Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rencontre avec une nouvelle voisine — Chapitre 1 · Ma voisine, l’ascenseur et notre secret au sous-sol
Auteur
Rencontre avec une nouvelle voisine
Chapitre 1 · Ma voisine, l’ascenseur et notre secret au sous-sol
Cette histoire m'est arrivée cet été. Je ne donnerai évidemment ni la ville ni les prénoms, pour des raisons assez évidentes, surtout qu'elle est toujours en couple.
Je venais de me séparer après plusieurs années de vie commune. J'avais retrouvé un appartement dans un immeuble assez récent, plutôt calme, où je ne connaissais absolument personne.
À trente-cinq ans, je redécouvrais les joies et les inconvénients du célibat. Les premières semaines avaient été un peu particulières. Rentrer du travail dans un appartement vide, ne plus avoir de comptes à rendre, pouvoir sortir quand je voulais… C'était à la fois étrange et assez agréable.
Je n'avais pas spécialement envie de me remettre en couple. Je voulais simplement profiter de cette nouvelle liberté.
Environ un mois après mon emménagement, un soir de semaine, je rentrais du travail lorsque j'ai croisé une femme dans l'ascenseur. Et quelle femme…
Une brune d'une trentaine d'années, environ 1,70 m, assez fine, mais avec une silhouette vraiment sportive. Elle portait un legging noir, un petit haut de sport et des baskets. Ses cheveux étaient attachés et elle avait de magnifiques yeux clairs, presque verts selon la lumière.
Le genre de femme qui attire immédiatement le regard sans forcément chercher à se faire remarquer. Elle est entrée dans l'ascenseur avec un grand sourire.
— Bonsoir !
— Bonsoir, vous allez courir ?
— Oui, enfin, si j'arrive à me motiver !
— Bonsoir, vous allez courir ?
— Oui, enfin, si j'arrive à me motiver !
On a commencé à discuter. Je lui ai expliqué que je venais d'emménager. Elle m'a demandé à quel étage j'habitais et m'a répondu qu'elle vivait quelques étages au-dessus avec son compagnon. J'avoue que cette dernière information m'a un peu refroidi. Mais elle était souriante, spontanée, et j'avais cette impression assez difficile à expliquer qu'elle cherchait elle aussi à prolonger la conversation. Malheureusement, un trajet en ascenseur ne dure pas éternellement.
Arrivée à son étage, elle m'a lancé :
— Bon, à bientôt alors, voisin !
Avec un sourire que j'ai eu du mal à oublier. Je suis rentré chez moi. Je ne connaissais pas son prénom, mais j'avais bien retenu son visage. Je vais être franc, j'ai eu envie de la retrouver sur les réseaux sociaux. Après quelques recherches, je suis tombé sur un profil qui semblait correspondre. Même regard, mêmes cheveux, même sourire. J'ai envoyé une invitation. Je ne pensais pas qu'elle l'accepterait aussi rapidement. Quelques minutes plus tard, une notification est apparue.
— C'est le nouveau voisin de l'ascenseur ? 😏
J'ai souri tout seul.
— Exactement. J'espère que ta séance de sport s'est bien passée.
— Très bien, même si j'ai failli ne pas y aller.
— Ça aurait été dommage, je n'aurais peut-être pas eu l'occasion de te croiser.
— Ah oui ? C'était donc une rencontre importante ?
— Très bien, même si j'ai failli ne pas y aller.
— Ça aurait été dommage, je n'aurais peut-être pas eu l'occasion de te croiser.
— Ah oui ? C'était donc une rencontre importante ?
Et voilà comment tout a commencé. On a discuté pendant une bonne partie de la soirée. Au départ, des choses assez banales. Nos métiers, l'immeuble, nos habitudes, le quartier. Puis elle m'a demandé si je vivais seul. Je lui ai raconté ma séparation récente. Elle m'a expliqué qu'elle était en couple depuis plusieurs années, mais que leur quotidien était devenu assez routinier. Je n'ai pas cherché à creuser. Progressivement, les messages ont pris une tournure plus personnelle. Je lui ai avoué que je l'avais trouvée particulièrement jolie dans l'ascenseur. Elle m'a répondu :
— Merci, c'est gentil. Je t'avais remarqué aussi.
Je lui ai demandé si c'était une bonne chose.
— Plutôt oui 😉
Je savais qu'elle était en couple, et je n'avais aucune intention de lui forcer la main. Mais il était évident qu'un petit jeu de séduction venait de s'installer. Vers 22 heures, elle m'a demandé ce que je faisais.
— Pas grand-chose, je suis tranquillement chez moi.
— Moi aussi. Mon copain est absent quelques jours.
— Moi aussi. Mon copain est absent quelques jours.
J'ai simplement répondu :
— D'accord.
