Tragédie comique
Chapitre 1 · Les stores vénitiens
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Couverture de Tragédie comique, par Celtica
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Tragédie comique — Chapitre 1 · Les stores vénitiens

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Celtica
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Tragédie comique

Chapitre 1 · Les stores vénitiens

Mon petit chez-moi
Je m’étais décidée à louer un petit studio T2 entièrement meublé pour le temps de ma quatrième année de FAC. Un appartement bien agencé et rénové par mon sympathique propriétaire pour ma location. Des murs peints de mélanges clairs alliant les gris et les roses. Des meubles achetés pour leurs côtés fonctionnels que je trouvais néanmoins jolis. Le maître des lieux avait vécu dans ces murs et paraissait désirer prendre soin de ses locataires.
Je ne savais pas encore que dans un avenir proche j’allais décider de garder cet appartement beaucoup plus longtemps que prévu. Bien évidemment, je ne pouvais pas plus deviner que j'allais devenir propriétaire de ce chez-moi provisoire avant de le louer à mon tour quelques années plus tard.
Le seul inconvénient de ce petit nid douillet était la proximité d’un autre bâtiment très proche. Une dizaine de mètres à peine séparaient mon petit immeuble de deux étages d’une résidence plus imposante. Quatre niveaux d’habitations modernes jouxtaient la façade où était située ma petite chambre. Heureusement, cette gêne ne m’empêchait pas d’avoir une vue agréable de mon salon. Ma baie vitrée s'ouvrait sur un petit jardin public toujours peuplé de promeneurs oisifs ou d'enfants qui jouaient. Ce n’était déjà pas si mal.
Heureusement, je passais le plus clair de mes journées à l’extérieur. Quand je n’étais pas en cours, je passais énormément de temps à mon dojo. C’était en soirée que je retrouvais mon logis et le plus souvent, j’étais fatiguée de mes petites aventures studieuses ou sportives. D’autres fois, je travaillais encore et encore mes cours. La chimie me posait problème et je devais me pousser aux fesses pour progresser dans cette matière que je n’appréciais pas.
C’est lors de mon premier week-end passé seule chez moi que je découvrais que je ne m’ennuierais peut-être pas autant que je l’avais imaginé. Ma découverte pourrait même se montrer « passionnante » et avec un peu de chance je ne resterai pas à me morfondre dans ma solitude.
Petite découverte culturelle
Des stores vénitiens. Un drôle de nom pour des rideaux à lamelles. Ma curiosité insatiable dans bien des domaines m’avait poussée à découvrir l’origine de ce nom étrange donné à des rideaux. C’étaient probablement des marchands de Venise qui avaient ramené cette invention venue de Perse dans les débuts du dix-huitième siècle.
C’était donc cachée derrière cette invention qui me cachait de l’extérieur et que je trouvais dès lors au moins aussi importante que la pénicilline, que je me glissais dans ma peau de vicieuse perverse. Une mutation qui ne s’était plus produite depuis bien trop longtemps. L’ingénieuse trouvaille vénitienne servirait très vite mes intérêts de voyeuse. Il suffisait d’être patiente. Attendre le bon moment était la clé de la réussite. L’occasion ferait la larronne [1].
L'immeuble qui faisait face au mien, beaucoup plus imposant, m’apportait parfois un certain malaise. Il m'arrivait d'éprouver une légère impression d'étouffement si je restais à fixer la façade aux couleurs grises et rosées. Debout devant la petite baie vitrée de ma chambrette, cachée derrière les stores de la fenêtre, j'observais attentivement mon voisin. Ce soir, l'homme qui apparemment vivait seul dans le grand appartement situé au même étage que le mien était allongé sur un canapé d'angle de cuir sombre. Tout ce que je pouvais voir de lui, c'était qu'il était brun et totalement nu. Il se caressait doucement en regardant l'écran géant fixé au mur qui lui faisait face. Mon indécrottable imaginaire un brin pervers me poussait à être plus excitée par le fait qu'il regarde un film pornographique que par la vision qu'il m'offrait en se masturbant.
