plus grosse, simule un sexe, un gland et, l'autre main, qui rassemblent les lanières, pour dans un mouvement ample mais contrôlé, aller frapper la soumise. Tout un art !
Clac.
Les lanières claquent sur la chair de ses fesses. Claire sursaute, gémit fort.
— Aaah… Maître…
— Compte, salope.
— Dix… Merci, Maître.
Clac. Plus fort. Sur l’intérieur de la cuisse gauche. La peau rougit aussitôt.
— Onze… Putain… Merci…
Je suis entrée sans réfléchir sous la pergola et reste figée, le souffle coupé. Mathias lève les yeux. Il me voit. Un sourire lent, presque tendre, glisse sur son visage. Il pose un doigt sur ses lèvres : silence. Puis il me fait signe d’approcher doucement. Claire, aveugle, ne sait pas que je suis là.
Il reprend, d’une voix calme, presque conversationnelle, tout en faisant tournoyer le martinet.
— Alors, ma petite chienne… Raconte-moi encore. Comment tu l’as eue, Eve.
Claire halète. Sa poitrine monte et descend vite. Ses seins marqués bougent.
— Comme… Comme tu m’as ordonné, Maître. Dans la piscine d'abord. On était nue, je me suis collée contre son dos. Elle ne s'est pas dégagée.
—Peut être que c'est ce qu'elle attendait, que c'est une gouine qui aime les femmes.
Il parle tout en me regardant. Je vois bien qu'il me provoque.
—Non, je ne crois pas. Après je l'ai entrainée sur la table et j'ai… Mais, maitre vous avez tout vu avec la caméra.
La caméra ? Quelle caméra ? Je pense et au même moment, Mathias me fait un signe de la main dans deux directions. En effet, une, non deux caméras sont fixées sur les poutres. Si elle dit que… Cela signifie que l'on peut consulter à distance ce qui se passe ici. Oh, les… Les pervers… Donc, Mathias a tout vu…
—Tu as raison et je n'étais pas le seul. J'avais envoyé un message à ton mari pour qu'il se connecte. Il était dispo, pour une fois, et il a bien apprécié. Il a trouvé ton invitée très belle et délicieuse dans son lâcher prise.
Quoi le mari aussi !
—Mais même si on a vu, raconte-moi.
Clac.
—Ahhh. Treize, merci maitre… Je l'ai embrassée. J'ai caressé tout son corps…
—Comment elle a réagi ?
Toujours en me regardant. Il joue au jeu du chat et de la souris.
—Elle a aimé. Quand je suis arrivé vers sa fente, elle était humide.
—Ça suffit. Toi, j'ai bien vue que tu t'es débrouillée pour te frotter le clito contre un coussin. Je ne t'avais pas donné l'autorisation. Combien de coups pour cette punition ?
—Dix, encore dix, maitre.
Et il les donne. Et elle les compte. Et son corps se couvre de marques roses.
A la fin, il passe sa main dans son entrejambe.
—Tu mouilles salope. Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
—Tout, maitre, tout ce que vous voulez…
—Je vais boire un verre. Je reviens.
Elle m'avait donné une clé, j'entre. Il a été convenu que je passerais la nuit dans la chambre d'amis. Son sourire, en m'invitant me paraissait comme une promesse. Je ne suis pas devenue lesbienne, encore que son cunni et ses caresses avaient une sensibilité particulière.
Personne. Elle doit être sur la terrasse ou dans la piscine.
Non, pas dans la piscine. A moins qu'elle puisse entrainer les poutres d'un auvent, poutres en bois, massives.
Je m'arrête. J'ai l'impression de revivre ce que j'ai vu ce matin. Mais de plus près, moins de sidération, plus d'étonnement. Manifestement elle a rappelé Mathias ou bien c'est lui qui s'est invité. Je sais qu'ils sont liés par cette relation maitre-esclave, mais quant à savoir comment ils gèrent ? Peut-être que c'est Claire qui l'a rappelé, notre aparté ne lui a peut-être pas suffit.
D'ailleurs c'est moi qui ai jouis. Je n'ai même pas eu l'idée de lui renvoyer l'ascenseur. Quelle idiote et égoïste, je suis !
Ou bien c'est Mathias qui est venu pour récompenser sa soumise d'avoir bien rempli sa mission.
En tout cas, Claire est là.
Attachée aux poutres massives. Cordes épaisses aux poignets, tirées vers le haut, bras grand ouverts. Chevilles écartées, avec les mêmes cordes épaisses. Elle est, comme écartelée, comme on installait les condamnés au supplice de la roue, mais vertical, comme je l'avais vue ce matin, mais en bien plus impressionnant. Elle est nue, évidemment. "Evidemment" comme si j'étais familière de ce genre de scènes ? Sauf, ce bandeau qu'elle ne portait pas ce matin et qui doit la rendre aveugle. Aveugle, disponible, offerte. Oui offerte et disponible car elle m'a expliqué qu'il ne fallait pas s'arrêter aux apparences, que ce n'est pas une torture affligée, mais un supplice accepté, des plus pervers, un supplice qui menait à des extases hors du commun.
Sa chatte déjà luisante, lèvres gonflées, clito saillant. Des marques rouges zèbrent ses seins, son ventre, l’intérieur de ses cuisses.
Mathias se tient derrière elle. Nu lui aussi, son sexe qui se balance alors qu'il bouge, alors qu'il frappe. Un sexe qui me surprend, que je n'ai jamais vu, du moins dans la vraie vie, pas sur le net. Une longue tige que mon imagination fait gonfler pour… Cela doit lui faire une belle tige. J'imagine que Claire doit l'apprécier…
Dans ma vraie vie, j'ai évidemment connu des hommes, avant de rencontrer Ewen, mais aussi une faiblesse, une faute qui a bien faillit détruire mon couple. C'était en "accompagnement" d'une classe de neige. L'immeuble accueillait des écoles de différentes villes. Parmi les accompagnants, César, beau brun ténébreux dans la cinquantaine. J'ai flashé aussitôt. Quelque chose d'irrésistible m'attirait. Nous sommes devenus amants. De ces aventures d'adolescents avec des baises dans des endroits les plus improbables afin d'éviter le regard des autres et surtout le regard des enseignantes que je connaissais. Les toilettes, le local à ski et même la nuit dans les cuisines. Oh, le souvenir de nos rencontres dans les cuisines. Ces plans de travail qui donnaient à César toutes sortes d'idées. J'acceptais tout. J'étais folle amoureuse. Si on avait été filmés, on aurait pu passer sur le net. Ewen n'était pas manchot, mais à côté il ne jouait pas dans la même catégorie. Les ustensiles de cuisines pouvaient faire des godes étonnants. La confiture, le miel aussi. Mais dans le local à ski, ce n'était pas mal non plus. Si vous n'avez jamais essayé faite le. Chaussures de skis aux pieds, nue évidemment, les chaussures plaquées sur les deux skis au sol. Des skis en position chasse neige ou largement écartés. César qui me prenait, sans vraiment me tenir. Je partais en avant mais ne tombait pas. Mon Dieu quand j'y pense. Mais la fin a été moins drôle. Celui que je pensais amoureux aussi m'avait trompé. Non seulement il n'était pas amoureux, mais marié et heureux en ménage. Je suis rentrée effondrée au point que mon mari s'est inquiété. J'ai avoué mon infidélité. Il a eu du mal à l'accepté, surtout que j'avais été amoureuse. Cette faute m'avait servi de leçon. Sauf aujourd'hui, mais avec une femme cela ne compte pas.
