Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Garde ma fille — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Garde ma fille
Chapitre 5
Garde ma fille 5
Là, je dois dire qu’il m’a laissée sur les genoux. Insatiable est le mot. Hier soir, il était timide ; mais là, il a pris du poil de la bête. J’ai joui comme jamais. Par contre, j’ai mal à l’anus : cette fois il a réussi, et ma première sodomie a été douloureuse. Malgré cela, je l’ai laissé aller jusqu’au bout.
Nous apprenons ensemble, il est très doué et semble ne pas cesser de bander quand nous sommes tous les deux. Aussitôt qu’il vient me chercher, il ne pense qu’à ça ; je dois dire que je ne lui ai encore jamais refusé. Nos après-midis sur le bateau, nos soirées dans les dunes. Nous passons le plus clair de notre temps à faire l’amour.
Mais tout a une fin ; mes quinze jours chez ma tante se terminent, c’est notre dernier soir. Il me raccompagne vers minuit, après m’avoir fait l’amour toute la soirée.
Mais tout a une fin ; mes quinze jours chez ma tante se terminent, c’est notre dernier soir. Il me raccompagne vers minuit, après m’avoir fait l’amour toute la soirée.
— Nous allons nous revoir ?
— Je rentre sur Paris ; je ne pense pas.
— Nous pourrions rester en contact ; si tu reviens chez ta tante, nous pourrions nous revoir.
— Je ne reviendrai que l’été prochain. D’ici là, tu auras trouvé une copine.
— Des filles comme toi, ça ne court pas les rues. J’aimerais bien te revoir.
— Nous verrons ça l’année prochaine. Bye.
— Laisse-moi au moins ton numéro de portable.
— J’aime autant pas. Je ne peux rien te promettre ; ça ne peut pas aller plus loin entre nous. J’ai passé quinze jours merveilleux avec toi, mais j’aime autant en rester là.
— Dommage ; j’espère te revoir tout de même.
— Je reviendrai au mois d’août. Nous verrons à ce moment-là.
— Je rentre sur Paris ; je ne pense pas.
— Nous pourrions rester en contact ; si tu reviens chez ta tante, nous pourrions nous revoir.
— Je ne reviendrai que l’été prochain. D’ici là, tu auras trouvé une copine.
— Des filles comme toi, ça ne court pas les rues. J’aimerais bien te revoir.
— Nous verrons ça l’année prochaine. Bye.
— Laisse-moi au moins ton numéro de portable.
— J’aime autant pas. Je ne peux rien te promettre ; ça ne peut pas aller plus loin entre nous. J’ai passé quinze jours merveilleux avec toi, mais j’aime autant en rester là.
— Dommage ; j’espère te revoir tout de même.
— Je reviendrai au mois d’août. Nous verrons à ce moment-là.
Il me quitte après un dernier baiser. Je comprends qu’il est malheureux mais je n’ai pas envie de tomber amoureuse de lui. Une amourette passe encore ; mais le grand amour avec un jeune homme de dix-huit ans ne conduirait à rien de bon.
Il va tourner le coin de la rue quand je me reprends :
Il va tourner le coin de la rue quand je me reprends :
— Joss, attend.
Il se retourne ; je cours jusqu’à lui.
— Donne-moi ton numéro de portable : si je viens par ici, je t’appelle.
Il a l’air heureux, je le suis également. J’ai envie de le revoir. Je risque d’avoir du chemin à faire pendant les vacances scolaires…
— J’aurais aimé passer notre dernière nuit avec toi.
Je réfléchis un court instant. Je prends sa main.
— Viens ; moi aussi j’ai envie.
— Où veux-tu aller ?
— Chez ma tante.
— Elle ne dira rien ?
— Non, je ne pense pas. Et de toute façon, je m’en fiche : j’ai envie de passer la nuit avec toi.
— Où veux-tu aller ?
— Chez ma tante.
— Elle ne dira rien ?
— Non, je ne pense pas. Et de toute façon, je m’en fiche : j’ai envie de passer la nuit avec toi.
