Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un nouveau départ — Chapitre unique
Auteur
Un nouveau départ
Chapitre unique
Cela fait maintenant plusieurs semaines que la femme avec qui je suis marié depuis plus de quinze ans m'a annoncé tout de go qu'elle voulait divorcer et avait quitté le domicile conjugal pour s'installer avec un de ses amants. Il est clair que depuis plusieurs mois voire plusieurs années, un malaise s'était installé entre nous, mais je ne pensais pas que nous en serions arrivés à cette extrémité.
Ce soir-là, seul, je me décide à m'inscrire sur un de ces nombreux sites de rencontre qui fleurissent sur le réseau pour voir ce qui allait se passer. Première chose et non des moindres, se décrire ! Quand on est au début de la quarantaine, que l'on est un simple fonctionnaire avec un corps qui n'a rien à voir avec les sauveteurs d'Alerte à Malibu et le compte en banque loin d'être aussi garni que celui d'un trader de la City. Comment accrocher pour que les autres aillent au-delà de la page d'accueil ?
Pour ma description, je l'écris de manière décalée, un peu provocante sur ce genre de site où tout le monde se considère comme le parangon de la création. Sous ma photo de profil, je dépose ces quelques mots :
« Je n'ai ni le profil de Georges Clooney ni celui de Hugh Jackman, mais venez discuter avec moi pour découvrir des qualités et des défauts que vous pourriez aimer ».
Il me faut ensuite renseigner la partie des loisirs et autres qualités et défauts que l'on se trouve ou que l'on pense que les autres vous trouvent, encore une étape pas si facile. Vient enfin le descriptif physique qui prête moins à la subjectivité, à moins de mentir volontairement !
Je valide mon profil et je commence à explorer le site et les profils divers et variés qui se présentent à moi. J'élimine les trop jeunes, les trop vieilles, les trop lointaines. Après quelques minutes, je sélectionne quelques noms dont les centres d'intérêt et les préoccupations me semblent proches des miens et j'envoie des messages. Comme des bouteilles à la mer, ces messages partent mais vont-ils être reçus ?
Une réponse arrive d'une certaine Sandrine, je retourne voir sa description et je constate avec plaisir qu'elle fait partie des quelques profils que j'avais annotés comme « intéressants ». Nous commençons à discuter afin de mieux nous découvrir et surtout cerner nos envies, nos recherches. Nos échanges épistolaires nous entraînent tard dans la nuit et nous décidons d'un commun accord d'y mettre un terme temporaire pour aller nous coucher car nous devons nous lever le lendemain pour aller au travail, mais nous nous promettons de nous retrouver par écrans interposés le lendemain soir.
Après plusieurs soirées de discussion et d'échanges, nous convenons d'un rendez-vous pour nous rencontrer autour d'un café. Ce sera chez elle, un soir tranquillement.
Je me rends donc là-bas, je me gare devant sa maison et je sors de la voiture avec un peu d'appréhension. Que lui dire ? Comment se comporter ? Je monte les quelques marches qui conduisent à sa porte et je sonne. Je la découvre enfin face à moi, un peu plus grande que moi, souriante, les yeux brillants.
— Je ne t'attendais pas si vite, je n'ai pas eu le temps de finir de me préparer.
Elle porte une robe longue et ses cheveux sont légèrement décoiffés. Je souris, amusé et elle le remarque.
— On ne fait que prendre un café ! On ne sort pas dans une soirée mondaine ! Et on sait que le plus important n'est pas l'apparence que nous avons mais ce que nous sommes. Nous en avons longuement discuté.
— Oui ! me dit-elle en riant et en me déposant un baiser sur la joue. Viens entrer !
— Oui ! me dit-elle en riant et en me déposant un baiser sur la joue. Viens entrer !
Nous entrons au salon où elle a préparé un petit plateau avec des tasses et des petits gâteaux. Nous nous asseyons sur le canapé l'un à côté de l'autre. Sa robe est un peu remontée et dévoile un peu sa cuisse tandis qu'elle se penche pour servir le café, je peux entrevoir sa poitrine. Le téléviseur allumé diffuse en fond sonore une émission de variétés.
