Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une année à la fac mémorable — Chapitre 2 · Une journée concluante
Auteur
Une année à la fac mémorable
Chapitre 2 · Une journée concluante
Je fais une ellipse, car il ne s'est pas passé grand-chose. J'ai suivi mes cours avec assiduité et à chaque pause, que ce soit pour le déjeuner ou les révisions à la bibliothèque universitaire, je les ai passés en compagnie d'Angélique. Ces moments ensemble nous ont énormément rapprochés et nous nous sommes racontés nos vies respectives. Angel m'a notamment appris que ses parents étaient effectivement écossais et que depuis quelques années, elle apprenait le français pour pouvoir étudier en France et peut-être y vivre un jour. De plus, elle me dit également qu'elle avait rarement le temps de voir ses parents, car ceux-ci sont restés en Écosse. En entendant cela, j'ai ressenti un pincement au cœur.
— Ce n'est pas trop dur ?
— Tu sais, c'est eux qui m'ont incitée à venir en France. Au départ, je voulais prendre un prof privé de français, mais mes parents ont insisté en me disant que si je voulais vraiment parler cette langue, il fallait que je côtoie ceux qui la parlent non-stop.
— Ils ont raison. Et puis comme ça, ils t'ont plus dans leurs pattes. Ils peuvent se consacrer à l'entretien de leur flamme, ajoutai-je avec un clin d'œil.
— Pas faux. Mais même si je suis plus libre, ils me manquent terriblement. Deux ans à les voir trois ou quatre fois dans l'année, c'est chiant.
— Dis-toi que si tu n'étais pas venue, tu ne m'aurais jamais rencontré, tentai-je assez maladroitement.
— Tu sais, c'est eux qui m'ont incitée à venir en France. Au départ, je voulais prendre un prof privé de français, mais mes parents ont insisté en me disant que si je voulais vraiment parler cette langue, il fallait que je côtoie ceux qui la parlent non-stop.
— Ils ont raison. Et puis comme ça, ils t'ont plus dans leurs pattes. Ils peuvent se consacrer à l'entretien de leur flamme, ajoutai-je avec un clin d'œil.
— Pas faux. Mais même si je suis plus libre, ils me manquent terriblement. Deux ans à les voir trois ou quatre fois dans l'année, c'est chiant.
— Dis-toi que si tu n'étais pas venue, tu ne m'aurais jamais rencontré, tentai-je assez maladroitement.
A ces mots, mon amie me sourit et l'espace d'un instant, je vis ses joues rougir. Angel se pencha précipitamment dans la contemplation du contenu de son sac et quand sa tête refit surface, elle souriait mais son visage ne laissait rien transparaître. C'est une fille belle, intelligente, indépendante et avec un fort caractère.
Aujourd'hui fut une journée particulièrement longue, déjà car étant vendredi, j'étais épuisé par mes cours, mais aussi car j'avais hâte de demander à l'élue de mon cœur ce que je voulais lui demander depuis lundi. Alors que tout le monde quittait l'amphithéâtre, je l'emmenai à part dans une salle et, après m'être assuré que nous soyons seuls, je me suis lancé.
— Angel, j'ai quelque chose d'important à te demander.
— Ah oui ? répondit-elle, un peu tendue.
— Est-ce que ça te dit d'échanger nos numéros ? Comme ça, si tu veux te confier, me demander un service sur les cours ou même simplement discuter, tu pourras me joindre.
— Ah oui ? répondit-elle, un peu tendue.
— Est-ce que ça te dit d'échanger nos numéros ? Comme ça, si tu veux te confier, me demander un service sur les cours ou même simplement discuter, tu pourras me joindre.
Elle sembla hésiter un instant, mais finalement sortit son téléphone et me laissa enregistrer mon numéro. Je le fis sonner et j'enregistrai son numéro dans ma liste de contacts. Elle marmonna quelque chose, mais je ne compris que le mot oser.
— Pardon, tu peux répéter ?
— Ah, excuse-moi. Je disais que ça, te demander ton numéro, je ne l'aurais jamais osé.
— Pourquoi ça ?
— Ah, excuse-moi. Je disais que ça, te demander ton numéro, je ne l'aurais jamais osé.
— Pourquoi ça ?
Pour toute réponse, Angélique piqua un fard, reprit son téléphone et sortit de la salle. Je ne sais pas ce que j'avais fait, mais je me retrouvais seul et comme un con. Je rentrai chez moi, enfin dans ma chambre, et je décidai de faire une sieste, car mon corps était en mode automatique et mon cerveau bouillonnait tellement il avait été surmené. Je fus réveillé trois heures plus tard, soit vers vingt et une heures, par la sonnerie de mon téléphone. Le temps d'émerger, le son s'arrêta et lorsque je me sentis suffisamment d'attaque pour me lever, je ne pus m'empêcher de retenir un soupir de soulagement. Angel m'avait appelé et même laissé un vocal disant ceci : "Salut Faye, désolée d'être parti comme ça tout à l'heure. C'était impoli et très déplacé de ma part. Pour me faire pardonner, j'aimerais t'inviter à une soirée entre amis. Ce sera un petit comité et il y aura tout ce qu'il faut, son, snack et boisson. J'espère que tu es libre. Sinon à lundi. Bisous."