Le geste de Mathias me réveille de mes pensées. Dans sa main droite, un martinet à lanières de cuir, ou d'autre matières, mais souples. Il la regarde comme on regarde une chose qui lui appartient.
Il lève le bras.
Non, c'est faux, il ne lève pas le bras. Une main sur la poignée, poignée d'ailleurs dont je devine que l'extrémité, plus grosse, simule un sexe, un gland et, l'autre main, qui rassemblent les lanières, pour dans un mouvement ample mais contrôlé, aller frapper la soumise. Tout un art !
Clac.
Les lanières claquent sur la chair de ses fesses. Claire sursaute, gémit fort.
— Aaah… Maître…
— Compte, salope.
— Dix… Merci, Maître.
Clac. Plus fort. Sur l’intérieur de la cuisse gauche. La peau rougit aussitôt.
— Onze… Putain… Merci…
Je suis entrée sans réfléchir sous la pergola et reste figée, le souffle coupé. Mathias lève les yeux. Il me voit. Un sourire lent, presque tendre, glisse sur son visage. Il pose un doigt sur ses lèvres : silence. Puis il me fait signe d’approcher doucement. Claire, aveugle, ne sait pas que je suis là.
Il reprend, d’une voix calme, presque conversationnelle, tout en faisant tournoyer le martinet.
— Alors, ma petite chienne… Raconte-moi encore. Comment tu l’as eue, Eve.
Claire halète. Sa poitrine monte et descend vite. Ses seins marqués bougent.
— Comme… Comme tu m’as ordonné, Maître. Dans la piscine d'abord. On était nue, je me suis collée contre son dos. Elle ne s'est pas dégagée.
—Peut être que c'est ce qu'elle attendait, que c'est une gouine qui aime les femmes.
Il parle tout en me regardant. Je vois bien qu'il me provoque.
—Non, je ne crois pas. Après je l'ai entrainée sur la table et j'ai… Mais, maitre vous avez tout vu avec la caméra.
La caméra ? Quelle caméra ? Je pense et au même moment, Mathias me fait un signe de la main dans deux directions. En effet, une, non deux caméras sont fixées sur les poutres. Si elle dit que… Cela signifie que l'on peut consulter à distance ce qui se passe ici. Oh, les… Les pervers… Donc, Mathias a tout vu…
—Tu as raison et je n'étais pas le seul. J'avais envoyé un message à ton mari pour qu'il se connecte. Il était dispo, pour une fois, et il a bien apprécié. Il a trouvé ton invitée très belle et délicieuse dans son lâcher prise.
Quoi le mari aussi !
—Mais même si on a vu, raconte-moi.
Clac.
—Ahhh. Treize, merci maitre… Je l'ai embrassée. J'ai caressé tout son corps…
—Comment elle a réagi ?
Toujours en me regardant. Il joue au jeu du chat et de la souris.
—Elle a aimé. Quand je suis arrivé vers sa fente, elle était humide.
—Ça suffit. Toi, j'ai bien vue que tu t'es débrouillée pour te frotter le clito contre un coussin. Je ne t'avais pas donné l'autorisation. Combien de coups pour cette punition ?
—Dix, encore dix, maitre.
Et il les donne. Et elle les compte. Et son corps se couvre de marques roses.
A la fin, il passe sa main dans son entrejambe.
—Tu mouilles salope. Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
—Tout, maitre, tout ce que vous voulez…
—Je vais boire un verre. Je reviens.
Il s'éloigne. Il me fait signe de le suivre.
Je ne peux m'empêcher de protester.
—Avec ces caméras vous nous avez vu. Et son mari aussi. C'est illégal. Je veux que vous détruisiez les images.
—Nous ne gardons rien, du moins de ce qui est filmé par ces caméras. En plus elles sont hyper protégées contre tout piratage. Ne soyez pas fâchée, vous étiez très belle. C'était votre première fois avec une femme ? Et ne me dite pas que vous n'avez pas apprécié. Votre plaisir sautait aux yeux.
C'est fou, je discute avec un quasi inconnu, d'une relation que j'ai eue avec une femme que je ne connais que depuis ce matin.
—Oui, ma première fois. Et oui, j'ai aimé, puisque vous voulez tout savoir.
—Vous savez ici, il n'y a pas de place pour le mensonge, la retenue. Ma relation maitre-esclave avec Claire est sans limite, sauf, évidemment, celles qu'elle décide. Cela peut être impressionnant, mais tout est sous contrôle.
—Je ne suis pas une experte, ni une adepte, mais pas ignare sur le sujet. J'ai vu "Babygirl" que je n'ai pas vraiment apprécié, je crois à cause du côté "chienne" trop imagée par un chien, mais aussi "Domination" un film européen ou une femme recherche vraiment la douleur. Son mari l'accompagne dans son délire. Certaines scènes sont vraiment très fortes ? Son mari qui la fouette la première fois. Puis d'autre fois ou on voit bien qu'elle a envie de plus, de beaucoup plus au point que celui qui contrôle la séance vient lui demander si elle veut vraiment continuer. Puis aussi elle demande à ce qu'on puisse passe des aiguilles dans les seins. Je n'ose imaginer la douleur, et pourtant si elle crie, jamais elle ne dit "non" ni "arrêtez". Donc je sais…
—Il n'est pas question ici, avec Claire de ces extrémités. Par contre, contrairement au film que vous citez et que je connais, la possession est autorisée. Et pour Claire elle est l'aboutissement indispensable à une bonne séance de soumission. C'est pourquoi j'aimerais que vous lui donniez du plaisir.
—Ah ! Mais comment ?
Mon Dieu, je pose la question alors que j'aurais dû dire ; Ce n'est pas mon problème, allez-vous faire voir.
—Je vais vous guider. Vous voulez bien. Après tout ce ne serait que la suite logique à cet après-midi après la piscine.
—Oh ! Mais je n'ai jamais…
Pourquoi je questionne ? Il suffit de dire "Non" je ne fais pas partie de son milieu. Et pourtant, nous sommes comme deux épouses dans la même situation, sauf qu'elle, a pris une décision étonnante et… Avec l'accord de son mari. Je vois mal, Ewen se comporter comme ce "Clément" !!
—Alors on joue le jeu ?
—Quel jeu ?
—Vous allez rendre à Claire le plaisir qu'elle vous a donné cet après-midi.