Notre dernière nuit est magique, il ne me laisse pas dormir jusqu’au petit matin. Je me suis endormie aux premières lueurs du jour. Il n’est plus là quand je me réveille ; il y a juste un mot sur l’oreiller :
« Je pars avant que ta tante se lève ; comme ça tu n’auras pas d’ennuis. Je t’aime, Milène. »
Voilà bien ce que je ne voulais pas entendre : « Je t’aime ». Moi aussi je t’aime ; sinon, pourquoi serais-je revenue en arrière ? Mais rien n’est possible : tu as dix-huit ans, j’en ai vingt-trois. Tu vas me manquer, c’est sûr, mais je dois prendre une décision : ne pas t’aimer et t’oublier.
Mon retour à Paris, me retrouver seule dans mon petit appartement, préparer la rentrée scolaire, tout cela me fait oublier Joss un moment. Je n’ai pas trop de temps pour penser à lui, si ce n’est le soir quand je me couche.
J’ai pris de l’assurance ; je n’ai plus peur avant d’entrer dans une classe. Cette année, j’ai des troisièmes : ça devient encore plus dur.
J’ai retrouvé Corinne et les autres profs avec plaisir et ça va mieux en cours. Je suis plus détendue et moins stressée.
J’ai également retrouvé certains des élèves de l’année dernière, dont Audrey. Elle a l’air de s’intéresser un peu plus en cours et est moins dissipée. Ses notes s’améliorent nettement. Je viens de lui rendre un devoir avec une excellente note.
J’ai retrouvé Corinne et les autres profs avec plaisir et ça va mieux en cours. Je suis plus détendue et moins stressée.
J’ai également retrouvé certains des élèves de l’année dernière, dont Audrey. Elle a l’air de s’intéresser un peu plus en cours et est moins dissipée. Ses notes s’améliorent nettement. Je viens de lui rendre un devoir avec une excellente note.
— Félicitations, Audrey, ton devoir est excellent. Tu as la meilleure note de la classe. Il semblerait que tu travailles un peu plus chez toi.
— Maman est en congé maternité ; j’ai plus de temps, je n’ai pas à m’occuper de mes frères et sœurs.
— C’est très bien, continue comme ça. Tous tes profs sont contents de ton travail. Tu continues la danse ?
— Oui, Mademoiselle, le mercredi. Je voudrais aller au conservatoire après mon bac.
— Avec les notes que tu as, si tu continues, tu n’auras aucun mal à l’avoir ; mais tu as encore pas mal de chemin à faire. Finis ta troisième ; il te reste encore le lycée : il faudra travailler encore plus. Ce n’est qu’en travaillant qu’on y arrive.
— Maman est en congé maternité ; j’ai plus de temps, je n’ai pas à m’occuper de mes frères et sœurs.
— C’est très bien, continue comme ça. Tous tes profs sont contents de ton travail. Tu continues la danse ?
— Oui, Mademoiselle, le mercredi. Je voudrais aller au conservatoire après mon bac.
— Avec les notes que tu as, si tu continues, tu n’auras aucun mal à l’avoir ; mais tu as encore pas mal de chemin à faire. Finis ta troisième ; il te reste encore le lycée : il faudra travailler encore plus. Ce n’est qu’en travaillant qu’on y arrive.
Les vacances de Toussaint arrivent à grand pas. Maman m’a appelée pour me demander si j’allais les passer avec eux. J’hésite entre cela et descendre dans le Midi, retrouver Joss. Depuis la rentrée, je ne suis pas sortie une seule fois. Je n’ai pas cherché à rencontrer des gens.
Nous sommes vendredi. Corinne vient me voir en salle des profs.
Nous sommes vendredi. Corinne vient me voir en salle des profs.
— Je donne une petite soirée entre amis, ce soir ; ça te dit de venir ? Ce sera simple, juste des amis.
— Je ne sais pas trop ; tu sais, les gens me prennent pour une gamine : ça m’énerve un peu et je me sens mal à l’aise.
— Viens ; tu verras, ce sont des gens très sympas.
— D’accord, je viendrai.
— Je ne sais pas trop ; tu sais, les gens me prennent pour une gamine : ça m’énerve un peu et je me sens mal à l’aise.
— Viens ; tu verras, ce sont des gens très sympas.
— D’accord, je viendrai.
Des invités sont déjà là quand j’arrive. J’ai acheté un bouquet de fleurs pour Corinne ; elle le prend, me fait une bise et me présente.
