Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rear window — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Rear window
Chapitre 1
Je ne sais pas si je dois raconter cette histoire.
Je venais d'emménager à Paris pour mon premier boulot après mes études de droit. J'officiais comme juriste dans une maison qui produit des disques de musique classique. Sur les conseils d'un ami de mes parents, je m'étais installée dans le XVIIIe arrondissement, mais, comme je travaillais beaucoup, je ne profitais pas vraiment de la vie de ce quartier. Mon appartement donnait sur une cour vieillotte et sans charme. Si j'avais déjà remarqué à plusieurs reprises le vis-à-vis avec mes nombreux voisins, c'était plutôt pour m'en prémunir en baissant les stores quand j'étais chez moi. Mais comme je n'étais pas du genre à me balader en petite tenue à la maison, ça ne me préoccupait pas trop.
Je venais d'emménager à Paris pour mon premier boulot après mes études de droit. J'officiais comme juriste dans une maison qui produit des disques de musique classique. Sur les conseils d'un ami de mes parents, je m'étais installée dans le XVIIIe arrondissement, mais, comme je travaillais beaucoup, je ne profitais pas vraiment de la vie de ce quartier. Mon appartement donnait sur une cour vieillotte et sans charme. Si j'avais déjà remarqué à plusieurs reprises le vis-à-vis avec mes nombreux voisins, c'était plutôt pour m'en prémunir en baissant les stores quand j'étais chez moi. Mais comme je n'étais pas du genre à me balader en petite tenue à la maison, ça ne me préoccupait pas trop.
Depuis mon installation dans la capitale, ma vie était réglée comme du papier à musique. J'allais travailler en vélo boulevard Lafayette, je buvais mon café au bureau, discutais superficiellement avec mes collègues. Je déjeunais des restes de mon dîner de la veille, apportés dans un tupperware. En sortant du travail, j'allais à la salle de sport puis, de retour chez moi, je me douchais et préparais un repas que je dévorais devant une série Netflix. Ma seule entorse à cette routine consistait à me faire livrer des sushis quand j'étais trop fatiguée pour cuisiner. Je ne sais pas si j'étais heureuse, mais en tout cas, j'avais le sentiment que tout allait bien, que ma vie se déroulait comme prévu.
Mes insomnies ont commencé vers le mois de juillet, peut-être à cause de la chaleur. Souvent, je restais au lit, tâchant de me plonger dans un roman qui ne m'intéressait pas – je n'ai jamais été une grande lectrice –, écoutant un podcast ou une émission de radio. Mais une nuit, remuant anxieusement dans mes draps sans trouver le sommeil, je me suis levée pour prendre l'air à la fenêtre. C'était agréable. La chaleur du jour étant tombée, un vent presque frais me caressait le visage. J'aurais aimé fumer une cigarette, comme je le faisais à l'époque où j'étais étudiante et que je révisais mes examens de droit constitutionnel. Je ne sais combien de temps je suis restée comme ça à rêvasser avant de les remarquer. Dans toute la cour, c'était la seule fenêtre encore illuminée – au troisième, juste un étage en dessous du mien. Myope comme je le suis, je ne compris d'abord pas à quoi j'assistais, c'étaient seulement deux silhouettes floues qui remuaient indistinctement.
Prise d'un doute, je suis allée chercher mes lunettes dans ma chambre. Quand je suis revenue...
L'homme était debout, face à la fenêtre, chemise blanche ouverte sur un torse noir de poils. À genoux face à lui, un string pâle pour seul vêtement, ses cheveux roux ramenés en un chignon qu'il tenait serré dans le creux de sa main, elle lui prodiguait une fellation. J'en suis restée bouche bée. Sous la lumière blafarde de leur cuisine, la scène avait une netteté à couper le souffle. De temps en temps, elle délaissait son sexe luisant de salive pour s'attarder sur ses bourses replètes. Puis il lui assénait une claque sur la joue ou les seins – elle gémissait, retournait au gland qu'elle avait délaissé, avalait la verge, suffoquait quand il lui enfonçait jusqu'à la gorge.
L'homme était debout, face à la fenêtre, chemise blanche ouverte sur un torse noir de poils. À genoux face à lui, un string pâle pour seul vêtement, ses cheveux roux ramenés en un chignon qu'il tenait serré dans le creux de sa main, elle lui prodiguait une fellation. J'en suis restée bouche bée. Sous la lumière blafarde de leur cuisine, la scène avait une netteté à couper le souffle. De temps en temps, elle délaissait son sexe luisant de salive pour s'attarder sur ses bourses replètes. Puis il lui assénait une claque sur la joue ou les seins – elle gémissait, retournait au gland qu'elle avait délaissé, avalait la verge, suffoquait quand il lui enfonçait jusqu'à la gorge.
Soudain, nos regards se croisèrent. Tout en avilissant sa pauvre partenaire, l'homme me regardait, moi, sa voisine en train de les épier depuis sa fenêtre. En souriant, il mit un index sur sa bouche, pour m'intimer au silence. J'obéis, comme hypnotisée. Elle avait une croupe rousse constellée de taches de rousseur et malgré ses efforts en ce sens, à cause de ses mains attachées dans son dos, elle ne parvenait pas à atteindre son pubis de ses doigts pour se masturber. À plusieurs reprises, son buste fut pris de convulsions, comme si elle le suçait non seulement avec ses lèvres, mais avec tout son corps. Sans me quitter des yeux, l'homme se vida dans la bouche de la rousse. Ce fut comme une décharge électrique : rendue à moi-même, mon rythme cardiaque anormalement rapide, je me rejetai en arrière et filai au lit, où moite et mortifiée, je me fis jouir une fois, deux fois, avant de sombrer dans un sommeil agité.
C'est comme ça, exactement, que tout a commencé.
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Commentaires ()
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Bien érotiquement,
H.
J'aime beaucoup mais dommage que ce si court