—Euh, mais comment ?
—D'abord vous allez vous déshabiller.
—Mais elle ne voit rien.
—Mais moi, si, et ne soyez pas timide, vous avec un corps qui inspire le respect et l'envie.
—Ah, la caméra ?
—Oui. Allons, ne tardons pas. Elle va "redescendre" de son envie. Il ne faut pas tarder. Ne faites pas la pucelle, cela ne vous va pas. J'espère que votre mari sait apprécier…
Pas sûr qu'il "apprécie". Je me dis.
Alors je me déshabille. Me voici nue. Après tout ce n'est pas pire que pour la piscine et ce Mathias a raison, je peux encore être fière de mon corps, de mes formes, de mes seins encore bien fermes, de mon ventre plat. Au moins la piscine, la gym en groupe et les exercices quotidiens ont porté leurs fruits. Des fruits ? Mathias me regarde et je vois dans son regard une certaine admiration. Pourtant Claire mérite bien aussi son attention. Je me sens solidaire avec elle. Même âge. Même changement dans la vie. Mêmes angoisses. Pour les réponses, moi je n'ai pas trouvé les miennes alors qu'elle semble avoir trouvé le remède. Et si le remède est ce Mathias, pourquoi pas.
—Magnifique. Vous n'avez pas envie d'un maitre ou d'un amant. Je m'inscris sur la liste. Il dit, les yeux brillants.
—Merci, non. Je dois faire quoi ?
—Je vais vous guider…
On se rapproche. Claire n'a pas bougé, évidemment attachée comme elle est, ce n'est pas possible.
Il me fait signe. Approche. Ses doigts dessinent dans l’air : Mains. Bouche. Là. Entre ses jambes.
Je suis subjuguée. Les jambes molles. Le cœur qui bat trop fort. Je m’avance sans un bruit. L’odeur de Claire me frappe : sueur, sexe humide, même la corde à une odeur. Mathias place sa main dans mon dos et me guide. Je m’agenouille entre les cuisses grandes ouvertes de Claire. Ses lèvres sont épaisses, brillantes, le clito gonflé comme une petite cerise. Un filet de jus coule déjà le long de sa fente.
Mathias me montre : Lèche. Maintenant.
J’obéis.
Ma langue touche d’abord l’intérieur de sa cuisse, là où la marque du martinet est encore chaude. Puis je monte. J’écarte un peu plus ses grandes lèvres avec ma langue. Elle est brûlante. Je pose ma bouche à plat sur sa chatte et j’aspire. Fort. Le goût de Claire m’envahit : salé, musqué, addictif. Elle sursaute violemment.
— Aaah ! Maître… qu’est-ce… qui… ?
— Silence. Une chienne n’a pas besoin de savoir. Elle jouit quand on le lui ordonne.
Je lèche. Longues trainées par ma langue, du trou jusqu’au clito. Je tourne autour du bouton sans le toucher vraiment. Claire se tortille dans ses liens, les cordes grincent. Ses hanches avancent vers mon visage, cherchent plus. Mathias me guide d’un geste : deux doigts. Dedans.
J’enfonce l’index et le majeur dans sa chatte. Serrée. Chaude. Les parois se contractent tout de suite autour de mes doigts. Je les courbe, cherche le point que toute femme espère, imagine comme le point G. En même temps ma langue s’abat enfin sur son clito. Je le flatte, je le suce, je le pince doucement entre mes lèvres. Claire hurle.
— Putain… putain… Maître… je… je vais…
— Pas encore. Tu attends mon ordre, salope.
Je glisse mon auriculaire plus bas. Je le mouille dans son jus qui coule déjà abondamment, puis je l’enfonce lentement dans son cul. Le sphincter résiste une seconde, puis s’ouvre. Claire pousse un cri rauque. Trois doigts maintenant : deux dans la chatte, un dans le cul, ma bouche collée à son clito que j’aspire comme une putain affamée. Je la pompe. Je la baise avec ma main et ma langue. Le bruit est obscène : succion, clapotis, gémissements.
Mathias se penche vers son oreille, toujours invisible pour elle.
— Tu te souviens comment elle a suinté, Eve ? Comment sa chatte a coulé sur ta langue ? Maintenant c’est toi qui coules. Et quelqu’un te lèche. Devine qui, ma petite truie. Devine.
Claire panique de plaisir et d’ignorance.
— Je… Je ne sais pas… Maître… Aaah… Plus… Plus profond… Qui… Eve ? Oui Eve… Mon dieu c'est elle… C'est toi ?
J'obéis aux gestes de Mathias : plus vite. Mes doigts vont et viennent durement. Le doigt dans son cul s’enfonce jusqu’à la jointure. Ma langue bat son clito en rythme rapide, pointue, précise. Claire se cambre au maximum que les cordes permettent. Ses seins tremblent. Sa chatte se resserre en spasmes de plus en plus rapprochés. Je me sens maitre du monde, du moins de son monde à elle.
— Maître… Je jouis… Je peux…
— Jouis. Maintenant. Sur la langue de ta nouvelle amie.
Le cri de Claire déchire la véranda.
— EVE ! PUTAIN EVE ! J’EN PEUX PLUS !
Son orgasme la secoue comme une électrocution. Sa chatte se met à gicler. Pas un petit filet : un vrai jet chaud, abondant, qui m’éclabousse le menton, la bouche, le cou. Surprise, je reste collée, et je lèche. J’avale. Je bois ce qui coule encore en convulsions. Le goût est plus fort, plus métallique, plus intime. Mes propres cuisses sont trempées. Je continue de la sucer doucement pendant qu’elle tremble, pendant que les dernières vagues la traversent, pendant que mon doigt reste enfoui dans son cul contracté. Je me dis que jamais je n'ai vécu un tel moment. Même lorsque je suce Ewen, qu'il crache dans ma gorge, ce n'est pas si violent. Ah, peut-être, mais je n'ai plus le droit d'y penser, aussi, lorsque César me baisait la gorge, faisant de moi sa chose, une chose allongée dans la cuisine, sur le plan de travail, la tête penchée, la gorge ouverte, une gorge qu'il utilisait à sa guise, poussant son dard dans des profondeurs que je n'imaginais même pas, me faisant gonfler le cou, m'obligeant à placer ma main afin de sentit sa longue queue qui allait cracher sa liqueur. Et le pire c'est que j'acceptais tout cela, de la même façon que j'acceptais sa queue dans mon cul, le manche d'un couteau dans le vagin. Une pute. J'étais devenue une pute. Une pute amoureuse…
Mathias caresse les cheveux de Claire, puis les miens.
— Bien joué, toutes les deux. C'est Eve. Tu vois, elle aussi s'est donner du plaisir…
J’enlève enfin mon visage de sa chatte dégoulinante. Claire sanglote de plaisir, encore liée, encore aveugle, le corps secoué de petits spasmes. Mathias me fait lever et m'attire vers lui et m’embrasse.