Assis l'un près de l'autre à grignoter ces gâteaux, nous évoquons notre vie passée, nos loisirs et peu à peu, la soirée avançant, nos cuisses se frôlent. Sa main se pose sur mon genou, je lui souris et je passe mon bras derrière sa nuque et pose ma main sur son épaule. Sa tête bascule vers moi. Nos lèvres se frôlent puis se soudent et nous échangeons un baiser comme je n'en avais pas eu depuis des mois, voire des années. Je sens sa main remonter et masser mon entrejambe. Elle ne peut ignorer ma réaction et se recule en souriant.
— Je te fais de l'effet ?
Que puis-je répondre ? Bien sûr qu'elle me fait de l'effet, cela fait si longtemps que je n'ai pas été aussi proche d'une femme que le contraire aurait été étonnant. Je lui souris en retour et pose ma main sur sa cuisse et la masse doucement. Nous ne parlons pas et reprenons notre baiser. Ma main remonte doucement sur sa peau nue et tiède tandis que nos langues dansent de concert. J'arrive à la fine barrière de dentelle qui protège son trésor intime et elle me repousse doucement en me disant :
— Tu es venu pour prendre le café, dit-elle amusée.
Nous nous réinstallons pour pouvoir boire confortablement sans risque de catastrophe mais elle ne m'empêche pas de lui caresser la cuisse. Quand je finis ma tasse, elle me la prend pour la reposer et m'invite à la suivre à l'étage. Dans l'escalier, je fais glisser ma main sur ses fesses ce qui me permet d'apprécier la fermeté de ses rondeurs. Sur le palier, je ne romps pas ce contact et c'est ainsi que nous entrons dans sa chambre. Je découvre une chambre parfaitement rangée. Elle ouvre la couette et nous nous asseyons sur le lit pour reprendre notre baiser où nous l'avions interrompu.
Sa main se pose sur mon torse et je me laisse pousser doucement pour finir allongé. Je suis dans un état second, comme drogué par cette tendresse qui me manquait depuis si longtemps.
Ses doigts agiles dégrafent les boutons de mon pantalon et ses lèvres quittent les miennes pour descendre vers la partie de mon corps qu'elle vient de libérer. Quelques secondes plus tard, elle referme sa bouche sur mon sexe et je sens sa langue jouer autour de lui. Troublé par cette caresse et par l'excitation qui me traverse, je ne peux pas me retenir plus longtemps. J'explose dans sa bouche, confus et frustré, mais elle se relève, souriante, amusée de son coup, déglutit. Je la regarde, intrigué et contrit. Elle comprend ma surprise et ma gêne.
— Ce n'est rien, j'aime ça et pour toi, c'était agréable, non ?
— Oui, mais et toi ?
— Nous avons toute la soirée !
— Oui, mais et toi ?
— Nous avons toute la soirée !
Elle vient alors au-dessus de moi et recommence à m'embrasser goulûment. Nous nous retournons et je me retrouve sur elle. Je la regarde et lui remonte la robe sur le ventre et pose à mon tour mes lèvres sur la peau douce de ses cuisses. J'attrape la culotte de dentelle entre mes doigts et la fais lentement descendre le long de ses jambes, ce qui me permet enfin de voir le fin duvet blond de sa féminité. Je souffle doucement dessus, je la vois frissonner. Elle commence à me caresser les cheveux en poussant mon visage vers elle. Je goûte alors au nectar qui suinte des parois de sa grotte d'amour et ma langue trouve le petit bouton des plaisirs. J'entends au-dessus de moi ses gémissements et ses mains me plaquent davantage contre elle. Le nez dans son intimité, je me redresse pour reprendre ma respiration et je la regarde, les yeux brillants. Elle me laisse lui ouvrir sa robe et, rapidement, nous sommes nus l'un face à l'autre, nous préparant pour la suite.
Tournée vers moi, elle avance le visage pour m'embrasser, je passe ma main dans son dos pour lui caresser le bas des reins et les fesses. Nous nous faisons face et de mon autre main, je lui empaume sa généreuse poitrine. Elle me laisse faire tout en me redonnant de la vigueur entre mes cuisses. Tandis que je joue avec ses seins et que je commence à les sucer, son petit jeu me permet de retrouver toute mon ardeur, afin de pouvoir m'unir à elle. Je la tourne sur le dos. Elle ne résiste pas. Elle écarte ses cuisses pour me permettre de m'y glisser. Je profite de la moiteur et de la douceur de son ventre offert. Je commence à aller et venir en elle. Je la sens frémir et s'offrir davantage. Elle me serre contre elle. Elle me mordille doucement le lobe de l'oreille et nous nous rejoignons ensemble au sommet du plaisir.