Je vois bien les regards étonnés quand elle leur dit que je suis prof dans le même collège qu’elle ! Certains ont même un sourire désabusé.
Je finis par oublier ; Corinne est très gentille, elle connaît mon malaise en société et ne me lâche pas. Elle me présente ses amies, des couples, il n’y a malheureusement pas d’hommes célibataires. Même avec peu de chance qu’un homme de l’âge de Corinne s’intéresse à moi, j’aurais tenté ma chance. Je n’ai connu que Joss dans ce domaine et j’aimerais faire d’autres expériences.
Je vois bien les regards étonnés quand elle leur dit que je suis prof dans le même collège qu’elle ! Certains ont même un sourire désabusé.
Je finis par oublier ; Corinne est très gentille, elle connaît mon malaise en société et ne me lâche pas. Elle me présente ses amies, des couples, il n’y a malheureusement pas d’hommes célibataires. Même avec peu de chance qu’un homme de l’âge de Corinne s’intéresse à moi, j’aurais tenté ma chance. Je n’ai connu que Joss dans ce domaine et j’aimerais faire d’autres expériences.
Elle me présente Dorothée, quarante ans, BCBG, très sympa. Dorothée me présente son mari Jean, lui aussi BCBG, très bourgeois en apparence. Nous parlons un bon moment tous les trois ; finalement, ils sont très sympas. Nous en venons même à échanger nos numéros de portables avec Dorothée et la promesse de s’appeler.
Je ne peux pas dire que j’ai passé une merveilleuse soirée ; agréable, tout de même. Je perds un peu de mon stress en public et j’arrive à parler avec les gens.
Corinne est une amie très agréable. J’aurais aimé revoir Odile mais elle n’était pas à la soirée. Je comprends que ce n’est pas la place d’une jeune fille de seize ans, ces soirées entre adultes sont souvent ennuyeuses, surtout pour une ado.
Corinne est une amie très agréable. J’aurais aimé revoir Odile mais elle n’était pas à la soirée. Je comprends que ce n’est pas la place d’une jeune fille de seize ans, ces soirées entre adultes sont souvent ennuyeuses, surtout pour une ado.
Je me dirige vers ma voiture en sortant du collège quand mon portable sonne. Je regarde qui m’appelle : c’est Dorothée.
— Oui, Dorothée, bonjour !
— Bonjour Milène ; comment vas-tu ?
— Bien ; et toi ?
— Très bien, merci. Dis-moi, nous allons passer le week-end dans notre chalet de montagne. Ça te dit ?
— Bonjour Milène ; comment vas-tu ?
— Bien ; et toi ?
— Très bien, merci. Dis-moi, nous allons passer le week-end dans notre chalet de montagne. Ça te dit ?
Je suis très étonnée sur le moment. Nous ne nous connaissons presque pas, juste d’une soirée. Nous avons échangé quelques banalités ; et là, elle me propose de passer un week-end à la montagne avec eux. Le moment de surprise passé, je ne sais trop comment dire non.
— Merci, c’est très gentil mais je ne veux pas déranger.
— Tu ne déranges pas du tout ; nous serons entre nous, ce sera sympa. Je t’ai beaucoup appréciée et Jean également ; ça nous ferait très plaisir, au contraire.
— Je ne sais que dire, vraiment.
— Dis oui : nous passons te prendre vendredi soir après tes cours. Donne-moi ton adresse.
— Alors, oui, c’est vraiment sympa ; j’adore la montagne. Cinq, rue des Peupliers, au second, il faut sonner à l’entrée.
— Je suis heureuse ! À vendredi, ma chérie.
— À vendredi.
— Tu ne déranges pas du tout ; nous serons entre nous, ce sera sympa. Je t’ai beaucoup appréciée et Jean également ; ça nous ferait très plaisir, au contraire.
— Je ne sais que dire, vraiment.
— Dis oui : nous passons te prendre vendredi soir après tes cours. Donne-moi ton adresse.
— Alors, oui, c’est vraiment sympa ; j’adore la montagne. Cinq, rue des Peupliers, au second, il faut sonner à l’entrée.
— Je suis heureuse ! À vendredi, ma chérie.
— À vendredi.
« Ma chérie »? C’est un peu rapide pour se donner du « Ma chérie » ; mais bon, pourquoi pas ?
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