Son baiser ne me choque même pas. Il goûte Claire sur ma langue. Sa main descend, se, glisse entre mes lèvres. Je suis trempée jusqu’aux cuisses. Il me souffle à l'oreille : coquine. Rassure-toi j'ai d'autres idées.
.
—Eve va te frapper. Chaque coup maintenant vient d'elle. Il ne m'a pas demandé mon avis. Tu as envie ?
—Oh, oui, maitre… Maitresse… Eve… Mon dieu. Frappe-moi. J'ai envie de tant de chose. Eve, tu es comme moi. Nous sommes jumelles, unies par notre vie de femme, d'épouse, de mère, désireuse de penser à nous, qu'à nous. Eve… Eve… Si tu as envie, alors frappe moi. Frappe cette épouse, comme tu l'es, qui a envie de tant de choses, de profiter de la vie, d'oublier d’où je viens… Alors, oui, frappe-moi. Fais-moi mal. Frappe fort, très fort. Ma douleur sera mon plaisir, mais aussi le tien.
Comment résister à de telles supplications. Elle veut que je la batte, moi, une quasi inconnue. Mais d'une façon elle a raison, nous sommes comme deux sœurs, non pas sœurs de sang, mais sœurs de cœur.
Je ne peux m'empêcher de protester.
—Avec ces caméras vous nous avez vu. Et son mari aussi. C'est illégal. Je veux que vous détruisiez les images.
—Nous ne gardons rien, du moins de ce qui est filmé par ces caméras. En plus elles sont hyper protégées contre tout piratage. Ne soyez pas fâchée, vous étiez très belle. C'était votre première fois avec une femme ? Et ne me dite pas que vous n'avez pas apprécié. Votre plaisir sautait aux yeux.
C'est fou, je discute avec un quasi inconnu, d'une relation que j'ai eue avec une femme que je ne connais que depuis ce matin.
—Oui, ma première fois. Et oui, j'ai aimé, puisque vous voulez tout savoir.
—Vous savez ici, il n'y a pas de place pour le mensonge, la retenue. Ma relation maitre-esclave avec Claire est sans limite, sauf, évidemment, celles qu'elle décide. Cela peut être impressionnant, mais tout est sous contrôle.
—Je ne suis pas une experte, ni une adepte, mais pas ignare sur le sujet. J'ai vu "Babygirl" que je n'ai pas vraiment apprécié, je crois à cause du côté "chienne" trop imagée par un chien, mais aussi "Domination" un film européen ou une femme recherche vraiment la douleur. Son mari l'accompagne dans son délire. Certaines scènes sont vraiment très fortes ? Son mari qui la fouette la première fois. Puis d'autre fois ou on voit bien qu'elle a envie de plus, de beaucoup plus au point que celui qui contrôle la séance vient lui demander si elle veut vraiment continuer. Puis aussi elle demande à ce qu'on puisse passe des aiguilles dans les seins. Je n'ose imaginer la douleur, et pourtant si elle crie, jamais elle ne dit "non" ni "arrêtez". Donc je sais…
—Il n'est pas question ici, avec Claire de ces extrémités. Par contre, contrairement au film que vous citez et que je connais, la possession est autorisée. Et pour Claire elle est l'aboutissement indispensable à une bonne séance de soumission. C'est pourquoi j'aimerais que vous lui donniez du plaisir.
—Ah ! Mais comment ?
Mon Dieu, je pose la question alors que j'aurais dû dire ; Ce n'est pas mon problème, allez-vous faire voir.
—Je vais vous guider. Vous voulez bien. Après tout ce ne serait que la suite logique à cet après-midi après la piscine.
—Oh ! Mais je n'ai jamais…
Pourquoi je questionne ? Il suffit de dire "Non" je ne fais pas partie de son milieu. Et pourtant, nous sommes comme deux épouses dans la même situation, sauf qu'elle, a pris une décision étonnante et… Avec l'accord de son mari. Je vois mal, Ewen se comporter comme ce "Clément" !!
—Alors on joue le jeu ?
—Quel jeu ?
—Vous allez rendre à Claire le plaisir qu'elle vous a donné cet après-midi.
—Euh, mais comment ?
—D'abord vous allez vous déshabiller.
—Mais elle ne voit rien.
—Mais moi, si, et ne soyez pas timide, vous avec un corps qui inspire le respect et l'envie.
—Ah, la caméra ?
—Oui. Allons, ne tardons pas. Elle va "redescendre" de son envie. Il ne faut pas tarder. Ne faites pas la pucelle, cela ne vous va pas. J'espère que votre mari sait apprécier…
Pas sûr qu'il "apprécie". Je me dis.
Alors je me déshabille. Me voici nue. Après tout ce n'est pas pire que pour la piscine et ce Mathias a raison, je peux encore être fière de mon corps, de mes formes, de mes seins encore bien fermes, de mon ventre plat. Au moins la piscine, la gym en groupe et les exercices quotidiens ont porté leurs fruits. Des fruits ? Mathias me regarde et je vois dans son regard une certaine admiration. Pourtant Claire mérite bien aussi son attention. Je me sens solidaire avec elle. Même âge. Même changement dans la vie. Mêmes angoisses. Pour les réponses, moi je n'ai pas trouvé les miennes alors qu'elle semble avoir trouvé le remède. Et si le remède est ce Mathias, pourquoi pas.
—Magnifique. Vous n'avez pas envie d'un maitre ou d'un amant. Je m'inscris sur la liste. Il dit, les yeux brillants.
—Merci, non. Je dois faire quoi ?
—Je vais vous guider…
On se rapproche. Claire n'a pas bougé, évidemment attachée comme elle est, ce n'est pas possible.
Il me fait signe. Approche. Ses doigts dessinent dans l’air : Mains. Bouche. Là. Entre ses jambes.
Je suis subjuguée. Les jambes molles. Le cœur qui bat trop fort. Je m’avance sans un bruit. L’odeur de Claire me frappe : sueur, sexe humide, même la corde à une odeur. Mathias place sa main dans mon dos et me guide. Je m’agenouille entre les cuisses grandes ouvertes de Claire. Ses lèvres sont épaisses, brillantes, le clito gonflé comme une petite cerise. Un filet de jus coule déjà le long de sa fente.
Mathias me montre : Lèche. Maintenant.
J’obéis.
Ma langue touche d’abord l’intérieur de sa cuisse, là où la marque du martinet est encore chaude. Puis je monte. J’écarte un peu plus ses grandes lèvres avec ma langue. Elle est brûlante. Je pose ma bouche à plat sur sa chatte et j’aspire. Fort. Le goût de Claire m’envahit : salé, musqué, addictif. Elle sursaute violemment.
— Aaah ! Maître… qu’est-ce… qui… ?
— Silence. Une chienne n’a pas besoin de savoir. Elle jouit quand on le lui ordonne.