Elle me garde quelques minutes sur elle pour profiter pleinement de l'instant que nous venons de partager avant de se tourner dans le lit. Je me colle contre son dos et ses fesses et nous nous endormons.
Un besoin pressant me réveille au milieu de la nuit, je la devine nue dans la pénombre et lorsque je me rallonge à ses côtés, je ne peux résister à l'envie de la caresser. Je passe ma main sur son ventre et remonte sur sa poitrine. Je l'entends soupirer et je sens ses jambes s'écarter comme une invitation pour que j'aille explorer cette partie de son corps. Je réponds à son invitation muette et lorsque mes doigts glissent entre les replis encore bien humides de son sexe, elle se réveille complètement et sans un mot attrape mon vit entre ses doigts pour le faire durcir. Arrivée à ses fins, elle vient se mettre sur moi et si tout à l'heure c'est moi qui l'avais pénétrée, cette fois-ci, c'est elle qui s'empale les yeux mi-clos et commence une danse langoureuse sur mon ventre. Je profite de sa position pour jouer avec ses seins qui remuent devant mon visage et une nouvelle fois, nous jouissons ensemble. Elle s'affaisse sur moi et je lui câline le dos et les fesses. Sa langue explore ma bouche avant de nous replonger dans le sommeil.
Une odeur de café me chatouille les narines, je me retourne et découvre l'heure. Je me lève en catastrophe en enfilant mon caleçon dans le même mouvement. Je suis à la bourre !
Je descends et découvre Sandrine, me tournant le dos face à son évier. Je m'approche d'elle et je la prends par les hanches pour l'embrasser dans le cou. Elle se retourne et pose ses bras sur mes épaules en soudant ses lèvres aux miennes. Elle sort de la douche, ses longs cheveux blonds laissent des traces sur les épaules de son t-shirt.
— Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ?
— Tu étais si serein endormi que je n'ai pas voulu le faire.
— Je vais être en retard, en plus il faut que je repasse chez moi pour me changer…
— Tu étais si serein endormi que je n'ai pas voulu le faire.
— Je vais être en retard, en plus il faut que je repasse chez moi pour me changer…
Elle me coupe la parole en reposant ses lèvres sur les miennes et se colle encore plus contre moi, ce qui, bien évidemment, me fait réagir. En descendant mes mains plus bas, je peux constater qu'elle n'a pas remis de culotte et je masse ses fesses.
— Tu vas être encore plus en retard ! me dit-elle en souriant mais en continuant à me troubler.
— Le café est prêt si tu en veux, ajoute-t-elle en riant.
— Le café est prêt si tu en veux, ajoute-t-elle en riant.
Décidant d'être raisonnable, je me détache d'elle et je prends le bol de café qu'elle me propose.
— Si tu veux prendre une douche, je t'ai sorti une serviette.
— Merci.
— Merci.
Je me rends dans la salle de bains et alors que je suis dans la cabine, je la vois entrer pour finir de se préparer. Un peu gêné, je m'enveloppe dans la serviette pour sortir. Elle rigole, il est vrai qu'avec la nuit que nous venons de passer, je n'ai plus grand-chose à lui cacher.
Je lui propose de la déposer à la gare où elle doit prendre son train pour se rendre à son travail. Nous nous quittons en nous promettant de nous revoir après un long baiser, ce qui, je l'espère, ne manquera pas de se reproduire rapidement.
Je prends le chemin de la maison pour enfiler des vêtements propres avant de filer au travail. Je dirai que j'ai eu un problème de voiture pour expliquer mon retard, qui ne sera pas si terrible que cela finalement. Les périodes de vacances ont cela de bon, il y a moins de monde sur la route.
Pendant tout le trajet, je vois mon téléphone clignoter, des messages arrivent en cascade de la part de Sandrine. Je me retiens de lui répondre tout en conduisant.
Enfin arrivé, je les lis et fais des réponses. Je lui propose de passer la prendre le soir à son bureau pour une soirée romantique dans un petit restaurant que je connais au bord d'un lac en lisière de forêt. Je reçois son accord enthousiaste à la pause déjeuner et quelques heures plus tard, j'attends qu'elle me rejoigne dans la voiture.
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