Une chaleur envahit mon corps tout entier et mon visage s'étira en un large sourire. J'avais eu peur d'avoir dit ou fait quelque chose qui ait pu lui faire peur. Son bisou résonna une deuxième puis une troisième fois. Sa voix était douce et mélodieuse, comme celle de Maggie Lindmann (pour ceux qui ne connaissent pas, allez chercher sur internet). Son invitation m'a envoyé au paradis et lorsque je la rappelai, je lui répondis, tout excité comme un enfant la veille de Noël, que c'était avec plaisir que je viendrais. On décida de se rejoindre devant l'université, car deux de ses amis allaient la prendre en voiture. Je m'habillai de manière assez chill tout en faisant classe, pour faire bonne impression à ses yeux. Heureusement, ma mère avait tout prévu et m'avait rempli ma valise de chemises signées Le Peinturier. Lorsque je descendis, Angélique me fit la bise et, étrangement, ses lèvres se rapprochèrent du coin de ma bouche plus que nécessaire. Ne sachant pas si c'était volontaire ou par hasard, je lui rendis la pareille, quoique plus éloigné de sa dangereuse bouche. La lèvre inférieure était pleine tandis que celle du haut était fine. Sa bouche avait une forme de cœur et était magnifiée par un rouge à lèvres rose clair. Ma divine amie ne s'était pas maquillée, mais je trouvais qu'elle n'en avait pas besoin. Pour la soirée, elle portait une robe bleu ciel, avec des bandes du même rose que celui de ses lèvres, qui lui arrivait mi-cuisses. Son look était complété par des sandales romaines en cuir rose. Je fus bouche bée devant tant de beauté et Angélique rigola.
— Alors ? Comment me trouves-tu ?
— Je... Eh bien... réussis-je à articuler.
— Tu n'as pas besoin de répondre. Ta réaction parle pour toi.
— Je... Eh bien... réussis-je à articuler.
— Tu n'as pas besoin de répondre. Ta réaction parle pour toi.
J'avais envie de lui dire qu'elle était resplendissante, mais aucun son ne voulait sortir de ma bouche, que je refermai avec difficulté. La voiture arriva et deux jeunes sortirent en même temps. L'un, grand et musclé, me serra la main tandis que l'autre me fit une petite tape dans le dos.
— Faye, je te présente Antoine, dit-elle en pointant un doigt vers le baraqué, et Marcel. Les gars, voici Faye.
— Enchanté, répondirent les deux intéressés en chœur.
— Moi également.
— Notre Ange nous a beaucoup parlé de toi, ajouta Marcel.
— Oui, apparemment, vous êtes de très bons amis. Je peux te parler deux secondes ? me dit Antoine.
— Enchanté, répondirent les deux intéressés en chœur.
— Moi également.
— Notre Ange nous a beaucoup parlé de toi, ajouta Marcel.
— Oui, apparemment, vous êtes de très bons amis. Je peux te parler deux secondes ? me dit Antoine.
Au son de sa voix, je compris que c'était plus un ordre déguisé en requête.
— Bon, écoute, je vais pas y aller par quatre chemins. Angélique fait confiance à tout le monde, parfois trop souvent, ce qui pourrait lui apporter de graves problèmes. Tu as l'air d'être un bon gars, d'après ses dires, mais si mon frère Marcel ou moi apprenons que tu t'es mal comporté, tu regretteras d'avoir croisé notre route.
— ...
— Me suis-je bien fait comprendre ?
— Oui. Je crois que je n'oublierai pas ça de sitôt.
— Bien. Et ne lui parle pas de ça.
— ...
— Me suis-je bien fait comprendre ?
— Oui. Je crois que je n'oublierai pas ça de sitôt.
— Bien. Et ne lui parle pas de ça.
J'acquiesçai, montai dans la voiture et nous pûmes aller à la soirée. J'étais perplexe vu les menaces, mais je les comprenais parfaitement. Maintenant, mon but était de ne pas blesser d'une quelconque manière ma cavalière, si je puis dire, et de passer du bon temps en sa compagnie. Nous arrivâmes devant une grande maison avec un jardin arrière où la fête battait déjà son plein.
Je pris une grande inspiration et me décidai à rentrer, Angel juste à côté de moi.
À suivre
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