Je lèche. Longues trainées par ma langue, du trou jusqu’au clito. Je tourne autour du bouton sans le toucher vraiment. Claire se tortille dans ses liens, les cordes grincent. Ses hanches avancent vers mon visage, cherchent plus. Mathias me guide d’un geste : deux doigts. Dedans.
J’enfonce l’index et le majeur dans sa chatte. Serrée. Chaude. Les parois se contractent tout de suite autour de mes doigts. Je les courbe, cherche le point que toute femme espère, imagine comme le point G. En même temps ma langue s’abat enfin sur son clito. Je le flatte, je le suce, je le pince doucement entre mes lèvres. Claire hurle.
— Putain… putain… Maître… je… je vais…
— Pas encore. Tu attends mon ordre, salope.
Je glisse mon auriculaire plus bas. Je le mouille dans son jus qui coule déjà abondamment, puis je l’enfonce lentement dans son cul. Le sphincter résiste une seconde, puis s’ouvre. Claire pousse un cri rauque. Trois doigts maintenant : deux dans la chatte, un dans le cul, ma bouche collée à son clito que j’aspire comme une putain affamée. Je la pompe. Je la baise avec ma main et ma langue. Le bruit est obscène : succion, clapotis, gémissements.
Mathias se penche vers son oreille, toujours invisible pour elle.
— Tu te souviens comment elle a suinté, Eve ? Comment sa chatte a coulé sur ta langue ? Maintenant c’est toi qui coules. Et quelqu’un te lèche. Devine qui, ma petite truie. Devine.
Claire panique de plaisir et d’ignorance.
— Je… Je ne sais pas… Maître… Aaah… Plus… Plus profond… Qui… Eve ? Oui Eve… Mon dieu c'est elle… C'est toi ?
J'obéis aux gestes de Mathias : plus vite. Mes doigts vont et viennent durement. Le doigt dans son cul s’enfonce jusqu’à la jointure. Ma langue bat son clito en rythme rapide, pointue, précise. Claire se cambre au maximum que les cordes permettent. Ses seins tremblent. Sa chatte se resserre en spasmes de plus en plus rapprochés. Je me sens maitre du monde, du moins de son monde à elle.
— Maître… Je jouis… Je peux…
— Jouis. Maintenant. Sur la langue de ta nouvelle amie.
Le cri de Claire déchire la véranda.
— EVE ! PUTAIN EVE ! J’EN PEUX PLUS !
Son orgasme la secoue comme une électrocution. Sa chatte se met à gicler. Pas un petit filet : un vrai jet chaud, abondant, qui m’éclabousse le menton, la bouche, le cou. Surprise, je reste collée, et je lèche. J’avale. Je bois ce qui coule encore en convulsions. Le goût est plus fort, plus métallique, plus intime. Mes propres cuisses sont trempées. Je continue de la sucer doucement pendant qu’elle tremble, pendant que les dernières vagues la traversent, pendant que mon doigt reste enfoui dans son cul contracté. Je me dis que jamais je n'ai vécu un tel moment. Même lorsque je suce Ewen, qu'il crache dans ma gorge, ce n'est pas si violent. Ah, peut-être, mais je n'ai plus le droit d'y penser, aussi, lorsque César me baisait la gorge, faisant de moi sa chose, une chose allongée dans la cuisine, sur le plan de travail, la tête penchée, la gorge ouverte, une gorge qu'il utilisait à sa guise, poussant son dard dans des profondeurs que je n'imaginais même pas, me faisant gonfler le cou, m'obligeant à placer ma main afin de sentit sa longue queue qui allait cracher sa liqueur. Et le pire c'est que j'acceptais tout cela, de la même façon que j'acceptais sa queue dans mon cul, le manche d'un couteau dans le vagin. Une pute. J'étais devenue une pute. Une pute amoureuse…
Mathias caresse les cheveux de Claire, puis les miens.
— Bien joué, toutes les deux. C'est Eve. Tu vois, elle aussi s'est donner du plaisir…
J’enlève enfin mon visage de sa chatte dégoulinante. Claire sanglote de plaisir, encore liée, encore aveugle, le corps secoué de petits spasmes. Mathias me fait lever et m'attire vers lui et m’embrasse.
Son baiser ne me choque même pas. Il goûte Claire sur ma langue. Sa main descend, se, glisse entre mes lèvres. Je suis trempée jusqu’aux cuisses. Il me souffle à l'oreille : coquine. Rassure-toi j'ai d'autres idées.
.
—Eve va te frapper. Chaque coup maintenant vient d'elle. Il ne m'a pas demandé mon avis. Tu as envie ?
—Oh, oui, maitre… Maitresse… Eve… Mon dieu. Frappe-moi. J'ai envie de tant de chose. Eve, tu es comme moi. Nous sommes jumelles, unies par notre vie de femme, d'épouse, de mère, désireuse de penser à nous, qu'à nous. Eve… Eve… Si tu as envie, alors frappe moi. Frappe cette épouse, comme tu l'es, qui a envie de tant de choses, de profiter de la vie, d'oublier d’où je viens… Alors, oui, frappe-moi. Fais-moi mal. Frappe fort, très fort. Ma douleur sera mon plaisir, mais aussi le tien.
Comment résister à de telles supplications. Elle veut que je la batte, moi, une quasi inconnue. Mais d'une façon elle a raison, nous sommes comme deux sœurs, non pas sœurs de sang, mais sœurs de cœur.
Alors je me fais bourreau. Mathias me montre les bons gestes. Il me montre où frapper. Comment manipuler le martinet. Je vois la peau rosir. Mais j'entends à chaque fois cette voix qui me demande de continuer. Une voix troublante qui donne envie de frapper, frapper, afin d'apporte le plaisir, la jouissance.
Enfin Mathias me demande de cesser. Il a raison. Emportée dans le jeu je cherchais, j'attendais, le mot, la demande clairement exprimée pour me faire cesser.
Enfin Mathias me demande de cesser. Il a raison. Emportée dans le jeu je cherchais, j'attendais, le mot, la demande clairement exprimée pour me faire cesser.
—Bravo. Mais je n'en ai pas fini avec toi, soumise. La présence d'Eve me fait envisager. Encore faut-il qu'elle accepte. Je ne peux l'y contraindre. Elle n'est pas ma soumise. Encore que, si elle en avait l'envie je…
—Surement pas. Je n'ai rien de ce gout.
—Eve, Eve, accepte. Fais ce qu'il te dit. Pas ta soumission, mais le reste, tout le reste.
Je fais un signe de questionnement de la tête à Mathias.
Il me fait signe de le suivre. Nous entrons dans le salon. Il ouvre le sac sans un mot inutile, sort le harnais et ce long gode noir, épais, veiné, qui brille déjà sous la lumière. Mon cœur bat trop fort. Je n’ai jamais porté ça. Jamais enfilé un sexe artificiel pour enfoncer quelqu’un d’autre.
—Tu as peut-être déjà utilisé cela avec ton mari s'il aime que tu le sodomises ?