J'avais simplement dégagé mes seins lourds de ma robe légère et relevé le tissu sur mon ventre de ma main gauche. Les pointes de ma poitrine réunies et pincées par mes doigts fébriles, mon autre main n'était pas restée inactive. Elle s'était occupée à baisser ma culotte sur mes cuisses, puis à prendre mon sexe déjà bien humide. Mes doigts s'étaient à peine glissés dans ma fente devenue accueillante que je lâchais un soupir lourd. L'orgasme me bousculait aussitôt, labourant mon ventre et me faisant gémir. Taraudée par mon plaisir pervers, j'avais joui en comprenant que l'homme était proche d'en finir. Je m'étais laissée à mon plaisir, les yeux rivés sur les mouvements devenus saccadés et plus accélérés de sa main qui empoignait son membre dur et tendu. J'eus un autre orgasme quand l'idée que nous avions joui ensemble me traversa l'esprit.
Mes petites séances de voyeurisme perdurèrent un bon moment. Pour être précise sur la durée de mes pérégrinations érotico-perverses, je peux aisément parler de quatre mois. Des mois difficiles dans mes études pour la simple raison que la compréhension de la chimie me posait de réelles difficultés. Des mois où, dès que mon voisin se décidait à prendre son pied devant son gigantesque écran, je prenais le mien en l’espionnant sans vergogne. C'était devenu un moyen d'oublier mes soucis de mauvaise élève. Pour le coup, mes jouissances de voyeuse pour faire passer mon incapacité à comprendre la chimie pouvaient passer pour une bonne alchimie.
Tragédie comique
L'orgasme est assez violent pour me faire gémir. Mon voisin, debout face aux images de deux femmes entrelacées, a joui les yeux rivés sur son écran. Ce soir, son salon est éclairé a giorno mais une quinzaine de mètres séparent nos fenêtres respectives. Je ne peux qu’imaginer son foutre éclabousser le parquet de son salon en me contorsionnant sous la bourrasque qui me ballotte. Puis…
Un autre orgasme me tord le ventre quand l'homme se retourne vers moi. Empêtrée dans une toile de désir pervers devenu intense, je jouis à nouveau. Je jouis en feulant longuement en reconnaissant mon voisin.
— Oooh…
Mes doigts prennent mon sexe profondément tandis que mes tétons tendus et durs comme des silex s'écrasent sur les lamelles ouvertes des stores. Je ne peux pas lutter contre cette jouissance poussive qui me vrille les tripes et l'esprit.
Quand les stores vénitiens se décrochent et glissent contre la vitre avec un fracas que je trouve assourdissant, mes yeux croisent le regard de l'homme debout face à moi. Il est resté bras ballants, le sexe toujours en érection. Moi, les seins collés à la fenêtre, je reste incapable de retirer les doigts qui me prennent toujours avec une frénésie surprenante.
— Monsieur Laurent…
Monsieur Laurent, mon professeur de chimie appliquée…
[1] Larronne. Larronnesse. Désuet. (Le mot n’est plus employé.) Et moi, je fais comme bon me semble.
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Gwastell
4 novembre 2026 à 19:52
D'abord, je ne comprends pas ton commentaire puisque moi, je vois ton histoire classée en réel.

D'accord. Je ne peux que te croire, évidemment. Je n'ai pas retrouvé ton style des autres récits. Je trouve que c'est une écriture plus simple. C'est bien écrit, je ne dis pas le contraire mais il y a moins de détails, c'est moins imagé. Je relirai pour être plus critique. Parfois on est pas dans l'histoire... Mais ton aventure est vraiment incroyable 🤣 et je veux absolument connaître la suite 🤭
Modifié 4 novembre 2026 à 19:54
Photo de profil de SweatRabbit
SweatRabbit
4 novembre 2026 à 19:31
Sans déconner ! C'est véridique ? 😂

Bon et puis ce n'est pas si pourri la chimie
Photo de profil de Celtica
Celtica
4 novembre 2026 à 18:53
Un récit véridique que je n'arrive pas à faire passer pour une histoire vraie avec une modération IA qui n'accepte pas le voyeurisme... Très pénible 🙄

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