Puis elle a ajouté :
— Tu sais, je ne fais jamais ce genre de choses normalement.
— Quel genre de choses ?
— Discuter toute une soirée avec un voisin que je viens de rencontrer et que je trouve séduisant.
— Quel genre de choses ?
— Discuter toute une soirée avec un voisin que je viens de rencontrer et que je trouve séduisant.
J'ai souri.
— Il y a un début à tout.
Elle m'a envoyé un emoji qui riait. Quelques minutes plus tard, je lui ai proposé de boire un verre dans la semaine. Elle a répondu :
— Pourquoi pas ce soir ?
J'ai regardé l'heure. Il était presque 22 h 30.
— Tu veux passer ?
— Non, mauvaise idée.
— Pourquoi ?
— Parce que si je monte chez toi, je ne suis pas certaine d'être raisonnable.
— Non, mauvaise idée.
— Pourquoi ?
— Parce que si je monte chez toi, je ne suis pas certaine d'être raisonnable.
Je suis resté quelques secondes devant mon téléphone. Puis un nouveau message est arrivé.
— Retrouve-moi au sous-sol dans cinq minutes. Il y a un petit couloir derrière les garages où personne ne passe.
J'ai d'abord cru à une plaisanterie.
— Sérieusement ?
— Oui. Mais dépêche-toi avant que je change d'avis.
— Oui. Mais dépêche-toi avant que je change d'avis.
Je suis allé me rafraîchir rapidement, j'ai changé de chemise et je suis descendu. Je me souviens parfaitement de cette sensation dans l'ascenseur. Ce mélange de nervosité, d'impatience et d'incrédulité. Je venais d'emménager dans cet immeuble depuis un mois, et j'étais sur le point de retrouver une voisine en pleine nuit dans les sous-sols. En arrivant, je l'ai aperçue au fond du couloir. Elle était adossée contre un mur, son téléphone à la main. Elle avait détaché ses cheveux et portait toujours sa tenue de sport. Elle était encore plus jolie que dans mon souvenir.
— Eh bien, tu es venu !
— Tu pensais vraiment que j'allais refuser ?
— Tu pensais vraiment que j'allais refuser ?
Elle a ri. On s'est fait la bise, un peu maladroitement. C'était assez drôle finalement. Nous venions de passer plusieurs heures à flirter par messages et, une fois face à face, nous étions presque timides. Nous avons commencé à discuter. Elle m'a expliqué qu'elle n'avait jamais fait quelque chose d'aussi spontané.
— Je suis quand même en couple, tu sais.
— Oui, je sais.
— Et je n'ai pas l'habitude de retrouver des hommes dans les caves de mon immeuble !
— Ça me rassure, je me sens privilégié.
— Oui, je sais.
— Et je n'ai pas l'habitude de retrouver des hommes dans les caves de mon immeuble !
— Ça me rassure, je me sens privilégié.
Elle a éclaté de rire. Puis elle m'a regardé plus sérieusement.
— Je ne sais pas trop ce que je fais là.
— On peut simplement discuter. Tu n'es obligée de rien.
— On peut simplement discuter. Tu n'es obligée de rien.
Elle s'est rapprochée.
— Le problème, c'est que je n'ai pas forcément envie de simplement discuter.
Je crois que mon cœur s'est accéléré à cet instant. Elle était juste devant moi. Je pouvais sentir son parfum. Je lui ai demandé si je pouvais l'embrasser. Elle a souri.
— Oui.
Je me suis approché et nous nous sommes embrassés. Au début, c'était un baiser assez timide, presque prudent. Puis elle m'a attiré contre elle. Nous sommes restés enlacés plusieurs minutes, à nous embrasser, à sourire, à nous interrompre pour échanger quelques mots. Elle avait cette façon de me regarder qui me faisait complètement oublier où nous étions. À un moment, elle a murmuré :
— C'est complètement fou.
— Un peu, oui.
— Je ne devrais vraiment pas être là.
— Un peu, oui.
— Je ne devrais vraiment pas être là.
Je lui ai demandé si elle souhaitait remonter. Elle a secoué la tête.
— Non, justement.
Elle m'a pris la main et m'a entraîné un peu plus loin, vers un espace discret derrière les caves. L'endroit était désert. Nous avons continué à nous embrasser, de plus en plus proches. Je me souviens de ses mains sur ma chemise, de ses cheveux qui me frôlaient le visage, de son rire lorsqu'un bruit de voiture nous a fait sursauter. Pendant quelques secondes, nous nous sommes immobilisés, persuadés que quelqu'un allait arriver. Puis nous avons entendu le véhicule quitter le parking. Elle a éclaté de rire.
— On est vraiment inconscients !
Nous avons fini par retrouver notre sérieux. Elle m'a regardé longuement.