—Non, jamais. Jamais Ewen ne m'a demandé cela et à part un doigt dans les fesses pour le faire jouir, nous n'avons jamais été plus loin.
C'est fou, je parle de notre vie sexuelle à un quasi inconnu qui tient dans sa main un gode fixé à des sangles. Un gode ceinture.
—J'aimerais que tu le mettes et que tu prennes Claire avec. Une nouvelle expérience en quelques sorte.
—Nouvelle pour qui ?
—Pour toi, enfin, je l'imagine, pour elle, cela j'en suis certain.
— Approche, Eve, dit-il d’une voix calme. On va t’équiper correctement.
Il s’agenouille devant moi. Ses doigts sont assurés. Il me fait écarter les cuisses, applique une généreuse noisette de gel frais sur la partie plus courte, celle destinée à mon vagin. Le gel est froid, je sursaute.
— Doucement… Glisse, ordonne-t-il.
Je sens la base s’enfoncer en moi, large, lisse, qui me remplit d’un coup. Mes parois se referment autour. C’est étrange, lourd, excitant. Il boucle les sangles autour de mes hanches, serre, ajuste. Le long mandrin noir se dresse devant mon bas-ventre, menaçant, magnifique. Mathias en enduit toute la longueur de gel, lentement, en le faisant briller, en le caressant presque comme un vrai sexe.
— Voilà. Tu es prête. Tu vas la baiser. Tu vas lui rendre tout ce qu’elle t’a donné, et plus encore.
Nous retournons sous la pergola. Claire est toujours là, écartelée, aveugle, les cuisses ouvertes, la chatte encore luisante de mon passage précédent, les marques du martinet bien roses sur sa peau. Elle halète doucement, attend.
Je m’approche. Je me sens troublée, porteuse d’une mission que je n’ai pas choisie et que pourtant j’accepte. Mes mains tremblent un peu quand je pose mes paumes sur sa poitrine. Ses seins sont lourds, marqués, les tétons durs. J’ose. Je les caresse, je les pétris, je baisse la tête et j’embrasse la peau chaude, je suce un mamelon, je le presse entre mes lèvres, je le pince doucement des dents. Claire gémit aussitôt.
— Aaaah… oui… qui… Maître… ?
— Silence, chienne, répond Mathias derrière moi. Profite.
Je continue. Langue, lèvres, doigts qui roulent les pointes sensibles. Sa poitrine se soulève plus vite. Puis je descends. Je saisis le gode de mon harnais, je le pointe contre sa fente gonflée. La tête noire glisse entre ses lèvres humides. Claire comprend immédiatement. Elle s’ouvre un peu plus, bascule le bassin autant que les cordes le permettent.
— Oui… oui… C’est bon… Entre… Je t’en prie…
Le gode pénètre sans vraie résistance. Juste cette chaleur moite qui l’avale centimètre par centimètre. Je pousse. Lentement d’abord. Il disparaît en elle. Claire pousse une longue plainte de satisfaction.
— Oui… Putain oui… Plus loin… C’est bon… C’est tellement bon…
Je commence à bouger. Va-et-vient. L’étrange sensation me frappe de plein fouet. Je suis celle qui pénètre. Celle qui donne les coups de reins. Le gode tapi en moi bouge en même temps, frotte mon point G à chaque mouvement, m'arrache des frissons. Je n’ai jamais été dans cette position. D’habitude c’est moi qui reçois. Là je donne. Je baise. Mon ventre claque contre le sien. Le bruit est obscène, mouillé, rythmé.
Mathias se place juste à côté de moi. Il regarde. Ses yeux brillent. Sa main se pose sur ma fesse nue, d’abord comme un geste sans importance, puis il appuie, guide mon rythme, m’oblige à aller plus fort, plus profond. Cette paume chaude sur ma peau me trouble horriblement. Je mouille autour de la base du harnais.
Puis il saisit ma main libre. Il la tire vers lui. Je comprends. Je palpe. Son sexe est déjà lourd, chaud, en train de se durcir. Je referme les doigts autour. Je le branle. Lentement d’abord, puis plus vite, en même temps que je culbute Claire. Tout paraît possible. Je me sens autorisée à tout. À le caresser, à le faire bander, à baiser sa soumise sous ses yeux.
C'est en silence que, sous ma paume sa bite s’allonge, gonfle, devient cette longue tige impressionnante que j’avais imaginée. Elle se dresse complètement, dure, battante, le gland déjà luisant. Je le masturbe avec application, mon pouce étalant la goutte au sommet, pendant que mon bassin continue de marteler Claire.
— Maîtresse… Eve… plus fort… Baise-moi… Baise ta chienne, supplie Claire, la voix cassée.
Mathias me lâche soudain. Il contourne sa soumise et se place derrière elle. Je le vois s’aligner, écarter les fesses, poser son gland contre le trou serré encore un peu relâché par mon doigt plus tôt. Il pousse. Claire crie.
— AAAH… Maître… Mon cul… Oui… Prends-le…
Il s’enfonce d’un trait. Son ventre claque contre ses fesses. Claire est prise des deux côtés maintenant. Mon gode noir dans sa chatte, la vraie bite de Mathias dans son cul. Elle est coincée entre nous, écartelée, écrasée, remplie à craquer. Son plaisir explose sur son visage aveugle. Elle bave un peu, gémit sans arrêt, se tortille dans les cordes.
Je vois Mathias détacher le bandeau. Elle cligne des yeux quelques secondes. Elle me découvre. Son regard est humide. Je ne doute pas un instant qu'elle pleurait pendant que je la frappais. Elle voulait que je la frappe et pourtant elle pleurait. De douleur ? D'attendrissement comme on pleure par un film émouvant.
—Oh, Eve… Merci. Quelle chance de te connaitre.
Je me sens possessive, avec l'envie de la bourrer, mais aussi attendrie par son visage, son regard, ce plaisir qui la fait rayonner. Jalouse, oui presque jalouse de ce que nous déclenchons.
Mathias comprend, lui fait de même. J'imagine l'espace d'une seconde jusqu'où sa longue tige peut avancer. Bloquée, prisonnière… C'est fou. J'ai envie… Oui, je le fais. J'approche mon visage du sien et avec ma langue recueilles sa salive, ses pleurs, les repoussent vers sa bouche ouverte. Ma main se plaque contre sa tête, je plonge ma langue dans sa bouche et nous échangeons un baiser comme jamais je n'en avais connu. Mon bassin avance encore, un, deux, trois millimètres de plus, autant pour elle que pour moi. C'est bon.
—Oui, je te prends comme sœur, sœur de vie, sœur de plaisir. Je lui dis à l'oreille.
Mais Mathias se fait reconnaitre.
—Allez, on va se la bourrer grave cette salope.
Il bouge. Je l'accompagne. J'ai repris ma place, mon ventre et mes reins sont mes outils.
Je baise plus vite. Mathias aussi. Nos rythmes se cherchent, se trouvent. Quand il enfonce, je retire un peu ; quand je pousse à fond, il tire presque hors d’elle. Puis on synchronise. On la percute ensemble. Le double va-et-vient la secoue comme une poupée. Je sens la chaleur de son corps, j’entends le clapotis de nos deux sexes qui la labourent.
— Elle est si serrée… putain Eve… Tu la sens ? Elle jouit déjà.
— Oui… Elle me suce le gode… Elle tremble…
Claire n’arrive plus à former des phrases. Seulement des cris, des « oui », des « plus », des « jouissez en moi ». Ses seins cognent à chaque impact. Les cordes grincent. La pergola entière semble vibrer avec nous.
Je me penche, mon ventre collé au sien, mon gode enfoncer au maximum, et je mords son épaule, une morsure qui doit lui faire mal, qui va la marquer. Pour un peu j'en prendrais un peu pour la déguster.
— Plus vite, Eve. On va la faire gicler. Ensemble.
J’obéis. Mes coups de reins deviennent brutaux, courts, secs. Le harnais claque. Le gode frotte mon propre fond à chaque avancée et je sens mon orgasme grimper aussi, inattendu, violent. Claire hurle mon nom.
— Eve… Oh, Eve… Maitre… C'est si bon…
Son corps se tend en arc. Sa chatte se met à pulser, à gicler à nouveau par jets chauds qui coulent le long du gode noir et éclaboussent mon bas-ventre. Au même instant Mathias bascule en avant, s’enfonce jusqu’aux couilles et grogne longuement. Je le vois jouir. Ses hanches donnent de petits coups saccadés. Il se vide dans son cul, giclée après giclée, lui remplit les entrailles de foutre chaud.
— Prends… Tout… Salope… Dit-il entre les dents.
Claire s’effondre littéralement dans ses liens. Son corps entier est secoué de convulsions. Elle sanglote de plaisir, la bouche ouverte, la tête renversée. Le sperme de Mathias commence déjà à fuir autour de sa bite encore plantée, couler en filets blancs le long de ses cuisses, se mêler à son propre jus et au gel. Elle n’a plus de force. Elle pèse de tout son poids sur les cordes, brisée de jouissance, le cul débordant, la chatte encore ouverte sur mon gode que je laisse en elle un long moment, sentant les dernières contractions l’aspirer.
Je reste plantée contre elle, haletante, le harnais trempé, mon propre sexe battant autour de la base. Mathias se retire lentement. Un gloups obscène, un flot plus épais de sperme qui s’échappe. Il caresse les fesses de Claire, puis mon dos. Sa main se glisse, légère, légère, atteint mes fesses. Elle n'est pas là, comme tout à l'heure, pour me donner le rythme. Oh, non, c'est une vraie caresse. Et il avance son visage vers le mien.
—Bravo. Tu as, tout de suite été, dans le bain, efficace, brutale juste ce qu'il faut, tendre comme dans ce moment magique ou tu l'as embrassée. Regarde-la, Eve. Elle est détruite de plaisir.
Et il pose juste un baiser sur mes lèvres. C'est furtif, mais cela me trouble, comme cette main qui me caresse, sous le prétexte de m'enlever le gode.
—Surement pas. Je n'ai rien de ce gout.
—Eve, Eve, accepte. Fais ce qu'il te dit. Pas ta soumission, mais le reste, tout le reste.
Je fais un signe de questionnement de la tête à Mathias.
Il me fait signe de le suivre. Nous entrons dans le salon. Il ouvre le sac sans un mot inutile, sort le harnais et ce long gode noir, épais, veiné, qui brille déjà sous la lumière. Mon cœur bat trop fort. Je n’ai jamais porté ça. Jamais enfilé un sexe artificiel pour enfoncer quelqu’un d’autre.
—Tu as peut-être déjà utilisé cela avec ton mari s'il aime que tu le sodomises ?
—Non, jamais. Jamais Ewen ne m'a demandé cela et à part un doigt dans les fesses pour le faire jouir, nous n'avons jamais été plus loin.
C'est fou, je parle de notre vie sexuelle à un quasi inconnu qui tient dans sa main un gode fixé à des sangles. Un gode ceinture.
—J'aimerais que tu le mettes et que tu prennes Claire avec. Une nouvelle expérience en quelques sorte.
—Nouvelle pour qui ?
—Pour toi, enfin, je l'imagine, pour elle, cela j'en suis certain.
— Approche, Eve, dit-il d’une voix calme. On va t’équiper correctement.
Il s’agenouille devant moi. Ses doigts sont assurés. Il me fait écarter les cuisses, applique une généreuse noisette de gel frais sur la partie plus courte, celle destinée à mon vagin. Le gel est froid, je sursaute.
— Doucement… Glisse, ordonne-t-il.
Je sens la base s’enfoncer en moi, large, lisse, qui me remplit d’un coup. Mes parois se referment autour. C’est étrange, lourd, excitant. Il boucle les sangles autour de mes hanches, serre, ajuste. Le long mandrin noir se dresse devant mon bas-ventre, menaçant, magnifique. Mathias en enduit toute la longueur de gel, lentement, en le faisant briller, en le caressant presque comme un vrai sexe.
— Voilà. Tu es prête. Tu vas la baiser. Tu vas lui rendre tout ce qu’elle t’a donné, et plus encore.
Nous retournons sous la pergola. Claire est toujours là, écartelée, aveugle, les cuisses ouvertes, la chatte encore luisante de mon passage précédent, les marques du martinet bien roses sur sa peau. Elle halète doucement, attend.
Je m’approche. Je me sens troublée, porteuse d’une mission que je n’ai pas choisie et que pourtant j’accepte. Mes mains tremblent un peu quand je pose mes paumes sur sa poitrine. Ses seins sont lourds, marqués, les tétons durs. J’ose. Je les caresse, je les pétris, je baisse la tête et j’embrasse la peau chaude, je suce un mamelon, je le presse entre mes lèvres, je le pince doucement des dents. Claire gémit aussitôt.
— Aaaah… oui… qui… Maître… ?
— Silence, chienne, répond Mathias derrière moi. Profite.
Je continue. Langue, lèvres, doigts qui roulent les pointes sensibles. Sa poitrine se soulève plus vite. Puis je descends. Je saisis le gode de mon harnais, je le pointe contre sa fente gonflée. La tête noire glisse entre ses lèvres humides. Claire comprend immédiatement. Elle s’ouvre un peu plus, bascule le bassin autant que les cordes le permettent.
— Oui… oui… C’est bon… Entre… Je t’en prie…
Le gode pénètre sans vraie résistance. Juste cette chaleur moite qui l’avale centimètre par centimètre. Je pousse. Lentement d’abord. Il disparaît en elle. Claire pousse une longue plainte de satisfaction.