— Tu en as envie ?
— Oui. Mais seulement si toi aussi.
— Oui, j'en ai envie.
— Oui. Mais seulement si toi aussi.
— Oui, j'en ai envie.
Alors les mains sont revenues. Les siennes sur mon torse, les miennes dans son dos, sous le tissu léger de son haut de sport. Sa peau était chaude. L'air du sous-sol, lui, était frais — ce contraste-là, je m'en souviens encore. Elle a défait les premiers boutons de ma chemise avec une assurance tranquille qui m'a surpris, vu la timidité de notre bise d'accueil. Je le lui ai dit. Elle a souri sans répondre. Nous avons fait l'amour debout contre le mur de béton, dans le silence du bâtiment endormi, aux aguets du moindre bruit. C'est cette vigilance partagée qui rendait tout plus intense : chaque son étouffé, chaque souffle retenu, chaque regard rapide vers le couloir vide. Elle gardait les yeux ouverts, presque tout le temps. Les miens aussi. À un moment, elle a posé sa main à plat sur ma bouche — doucement, pour rire autant que pour me faire taire — et j'ai compris qu'elle prenait autant de plaisir à l'absurdité de la situation qu'au reste. C'était spontané, inattendu, et tellement éloigné de ce que j'avais imaginé en rentrant du travail quelques heures auparavant.
Une fois ce moment passé, nous sommes restés quelques minutes l'un contre l'autre, sans vraiment bouger. Elle a posé sa tête sur mon épaule. Je sentais encore son parfum, mêlé à la légère odeur de béton humide. On n'entendait rien, sinon notre respiration qui se calmait.
— Je n'arrive pas à croire ce qu'on vient de faire.
— Moi non plus.
— Et dire qu'on s'est rencontrés dans l'ascenseur il y a quelques heures…
— Moi non plus.
— Et dire qu'on s'est rencontrés dans l'ascenseur il y a quelques heures…
Nous avons ri. Puis elle est redevenue un peu plus sérieuse.
— Tu sais, je tiens à mon compagnon. Je ne veux pas que ça devienne compliqué.
Je lui ai répondu que je comprenais parfaitement. Je venais de sortir d'une longue relation et je n'avais aucune envie de me retrouver dans une situation sentimentale compliquée. Nous étions deux adultes, conscients de ce qui venait de se passer. Elle m'a demandé de rester discret. C'était une évidence. Nous avons finalement décidé de remonter. Avant de rejoindre l'ascenseur, elle a remis ses cheveux en place et vérifié rapidement son apparence sur l'écran de son téléphone. Je l'ai regardée faire. Elle a remarqué mon sourire.
— Quoi ?
— Rien. Je me dis simplement que je ne regarderai plus jamais ce sous-sol de la même manière.
— Rien. Je me dis simplement que je ne regarderai plus jamais ce sous-sol de la même manière.
Elle a éclaté de rire.
— Moi non plus !
Nous avons repris l'ascenseur ensemble. Le même dans lequel nous nous étions rencontrés quelques heures auparavant. Cette fois, l'ambiance était évidemment différente. Arrivée à son étage, elle s'est retournée vers moi.
— Bonne nuit, voisin.
— Bonne nuit.
— Bonne nuit.
Elle m'a embrassé une dernière fois. Puis elle est sortie. Je suis remonté chez moi avec cette impression étrange de venir de vivre une soirée totalement improbable. Je me suis couché assez tard, encore un peu sonné par ce qui venait de se passer. Le lendemain matin, mon téléphone a vibré. C'était elle.
— Bien dormi, voisin ?
J'ai répondu :
— Très bien. Et toi ?
— Pas beaucoup. J'ai repensé à hier soir.
— Pas beaucoup. J'ai repensé à hier soir.
Puis elle a ajouté :
— Je crois que je vais avoir du mal à descendre aux caves maintenant sans sourire.
Nous avons continué à échanger quelques messages. Depuis, nous nous sommes recroisés plusieurs fois dans l'immeuble. Parfois seuls, parfois lorsqu'elle était accompagnée de son compagnon. Dans ces moments-là, nous nous saluons naturellement, comme deux voisins ordinaires. Lui ne se doute de rien. Et je dois avouer que la situation est assez troublante. Parce que derrière ces simples « bonjour » échangés dans l'ascenseur, il y a désormais un secret que nous sommes les seuls à connaître. Je ne sais pas si cette histoire aura une suite. Nous n'avons rien prévu, rien promis. Mais il m'arrive encore de sourire lorsque je descends chercher quelque chose à la cave. Et lorsque je croise son regard dans l'ascenseur, je vois parfois apparaître ce petit sourire discret qui me rappelle immédiatement notre première soirée.
Dire que tout est parti d'une rencontre de trente secondes entre deux étages…
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