— Oui… Putain oui… Plus loin… C’est bon… C’est tellement bon…
Je commence à bouger. Va-et-vient. L’étrange sensation me frappe de plein fouet. Je suis celle qui pénètre. Celle qui donne les coups de reins. Le gode tapi en moi bouge en même temps, frotte mon point G à chaque mouvement, m'arrache des frissons. Je n’ai jamais été dans cette position. D’habitude c’est moi qui reçois. Là je donne. Je baise. Mon ventre claque contre le sien. Le bruit est obscène, mouillé, rythmé.
Mathias se place juste à côté de moi. Il regarde. Ses yeux brillent. Sa main se pose sur ma fesse nue, d’abord comme un geste sans importance, puis il appuie, guide mon rythme, m’oblige à aller plus fort, plus profond. Cette paume chaude sur ma peau me trouble horriblement. Je mouille autour de la base du harnais.
Puis il saisit ma main libre. Il la tire vers lui. Je comprends. Je palpe. Son sexe est déjà lourd, chaud, en train de se durcir. Je referme les doigts autour. Je le branle. Lentement d’abord, puis plus vite, en même temps que je culbute Claire. Tout paraît possible. Je me sens autorisée à tout. À le caresser, à le faire bander, à baiser sa soumise sous ses yeux.
C'est en silence que, sous ma paume sa bite s’allonge, gonfle, devient cette longue tige impressionnante que j’avais imaginée. Elle se dresse complètement, dure, battante, le gland déjà luisant. Je le masturbe avec application, mon pouce étalant la goutte au sommet, pendant que mon bassin continue de marteler Claire.
— Maîtresse… Eve… plus fort… Baise-moi… Baise ta chienne, supplie Claire, la voix cassée.
Mathias me lâche soudain. Il contourne sa soumise et se place derrière elle. Je le vois s’aligner, écarter les fesses, poser son gland contre le trou serré encore un peu relâché par mon doigt plus tôt. Il pousse. Claire crie.
— AAAH… Maître… Mon cul… Oui… Prends-le…
Il s’enfonce d’un trait. Son ventre claque contre ses fesses. Claire est prise des deux côtés maintenant. Mon gode noir dans sa chatte, la vraie bite de Mathias dans son cul. Elle est coincée entre nous, écartelée, écrasée, remplie à craquer. Son plaisir explose sur son visage aveugle. Elle bave un peu, gémit sans arrêt, se tortille dans les cordes.
Je vois Mathias détacher le bandeau. Elle cligne des yeux quelques secondes. Elle me découvre. Son regard est humide. Je ne doute pas un instant qu'elle pleurait pendant que je la frappais. Elle voulait que je la frappe et pourtant elle pleurait. De douleur ? D'attendrissement comme on pleure par un film émouvant.
—Oh, Eve… Merci. Quelle chance de te connaitre.
Je me sens possessive, avec l'envie de la bourrer, mais aussi attendrie par son visage, son regard, ce plaisir qui la fait rayonner. Jalouse, oui presque jalouse de ce que nous déclenchons.
Mathias comprend, lui fait de même. J'imagine l'espace d'une seconde jusqu'où sa longue tige peut avancer. Bloquée, prisonnière… C'est fou. J'ai envie… Oui, je le fais. J'approche mon visage du sien et avec ma langue recueilles sa salive, ses pleurs, les repoussent vers sa bouche ouverte. Ma main se plaque contre sa tête, je plonge ma langue dans sa bouche et nous échangeons un baiser comme jamais je n'en avais connu. Mon bassin avance encore, un, deux, trois millimètres de plus, autant pour elle que pour moi. C'est bon.
—Oui, je te prends comme sœur, sœur de vie, sœur de plaisir. Je lui dis à l'oreille.
Mais Mathias se fait reconnaitre.
—Allez, on va se la bourrer grave cette salope.
Il bouge. Je l'accompagne. J'ai repris ma place, mon ventre et mes reins sont mes outils.
Je baise plus vite. Mathias aussi. Nos rythmes se cherchent, se trouvent. Quand il enfonce, je retire un peu ; quand je pousse à fond, il tire presque hors d’elle. Puis on synchronise. On la percute ensemble. Le double va-et-vient la secoue comme une poupée. Je sens la chaleur de son corps, j’entends le clapotis de nos deux sexes qui la labourent.
— Elle est si serrée… putain Eve… Tu la sens ? Elle jouit déjà.
— Oui… Elle me suce le gode… Elle tremble…
Claire n’arrive plus à former des phrases. Seulement des cris, des « oui », des « plus », des « jouissez en moi ». Ses seins cognent à chaque impact. Les cordes grincent. La pergola entière semble vibrer avec nous.
Je me penche, mon ventre collé au sien, mon gode enfoncer au maximum, et je mords son épaule, une morsure qui doit lui faire mal, qui va la marquer. Pour un peu j'en prendrais un peu pour la déguster.
— Plus vite, Eve. On va la faire gicler. Ensemble.
J’obéis. Mes coups de reins deviennent brutaux, courts, secs. Le harnais claque. Le gode frotte mon propre fond à chaque avancée et je sens mon orgasme grimper aussi, inattendu, violent. Claire hurle mon nom.
— Eve… Oh, Eve… Maitre… C'est si bon…
Son corps se tend en arc. Sa chatte se met à pulser, à gicler à nouveau par jets chauds qui coulent le long du gode noir et éclaboussent mon bas-ventre. Au même instant Mathias bascule en avant, s’enfonce jusqu’aux couilles et grogne longuement. Je le vois jouir. Ses hanches donnent de petits coups saccadés. Il se vide dans son cul, giclée après giclée, lui remplit les entrailles de foutre chaud.
— Prends… Tout… Salope… Dit-il entre les dents.
Claire s’effondre littéralement dans ses liens. Son corps entier est secoué de convulsions. Elle sanglote de plaisir, la bouche ouverte, la tête renversée. Le sperme de Mathias commence déjà à fuir autour de sa bite encore plantée, couler en filets blancs le long de ses cuisses, se mêler à son propre jus et au gel. Elle n’a plus de force. Elle pèse de tout son poids sur les cordes, brisée de jouissance, le cul débordant, la chatte encore ouverte sur mon gode que je laisse en elle un long moment, sentant les dernières contractions l’aspirer.
Je reste plantée contre elle, haletante, le harnais trempé, mon propre sexe battant autour de la base. Mathias se retire lentement. Un gloups obscène, un flot plus épais de sperme qui s’échappe. Il caresse les fesses de Claire, puis mon dos. Sa main se glisse, légère, légère, atteint mes fesses. Elle n'est pas là, comme tout à l'heure, pour me donner le rythme. Oh, non, c'est une vraie caresse. Et il avance son visage vers le mien.
—Bravo. Tu as, tout de suite été, dans le bain, efficace, brutale juste ce qu'il faut, tendre comme dans ce moment magique ou tu l'as embrassée. Regarde-la, Eve. Elle est détruite de plaisir.
Et il pose juste un baiser sur mes lèvres. C'est furtif, mais cela me trouble, comme cette main qui me caresse, sous le prétexte de m'enlever le gode.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez les auteurs en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager les auteurs : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()